Le For-FEvêque, tribunal de Pévdque de Paris
2. A la suite de la promotion de Jean Gourtecuisse, évéque de Paris, à l'évéché de Genève, le 12 juin 1422.
3. JeandelaRochetaillée qui,d6puis, fut successivement archevêque de Rouen et de Besançon et mourut le 24 mars 1436.
58 PARIS PEHOUUIT LA [1422, OCt.
icellui suppliant ou cas dessusdit quitté et pardonoé, quittons et pardonnons par ces présentes le fait et cas dessusdit., pourveu qu^il yra en Teglise de Nostre-<Dame de Paris, et devant Fimage Nostre-Dame en ladite église, à Pentrée du cuer d'iceUe église, [et] offerra une torche de deux livres de cire.
Si donnons en mandement par ces mesmes présentes au pr^ vost de Paris
Donné à Paris, le in' jour d^octobre, Pan de grâce mil nn<^ xxn et de nostre règne le XLtn*.
Ainsi signé : Par le roy, à la relacion du conseil.
Segumat.
1422. 16 octobre. Paris.
Charles VI donne à Augustin Ysbarre Thôtel que feu Henri de Marie, chancelier de France, et Mahaut, sa femme, possédaient rue du Comte de Dammartin, ainsi que les dépendances de cet hôtel, en paiement d'une somme de 1958 1. 10 s. tournois, dont Henri de Marie était redevable audit
YsbarrCi
(JJ. 172, n* 172.)
Charles, par la grâce de Dieu roy de France, savoir faisons à tous presens et avenir comme entre les autres biens et héritages à nous appartenans à cause et par le moien des for£Eiictures et confiscacions de plusieurs banniz et absens de nostre bonne ville de Paris, tenans le parti à nous contraire et par nous défendu, un hostel qui n a gaires appartint à feu Henry de Marie, en son vivant chancellier de France, et à Mahault sa femme, séant ledit hostel à Paris en la rue du Conte Dampmartin * , ayant issue d^un bout
I . L^hôtel d'Henri de Marie appartenait à la fin du xiii* siècle au comte de Dammartin. De là la dénomination primitive de la rue où il était situé et qui doit au même hôtel le nom de rue Salle-au*Comte qu'elle portait déjà au temps de Louis XIII et qui n'a disparu que de nos jours avec la rue ellemême, lors du percement du boulevard Sébastopol; c'est alors aussi que fut supprimée la c fontaine de Marie », construite par le chancelier (Jaillot, Quartier Saint^acques de la Boucherie, p. 70). La maison d'Henri de Marie est mentionnée à plusieurs reprises dans les comptes de confiscations qui la nomment la c Salle-au- Compte » et qui nous font savoir que la rue où elle était située était alors une impasse (Sauvai, p, 292, 3o8, 554). Le premier de ces documents, se rapportant à 1420-1421, la dit située c en La rue aux Oues » et tenant d'un i côté à Perrin Gaultier et Andriet Dampont » {jibid,^ p. 654).
1422, OCt.] DOMINATION ANGLAISE. Sg
en la rue aux Oes, lequel hostel tient tout au long à Tabbaje de Saint*Magloire d'une part, et d'autre part à Jehan Helias, espicier, et aux hoirs de feu Pierre Gaultier, et du mesmes costé tient ledit hostel à deux petites maisons aboutissans audit hostel, qui sont des appartenances dMoelui hostel, et servent à présent à louages, et font front en la dicte rue aux Oes * devant le Bourg-PAbbé^; et devers la diae rue aux Oes tient ledit hostel aux maisons de Andriet de Dampont, de Gérard de Maalines, et de maistre Jehan Chouart^, et par derrière devers la rue de Quinquenpoit, aboutist aux maisons de Bonne«Aveûture de la Ferté, orbateur, de Jehanne la Graceet de sa suer, de Jehan Sablonnier, sergent à cheval, de Anthoine le Roy, peletier, et de Jaques Baillant, bourgois de Paris, en la censive des religieus, abbé et couvent dudit Saint* Magloire, nous soit venu et escheu par la forfaicture dudit Henry de Marie qui, en son vivant, fu moult affecté à tenir ledit parti contraire et en icele obstinacion trespassa, et de la dite Mahault, sa femme, absent et tenant ledit parti contraire. Et lequel Henry de Marie avec aucuns autres aient esté et soient obligiez en leurs propres et privez noms, fit chascun pour le tout envers nostre amé Augustin Ysbarre, bourgois de Paris, en la somme de dix neuf
1. La rue aux Oues (ou aux Oies, viens ubi coquuntur anseres, la rue où Von cuit les oes, vicus Anserum)^ ainsi nommée à cause des rôtisseurs qui y étaient établis. On dit aujourdliui la rue aux Ours, et cette corruption remonte au moina au temps de Henri II, puisque le plan de Truschet la nomme d^à ainsi.
