JARDIN DES PLANTES
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grande serre (entrée du côté de l’école de botanique), qui est publique. Les serres du groupe de l’O. peuvent être visitées avec des billets.
Les Galeries de zoologie, devant lesquelles un bassin renferme nos principales plantes aquatiques indigènes, occupent un vaste et beau bâtiment (au centre de la façade, statue de la Science ). — Rez-de-chaussée (entrée par la porte de g.) : dans le grand hall, grands mammifères et poissons; dans les salles aux extrémités du hall, suite des mammifères ; galerie parallèle au hall, petits carnassiers, race féline, collection de bois de cerfs, d’élans et d’antilopes, belle collection de lions et tigres, vitrines des singes. — 1er étage : magnifique collection d'oiseaux ; reptiles, tortues, coraux. — 2e étage : insectes, coquilles, vers, polypiers, papillons, crustacés. Du vestibule du-2d étage, un court escalier donne accès à la galerie d'entomologie appliquée.
Les Galeries de botanique, de minéralogie et de géologie occupent un vaste édifice, en retour d’équerre avec les galeries de zoologie, long de 170 m. Le pavillon O. contient la bibliothèque ; le pavillon E., le musée de botanique, les bâtiments qui les réunissent forment la galerie de géologie et de minéralogie. — On entre par le portique de dr , en avant duquel sont disposés^de beaux éehan ti lions minéral ogiqu es.
Galeries de géologie et de minéralogie : vestibule occupé par la collection de Haüy et par le système cristallographique de Rorné de l’isle (1772) ; — grande galerie (à g.), longue de 100 m. : tableaux représentant des curiosités naturelles, des sites remarquables; statues en marbre : à dr., de Georges Cuvier, par David d’Angers; à g., d’f/aüy, par Brion ; vitrine des mines Alibert (graphite et néphrite de la Sibérie orientale); relief des pays d’Auvergne; relief des environs du lac Léman ; tables en albâtre blanc et rouge, ainsi qu’en mosaïque de Florence; collection des météorites ; reliefs; collection systématique des terrains (10,000 échantillons env.); collection spécifique des roches; collections géographique, paléontologiqueet minéralogique; collection complète des métaux et minéraux précieux, des pierres précièuses.
Galeries de botanique, belle suite de modèles de champignons, exécutés en cire au eommenc.du xixft s. par Pinson ou donnés par l’empereur d’Autriche; collection de fruits secs et de fruits charnus ou de fleurs conservés dans l’alcool ; nombreuse collection de végétaux fossiles; plus de 500,00(héchanti 1.1 on s, plus de 200,000 espt ces»
Le Pavillon Georges Ville renferme un. petit musée consacré à la physique végétale et â la chimie agricole.
La bibliothèque renferme
PROMENADES, MONUMENTS ET CURIOSITÉS. fCHAP. III J
env. 200,003 vol., 18,000 manuscrits et 3,500 cartes géographiques; le fonds le plus précieux est la collection des vélins ou dessins d’histoire naturelle (12-3 vol. in-folio avec plus de 8.000 dessins), commencée par Robert pour Gaston d’Orléans en 1630, continuée jusqu’à nos
jours. Dans la rotonde de l’escalier intérieur, portraits de professeurs.
A l’O. des galeries de bolanique, minéralogie et géologie, maison de Buffon restaurée en 1911 (il y habita, de 1773 jusqu’à sa mort, 16 avril 1788).
13e SECTION
Boulevard Saint-Michel.
Musée de Cluny et Palais des Thermes. — Sorbonne. Collège de France. — Gare de Sceaux.
Panthéon et église Saint-Etienne-du-Mont.
Vai-de-Grâce.
De la place du Palais-Royal, on gagne la place Saint-Michel, située en face du pont Saint- Michel (p. 51) et à l’entrée du boulevard du même nom (fontaine monumentale, construite par Davioud avec, au centre, une statue de St Michel, par Durel, 1860).
