‹ Paris pendant la domination anglaise (1420-1436): documents extraits des registres de laChapitre 66 sur 105 · Pierre Cauchon, le bourreau de Jeanne d*Arc · texte numérisé non relu

Pierre Cauchon, le bourreau de Jeanne d*Arc

3. Jean , seigneur de G>urcelle8 et de Saint-Liébault (voyez plus haut, p. 74, note i).

2SS PARIS PENDAKT LA ['4^6, aOÛt

ex.

1426. 23 Août. Paris.

Rémission accordée par Henri VI, en suite de la requête de M* Simon de Rueiiy licencié en lois, à Catherine de Crouy, jeune fille de Page de i5 ans, fiancée dudit Simon» demeurant à Orléans avec ses père et mère depuis Tannée 141 6 environ, Simon de Rueil, qui avait fait ses études à FUniver* site d'Orléans, avait obtenu depuis peu l'autorisation de revenir auprès de sa famille à Paris dont il était natif.

(JJ. 173, n* 479.)

Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, savoir faisons à tous presens et advenir, nous avoir esté exposé de la partie de maistre Simon de Rueil, licencié en lois, natif et demourant en nostre bonne ville de Paris, que lui, estant en Testude d^Orleans pour acquérir science et pour avoir le degré de sa licence, il a eu congnoissance à maistre Pierre de Crouy, et à Marie, sa femme, damoisellc, demourant audit lieu d'Orléans, et pour la grant et singulière amour que lesdits maistre Pierre et sa femme avoient audit exposant, accordèrent et consentirent que icellui exposant eust par mariage une leur fille nommée Katherine, de Taage de xv ans ou environ, et de fiait furent dès lors icellui exposant et la dicte Katherine fiancez ensemble, et, après ce que icellui exposant eut parfait son temps à Pestude et qu^il fut licencié en loys, se parti de ladicte ville d'Orléans, et par nostre licence et congié vint demourer avec sa mère et ses parens, demourans en nostre dicte ville de Paris, délaissée la dicte Katherine, sa fiancée, combien que son désir et affection feust, comme encore est à présent, de consommer ledit mariage, ainsi que raison et sainae église le veulent, laquelle chose ne se puet fidre bonnement, se sur ce ne lui est pourveu de nostre grâce, en tele manière que ladicte Katherine puisse seurément venir et demourer en nostre dicte ville de Paris, pour la cause dessusdicte. Pour ce est-il que nous, ces choses considérées, et que ladiae Katherine dès Taage de cinq ans, feust mené, comme Ten dit, demourer en ladicte ville d'Orléans avec sesdis père et mère, sans ce qu^elle ait offensé aucunement envers nous, autrement que pour avoir demouré audit lieu d^Orléans, qui est obéissant à noz adversaires, et que en autres choses elle est tenue et réputée bonne fille et de honneste conversation, à icelle Catherine

Si donnons en mandement au prevost de Paris

I4216, août] DOMINATION ANGLAISE. %%3

Donné à Paris, le xxm* jour d'aoust, Tan de grâce mil cooc et vint six et de nostre règne le quart.

Ainsi signé: Par le roy, à la relacion du grant Conseil ouquel, vous, l'evesque de Beauvais, Pabbé du Mont-Saint-Michiel, messire Raoul le Sage^, les seigneurs de Saint-Liebaut et de Qamecyy messire Simon Morliier, maistre Pierre de Marigny et plusieurs autres estoient.

1426. %4 Août, Paris.

Rémission accordée par Henri VI à Martin de Jarracoiirt qui a demeuré pendant longtemps dans les pays non encore soumis aujcoi anglais, servant le parti du Dauphin comme messager.

(JJ. 173, n» 482.)

Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d^Angleterre, savoir faisons à tous presens et advenir, nous avoir esté exposé de la partie de Martin de Jarrecourt, que, par longtemps, il a demouré es pays de nostre royaume desobeissans à nous, conversé et £re** quenté avec nos adversaires, et leur [a] fiiit et donné service et &veur en pluseurs manières et par certain temps, et a &it durant ledit temps plusieurs voiages des parties de nostre dit royaume désobeïssans en nostre ville de Paris et autres lieux obeissans à nous, porté lettres, cedules et messageries à diverses parties de Tune partie à Tautre, sans ce toutes voies que autrement se soit employez en fiait de guerre, si comme il dit, et de présent ledit Martin soit en nostre obéissance et ait esté receu à faire le sere-* ment de k paix, et que il sera et demourra d^ores en avant et à tousjours nostre bon et loyal subget et obéissant, et ait requis que des cas et offenses par lui fieiiz et commis envers nous à l'occasion dessus dicte, lui vueiUons pourveoir de nostre grâce et pardon. Pour ce est-il que nous considéré et ce que dit est

Si donnons en mandement par ces mesmes présentes au prevost de Paris

Donné à Paris, le xxnn* jour du mois d'aoust, l'an de grâce mil ccoc et vint six et de nostre règne le un*.

Ainsi signées : Par le roy, à la relation du grant Conseil,

1. Raoul le Sage habitait, vers cette époque, Thôtel Clisson (voyez plus haut, p. i36y note t).

224 PARIS PENDANT LA [1426, aOÛt

ouquel vous, Tevesque de Beauvais, messire Raoul le Sage ei autres estoient, '

J. MlLET.

1426. 28 Août. Paris.

Rémission accordée par Henri VI à Jean de la Fontaine, bourgeois de Paris, qui, cinq ans auparavant, avait eu quelques relations avec un religieux de Sainte-Croix de la Bretonnerie, lequel correspondait avec les pays occupés par le parti du Dauphin. La Fontaine s'était même laissé entraîner à payer une partie de la rançon de ce religieux, prisonnier de la garnison de Chevreuse, de peur qu'on ne Pamenftt à Paris et qu'on n'apprît alors les rapports, peu compromettants si l'on en croit sa supplique, qu'il avait eus avec ce partisan du Dauphin.

(JJ. 173, n*485.)

Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, savoir faisons à tous presens et advenir, nous avoir esté exposé de la panie des amiz charnelz de Jehan de la Fontaine, bourgois de Paris, chargié de femme et de pluseurs enfans, que, cinq ans a pu environ, un religieux de Saincte-Croix lui demanda se il vouloit riens mander à maistre Charles Cul-d'Oe, ou autres tenant la partie de noz adversaires, et que il avoit un des religieux de leur église qui feroit bien le message, et après ce lui amena ledit religieux, nommé frère Martin, lequel frère Martin demanda audit de la Fontaine s'il vouloit riens mander par delà. Lequel de la Fontaine respondi que non, excepté audia maistre Charles Cul-d'Oe, qu'il lui pleust de sauver tant peu de biens qui estoient demourez du décès de feu Jehan Vouhaignet, qui avoit eu espouse la seur de la femme dudit de la Fontaine, afin que sa dicte seur et ses enfans qui estoient très povres gens en peussent avoir aisément, et donna audit frère Martin quatre ou cinq pièces d'or qui valoient x francs de la monnoie de gros qui couroit lors, en lui disant qu'il en chantast des messes à sa dévotion, cuidant qu'il feust prestre, et lui bailla pour enseignes une petite pièce de parchemin où estoit son seing manuel sans autre escripture, et avec ce lui dist qu'il le recommandast à maistre Jehan Chasteignier*, s'il le veoit, sans ce qu'il lui baiilast lettres ne autres enseignes, ne que il le chargast de autre message faire. Et certain

I . Sur Jean Chastenier, secrétaire du roi Charles VII, voyez plus haut, p. 208, note 2.

