‹ Paris pendant la domination anglaise (1420-1436): documents extraits desChapitre 21 sur 98 · I. Lç I" mai · texte numérisé non relu

I. Lç I" mai

1 49 1 , 4/6c,] DOMINATION ANGLAISE. 67

1422. Décembre* Parie.

Rémûeion accordée par Henri VI à Jeaanin Jodoin, clerc non marié, monnayer du serment de l'Empire, accusé de fraude dans le monnayage de gros, que Guillemin du Sauchoy, ouvrier de la monnaie dudit serment, l'avait chargé de frapper pour lui. Jodoin, empêché par un voyage en Flandre, n'ayant pu répondre à l'accusation portée contre lui devant le Châtelet de Paris, avait été banni ; mais, à la première nouvelle de cet arrêt, il s'était constitué prisonnier, en qualité de derc, dans les prisons

de l'évêque de Paris.

(JJ. 172, n* 189.)

Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, savoir faisons à tous presens et avenir nous avoir receu humble supplicacion de Jehannin Jodoin, clerc non marié de Taage de vint ans ou environ, monnoier du serement de l'Empire *y contenant comme, deux ans a ou environ^ GuiUelmin du Sauchoy, ouvrier de ladicte monnoie du serement de P Empire, lui eust baillé à trois ou quatre foiz jusques à la somme de vint deux à xxttn firans de gros à monnoier^^ et lui eust prié qu41 les monnoiast, en lui affermant que c^estoit de brieves'quele maistre particulier

1 . Dans aes Lettres à Ms Leeointre-Dupont sttn les magistrats et les cor^ porations prépc^tées 4 la fabrication des monnaies (Blois, 1848), M. Anatole de Barthélémy a traité des divers serments, ou corporations de monnayerSy qui exercèrent en France à partir du xii* siècle. Ces serments étaient au nombre de trois, le serment de France, le serment de Toulouse, et celui de l'Empire : le dernier attendait sur le Lyonnais, le Dauphiné, la Savoie, la Provence et leura annexes, c'est-à-<lire sur l'ancien royaume d'Arles, et, au aentiment de M. de Barthélémy, il devrait son nom au fait que ces difiGérentes contrées relevaient alors de l'Empereur (p. 6g\, Notre savant confrère constate aussi que, lorsque les ouvriers manquaient aux ateliers monétaires du roi de France, on en ftiisait venir du serment de l'Empire, et il pense que c*est l'un des motifs qui expliquent les confirmations perpétuelles ou temporaires, données par nos souveraina. Oa en vint plus tard à créer dea monnayers du serment de TEmpire dans des provinces qui de toute antiquité relevaient du royaume de France; ainsi en i383 à Rouen, en iSgS à Rennes, et en 1420 à Saint-Lô. Enfin, sous le règne de François 1'% alors que la plupart des provinces situées entre le Rhône et les Alpes étaient réunies à la couronne des rois de la maison de Valois, le serment de France et celui de l'Empire n'en firent plus qu'un (p. 70-71).

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