Le boulevard Saint-Michel
se prolonge en ligne droite, sur une longueur de 1,380 m., de la place Saint-Michel au carrefour de l’Observatoire, Il est très animé, surtout dans sa partie N. A l’E., entre le boulevard Saint-Germain et les quais, s’étend un des quartiers les plus anciens de Paris. Entre l’égiise de Saint-Julien-le-Pauvre (p. 79) chapelle (fin du xiib s.) de l’ancien Hôtel-Dieu et l’église Saint- $éverin(p. 81), commence la rue
Saint-Jacques, qui traverse tout le quartier latin.
En suivant le boulevard Saint- Michel, on croise le boulevard Saint-Germain : à g., jardin des Thermes (fragments d’architecture et de sculpture) et théâtre de Cluny', à dr., librairie Hachette (n° 79) et façade de l’École de Médecine (K. ci-dessous).
Longeant les ruines des Thermes (p. 141), on laisse à g. : la rue du Sommer ard , dans laquelle est l’entrée du, Musée de Cluny (p. 140). puis la rue des Écoles, où s’élève l’imposante façade de la Sorbonne (p. 100 ; en face, dans le square de la, Sorbonne, monument d’Octave Gréard, par Chaplain et Nénot) et un peu au delà, vers l’E., dominant un petit square (statues en bronze de Claude Bernard, par E. Guil-
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laume, et de Dante, par Aubé), le Collège de France, fondé en 1529 par François Ier, reconstruit de 1610 à 1774, restauré et considérablement agrandi en 1834 (40 chaires ; cours publics et gratuits, divisés en deux semestres).
A dr. du boulevard Saint-Michel, en face de la rue des Ecoles, se détachent: — 1° la rue de VÈcole-de-Médecine (au n° 5, École nationale des Arts décoratifs, occupant l’ancien amphithéâtre de Saint-Come, un des spécimens les plus remarquables de l’archi lecture d u xvn s.) qui traverse la place de VÈcolede-Médecine , où s’élèvent, à dr., l’École de Médeoine, construite de 1769 à 1776 (dans la cour, statue de Bichat, par David d’Angers, et monument de Brouardel , par Denis Puech ; au l61, étage, dans la salle du Conseil, quatre splendides tapisseries des Gobelins, de l’époque Louis XIV ; musée Orfila) et, à g., l 'École pratique et l’ancien réfectoire du couvent des Cordeliers (xv« s.), renfermant le musée Dupuytren ; — 2° la rue Racine , qui longe les bâtiments de l’École pratique et à l’extrémité de laquelle on aperçoit le théâtre de l’Odéon.
Continuant à suivre le boulevard Saint-Michel, on longe à dr. la façade du lycée Saint- Louis, construis sur l’emplacement de l’ancien collège d’IIardburt, et l’on traverse la rue de Vaugirard, en face de la
place de la Sorbonne (monument d’Auguste Comte, par Injalbert), où s’élève l’égl se de la Sorbonne (p. 83); derrière, rue Saint-Jacques, se trouve le lycée Louis-le- Grand, fondé en 1560.
On atteint \a place Médicis (au S., à l’angle du boulevard Saint- Michel et de la rue Gay-Lussac, gare terminus souterraine du chemin de fer de Sceaux et de Limours ), à l’E. de laquelle la belle rue Soufflot conduit au Panthéon et à la place du même nom. A l’angle N.-O. de la place du Panthéon, à g.. École de Droit ; à l’angle S.-O., à dr., mairie du V- arrondissement. Sur la place, à dr., statue en bronze de J -J. Rousseau, par Berthet; à g., statue de P. Corneille, par AUouard.
Le Panthéon, ancienne église Sainte-Geneviève, commencé en 1764, sur les plans de Soufflot, consacré par la Constituante au souvenir des grands hommes, sous le nom de Pan théon, ouvert au culte une première fois sous la Restauration, ensuiteen 1851, a été cfésaffecté par décret du 26 mai 1885, à l’occasion des obsèques de Victor IIu£o. — Péristyle surmonté d’un fronton triangulaire que soutiennent 22 colonnes cannelées. — Bas-relief du fronton, chefd’œuvre de David d’Angers : la Patrie, entre la Liberté et Vl/istoire, distribuant des couronnes aux grands hommes. A sa dr., figures de Malesherbes, Mirabeau, Monge, Fénelon, Manuel, Carnot, Berthollet , Laplace,