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temps après, ledit fîrere Martin revint à Paris, et manda audict de la Fontaine qu^il lui apportoit lettres et vouloit parler à lui, et quant ledit de la Fontaine oy parler des lettres, dist qu'il ne vouloit point parler à lui, et qu^il lui mandast de bouche ce qu'il vouloit, mais ledit frère Martin lui manda qu'il convenoit nécessairement qu^il parlast à lui, et s^il n'y parloit il lui apporteroit lesdictes lettres devant tout le monde. Et lors ledit de la Fontaine dist que l'en le fist venir devers lui, et y vint ledit frère Martin, et lui dist que cellui qui lors se disoit Daulphin se recommandoit à lui et lui envoioit unes lettres closes qu'il lui offry. Et quant ledit de la Fontaine les vit il fut moult courroucé, et dist au frère Martin qu^il ne lui parlast plus de tdes paroUes et que ledit soydisant Daulphin ne le congnoissoit, et refusa lesdictes lettres, et dist audict religieux qu'il ne venist plus en son hostel, et que il s'en alast, et reprint lesdictes lettres doses ledit frère Martin, et finablement dist audia de la Fontaine que lesdis Chasteignier et Culdoe se recommandoient à lui en lui baillant les seings manuels desdits Chasteignier et Culdoe en deux petites pièces de parchemin ou de papier, et qull voulsist escrire audit soydisant Daulphin ou aux dessusdiz, afin qu'il peust monstrer qu^il eust esté devers lui. Lequel de la Fontaine lui dist qu'il ne escriroit point, mais lui bailla seulement ung esmail d'une aiguière qui avoit esté audit Chasteignier pour monstrer audit Chasteignier qu^il avoit esté devers lui, et lui dist que, sUl retoumoit plus à Paris, il le menroit par devers le chancellier de France ou le prevost de Paris qui lors estoient. Et deux ou trois jours après, maistre Martial d^ Auvergne ala dire audit de la Fontaine que ledit fr^re Martin estoit prisonnier à Chevreuse et estoitàraençon à la somme de cent escuz, et convenoit que on les lui prestat ou autrement il seroit amené à Paris, et pourroit estre grant dangier pour ledit de la Fontaine, lequel respondi qu'il ne lui en chaloit et qu^il ne lui avoit riens dit qu'il ne voulsist bien dire devant tout le monde. Et depuis Robert Louvet, lors clerc de la ville de Paris ^ auquel ledit frère Martin avoit eu parolles, vint devers ledict de la Fontaine et lui dist comment ledit frère Martin,

I. Robert Louvet, ou plutôt LoutcI, rentra en posseuion de son office après le départ des Anglais; il reparaît, du moins, qualifié de clerc de la ville de Paris en l'année 1441 (Félibien, Histoire de la ville de Paris, preuves, t. II, p. 599; Ordonnances des rois de France, t. XIII, p. 347).

DOCCMSIITS I i5

226 PARIS PBN0ANT LA [l426,tOÛt

à qui lui et aussi ledit de la Fontaine avoient parlé, estoit à raen^n de ladicte somme de œnt escuz, et qu*il doubtoit, s'il estoit amené à Paris, on leur donnast empeschement, et qu^il valoit mieux paier ladicte rançon, et en paieroit icellui Robert XXX escuz et Michelete d' Auxerre xl escuz, et que ledit de la Fontaine en paiast trente escuz, et si convenoit que lesdis quarante escuz il prestat, pour ce que la dite Michelete qui les ofioit n^avoit point d^argent, laquelle Michelete envoya i brevet de quarante escuz audit de la Fontaine, et il bailla lesdites sommes. Et depuis ledit de la Fontaine oy dire que ladicte somme de c escuz avoit esté baillée à ceulx qui avoient prins ledit frère Martin, et, après ce, ledit de la Fontaine dist audit Robert Louvet, lequel, comme dit est, lui avoit parlé de faire ledit prest, que, se le frère Martin revenoit plus, il le meneioit à justice. Et icellui Robert respondi que, s'il revenoit plus, il le tueroit avant en une cave que il le menast en justice, dont ledit de la Fontaine fut moult effréé, car pour riens il ne vouldroit que aucuns mourut par son pourchaz, et que, s^il n^eust eu paour que en Teust bit mourir, il Teust mené à justice dès la seconde fois qu'il parla à lui. Et I mois après que ladicte raençon fust paiée ou environ, il trouva sur le pont de nostre ville de Paris ung jeune filz qui se disoit estre nepveu dudit Chasteignier, lequel lui demanda s'il vouloit riens mander par delà, lequel lui dist qu^il le recommandast à son oncle, et lui dist quUl ne lui mandast plus riens, et que ung religieux de Sainte-Croix qui estoit venu par deçà Tavoit mis en grant dangier, et que s'il trouvoit ledit religieux par delà, il fist tant quUl ne revenist plus par deçà. Et depuis oy dire audit Robert Louvet, qui avoit eu paroUes audit religieux, qu^il avoit écrit par delà que on meist ledit religieux en prison et que on gardast bien que jamais ne retournast par deçà. Pour occasion desquelles choses, ledit de la Fontaine a esté mis en nos prisons, oti il a esté par l'espace d'un mois et plus, et encore y est en voye de finer ses jours, se sur ce ne lui est impartie nostre grâce et miséricorde, requerans humblement lesdiz exposans que ces choses considérées, et que ledit de la Fontaine en autre cas a tousjours esté de bonne vie^ renommée et honneste conversation, sans avoir esté reprins ne convaincu d^aucun villain blasme ou reprouche, et qu*il n'a mandé ne escript aucune chose préjudiciable à nous ne à nostre seigneurie, et quUl a ja longuement esté prisonnier pour ladiae cause, et a longtemps que lesdis cas sont

