Ms. : Bemieres
7. Ou plus exactement c de la Roche »,car il s'agit delà Roche-en-Regnier (Haut&-Loire, arr. du Puy, cant. de Vorey).
8. La Voulte-sur-Rhône (Ardèche, arr. de Privas, chef-lieu de cant.). Philippe possédait cette seigneurie du chef de sa femme, Antoinette d'Anduze, fille et héritière de Louis d'Anduse, seigneur de la Voulte (Anselme, C IV, p. 28).
1423, juin] DomNATiON anglaise. 99
Si donnons en mandement par la teneur de ces présentes à noz amez et feaulx conseillers les gens de noz comptes à Paris, trésoriers et generaulx goùyemeurs de toutes noz finances, les commissaires par nous ordonnez ou à ordonner sur le foit des confiscacions et forfaictures escheues et à escheoir en nostre royaume de France, aux prevostde Paris et bailli de Chartres
Donné à Paris, lexvi* jour de juing. Tan de grâce milriii<: xxni et de nostre règne le premier.
Ainsi signé : Par le roy , à la relacion de monseigneur le régent duc de Bedford,
J« DE RiNBL.
1423. 26 Juin. Paris.
Henri VI donne à Jean Milet, son secrétaire, pour le dédommager des pertes qu'il a subies dans ses biens assis au comté de Champagne, les propriétés confisquées sur Louis Gast (à la Bergeresse-en-Brie), Pierre de Jagny (aux Hastesy près Troyes), Lorin de Saint-Marc (Taissy, près Reims), Henri Mile (en Brie et Champagne), Pierre de Grassay (à Villefliz), Jean de Rosay (à Reims) et les héritiers de Michel du Sablon (à Paris, rue Vieille-du- Temple), le tout jusqu'à concurrence d'un revenu annuel de 25o livres
parisis.
(JJ. 17a, n» 3o8.)
Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, savoir fiiisons à tous presens et avenir nous avoir esté deuement acertenez des bons, loyaulx et continuelz services que nostre amé et féal derc, notaire et secrétaire, maistre Jehan Milet ^, a fais à feu nostre très chier seigneur et père le roy d'Angleterre, à son vivant héritier et régent de nostre royaume de France, depuis qu'il vint à la régence de nostre dit royaume, et que paravant il avoit et a depuis faiz à feu nostre très chier ayeul Charles, roy de France derrenierement trespassé^ ausquelz Dieu pardoint, tant ou &it de son office de secrétaire comme autrement, et qu^il nous £iit incessamment, esquelz services faisans, nostre dit secrétaire
I. Les comptes de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, mentionnent, parmi les secrétaires de ce prince, Jean et Pierre Milet, frères; mais Labarre (J^ém. jNMir tervir à Vhigtoire de France et de Bourgogne ^ t. II, p. 198) n'a pas jugé à propos de nous informer à quelle époque du long règne du duc Philippe se rapportent les services de ces deux secrétaires, de sorte que nous n'osons identifier le premier d'entre eux avec le Jean Milet qui, le 26 juin 1423, fut favorisé des largesses du roi d* Angleterre.
lOO PARIS PENDANT LA [l423, juio
a eu, souffert et soustenu très grans peines, travaulx, labeurs et despenses ; considerans avecques ce que plusieurs maisons et heritaiges appartenant à nostre dit secrétaire, tant à cause de lui comme à cause de Marguerite, sa femme, assis en nostre pays et conté de Champagne, sont ars, desers, destruiz et venuz à non valoir, si comme il dit^ par le fait de la guerre qui longtemps a esté et encores est en nostre dit royaume de France, voulans et desirans nostre dit secrétaire aucunement rémunérer desdiz services et labeurs, et recompenser de ses pertes, dommaiges et despens, et pour lui aidier à avoir et soustenir son estât plus honnorablement à celle fin que lui et autres, par bon exemple, doient estre et soient plus enclins de persévérer es bons services de nous et es affaires de nostre dit royaume de France, et pour certaines autres causes et consideracions ad ce nous mouvans, audit maistre Jehan Milet pour lui et pour ses hoirs masles légitimes venans et descendans de lui en loyal mariage, et à ladicte Marguerite sa femme, de grâce especial, plaine puissance et auaorité royal, et par l'advis et deliberacion de nostre très chier et très amé oncle Jehan, régent nostre dit royaume de France, duc de Bedford, avons donné, octroyé, cédé, transporté et delaissié, et, par la teneur de ces présentes, donnons, octroions, cédons, transportons et délaissons la maison, terres, rentes, revenues, possessions et heritaiges de la Bergeresse en Brie, qui fut à feu lloys Gast^, à son vivant chevalier, de PouUy et des Hastez * emprès Troyes qui furent à Pierre de Jaigny, de la ville de Tassy emprès Reims' qui fut à Lorin de Saint-Marc, et autres maisons, terres, possessions et revenues et leurs appartenances qui furent aux dessus dis et à maistre Henry Mile, assis en Brie et en Champagne, ensemble la maison, terres, prez, vignes et autres revenues de Villefiix * et ses appartenances, assis emprès Noisy le Grant sur la rivière de Marne, qui furent à Pierre de Grassay, chevalier, jusques à la
1. Louis Gast, bailli de Meauz, fut décapité à Paris le 25 mai 1422 (Journal parisien) ; son seul crime était d^avoir contribué à la brillante défense de la ville de Meauz assi^ée par Henri V, roi d'Angleterre.
2. Cette localité n*est plus connue aujourd'hui et a même échappé aux recherches de MM. Boutiot et E. Socard, les auteurs du Dictionnaire tqp<h graphique du département de VAube.