SEPTEMBRE
'. fixée sur les opérations d lements du' jour. Le publi< ir le nombre des morts et l dangereux d'exagérer la v< cas, elle doit être mise au gi nécessairement doit être e , Od a recueilli sur l'événen
implaire du Joamal de Paris, à 1 eu de spectacle ce jour-là au lin rerie de Grenelle.
[le' SEPTEMBRE 1794] REACTION THERMIDORIENNE 74
de Grenelle divers propos, sur lesquels on établit des conjectures. Berthout, officier de paix, rapporte qu'un ouvrier lui avait dit que, depuis quelques jours, on craignait dans Fatelier de Grenelle pour quelque événement, qu'on voyait les chefs se rassembler et se parler bas, que le jour de l'événement les chefs ne s'y sont pas trouvés, que l'appel a été fait plus tard qu'à l'ordinaire par un ancien, que des ouvriers avaient fait passer leur carte à d'autres qui n'étaient point inscrits, que les cabarets du Gros-Caillou étaient pleins, que les canonniers de garde avaient reçu depuis quelque temps Tordre de laisser entrer les étrangers qui ne paraissaient pas évidemment suspects.
Grand-Villeneuve et Renard, officiers de paix, rapportent que le mécontentement est général dans tous les groupes. L'on dit que l'on a fait sortir tous les aristocrates et que, si Brunswick et Gobourg étaient détenus, on les aurait mis en liberté ; que cette phrase s'est même dite à la tribune des Jacobins.
Les garçons boulangers s'obstinent toujours à ne vouloir pas travailler, à moins qu'ils ne soient payés à raison de dix écus par décadC; bien nourris et couchés. Une grande partie avait quitté l'ouvrage ; mais les administrateurs de police ont été eux-mêmes à leur poursuite et les ont renvoyés au travail, après les avoir conciliés avec les boulangers.
Au port de la Tournelle, à la livraison du charbon, il y a eu beaucoup de trouble : la force armée a été requise et a rétabli le calme
A. Martineau, Le Camus.
(Arch. nat., F * « III, Seine, 13.)
Journaux.
Nouvelles politiques nationales et étrangères du 16 fructidor :
Parisy 16 fructidor. — L'accident de l'explosion qui a alarmé cette capitale avant-hier a eu des suites moins terribles que celles qu'on craignait d'abord au premier moment. Des citoyens ont cru exhaler un vrai patriotisme en se permettant les conjectures les plus cruelles sur cet événement; ils se sont heureusement trompés, et tous les rapports faits à la Convention par les députés qu'elle a envoyés dans les sections s'accordent pour confirmer que le peuple parisien, toujours fidèle aux principes qui l'attachent à la Convention, n'a rien perdu de sa confiance et de son amour pour ses représentants. Le zèle des
rHEHMIDORIENHE [i« septembre 1704] ^
ont souffert de l'accident s'est signalé ^^
:e, qui ont été prodigués à ces infor-
stocratie se permet peut-être d'espérer i
uvent altérer la tranquillité publique :
et c'est aux vrais républicains, à ceux :, à éviter de donner aux malveillants
de calomnie contre la cbose publique, ncore bon à redire, que le patriotisme .|
iir de la Convention, lui formera un lequel viendront échouer tous les pro- <
s pervers qui frémissent à la vue de la .]
sa force.
e la mère de Dieu, est morte
î DU 15 PRUCTIDOR.
ginie ou le Naufrage, com. en trois acles lisir et la Gloire, fôlti patriotique ; ta Fête Le profil de la représentation sera destiné nfortuni'a compris dans le désastre d'hier. , op. en [rois actes ; la Famille indi^enle,
Épickaris et Xéron ou Conspiration pour u le Mort supposa, eom. en trois acles. — •s et des veuves et orplielins des citoyens
spectacle que la veille.
: la veille.