1426, août] DOMINATION ANGLAISE. 327

adveauz, nous vueillons audit de la Fontaine sur les choses dessus diaes impartir nostre dicte grâce. Pour ce est-il.....

Si donnons en mandement à nostre prevost de Paris

Donné à Paris, le xxvni* jour d'aoust, l'an de grâce mil cccc et XXVI et de nostre règne le quart.

Ainsi signé : Par le roy, à la relation du grant Conseil, ouquel vous, Tevesque de Beauvais, le premier président, Tabbé du Mont Saint-Michiel, messire Raoul le Sage, les seigneurs de Saint- Liebaut et de Qamecy, le trésorier de Rouen^ maistre Pierre de Marigny, le prevost des marchans et plusieurs autres estoient,

J. MlLET.

1426. 25 Octobre. Paris.

Rémission accordée par Henri VI à Jean Michault, boucher, septuagénaire,

né à Tours et établi à Paris depuis la fin du règne de Charles V. Michault

était emprisonné au Châtelet de Paris pour avoir hébergé durant une nuit

un homme venu de Tours, alors en Tobéissance du Dauphin, et pour ne pas

avoir livré à la justice les lettres de son frère que cet homme lui avait

apportées.

(JJ. 173, n* 536.)

Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, savoir Élisons à tous presens et avenir, nous avoir reçeu Tumble supplicacîon de Jehan Michault, bouchier, natif de la ville de Tours en Touraine, aagié de lxx ans ou environ, à présent prisonnier en nostre Chastellet de Paris, contenant comme dès quarante huit ans a ou environ, ledit suppliant soit venu dudit lieu et pais de Tours demourer en ceste ville de Paris où il a tousjours depuis demouré benignement, ouvrant de sondit mestier de boucherie, y est marié et y a femme et enfant, a obey et tenu loyaument le parti de noz prédécesseurs et nous [a] esté tousjours prest de obeïr aux injunctions et commandemens à luy faiz ]>ar la justice et gouverneurs de nostre bonne ville de Paris, et il soit ainsi que environ le temps que les gens de feuz nostre très chier seigneur et ayeul le roy Charles et nostre cousin de Bourgogne derrenierement trespassez, dont Dieu ait les âmes, entrèrent en nostre dicte ville de Paris, un appelle Colas le Maistre, marchant du pais de Touraine, qui estoit venu à Paris de par la ville de Tours, tenant lors le parti de nostre dit seigneur et ayeul, et de nostre dit cousin de Bourgogne, eust emprunté du dit suppliant quinze livres tour-

