‹ ParisChapitre 70 sur 416 · JARDIN DES PLANTES · texte numérisé non relu

JARDIN DES PLANTES

levards Port-Royal et Arago et passe devant (à dr.) la manufacture natiorale des Gobelins (p. 108).

Le boulevard Saint -Marcel

(long. 750 m.) réunit l’avenue des Gobelins au boulevard de l’Hôpilal. A dr. s’élève la statue de Jëa-ine d’Arc, par Chatrousse.

Le boulevard de l'Hôpital (long.

1,395 ni.),, s’étend en I gné droite de la place d’Italie à la place Valhubert. Sur ce boulevard se trouvent à dr. n" 151 Y Ecole des Arts-et-Méliers et n° 83, V Hôpital de la Pitié. Sur la place de V Hôpital, monument en bronze de Pinel, par Ludovic Durand.

Au S. de la place est l’hôpital de la Salpêtrière pour les femmes «âgées ou aliénées (clinique des maladies nerveuses), le plus vaste établissement hospitalier de l’Europe (il peut contenir plus de 4,003 personnes), commencé sous Louis XIII pour servir d’arsenal (église bâtie en 1670, sur les dessins de Libéral Iîruant),

A g. de la porte, monument de Charcot, par Falguière et Samson.

Sur la place Valhubert se trouvent les bâtiments de l’administration du chemin de fer d’Orléans, au delà /duquel s’élève la gare d'Austerlitz (Cie d’Orléans) et à g. l’entrée principale du Jardin des Plantes.

Le Jardin des Plantes, ancien Jardin du Roi, vaste auj. de 31 liect., renferme le Muséum d’histoire naturelle.

En entrant par la place Valhubert, on a devant soi le monument de Lamarck, par Fagel, et, au delà, un vaste espace que divisent, dans le sens de lu longueur, deux allées de tilleuls plantés par Buffon (à l’exirémité, galeries de zoologie et serres, V. ci-dessous).

A g. se trouvent YEcole de dessin d’après les plantes, les fleurs et le.s animaux, et les nouvelles Galeries d'anatomie (architecte, Dutert ; 4 grands bas-reliefs en bronze : la Lutte de V homme avec les animaux, par Barrias, Frémiet,Marquesle et Contant; fronton par Al lard:

l' Histoire naturelle recevant les p é sent s des grands règnes de la nature). — A l’in t., un large vestibule (à dr., bas-relief en marbre blanc, par Frémiet , Homme luttant contre un orang-outang). donne accès, d’une part, dans la grande salle d'anatomie comparée située à l’entresol, de l’autre, aux salles de paléontologie (squelette du Diplodocus,95 m. de long, dori deM.Car negie) au lev étage et d'anthropologie situées au 2e étage.

Les collections anatomiques comprennent 40,000 échantillons; anthropologiques, 30000; paléontologiques, 179,000.

L’espace compris entre la rue de Buffon et l’allée de tilleuls la plus rapprochée est consacré aux arbres fruitiers à noyau, ou verger, et aux arbustes d’ornement. Entre les deux grandes allées de tilleuls sont les plantes alimentaires.

PROMENADES, MONUMENTS ET CURIOSITÉS. [CHAP. IIl]

industrielles et médicinales, les plantes d’ornement et les plantes annuelles de pleine terre.. Entre la seconde allée de tilleuls et l’allée des marronniers qui longe la ménagerie, l’École de botanique (plus de 2 hect.) renferme env. 13,000 espèces de plantes.

La ménagerie ou jardin zoologique S'étend au N. de l’allée des marronniers, sur laquelle s’ouvrent deux entrées et que bordent les fosses aux ours. — Franchissant l’entrée la plus rapprochée du quai on se dirigera vers les loges des animaux féroces, lion-s, ours, panthères, jaguars, etc. (lorsqu’ils ne sont pas dans les cages extérieures on peut les voir à l’intérieur avec une permission). — A g.

des loges des animaux féroces, une allée mène au palais des singes, toujours très entouré par la foule. En hiver, les singes sont renfermés dans une galerie demi - circulaire adossée à la cage d’été. Les rongeurs, les petits marsupiaux y occupent une salle centrale éclairée. — A l’O. du palais des singes se trouve la Retonde, consacrée aux grands herbivores : éléphants, rhinocéros, hippopotames, girafes, etc., et à laquelle fait face la grande Totonde en fer des oiseaux aquatiques. De la, se dirigeant au N., on franchira la petite rivière qui sert de bassin aux oiseaux atjualiques, et l’on visitera successivement les volières des oiseaux de

'proie, la faisanderie, la ménagerie des reptiles, remarquablement aménagée.

Se dirigeant à l’O., on verra :

— à g., le bassin des otaries et des phoques, au- S. duquel sont le monument de Bernardin de Saint-Pierre, par Fagel, et l’Orangerie, longue de 66 m.

env. ; au pied de l’Orangerie, se trouvent, en contre-bas, le jardin des semis et le jardin de naturalisation; — à dr., la maison de Cuvier et l 'Amphithéâtre, où se font les cours et à l’entrée duquel sont placés ordinairement les deux beaux palmistes hauts de plus de 10 m. donnés à Louis XIV au commenc. du xvne s. par le margrave de Bade-Durlach. — Plus loin est le Bâtiment d’ad minislration, ancien hôtel Magny, où l’on doit demander les billets pour visiter les collections. — Non loin de là, le Dénicheur Coursons, par Frérniet et, en face, sur une pelouse, statue de Ghevreul, par L. Fagel.

A l’O. de ce bâtiment se trouve la butte, avec : le laby rinthe, le cèdre du Liban, le premier que l’on ait vu en France (il fut planté en 1735 par B. de Jussieu), la colonne érigée à la mémoire de Daubenton, enfin, au sommet, le belvédère, légère construction de bronze.

De la butte, pour se rendre aux galeries de zoologie, on passera entre les serres. Celles du groupe de TE. ne sont pas ouvertes aux visiteurs, sauf la

Page 1