I. Voyez sur Alexandre le Boursier la note 5 de la page
14^8, juiU.] DOMINATION ▲NGLAISS. 389
1428. 3i juillet. Paris.
Rémission accordée par Henri VI à Pierre le Coq, natif de Paris, qui vivait depuis 1422 dans des pays obéissant au dauphin. Pierre le Coq prétend qu'il a quitté sa ville natale pour échapper aux poursuites de ses créanciers.
(JJ. 174, n» 193.)
Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, savoir faisons à tous presens et advenir, nous avoir receu Tumble supplicacion des parens et amis charnelz de Pierre le Coq, natif de nostre bonne ville de Paris, contenant que six ans a ou environ, ledit Pierre le Coq\ doubtans la poursuite de plusieurs ses créanciers ausquelz il estoit tenu et endebtez en pluseurs grans sommes de deniers, considerans qu^il ne les povoit contenter ne satisfEiire, et que à ceste cause et autrement ses diz parens et amis estoient de lui très mal contens, par Pinduccion et amonestement d^aucuns, se parti de Tobeîssance de feu noz très chiers seigneurs aieul et père les roys de France et d'Angleterre, derrenierement trespassez^ ausquelz Dieu pardoint, en laquele auparavant il avoit tousjours demouré et se y estoit bien et doulcement gouverné, et s^en ala comme mal conseillié demourer es pays tenuz et occupez par noz adversaires, esquelz pays, depuis son depanement, il s^est tenu et y a demouré jusques à présent sans soy mesler ne entre^ mettre de fait de guerre en quelque manière que ce soit. Et lui bien adverti, très desplaisant de la faulte qu^il a foicte, retourneroit voulentiers pour demourer soubz nous et en nostre obéissance avecques sesdiz parens et amis si comme ilz dient, se sur ce lui voulions ottroier nostre grâce et lui pardonner et remettre le delict et offense par lui commis à la cause dessus dicte, requérant humblement noz diz grâce et pardon. Pour ce est il que nous
Si donnons en mandement à nostre prevost de Paris
Donné à Paris le derrenier jour de juillet, Pan de grâce mil quatre cens et vint huit et de nostre règne le sixiesme.
de France, duc de Bedford,
J. MlLET.
X. Nous avons déjà parlé plus haut, p. io2-xo3,de ce personnage à propos des lettres du 26 juin 1423 par lesquelles le roi d'Angleterre attribua à Hugues le Coq, prévôt des marchands, le propre frère de Pierre, les biens de celui-ci et ceux de leur neveu, Jeannin Anchier, considérés tous deux comme rebeUes.
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