‹ Paris pendant la domination anglaise (1420-1436): documents extraits desChapitre 27 sur 98 · Villaroy, h., compris dans le finage de Guyancourt · texte numérisé non relu

Villaroy, h., compris dans le finage de Guyancourt

5. La copie diaprés laquelle nous publions cette pièce porte à tort Bougies. L'hôtel de Langres devait son nom à l'un de ses derniers possesseurs, Bernard de la Tour, évéque de Langres de 1374 à iSgS, sur les héritiers duquel il était déjà confisqué en 1 420-1 421 (Sauvai, p. 294); Bezille n*en jouit pas longtemps, car Henri VI le donna à Charles de Poitiers, le second des successeurs de Bernard de la Tour sur le siège épiscopal de Langres, par lettres du 4 novembre 1424 (voyez plus loin, pièce LXXII; cf. Sauvai, p. 314) où l'on voit que cet hôtel était situé dans la rue Saint-Jacques. Cest dans cette antique demeure que s'établit en i564 le collège de Clermont, qui prit en 1682 le nom de collège de Louis le Grand (Jaillot, Quartier de Saint-Benoit, p. 120).

6. Bertrand V, seigneur de la Tour, et neveu de Bernard de la Tour, évéque de Langres, mourut à la fin de l'année 1423 (Baluze, Histoire génial de la maison d'Auvergne, t. I, p. 384).

7. Philippe de Girêmes, dit Cordelier, appartenait à une fitmille noble qui portait le nom d'un fief du Valois, situé Isùr le finage de Crépy (Oise). Q avait été écuyer du roi Charles VI (Godefiroy, Histoire de Charles VI, p. 791).

8. Sucy-en-Brie (Seine-et-Oise, arr. de Corbeil, cant. de Boissy-Saint- Léger).

14^3, juin] DOMINATION ANGLAISE. gS

rablesy prez, bois et autres revenues ou terrouer d'environ avec une maison assise à Paris et un autre hostel assez près de Grève ^

Ledit seigneur de Thourigné' a un hostel assis à Paris en la rue Barbette '.

Lesdiz Jehan de Camely et Pierre Happart plusieurs héritages, terres, cens, rentes et revenues assises à Compieigne et en plusieurs autres places et territoires.

Pour quoy nous considerans les grans, notables et aggreableâ services que bien et loyaulment a fais nostre amé et féal chevalier Jehan Bezille^, seigneur de Maye et de Buffieres, jadis

1 . Le quartier de Grève, à Paris, dont le centre ecclésiastique était Péglise paroissiale de Saint-Jean-en-Grèye.

2. Hervé de Mauny, II* du nom, seigneur de Thorigny-sur-Vire, chambellan de Louis, duc d'Orléans, frère du roi Charles VI (La Chenaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, t, IX, p. 63o). La seigneurie de Thorigny (Manche), confisquée par le roi d'Angleterre, était dès 14 19 dans les mains de Jean Pophain, bailli de Caen (Ch. Vautier, Extrait du registre des dons, cottfiscationS:..y p. 24)^ auquel l'hôtel de Thorigny mentionné ici fut également donné en 1428.

3. La rue qui porte actuellement le nom de rue Barbette n'a été percée qu'en i563 ou i564, sur l'emplacement de l'hôtel Barbette (Jaillot, Quartier Saint 'Antoine, p. 47). Antérieurement la dénomination c rue Barbette » ou f rue de la Porte Barbette » s'appliquait à la rue Vieille-du-Temple.

L'hôtd de Thorigny, autant qu'on peut en juger d'après les comptes dont Sauvai nous a conservé des extraits, était situé au coin de la rue de la Porte-Barbette et de la ruelle conduisant à la couture Sainte-Catherine (Sauvai, p. 288 et 2o3), ruelle qui, depuis, reçut le nom de rue de Thorigny qu'elle échangea, au xvi* siècle, contre celui de rue de la Perle, emprunté à un tripot fameux. Il tenait à gauche à l'hôtel de la Reine Blanche dont le propriétaire était alors le duc de Bretagne, et par derrière, grâce à c un grand jardin », à la couture Sa?nte-Catherine (Ibid,, p. 288^ 3o3, 653). Anté> rieurement au don qui en fut fait à Jean Bezille, l'hôtel de Thorigny avait été vendu à l'apothicaire Philippe Boussac et à sa femme {Ibid.y p. 3o3) ; après le départ de Bezille le roi d'Angleterre le donna à Jean Pophain, (voyez plus loin les lettres de don en date du 3 mai 1429. — Le nom de rue de Thorigny, dont aucun des historiens de Paris ne paraît avoir connu Pétymologie, reste encore de nos jours à une rue formant angle droit avec la rue de la Perle.

