LUI
1423. Juin. Paris.
Rémission accordée par Henri VI à Etienne Hervy, en suite de la supplique de Jeanne, sa femme. Hervy, ruiné par la guerre et forcé, vers 14 17, de quitter Montrouge où il habitait, pour venir demeurer à Paris, avait été depuis lors pris et rançonné jusqu'à quatre fois par les partisans du Dau-
1. Ce personnage n'est pas même mentionné dans la généalogie de la fluniUe le Coq publiée par le Père Anselme {Hist, gén., t. II, p. xo4->io9). On verra plus loin (pièce CXXXVII) que Pierre le Coq obtint des lettres de rémission cinq ans plus tard, prétextant quMl était parti uniquement dans l'intention d'échapper à ses créanciers.
2. Gillette le Coq, soeur de Hugues le Coq, avait été mariée à Raoul Anchier, lieutenant de la prévôté de Phdtel, d'où, suivant le P. Anselme, c un c fils mort en 1433, laissant pour heritier(s) Hugues et Gérard le Cocq, ses c oncles maternels, i {Hist. gén., t. II, p. io5.)-
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phîn. Réduit ainsi à la plus grande misère, il était allé le 23 mai 1428 vers Noisy-l&-Sec et 8*était emparé, chemin fiiisant, des ferrements qu'il avait trouvés dans le moulin à vent de Mourlans, abandonné depuis six années. Ce larcin avait alors motivé son arrestation à Montreuil-sous-Bois et son incarcération dans les prisons de l'abbaye de Tiron, à Paris.
(JJ. 172, n^ 307.)
Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, savoir faisons à tous presens et avenir nous avoir receue Tumble supplicacion de Jehanne, femme de Estienne Hervyi, povre femme nouvelement relevée d'enfant, demourant à Paris, contenant comme pour le £ait des guerres ledit Estienne, son mary, ait perdu toute sa chevance, mesmement qu^il lui a convenu soy partir de Montrouge ^ où il demouroit et venir demourer à Paris dex six ans a ou environ, durant lequel temps il a esté prins et raençonné par un fois de noz ennemis et adversaires, et perdu sa voicture dont il gaignoit sa vie. Et lui estant en grant nécessité se parti de Paris le lundi des foiriers de Penthecouste derrenierement passé ^ après disner, et prist son chemin à aler à Noisy le Sec *, et en passant apperceut un molin appelle le molin à vent de Mourlans ', ou quel n^avoit et n'a huis, fenestre ne autre fermeture, et ne moulu ne fut en estât, passé à vi ans ou environ, ou quel molin ledit Estienne entra et vit qu^il y avoit sur Taire ou planchier plusieurs gros ferremens vielz qui, ou temps passé, avoient servy oudit molin, et qui povoient peser environ cent cinquante livres, et valoit à argent chacune livre dudit fer deux deniers tournois ; lesquels ferremens avec quarante livres de vielz fer enroillié qu^il trouva en vieilles masures il prist, et vendi les dites XL livres de vielz fer trois solz tournois, et lesdis ferremens charga pour apporter à Paris en entencion de les vendre pour avoir argent pour sa nécessité. Et, pour ce qu'il ne les povoit bon-
1 . En marge du registre, le scribe a écrit : c Jehenne, femme de Estienne Henry t , mais c'est évidemment là une erreur.
2. Montrouge (Seine, arr. et cant. de Sceaux). Une partie du territoire de ce village, le Petit-Montrouge, a été englobée par les fortifications de Paris en