PROMENADES
occupés (no* 11 et 13) par le Ministère de la Justice.
Continuant à suivre la rue Saint-Honoré, on laisse à g. le Nouveau - Cirque (p. xxm), la nouvelle Cour des Co7w/j/es(dans la rueCambon, à g.), l’ancienne église de V Assomption (1670- 1676) et l’on arrive à la rue Royale, large et belle avenue, qui relie la place de la Concorde à la place de la Madeleine, bordée, jusqu’à la rue Saint-Honoré, d’hôtels construits sur un plan uniforme au xvne s., et de riches magasins.
La place de la Madeleine est ornée, à son angle S.-E., de la statue de Jules Simon, par D.
Puech. A l’E., s’ouvre le boulevard de la Madeleine, qui commence la ligne des boulevards (p. 24) ; au centre s’élève l’église de la Madeleine (p. 74), prés de laquelle, àl’E.,se tient un marché aux fleurs les mardis et vendredis. Derrière l’église s’élève le monument de Lavoisier, par Barrias et Gerhard t, et s’ouvre la rue Tronchet, prolongée par la rue du Havre (à dr. n° 8, lycée Condorcet , ancien couvent de Capucins, 1781), conduisant à la gare Saint- Lazare, ou gare du chemin de fer de l'Etat, reconstruite en J883-1889. Devant cette gare s’élève V hôtel Terminus.
A l’O. de la Madeleine s’ouvre le boulevard Malesherbes, long de 2,650 m., conduisant à la porte d’Asnières. En le suivant on croise la rue d'Anjou, dans le tronçon dr. de laquelle
[chap. m]
se trouve, entourée d’un square, la Chapelle expiatoire
(t. 1. j. de 12 h. à 16 h. ; pourboire), construite sur les ordres de Louis XVIII par Percier et Fontaine, achevée en 1826, consacrée à la mémoire de Louis XVI, de Marie-Antoinette et des autres victimes delà Révolution (à Tint., groupes en marbre : à dr., Louis XVI et son confesseur, par Bosio; à g , Marie-Antoinette et Mme Elisabeth, par Cortot ; caveau où les restes du roi et de la reine furent déposés jusqu’en 1815).
On croise ensuite le boulevard Haussmann (p. 31), sur lequel, à l’intersection de l’avenue de Messine, qui monte au parc Monceau, la statue de Shakespeare, par P. Fournier, a été offerte à fa Ville de Paris en 1888 par M. William Knighton.
Plus loin, au n° 168, est le musée Jacquemart-André (p. 168).
Sur la place Saint-Augustin, la statue équestre de Jeanne d’Arc, par Paul Dubois, s’élève devant Y église Saint- Au g us tin (dôme haut de 80 m.), construite par Bal tard (1860-1868) dansun style qui se rapproche du roman.
A l’E. sont la caserne de la Pépinière, le square Delaborde et un peu plus loin, la gare Saint-Lazare (K. ci-dessus), au N. de laquelle est située la place de l'Europe, formée en grande partie par le tablier d’un gigantesque pont en fer construit par l’ingénieur Jullien, sous lequel passent les voies ferrées
(2e SECT.]
du chemin de fer de l’Etat.
Le boulevard Malesherbes passe devant l’entrée E. du parc Monceau, planté en 1778, par Philippe d’Orléans. Cinq portes reliées par des voies carrossables, larges de 15 m., y donnent accès : avenue Ruysdaël (à l’extrémité de l’avenue de Messine), avenue Velasquez (à g..
Musée Cernuschi, p. 161), boulevard de Courcelles, avenue Van- Dyck( à l'extrémité de l’avenue Hoche) et rue Rembrandt. Les quatre premières restent ouvertes toute la nuit. Une allée de ceinture dessert les hôtels qui entourent le parc. — A l’intérieur : allées et massifs bordés de fleurs ; glacière ; rivière ; pont ; rochers; grottes'; bois de haute futaie cachant un tombeau ; statues (Lionne blessée, bronze, par Valton ;l 'Abandonnée,Vital Cornu ; Jeune Faune , par Charpentier ; le Charmeur, bronze, par Bayard de la Vingtrie ; Hylas, bronze, par Morice ; le Moissonneur, bronze par Gaudez ; le Joueur de billes, par Lenoir ; le Semeur, par Cliapu ; le Faucheur , par Gumery ; l'Amour blessé, par Mabille) ; monuments : de Guy de Maupassant, par Verley et Deglane ; d’Ambroise Thomas, par Falguière; de Gounod, par Antonin Mercié ; de Pailleron, par Bernstamm ; de Chopin (avec statues allégoriques de la Nuit et de l’Harmonie), par Jacques Froment-Meurice ; bassin avec colonnadecorinthienne (ruines factices, constituées.
dit-on, avec les matériaux provenant de la Chapelledes Valois à Saint-Denis) appelé la Naumachie ; près de la Na umachie, grande arcade Renaissance provenant de l’ancien hôtel de ville; rotonde servant d’habitation aux gardiens chefs du parc.