4. Jean Bezille (ou Brezille), chevalier, chambellan du roi Charles VI et du duc Jean de Bourgogne, reçut de son souverain en 141 8 le revenu des seigneuries tourangelles de Semblançay, Montbazon, Coulombers et autres étant en la main du roi, en raison de 3ooo francs qui lui étaient dus depuis l'année 141 1 {Mém, pour servir à Vhistoire de France et de Bourgogne, t. II, p. i3i, note Ar). Bezille ayant quitté quelques années plus tard les pays soumis à la domination de Henri VI pour se retirer auprès du duc de Bre-

96 PARIS PENDANT LA [l423, juio

chatnbellain de feu nostre très chier seigneur et ayeul le roy Charles derrenierement trespassé, cui Dieu pardoint, tant à nostre dit ayeul comme à feu nostre très chier et très amé cousin le duc de Bourgongne, cui Dieu pardoint, oudit office de chambeUan et autrement en maintes manières, et mesmement ou fait de noz guerres, en quoy et pour avoir tenu le parti de nostre dit feu seigneur et ayeul et de nostre dit feu cousin de Bourgongne il a eu et soustenu pluseurs pertes et dommaiges par nos diz ennemis et adversaires, et a perdue sa terre de Maye où il a toute justice, haulte moyenne et basse, seigneurie et quatre villes champestres avec quatre cens hommes de foy tenant de lui fief et arrière fief, et pluseurs autres très grandes revenues, ou contempt de nous et d^avoir assisté à nostre parti et à cellui de nostre très chier et très amé oncle le duc de Bourgongne, si comme il dit. En recompensacion de ce, et pour certaines autres causes et consîderacions à ce nous mouvans, à icellui Jehan Bezille, avons par Tadvis et deliberacion de nostre très chier et très amé oncle Jehan, régent nostre royaume de France, duc de Bedford, de nostre grâce especial, auctorité et puissance royal donné et octroyé, donnons octroyons par ces présentes desdiaes maisons, terres, héritages, cens, rentes, revenues, prez, vignes, seigneuries et possessions dessusdiaes et declairées jusques à la somme de six cens livres parisis par chacun an, lesquelles nous voulons estre extimées selon le temps qui couroit seze ans a, jusques à ce qu'il puist estre retourné à ses dictes terres et seigneuries, pour joir et user par ledit Jehan Bezille * de nostre dict oaroy par la manière dessus diae, plainement et paisiblement

Si donnons en mandement par la teneur de ces présentes à noz amez et feaulx les gens de noz comptes à Paris, trésoriers et generaulx gouverneurs de toutes noz finances, les commissaires

par nous ordonnez et à ordonner sur le fait des confiscacions

au prevost de Paris

Donné à Paris, le xvi® jour de juing Tan de grâce mil cccc xxin et de notre règne le premier.

Ainsi signé : Par le roy, à la relacion de monseigneur le régent duc de Bedford,

J. DE RiNEL.

tagne qui ikyorisait alors le parti du roi légitime, les biens que lui avait concédés le prince anglais furent confisqués (voyez pièce CXLII). I. Ms. Aift7/e.

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1423. 16 Juin. Paris.

Henri VI, voulant récompenser les services de Jacques de Montberon et le dédommager de la perte de sa seigneurie de Montberon occupée par les ennemis, lui donne les terres et seigneuries de Lévis, Marly, Magny et Amblainvilliers, confisquées sur Philippe de Lévis.

(JJ. 172, n* 3 II.)

Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, savoir élisons à tous presens et avenir que nous, considerans les grans, notables et aggreables services que nostre amé et féal chevalier Jaques, seigneur de Montberon \ a faiz longuement et loyaument es temps passez à feu nostre tres-chier seigneur et ayeul, le roy Charles, derrenierement trespassé, que Dieu absoille, ou Tait de ses guerres ou autrement en plusieurs et maintes manières, et aussi les pertes et dommaiges qu^il a souffers et soustenuz pour cause et occasion desdebas et divisions qui ont esté et sont en nostre royaume de France par le fait et coulpe dampnable des rebelles et desobeîssans à nous qui détiennent et occupent ses ville et chastel de Montberon', et autres ses terres, possessions et seigneuries, comme de ce sommes souffisamment informez, à icellui Jaques, seigneur de Montberon, par Tadvis et délibération de nostre très chier et très amé oncle Jehan, régent nostre royaume de France, duc de Bedford, avons donné et octroie, donnons et octroyons de nostre grâce especial, plaine puissance et auctorité royal, par ces présentes les chasteaux, forteresses, maisons, manoirs, villaiges, fours, molins, justices, seigneuries, juridicions, terres, prez, vignes, bois, cens, rentes, revenues, fiefz, arriere-

1. Jacques, second fils de Jacques de Montberon, maréchal de France, mort en 1422, lequel avait reçu en 1408 la seigneurie de Montberon, fut en outre seigneur d'Azay-le-Rideau (Anselme, Hist, gén. de la maison de France, t. VU, p. 17). Le roi lui avait fait don antérieurement à 142 1 de Thôtel de Besançon, au coin de la rue de lliirondelle et de la rue Gilles- Coeur (Sauvai, p. 295) ; mais cette demeure fut concédée depuis, par lettres du 29 avril 1423, à Guy le Bouteiller, seigneur de la Roche- Guyon (voyez plus haut, p. 88). Le compte des confiscations pour les années 1423 à 1427 nous apprend que Montberon occupait alors Phôtel de Bar, confisqué sur le cardinal de Bar, lequel hdtel était situé rue des Bernardins, sur la rivière de Seine, au coin de la rue de Bièvre (Sauvai, p. 3i3).

2. Aujourd'hui Montbron (Charente, arrond. d'Angoulême, chef-lieu de cant.).

OOCUMBNTS 1 7

98 PARIS PENIUNT LA [14^3, join

ûdzj et autres héritages, possessions, et biens immeubles du lieu de Levis^ et des lieux de Marly ^ et de Maigny', qui souloient appartenir à Philippe de Levis '*, ensemble la terre et seigneurie et appartenances d*Emblevillier*en la parroisse de Verrières*, qui anciennement partit et fut des appartenances desdictes seigneuries de Levis et de Marly, et laquelle terre d^Emblevillier souloit appartenir à Philippe de Levis, soy-disant seigneur de Roches 7 et de la Vote ® en Auvergne, nepveu du dessus dict de Levis, avecques des autres appartenances et appendances quelconques des seigneuries et lieux dessus dicts, et aussi de tous les autres biens immeubles que les dessus nommez de Levis et chascun d'eulx povoient et dévoient avoir et qui leur competoient et appartenoient, et qu'ik soient assis et situez es villes, prevosté et viconté de Paris, et es bailliages de Chartres, Galardon et Nogent le Rétro, estans en nostré main et à nous escheuz, forfaiz et confisquez parce qu'ilz sont aidans, favorisans et confortans le parti de cellui qui se dit Dalphin, nostre ennemi et adversaire, jusques à la somme de six cens livres parisis par chascun an, eu regart à l'extimacion du temps qui couroit quinze ans a, par manière de provision et jusques à ce qu'il puist estre retourné à ses dictes terres et seigneuries, pour joir et user

1. Lévîs-Saint-Nom (Seîne-^t-Oise, arr. de Rambouillet, cant. de Che- ▼reuse). Peut-être la donation de la terre de Lévis n'aura-t-elle pas eu un effet de longue durée, car il paraît qu'en 1426 Guillaume Sanguin rendit hommage de la terra de Meudon à un certain Jean de Htufride, qualifié seigneur de Marly (Lebeuf, Histoire du diocèse de Paris, t. Vil, p. iqS).

2. Marly-le-Roi (Seine-et-Oise, arr. de Versailles, chef-lieu de cant.]*

3. Magny-les-Hameauz (Seine-et-Oise, arr. de Rambouillet, cant. de Chevreuse).

4. Philippe de Léris, IV* du nom, vicomte de Lautrec, seigneur de la Roche, d'Annonay et Pradelles, avait succédé en 1387 à son frère aîné, Guiguea II ; il mourut en 1440, à l'ftge de 60 ans, et fut enterré dans T^ise d^Annonay (Anselme, Hist. gén, de la maison de France, t. IV, p. 27-28).

5. Amblainvilliers (Setne-eCrOise, arr. de Versailles, cant. de Palaiaeau, commune de Verrières-le«Buisson.

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