Noce interrompue ; A lain et Sun'Ate ou le
de Rambour ; Au retour ; les Prisonniers
i-Jeaii; le Naufrage au Port ; les Cfiouans
icle que la veille. — Au profit des veuves et I plaine de Grenelle,
PTEMBBE 1794] REACTION THERMIDORIENNE 76
Rapport du 17 fructidob.
isprit public [est] toujours bon. Tout annonce qu'on veut forcé- , la République une et indivisible. Lee groupes diminuent beau- ; les conversations n'offrent rien d'inquiétant. Le public parait >alisfail des jugements rendus par le Tribunal révolutionnaire, lalveillance cependant s'agite sans ce^se; un colporteur disait à qui voulait l'entendre que nous venions d'avoir un grand , mais que nous allions en avoir un autre plus grand, qu'il y avait de quarante barils de poudre au Palais Md (?) pour faire sauter .. L'<in est à la recherche de cet individu ; il ne peut échappefà rveiltancej
plus grande tranquillité, le plus grand ordre régnent dans s les sections. Point de faits particuliers.
puis quelques jours, on ne cesse de faire des saisies de mauvais 1 sans avoir pu découvrir d'où il venait; mais un des inspec- , chargé de mettre & exécution un mandat d'amener & La Cha- . par ordre de l'accusateur public du Tribunal criminel, a vu que, le maire de cette commune, on faisait de très fortes pesées de ce I, qu'on encaissait.
la livraison du charbon, ancienne place aux Veaux, le tumulte accru hier vers les cinq heures de relevée à cause de différentes rences et de ce qu'une même personne avait plusieurs bons sur La force armée, qui n'est venue qu'après plusieurs invitations, a aucoup de peine à calmer les mécontents, o se plaint des marchands de bois, qui le cassent de manière 'acheteur n'y peut trouver son compte. De fréquentes visites t faites à ce sujet dans les différents chantiers. Il est descendu lil six bateaux de fruits. Les marchés sont faiblement approviés ; la tranquillité y règne.
pain noir et de mauvaise qualité que les boulangers débitent lurmurer tous les citoyens, notamment ceux de la classe indï- , qui, étant obligés de le manger sec, se trouvent incommodés, ■servent, avec raison, que les citoyens des campagnes le manblanc et bon.
GiLLET, Le Camus.
(Arch, nat., F "III, Seine, 13.)
THEBHIDORiENNE [2 sanuBas 179i]
iOUHNAOX.
ior:
profond régne dane cette ville. Les i la terrible explosion de la poudrière )euple sage et juste, et confiant dans la de prononcer sur les causes de ce mal- Lux Comilës chargés de ce Roin à râpes, à peser tous les témoignages, pour ique, et nous Faire savoir si c'es^t là un nent trop ordinaires dans les établisseavons un nouveau crime à ajouter à la lemis.
X habitants des environs du Véf^uve de t (tans Paris, vers sept heures trentepouvantable explosion.7 maisons furent ébranlées, des cloisons
toutes brisées, surtout dans les envilans le faubourg Germain. La plaine
circonvoisins sont couverts de débris tacle le plus lugubre '.
a Fêle de la Verlu, opéra en un acte, nier, sous le titre de la Fêle de la Raihéâtre des Arts à. Paris', efst un des njolivé de poésie, de musique et de ginales des citoyens Sylvain Maréchal,
un village et de la maison du curé sont filles parmi lesquelles doit être choisie ertu à la fête que le civisme philosoiennes fêtes religieuses. Les ofliciers n d'élever leur petite commune à la s de morale. Arrive un vieillard à la
le tCKtuGllemeDt par les Souuelles poliligaet jn IS fructidor.
cet opéra eut lie» le 11! fructidor an II. Elle il y eut relùclie ce jour-là, il cause de l'cx-
tête des jeunes filles, qui nomme Alison, la tendre bergère da fils du maire, rosière républicaine. Les mères de famille viennent pour entendre une grand'messe, ce qui donne lieu à beaucoup de plaisanteries d'un genre dont le public et TOpéra ne se doutaient pas sous l'ancien régime.
Ces femmes, étonnées de trouver l'église fermée un jour qu'elles appellent encore dimanche, frappent à la porte du curé qui, disentelles, aurait bien dû remettre la clef de l'église au sacristain. Elles s'agenouillent, font leurs prières, disent le Pater^ invoquent Saint- Crépin, Saint-Denis, Saint-Martin ; mais la surprise est au comble, lorsque l'église, en s'ouvrant tout à coup, leur présente les apprêts d'une fête où les images des saints, leurs reliques, les crucifix, l'autel, ont cédé la place aux attributs de la Vertu et de la Raison, telles qu'Alison les figurera, telles que plus de cent mille fêtes pareilles les ont offertes aux nombreuses communes de la France révolutionnée. Une des femmes observe qu'elle n*a jamais connu de patronne de ce nom. Des murmures s'élèvent, mais le curé et le vicaire prêchent d'exemple ; ils déchirent leur lémte immonde^ se font sans-culottes^ et quittent la calotte pour prendre le bonnet de la liberté ; la joie de la majorité triomphe des petites répugnances d'une minorité qui l'égaie encore davantage. On danse ; le vicaire danse, et un zélé citoyen convertit, au moyen d'un pas de trois, deux religieuses au point de leur faire danser la carmagnole, scène très vivement applaudie *.