2. Cette désignation devant le Bourg-4'Ahhé, et non c devant la rue du Bourg-l'Abbé i, semble être un souvenir de l'époque à laquelle le quartier dont cette me était une des voies les plus importantes formait encore une localité distincte de Paris, et elle paraît donner raison à Oelamare et à Jaillot qui soutiennent Texistence d'un bourg de ce nom contre Sauvai, diaprés lequel le vocable de la rue serait dû à Simon du Bourg-rAbbé (Delamare, t. !•••, p. 1 39 ; Jaillot, Quartier Saint-Denys, p. 9 ; Sauvai, t. !•*, p. 1 1 5).
3. Ce M* Jean Chouart n'est sans doute pas différent d'un personnage de ce nom mentionné dans les comptes de confiscations comme possesseur d'une maison située « outre l'ancienne porte Saint- Denis au coin de la rue de Lion» (Sauvai, p. 3oo et 570 ; cf. plus loin, pièce XXXV], c'est-à-dire au coin de la rue Saint-Denis et de celle du Petit-Lion, à peu de distance par conséquent de l'hôtel d'Henri de Marie. Mais on connaissait sans doute alors à Paris plusieurs individus de ce nom, d'ailleurs assez répandu, et nous ne savons si le voisin du chancelier doit être identifié avec le bailli de Meaux (Sauvai, p. 3o4 et 574), ou avec le notaire au Châtelet {ibid., p. 690), ou encore avec le procureur du roi à la même, cour (ibid., p 588), nommés les uns et les autres au compte de 1427 à 1434.
6o PARIS PENDANT LA [l422yOCt.
cens cinquante huit livres dix salz tournois, pour les causes contenues en certaines lettres faictes soubz le seei de la prevosté de Paris, Tan mil cccc xv ou mois de man, lequel hostel après le trespas dudit Henry fiit wit et inhabité, et devint en grant ruine et estoit en adventure de venir à totale desolacion, se ne feussem les reparacions neccessaires que ledit Augustin y a fait faire par auctorité de justice, montans iceles reparacions à la somme de neuf cens soixante neuf livres tournois, forte monnoie courant à pre» sent, si comme Ten dit. Et soit ainsi que, à la supplication de nos bien amez les prevost des marcbans, eschevins, bourgois et.habi* tans de nostre dicte ville de Paris, nous ayons voulu et leur aions octroie que avant toute confiscacion ilz soient pai^ d§ leurs debtes et obligacions, actions et ypotheques que ilz avoieat et leur appartenoient contre lesdiz banniz et absens, et sur leurs biens immeubles à nous escheuz et avenuz par leur forâiicture et confiscacion, et sur ce eussent obtenu, noz lettres qui depuis furent vérifiées et expédiées par noz amez et feaulx les gens de noz comptes à Paris et les generaulx conseillers et commissaires sur le fait de toutes noz finances, et aussi par les commissaires lors ordonnez sur le £iit des diaes confiscacions. Et afin d'avoir congnoissance des debtes, obligacions, actions et ypotheques devant diaes et pour éviter tous inconveniens, le prevost de Paris par mandement de nous le xviii" jour d'avril derrenier passé eust £ût publier et crier publiquement tant ou Chastelet comme es carr^ tours et lieux acoustumez à faire criz de la ville de Paris, que les bourgois, manans et habitans décelé ville à qui Poctroy devant dit avoit esté fait, baillassent par declaracion devers noz .amez et feaulx conseillers les commissaires par nous ordonnez à Taugmen* tacion et descharge de nostre demaine et autres noz affaires siir lesdictes confiscacions, leurs debtes, obligacions, actions et ypotheques dedans le derrenier jour de may lors prouchain venant et derrenier passé, en leur prefigant ledit terme pour tous delaiz et sur peine de estre descheuz et forcloz de l'efTect de nostre dit octroy. En ensuivant lequel cry et injunction et en obtempérant à icelui, ledit Augustin, dedans ledit temps prefix eust baillié en escript par declaracion devers noz diz conseilliers plusieurs debtes à lui deues, et entre les autres leur ait exhibé et monstre les lettres obligatoires dont dessus est feicte mention, pour approuver et vérifier icele debte, requérant que de et sur Tostel dessus dit qui fu audit Henry de Marie son obligié, et qui par la forfaîcture de
