Le ms. porte Mare^olles
2, Macé Héron, partisan de Charles VII, était trésorier général à la date de 1423 {Ordonnances des rois de France, t. XIII, p. 33).
2i8 PAsn FBmuMT LA [1426, jttîn
Donné à Paris, le xviii* jour de jaing Fan de grace mil quatre cens XXVI et de nostre règne le quart, souhz nostre acel ordonné en Tabsence du grant.
Ainsi signé : Par le roy, à la relacion du Conseil estant en k
Chambre des Comptes,
Lb Begub.
1426. Juin. Paris.
Rémission accordée par Henri VI à Perrin le Bossu, cardeur de laine, qui,
après avoir crochet! la porte de la chambre d'un de ses Toiaîns, Thomaisin
Hébert, orfèvre, lui avait enlevé six boucles, six agrafes et un petit lingot
d'argent.
(JJ. 173, n* 414.)
Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d^ Angleterre, savoir faisons à tous presens et advenir, à nous avoir esté humblement exposé de la partie des amis chamelz de Perrin le Bossu, povre homme, cardeux de laine, demourant à Paris, que le jeudi, tx* jour du mois de may derrenierement passé ou environ, ledit Perrin par la temptation de Tennemi fist ung crochet de la dent d'un pigne à pigner laine, et ala dudit crochet ouvrir l'uis de la chambre d'un nommé Thomassin Hébert, orfèvre, laquelle est au dessus de celle ou ledit Perrin demeure, et après qu*il ot ouvert la chambre dudit Thomassin dudit crochet, il prist en icelle sur Testablie six boucles, six mordans avec les platines et fermans des mordans, et ung petit lingot d'argent, tout pesant trois onces et demie d'argent ou environ, et les mist en une boiste et les porta en sa maison, et afin qu'il ne feust de ce souspeçonné, et que l'en cuidast que larrons feussent venuz par dessus les maisons qui eussent fait ledit larrecin, ledit Perrin ouvry la lucarne qui estoit en ladicte chambre, et prit une table qu'il appouya contre Tuis ; et, ce fait, yssi dehors de la dicte chambre, et la table clouy Puis qui fist noise telement que l'en le pot bien ouïr de loings et, après, ledit Perrin mussa ledit argent en son hostel en une petite chambrette dessoubz du feurre. Et le kndemain qui fut vendredi, x* jour dudit mois de may, ledit Thomassin Hébert cuida entrer en sadicte chambre, mais il ne pot ouvrir Puis pour ladicte table qui estoit au devant, et pour ce il appella ledit Perrin pour lui aidier, et le fist monter par une fenestre au dessus de Puis, et y monta et ouvry Puis. Après lesquelles choses
1426, juin] DOMINATION ANGLAISE. 219
ainsi advenues, ledit Perrin ait esté prins et mis prisonnier en nostre Ctiastellet de Paris, ouquel il est détenu en grant povreté et mis»«, et en voye de ylec finer ses jours misérablement, se sur ce ne lui estoit impartie nostre grâce et miséricorde, si comme lesdis amis dient, en nous humblement suppliant que, attendu que ledit Perrin le Bossu en autre cas a tousjours esté de bonne vie, renommée et honneste conversation, sans avoir esté reprins d aucun autre vilain blasme ou reprouche, et que le jour mesme au soir qu^l ot prins ledit argent, il s^en repenti et le voult reporter, mais il ne pot entrer en la chambre dudit Thomassin pour la dicte table qui estoit apuiée contre ledia huys, nous sur ce Yueillons audit Perrin nostre diae grâce et miséricorde impartir. Pour quoy, nous, ces choses considérées
Si donnons en mandement par ces présentes au prevost de Paris et à son lieutenant
Donné à Paris, ou mois de juing, Pan de grâce mil cccc vingt six et de nostre règne le quart.
Ainsi signé : Es requestes par vous tenues, où Tabbédu Mont- Saint-Michel et d'autres estoiem,
Gbrvais.
1426. 20 Juillet. Paris.
Henri VI autorise la corporation des gantiers de Paris à référer la confrérie
de Sainte-Anne que les ferrons avaient instituée autrefois dansj'église des
Innocents et qui avait été presque complètement anéantie par suite de la
guerre civile *.