‹ Paris pendant la domination anglaise (1420-1436): documents extraits desChapitre 5 sur 98 · Sîmonnéf de Stanforf • - - - . - . · texte numérisé non relu

Sîmonnéf de Stanforf • - - - . - .

7. Jean Foison et Gillene, sa femme ; Jean Guérard,.et Pierre le Coq, le propre frère de Hugues le Coq, alors prévôt des marchands.

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il taisiastnt sous rannée 1 42 1 . Cejpendant; selon i^itttiMir de ce Jcornal, une multitade de Parkiêns s^expatrièrent alors « comme gens désespérés. Les uns, dtt^il, alloieiit à Rouen, les «utres à Sèni» ; les atiuts devenoient brigants de bois ou Anniaaet, «t faisoîent tant de maux après, comme eussent hit les Sarrazine » ; mftis si nous n^avons aucune des lettres de rémission qui purent (tre; ôcMyées à ces maiheu^ux, nous en publions six autres nâafi^Bes à des Parisiens, qui, «--- parfois pour gagner leur vie et celle de leurs femmes, — - se lancèrent dans i'avenrareuse carrière de < brigants «, et, tour & tour, rançonneurs et rançonnés, échouèrent finalement dans les jMrisons anglaises ^ Ils furent Vùhyex de la clétnence royale, parce que, pour la plupart jeunes gens entraînés par la fougue de leur fige, ils nViTaient, si Ton en croit feiur supjrfîque, participé à aucun meurtre, n'avaient commis aucun viol et n^avaîent saccagé aucune église; quelques-uns daasent mime parmi les dâks non commis par eux ceux d'incendie, de larcin ou de pillage, sans que le lecteur soit forcé de croire à la compjètie mnoeeflleè de «es routiers du xt^ siècle. Afoutons, ôttnme remarqifte statistique dont Thistorien peut faire soti profit, que le pardon semUe avoir été surtout accordé aux routiers armagnacs dans les premières années de la domination anglaise ^

Les lettres de rémission accordées pour délits de droit commun, au nombre de 46 dans notre recueil, sont surtout intéressantes piodr la 4xmnaissance des moeurs da tios ancêtres au xv^ siècle. Quelques-unes d'entre elles méritent néanmoins ici une mention particidsère^ parce qu'elles nous mcmtreat de vicieux soudards anglais dans leurs rapports avec la population parisienne. L'une decea kttres.cQntie&t k récit d'une dispute Antre trois soldats de

i. Henriet le Gros, Pefrhr Bandah^, Pierre de Gompaas, Jean Brifiaut, Jean Guérard et /ean le Gfaéroo.

DocumiiTS I b

XVilj INTRODUCTION.

la garnison anglaise de Melun et la maîtresse d'une taverne de ]Paris pour le paiement de leur écot^ : l'un d^eux a frappé de trois coups de dague un sergent du Châtelet qui le voulait arrêter. Ailleurs, c'est une rémission accordée à une a femme amoureuse », de laquelle deux Anglais voulaient forcer la porte au milieu de la nuit, et qui tua Pun de ces agresseurs en lançant des pierres par la fenêtre ^. Enfin, c^est le récit d^escroqueries et de vols commis par deux hommes d'armes dbutre-mer au préjudice de plusieurs marchands parisiens '.

Plusieurs autres lettres de rémission pourront intéresser également l'historien, parce qu'elles lui montreront les tristes résultats de la guerre pour des malheureux ruinés par elle, et que la misère pousse au vol, comme Etienne Hervy qui, rançonné jusqu'à quatre fois par les partisans du Dauphin, s'empare des ferrements d^un moulin à vent abandonné^; comme cette pauvre mère de famille, dont le mari a disparu en transportant les vivres de Parmée anglaise, et qui a dérobé un plat d'argent à l'hôtel des Tournelles où on venait de Padmettre en qualité de laveuse '; ou bien encore comme ce misérable « avaleur de vins » qui, sans ouvrage et n^ayant de quoi nourrir sa femme et ses enfants, dérobe, entre autres choses, deux queues de vin ^. La misère atteint même parfois des officiers royaux : le vieux garde de la tapisserie de Charles VI, non payé de ses gages, en fit la triste expérience, lorsque, pour subvenir aux besoins des siens, il se laissa entraîner à vendre un vieux tapis du dépôt qui lui était confié ''.

Plusieurs autres pièces intéresseront le lecteur d^une façon toute particulière en lui rappelant des coutumes, des lois dont nous n'avons plus aujourd'hui aucune idée. Telles sont les remis-

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