Sur Picquet et ses biens, voir p. 178, notes 3 et
8. Ezanville (Seine-et-Oise), arr. de Pontoise, canton d'Ecouen.
9. Sarcelles (Seine-et-Oise), arr. de Pontoise, canton d'Ecouen.
10. Florent Brunel, c jadis général conseiller sur le fait des aides ordonnez pour la guerre >, n'était pas encore en état de rébellion au mois d'avril 1426, date à laquelle il obtenait des lettres de rémission pour une de ses jeunes parentes, Perrette ou Pernelle Brunel (voy. plus haut, p. 206-208).
11. Méry-sur-Oise (Seine-et-Oise, arrond, de Pontoise, canton de l'Isle- Adam).
12. Philippe d'Orgemont, seigneur de Méry,Faillouel,Ferrières et Condren, était fils de Guillaume d'Orgemont et de Catherine de Sainte-Maure. Il continua la branche des seigneurs de Méry de la famille d'Orgemont (Blanchard, Éloges des présidents au Parlement de Paris, p. 1 5).
i3. Cest le même que ce personnage poursuivi par les Armagnacs en 14 16 et dont il a été question plus haut, p. 8.
14. Raymond Raguier, déjà nommé plus haut (p. 252), était conseiller du roi et maître de sa chambre des comptes. Il rebâtit le château d'Orsay (Seise-et-Oise), mourut à Bourges le 12 août 142 1 et fut inhumé dans l'église des Célestins de Marcoussis dont il avait dirigé la construction (Lebsuf, Histoire de la pille et du diocèse de Paris, p. i22«i23).
3l6 PARIS PRMBAMT LA [l43o, Oa.
de la Bretonnerie, et aussi de Channevieres* que souloit tenir Robinet Cordelier, et sur les héritages assis audit (sié\ Villiers le Bel', qui furent à Jehan le Begant et ses enfitns; réservé à nous en ce que dit est tout ce qui nous appartient à cause de nostredemaine, et dont icelui nostre demaine est ou puet estre redevable ou chargié envers qui que ce soit, réservé aussi ce qui est du conté de Beaumont sur Oise et seigneurie d'Asnieres' par nous donnée au seigneur de Whilleby. Toutes lesqueles choses et héritages devant declairez, assis es prevosté et vicomte de Paris et es bailliages d^ Amiens et Senliz et en la seneschaucie de Pontieu et environ, nous appartiennent et nous sont advenuz et escheuz par la forfaicture, rébellion ou désobéissance commise envers nous par les dessusnommez ou les aucuns d'eulx, pour desdictes quatre mil livres tournois de rente joîr et user perpetuelment, hereditablement et à tousjours par icelui seigneur de Flsle- Adam et sesdiz hoirs masles descendans et procréez de lui en loyal mariage. Pourveu que
Si donnons en mandement par ces mesmes présentes à noz amez et feaulx les genz de nos comptes et trésorier à Paris, au prevost de Paris, aux bailliz d^ Amiens et Senlis et seneschal de Pontieu
Donné à Rouen le ini« jour d^octobre, l'an de grace-mil cccc trente et de nostre règne le vin*.
Ainsi signé : Par le roy, à la relacion du grant Q>nseil estant par devers lui, ouquel monseigneur le cardinal d^Angleterre, vous les evesques d^Ely et de Noyon, le conte de Warrewik, les abbez de Fescamp et du Mont-Saint-Michiel, le seigneur de Saint-Pierre et autres estoient,
J. DE LUNAIN.
1430. 25 octobre. Paris.
Rémission accordée par Henri VI à Jeannette Thévenin, dont le mari^ un pauvre boulanger, était disparu depuis peu en 8*occupant du transport des vivres pour les troupes que le comte de Stafibrd commandait en Brie. Le 18 octobre 1430, Jeannette, restée seule avec ses enfants, s*était présentée, en qualité de laveuse, à Thôtel des Tournelles, où était logé le
1. Chennevières (Seine-et-Oise), arr. de Pontoise, canton de Luzarches,
2. Villiers-le-Bel (Seine-et-Oise), arr. de Pontoise, canton d*Ecouen.
3. Asnières-sur-Oise (Seine-et«-0i8e}, arr. de Pontoise, cant. de Luzarches.
I43O9 0Ct.] DOUNATION ANGLABB. 3l7
comte de Stiff^rd ; les portes de lliAtel lui aymnt été ouvertes, elle en avait profité pour dérober, quatre jours après, un plat d'argent.
(JJ. 175, n- 7.)
Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, savoir faisons à tous presens et avenir nous avoir receu Pumble supplicacion des père et mère de Jehannette, femme de Jehan Thevenin, boulengier, demourant à Paris, en la rue du Temple, chargée de trois petiz enfens dont le plus petit qu^elle norrist de sa mamelle n'est aagié que de vm mois ou environ, contenant comme, dès environ trois sepmaines a, ledit Jehan Thevenin, veant qu'il ne gangnoit riens oudit mestier de boulengier parce qu^il n'avoit de quoy le soustenir, sachant que on avoit crié que tous marchans alassent porter vivres en Post de nostre amé et féal cousin le conte de Stafford^ se feust transporté oudit ost et porté des vivres, ouquel ost lui estant, près de la Queue en Brie ^ ledit Jehan Thevenin fu pris par noz ennemis et adversaires, et ne scet sadicte femme en quel lieu ilz Pont mené ne se il est mort ou vif. Et soit ainsi que icele femme désirant aucune chose gangnier pour avoir la vie d^elle et de ses enfans en l'absence de sondit mary se feust transportée le mercredy xvni* jour de ce présent mois d'octobre en Tostel des Tournelles', oti nostredit cousin de Stafford estoit et est à présent logié, et demanda icele femme à aucuns des serviteurs d'icelui seigneur se ilz avoient aucuns draps, linges à buer, lesquelz lui repondirent que oïl, et lui en avoient baillé ledit jour. Et depuis à ceste cause est alée et venue oudit hostel des Toumelles par pluseurs foiz depuis ledit jour de mercredi, et mesmement dimenche derrenier passé après disner avoit porté en la cuisine dudit hostel certains torchons qu'elle avoit buez et, elle estant audit lieu, le queux de nostredit cousin lui fist escurer certains vaisseaulx de cuisine, et en ce faisant trouva en une paielle oCi il avoit de Peaue ung plat d'argent
1. Humphrey, comte de Stafford, connétable de France pour le roi d'Angleterre, quitta Paris le i** septembre 1480 à la tête d'un corps d*armée pour guerroyer en Brie, s'avança jusqu'aux environs de Sens et rentra dans la capitale le 9 octobre, après s'être emparé de Brie-Comte-Robert, de la Queue-en • Brie, de Grands- Puits et de Rampillon (Longnon, Les limites de la France à l'époque de la mission de Jeanne d^Arc, page 40).
2. La Queue-en-Brie (Seine-et-Oise, arrond. de Corbeil, canton de Boissy- Saint-Léger).