Le bd Malesherhes croise le bd de Courcelles. A dr., à l’intersection de l’avenue de Villiers, buste de Henri Becque , par Rodin; au delà, le bd des Batignolles (au n° 45, collège Chaptal).
Au delà du bd de Courcelles, le bd Malesherbes forme, par son croisement avec l’avenuede Villiers et la rue Legendre, la place Malesherbes, avec pelouses et bassins et bordée de beaux hôtels ; la façade du n* 1 reproduit une aile du château de Blois. A l’O. de la place, statue d’Alexandre Dumas père, en bronze, par Gustave Doré ; à l’E., statue d Alexandre Dumas fils (groupe allégorique), par Saint-Marceaux ; statue du général Dumas, par Alp. Moncel.
Un peu plus loin, boulevard Malesherbes, 145, est situé le lycée Carnot. A dr.. la rueCardinet, qui croise la rue de Tocqueville (à dr., école des Hautes Etudes commerciales, et, dans un square, statue d'Alain Chartier, par Moncel), conduit au square des Batignolles, un des plus grands de Paris (14,300 in.), orné de deux pièces d’eau et de trois statues en bronze.
Le boulevard Malesherbes, avant d’aboutir à la porte d’As-
PÀRC MONCEAU.
niùres, forme, avec le boulevard Pereire, qui s’étend de la porte Maillot au square des Batignolles, et r avenue Wagram,
qui vient de la place de l’Étoile, la place Wagram (statue d’AI phonse de Neuville, par Saint- Vidal).
3e SECTION
Les boulevards :
de la Madeleine à la place de la Bastille.
Les boulevards sont l’avenue, longue de 4 k. 5, qui s’étend sans interruption de la Madeleine à la place de la Bastille, en formant une ligne courbe.
Ils prennent, suivant les quartiers qu’ils traversent, une désignation particulière; mais, dans leur ensemble, on les appelle simplement les grands boulevards. ils suivent la ligne de Penceinte de Paris au xvnu s.
Les boulevards de la Madeleine, des Capucines, des Italiens et Montmartre, sont les plus beaux (par les cafés et les magasins qui les bordent) et les plus animés.
Toute la ligne des boulevards, que l’on peut parcourir en autobus (ligne E), est, de chaque côté, plantée d’arbres entre lesquels se dressent un trop grand nombre de kiosques pour la vente des journaux, d’abris de nécessité pour hommes, de colonnes d’affiches de théâtre.
Il y a des points où, devant les terrasses des cafés qui empiètent par trop sur les trottoirs, la circulation est très malaisée.
Dés deux côtés des boulevards, de la place de la Madeleine à Ja place de la République se
trouvent de nombreuxcinémas.
Des refuges sont établis de distance en distance au centre de la chaussée. Aux points les plus encombrés, les gardiens de la paix interrompent la circula-v tien des voitures pour permettre aux piétons de traverser.
Le boulevard de la Madeleine, long de 220 m., s’étend de la place de la Madeleine à la rue Cambon, à dr.,)et à la rue Caumartin, à g.
Le boulevard des Capucines, long de 440 m., s’étend de la rue Cambon, à dr., et de la rue Caumartin, à g., à la rue Louisle-Grand, à dr., et à la rue de la Chaussée-d’Antin, à g.
Du côté dr. on rencontre : la rue des Capucines, avec au n° 19, le Crédit Foncier ; le théâtre des Capucines (p. xxi); la rue Daunou; le magasin des tabacs de luxe (n« 25) ; — la place de l’Opéra (p. 29) ; sur laquelle débouchent : la rue de la Paix, à l’extrémité de laquelle on voit la colonne Vendôme (p. 21), l’avenue de l’Opéra (p. 29) et la rue du Quatre-Septembre (p. 34)-.
Du côté g. ; l’Olympia (p. xxii), la nouvelle rue Edouard-VII ;