Pages 12, 204, 218 et
4. Diverses lettres données à l'occasion du couronnement de Henri VI semblent assimiler cette solennité à un avènement (voyez p. 33i, 333 et 333).
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accordé à Dommangeot. Mais encore le régent n'av«ût*il abusé ici que d'une prérogarive réservée à chaque nouveau souverain, undis qu'en créant» au début du régne de Henri VI , sous prétexte du droit de joyeux avènementi un nouvel office de chauffecire ou scelleur en la chancellerie de France pour Jean Burgault, il contrevenait aux usages constants de la chancellerie qui n'avait jamais eu que quatre scelleurs; de là le procès intenté audit Burgault devant les maîtres des requêtes du Palais par les quatre chauffecires en exercice, procès qui se termina en 1425 par la rençmciation du nouveau titulaire et la cancellation de ses lettres royaux*.
Jean le Gois^ de la famille des boucliers de ce nom, qui avait joué un rôle important dans les tumultueux événements de Pan 1413, participa aussi en 142a aux faveurs que le « joyeux avènement » de Henri VI permettait à Bedford de répandre sur les anciens révolutionnaires parisiens : ce personnage, que Henri V avait fait gratifier neuf années auparavant d'un revenu annuel de 3oo livres parisis, fut alor« créé boucher en la grande boucherie de Paris.
A Toccasion du couronnement du jeune roi anglais, on confirma les privilèges accordés par les rois de France aux bourgeois et habitants de la ville de Paris, auxquels la royauté étrangère fit en même temps donation, jusqu'à concurrence de 600 livres parisis chaque année \ des rentes que les rebelles pouvaient posséder sur le pont Notre-Dame ou sur les revenus de la ville. L^Université de Paris, en majorité favorable à la cause anglobourguignonne, se vit aussi confirmer ses anciens privilèges, augmentés, « pour contemplacion » du sacre de .Henri VI, de Texemption de toutes tailles, quatrièmesi impositions, guets, ^rdes de portes, dixièmes octroyés par le Saint-Si^e, et de tous autres aides possibles ^.