Antony (Seine, arr. et cant. de Sceaux
4. Berny, h., comm. de Fresnes-lès-Rungis (Seine, arr. de Sceaux^ cant. de Villejuif). Le scribe a écrit ici Bemières, croyant sans doute voir dans Toriginal, portant Bemies, le signe d'abréviation pour er ; mais la forme Bemies qu'on trouve trois lignes plus loin et la topographie ne laissent aucun doute sur la localité dont il est question ici.
5. Sire Alexandre le Boursier, conseiller et maître des comptes du roi Charles VL C'est grâce aux avis qu'il put donner qu'on prit des mesures en octobre 141 5 pour empêcher l'entrée imminente du duc de Bourgogne dans Paris (Juvénal des Ursins). Il achetait, vers ce même temps, de Cathe^
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et à SB femme en la Tille [et] terrouer d'Anthoigny, Bernies et enviit»! îcelles, parce que la vesve et enfans dudit maistre Pierre de l'Eadat, et semblablement lesdiz Alixandre le Boursier et sa femme, som absens de nostre bonne ville de Paris, tenans le parti contraire à nous, et pour ce cas les aucuns d'eulx bannis de nostre royaume, et lesquek maistre Pierre de TEsclat et Alixandre le^ Bourssier, avecques aucuns autres aient esté et sont obligiez enyers nostre amé et féal consiilier Jehan Sac, bourgois de Paris es noms et qualités qui s'ensuivent. Cest assavoir par unes lettres Êdaes ou nom dudit Jehan Sac seul, soubz le seel de la prevosté de Paris, Tan mil cccc xvn, es mois de juing et juillet, en la somme de quatre cents quatre vins cinq livres tournois, et par unes autres lettres foictes ou nom dudit Jehan Sac et de Berthelemin Rust, et de chascun d^eulx pour le tout, soubz le seel de ladiae prevosté l'an mil mi^ XVII esdiz mojrs de juing et de juillet, en la somme de quatre mil six cens quinze livres, quinze solz tournois, de laquelle somme reste encores à paier deux mil cinq cens livres, quinze solz tournois, et par unes autres lettres foiaes ou nom de Pierre Fatmant etBerthelemi Sac et de chascun d'eulx, desquelles ledit Jehan Sac est porteur, feictes soubz le seel de la prevosté de Paris Pan mil nii9 xm ou mois de mars, en la somme de trois mil livres tournois, de laquelle somme reste encores à paier deux cens vint cinq livres tournois. Desquelles sommes contenues en
rine d'Alençon, veuve et exécutrice de Pierre de Navarre, comte de Mortain, un spacieux hôtel de la rue de la Vieille-Tîxeranderie, connu sous le nom dlidiel de la Reine Blanche (compte de 141 5-14 16, apud Sauvai, p. 271), qo'il devait vraiiemblablement à la reine Blanche de Navarre, troisième femme de Philippe de Valois et tante de Pierre de Navarre; cette maison fut attribuée plus tard, par lettres du 4 juin i43o, au maréchal de risle-Adam (voyez plus loin, p. CXLIX). La prise de Paris par les Bourguignons, en 141 8, le força à quitter la capitale et ses biens confisqués furent donnés, pour la plus grande partie, en mars 1423 (voyez plus loin, pièce XLIV), à Hugues de Saubertier, écuyer ; parmi ceux-ci, on remarque l'hôtel de la Reine Blanche, dont il vient d'être question, la maison du Plat d'Etal n, rue Saint- Jean-en -Grève, en hce de Téglise de Saint- Jean, quelques biens situés dans la rue des Jardins (aujourd'hui rue des Billettes), et enfin 120 arpents de bois à Chevry (Sauvai, p. 32o, 328 et 654). D'autres propriétés d'Alexandre, situées à Vaiies, à Thorigny et à Dampmart, c'est-à-dire aux environs de Lagny-sur-Marne, devinrent la proie de Michel le Masson, l'un des complices de la trahison qui avait livré Paris en 1418 aux ennemis du Dauphin {ibid., p. 327).