228 PARIS PENDANT LA [1426, OCt.

nois, et de celui eust fait cedule. Et, ung an a ou environ, le curé de Saint-Pierre de Gonnesse se feust trait par devers le dit suppliant estant lors en son estai devant le parviz Nostre-Dame de Paris où il vendoit char, et lui eust dit qu'il y avoit ung compaignon, varlet espicier demourant au Mouton en la rue Saint-Denis à Paris, ou illec environ, qui vouloit aler à Tours, en demandant audit suppliant se il vouloit riens mander à Jean Michault, son frère germain, demourant aussi oudit lieu de Tours. Lequel suppliant dist qu'il avoit ladicte cedule de quinze livres tournois, signée de la main dudit G)las le Maistre, demourant en ladiae ville de Tours, et qu'il voulsist bien que le dit Jehan Michault, son frère, demourant aussi audit lieu de Tours corne dit est, tenist icelle cedule afin de s'en faire paier. Et, ung jour ou deux après environ que le dit suppliant ne y pensoit plus, icellui varlet espicier vint devers lui en lui disant qu^il s'en vouloit aler audit lieu de Tours, et adoncques ledit suppliant lui bailla icelle cedule en lui priant quUl la baillast au dit Jehan Michault, son frère, qui de ce faire se charga sans autre escripture, fors seulement recommandacion de bouche à sondit fîrere. Et demi an a ou environ un homme qui se disoit estre de ladicte ville de Tours feust venu en la dicte ville de Paris et adressé à Testai du dit suppliant en lui disant que sondit frère se recommandoit à lui, et qu^il estoit en bon point, et lui dist idellui suppliant seulement qu^il le recommandast à son dit frère. Et, ce dit, icellui homme s^en ala sans plus arrester, et soit advenu que puis n'a gaires icellui homme soit retourné en ceste ville de Paris et ait apportées lettres audit suppliant de son dit frère, en priant audit suppliant, veu qu^il estoit bien tart et ne savoit oîL aler, qu'il le logast pour la nuit, lequel suppliant en la faveur seulement de ce qu'il lui apportoit nouvelles de son dit frère estre en bon point, le loga pour la nuit. Pour occasion de laquelle chose, et que ledit suppliant ne apporta point à justice lesdictes lettres et ne anonça point lesdictes nouvelles ne la venue du dit message, icellui suppliant a esté prins et emprisonné en nostre dit Chastellet, et aussi ledit messagier, et a icellui suppliant baillées icelles lettres à lui envoyées par sondit frère à nostre prevost de Paris ou à son lieutenant et, sur tout interrogué, a dit la vérité du cas en la manière dessus declairée en efiect et substance. A l'occasion desquelles choses et que il ne adnonça la venue dudit messagier, il doubte estre durement traicté ou, attendu son aage et faiblesse, finer misérablement ses jours es

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dictes prisons^ se nostre grâce et miséricorde ne lui estoit et est sur ce impartie, en nous humblement requérant que attendu que en tous ses autres faiz, besongnes et affaires, il a tousjours esté homme de bonne vie, fsune et renommée, obey, amé et tenu le parti de nosdiz feuz ayeul et cousin et que ce qu'il a ainsi recelé, le dit messagier n'a esté que par ignorance et simplesse et en faveur de sondit frère qui n'est pas homme de guerre, et espérant estre paie ou recouvrer son deu, et n'a escript ne envoyé par bouche ne autrement chose quelconques ou préjudice de nous, de nostre dicte ville de Paris ne autres noz subjez et, de ce, se est rapporté au dit messagier, nous lui vueillions nostre dicte grâce impartir. Pour ce est-il que nous ces choses considérées...

Si donnons en mandement par ces mesmes présentes à nostre prevost de Paris

Donné à Paris, le xxv« jour du mois d'octobre, Pan de grâce mil quatre cens et vint six et de nostre règne le quint...

Ainsi signé : Es requestes par vous tenues es quelles les eves-

ques de Beauvais et de Noyon, le premier président de Parlement

et autres estoient,

Calot.

1426. 6 décembre. Paris.

Henri VI confirme Taccord conclu entre Philippe de Morvillier, premier président au Parlement, et Jeanne du Drac, sa femme, d'une part, et les religieux du prieuré de St-Martin-des-Champs, d'autre part, au sujet des fondations faites par Philippe et Jeanne en ladite église.

(JJ. 173, n- 58o.)

Henricus, Dei gratia Francorum et Anglie rex, notum facimus universis presentibus pariter et futuris, quod personaliter comparentibus in curia nostra Parlamenti, die datepresentium, dilectis nostris fratribus Jacobo Seguin, priore, et Johannede Britoneria, suppriore prioratus Sanai Martini de Campis parisiensis, et ma« gistro Johanne Paris, procuratore priorîs et conventus ejusdem prioratus ex parte una, et dilecto et fideli consiliario nostro Philippe de Morvillier, primo presidenti ejusdem Parlamenti % ac Johanna du Drac, ejus uxore, ex altéra, visaque per eamdem curiam nostram quadam cedulrf cum alia simili coram certis no-

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