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lui et de sa femme nous est escheu et avenu, nous le feissions paier de làdicte somme de xix^ Lvin livres, x s. t. non obstant ladicte confiscacion ou forfaicture, ou que pour icele nous lui baillissions ledit hostel en paiement dMcele et disoit que ainsi lui devoit estre feit, attendu nostre octroy devant dit par nous fait aux bourgoîs, manans et habitans de nostre dicte ville de Paris, desquelz il estoit et est un, et que ledit Henry estoit comprins esdictes lettres obligatoires, ets'estoit obligié avec tous ses biens et héritages quelconques pour toute ladicte somme contenue en iceles. Nous par Padvis et deliberacion de noz diz conseillers et d'aucuns des gens de noz comptes et pour faire paier et contenter ledit Augustin de la somme de xix<: lviii 1. x s. t. à lui deue, à icelui Augustin pour lui, ses hoirs et ceulx qui de lui auront cause ou temps
avenir, avons baillié par la teneur de ces présentes Tostel
pourveu toutesvoies s'il advenoit que ou temps avenir l'ostel
devant dit et ses appartenances feussent évincez et mis hors des mains dudit Augustin ou de ses aians cause par abolicion, traietiez ou accorz iaiz ou à faire par nous noz successeurs ou par autres precedans créanciers ou autrement en quelque manière que ce soit, sans le fait^ coulpe ou cause dudit Augustin, ses hoirs ou aians cause^ et sans estre satisfait et contentez de ladicte somme de xix^ lviii livres x s. t., en ce cas ledit Augustin, ses hoirs ou aians cause se pourront pourveoir par vertu desdictes lettres obligatoires à rencontre desdiz obligiez, nommez en iceles etchascun d'eulx
Si donnons en mandement par ces mesmes lettres à noz amez et feaulx gens de noz comptes à Paris, aux trésoriers et gouverneurs de nos finances, au prevost de Paris
Donné à Paris, le xvi« jourd'oaobre Tan de grâce milcccc vint et deux, et de nostre règne le xLin«.
Ainsi signé : Par le roy, à la relation des commissaires ordonnez à Taugmentacion et descharge du demaine,
P. DE LA RozE.
1422. 16 octobre. Paris.
Charles VI donne à Jean Sac, aon conseiller, la maison que feu maître Pierre de TEadat possédait dans la rue Jean-PainmoUet et les biens confisqués sur Alexandre le Boursier à Antony et Bemy, en paiement de la somme
62 PARIS FENDANT LA [1422, OCt.
de 3210 livres i3 s. t. qui restaient dus audit Jean Sac par les héritiers de Pierre de i'Esclat et par Alexandre le Boursier.
(JJ. 172, n* i88.)
Qiarles, par la grâce de Dieu roy de France, savoir faisons à tous presens et avenir comme entre les autres biens et heritaiges à nous appartenant à cause et par le moyen des confiscacions de plusieurs bannis et absens de nostre bonne ville de Pariz, tenans le party à nous contraire et par nous défendu, nous soient escheuz et advenuz une maison laquelle a une court devant et puis, et derrière une court pavée, qui n'a gaires appartint à feu maistre Pierre de I'Esclat \ sa femme et ses ayans cause, assise icelle maison à Paris en la rue Jehan Painmolet*, tenant d'une part à Tostel qui fut à feu maistre Guillaume de Viary et d'autre part à Postel Jehan Cul-d'Oe, et d^icelle part à louaiges aboutissant par derrière d'un costé à une autre maison qui fu audit maistre Pierre de PEsclat, aiant yssue en la rue de la Vîelz- Poterie et d'autre costé à Postel qui fut Jehan Mainfroy, aiant yssue en la rue de la Voirrerie, laquelle maison a une yssue en la rue Saint- Bon avec ung louaige joingnant de Peglise de Saint-Bon ou quel a une fenestre par laquelle on a veue en ladiae église Saint-Bon, et y puet-on oyr messe, et tient ledit louaige d'autre costé à une maison appartenant à Gilete la Couraude, et aussi nous soient avenuz et escheuz la cour d'Antoigny', Bemies^ et le Molin, ensemble les jardins, vingnes, prez, saulsoyez, terres, bois et generalment tout ce qui fut et appartint à Alizandre le Bourssier ^
1 . M* Pierre de TEsdat était au nombre des i5i8 prisonniers du parti armagnac massacrés en juin 1418 par les Bourguignons (Journal parisien). La maison de la rue Jean-Painmollet était occupée au commencement de l'année 1421 par Jean Chapelain, écuyer, valet de chambre du roi, qui prétendait ravoir reçue en don de son seigneur (Sauvai, p. 28g).
2. La rue Jean-Painmollet a été détruite lors du percement de la rue de Rivoli.