‹ Paris pendant la domination anglaise (1420-1436): documents extraits desChapitre 20 sur 98 · I. Mb. : ^'i7f · texte numérisé non relu

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livres quinze solz tournois dessus diz^ à lui deue de reste, des trois lettres obligatoires dessus declairées, ou que d'iceulx biens et heritaiges nous lui baillissions en paiement jusques à la valeur de la somme devant ditte, et disoit que ainsi lui devroit estre fait, attendu nosire octroy devant dit par nous fait aux bourgois et habitans de nostre dicte ville de Paris, desquels il estoit et est ung, et que ledit maistre Pierre de PEsclat et Alixandrele Bourssier estoient nommez et comprins esdites lettres obligatoires, et s^estoient obligiez avec tous leurs biens et heritaiges et de chascun d'eulx pour le paiement desdites sommes, veu aussi que nous par nous autres lettres patentes avons promis acquittier, délivrer et deschargier les nommez es lettres obligatoires dMcelles obligacions, lesquelles ilz firent pour nous et pour nostre fait! Nous par Padvis et deliberacion tant de noz diz conseillers, comme d'aucuns de nostre chambre des comptes

Si donnons en mandement par ces mesmes lettres à nos amez et feaulx gens de nostre chambre de noz comptes à Paris, aux trésoriers et gouverneurs de noz finances, au prevost de Paris

Donné à Paris, le seiziesme jour d'octobre. Tan de grâce mil cccc vînt et deux, et de nostre règne le xliii*.

Seellée du seel de nous Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, le xxi« jour de décembre ensuivant. ' Ainsi signée : Par te roy, à la relacion des commissaires ordonnés à Taugmentacion et descharge du demaine.

De la Rose.

1422. i** décembre. Paris.

Rémission accordée par Henri VI à Isabeau de Marcoignet dont les biens, tant parisiens qu'autres, avaient été confisqués à la suite de la reddition de Meaux où Isabeau était allée viyre en 1419 après le décès de ses père et mère, auprès de son frère Louis de Marcoignet.

(JJ. 172, n* 178.)

Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, à tous ceulx qui ces présentes lettres verront, salut. De la partie de Ysabel de Marcoignet * , |eune damoiselle à marier, nous a esté

I. Isabeau de Marcognet était sans doute la fille d'Enguerrand de Marcognet, premier chambellan d\i roi Charles VI, qui fut, avec Tun de ses fils,

66 PARIS PENDANT LA [^4^0, déc.

ei^posé que., après le décès de ses feux père et mère, eUe demoura bien jeune d^aage, et durant Tabstinence de guerre prise de la partie de feu nostre tres-chier ayeul, le roy de France, derrenier trespassé d^une part, et aucuns ses subgiez et de pot^ royaume à lui désobéissais d'aut^'e par^, Pan cccc xtx ou environ, eUe |da demourer eQ la yillç et marchié de Meaulx, en la compaignie 4t Lqys de Marcoignet, son frère, lors estant oudit marchié de Meaulx, où elle [a] depuis esté et demouré jusques à ce que par le qioien du siège mis et tenu devant ladicte ville et marchié par feu nostre tres-chier seigneur et père le roy d'Angleterre, i^ritier et régent de France, cui Dieu pt^rdoint, iceulx ville et piarç^iié ont esté ^enduz et mis en Tobeïssa^ce * . Et soubz umbre de ce et aussi que ledit Loys, son frerç, a esté prins à la reddition dudit marchié çt détenu prisonnier du nombre des prisonniers d^icellui, les heritaiges qui par avant appartçnoient à ladicte exposante, tant en nostre ville de Paris comme, ailleurs, ont esté prins, s^isi^ çt arreçtez et mis en nostrç m^in çom^ie confisquez et acquis à nostre d^icx feu aiye\}l et à nous pour le présent, et n'en puet joir ladicte exposant, par quoy çl)e n'a de quoy viyre et soustenir son estât et pourroit cheoir çq très gn^pt povreté et nécessité, se sur ce ne lui estoi^ pourveu de npstrç gracç, si comme elle çlit^ requérant humblement icelle. Savoir faisons que nous, considérées les çhose^ d^ssiisdict^s..,..

Si donnons en mandement à noz aoiez et fçaulx conseillers \es gens de no^ comptes, aux trésoriers et gouverneurs generaulx de toutes noz finances de France, aux commissaires ordonnez sur le foit des confiscacions à nous escheues ou à escheoir, au prevost de Paris

Donné à Paris, le premier jour de décembre. Tan de grâce mil çccç xxn çt de nostre règne le premier.

Ainsi signé : Par le roy, à la relacion de monseigneur le régent le royaume de France, duc de Bedford,

J. MlLET.

au nombre des prisonniers de la Bastille massacrés le 21 août 1418 par les émeutiers bourguignons (Journal parisien). Enguerrand est nommé plusieurs fois dans leA comptes de confiscations du temps des Anglais et l'on sait, par les extraits qu'en a faits Sauvai, que ses en^nts avaient droit de prendre 49 sous de rente sur une maison de la rue de la Mortellerie (Sauvai, p. ago).

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