Spectacles du 16 fructidor.
Théâtre des Arts. — Môme spectacle que sur l'affiche du 14.
Opéra-Comique. — Philippe et Georgede, corn, en un acte en prose, mêlée d'arieUes ; Les Épreuves du républicain, com. en trois actes en prose, môlce d'ariettes.
Fkydeaiî. — La Papesse Jeanne ; les Montagnards ou l'École de la bienfaisance, coin, en un acte, mêlée de vaud., première représentation ; les Vrais Sans-Culottes. — Au bénéfice de nos frères blesses, et des veuves et orphelins de ceux qui sont morts dans l'explosion du 14 fructidor.
Théâtre de la République. — Tartufe; la Vraie bravoure.
Théâtre dk l'Égalité. — Guillaume Tell; les Chœurs de Marathon; la Gageure, — Au bénéfice des familles infortunées par le funeste événement de la plaine de Grenelle.
Lyrique. — Michel Cervantes, op. en trois actes ; le Bon père, op. en un acte.
(Iaité. — Arlequin nécromancien ; Contentement passe richesse ; le Vé-
1. On trouvera un autre compte rendu de cet opéra dans les Petites Affiches du 19 fructidor, p. 9i46.
:TI0N TUEEIMIDORIENNE [3 septbmbrk 1794]
Ut Viclime du fûdêralkme, drame. Dans les entre-
'eureusc décade; les Déffuisemetitii villageois ; la
ne Mannequin; le Naufra-je au Port j le Noble veuves et orjiliclins de nos frères victimes do l'exre de la plaine de Crrenelle. .
ihelia, corn. ; le Danger des liaisons, coin. ; le
.PPORT &U 18 FBVCTIDOR.
ses progrès, suit les discussions de la Con- L beaucoup du renouvellement des Comités organisation de la police générale de Paris. : de l'afFaire de Le Cointre, et d'autres de . mais de manière cependant à ne pas faire jn que ces jours passés. Bétremieux rapporte Boimet-Rougc, les sans-culottes el les femmes nanufacture d'armes et de canons de Meuit que celte fabrique est gouvernée par des , le peuple annonce dans son énergie la plus 3s grandes mesures de la Convention, et c'est pour laquelle il est jaloux que, sous aucun as cette même confiance. Du reste, la situade Paris n'olTre rien d'inquiétant.
y, directeur de l'atelier de salpêtre aux ciue, le 14 fructidor, neuf heures du soir, deux ne être Anglais, se sont présentés chez, lui ir le refus que le citoyen Barthélémy leur fit, était point l'heure de se présenter dans ces mt retirés très mécontents, sont disparus et is.
ier de salpêtre de Magloire est construit de iquiétude, en ce que des futailles sont placées IX dans une espèce de soupente; il existe lusieurs grands tableaux de l'ancien régime.
Le peuple se plaint de ce que toutes les denrées sont poussées à un prix exorbitant. « Nous ne pouvons, dit le sans-culotte, acheter du pain ; encore est-il noir et malfaisant ; ce n'est pas là le fruit d'une abondante récolte, des prises faites sur nier par nos braves frères, en blés et farines de la meilleure qualité, tel qu'il a été annoncé par la Convention. » — «c En outre, dit toujours le sans-culotte, nos armées victorieuses sont dans la Belgique et dans le Palatinat, les vrais greniers à blé où nos ennemis ne manquaient de rien. »
Les halles sont toujours bien fournies en légumes et fruits; peu de beurre et d'œufs. Il est arrivé au port aux Tuiles beaucoup de fruits. Les revendeuses se plaignent de ce que les marchandes de la Halle achètent jusqu*à quarante et cinquante paniers de fruits sans les marchander. Ces revendeuses ne peuvent alors se procurer qu'avec beaucoup de peine et comme par hasard. Il y a aussi des factrices à qui le paysan donne quarante sols par jour pour vendre sa marchandise. Ces factrices gagnent en sus de leur journée 15 à 20 sols sur un panier. La surveillance va être exercée sur ce nouveau genre d'abus.
GiLLET, Ballay.
Journal des hommes libres de tous les pays du 18 fructidor :
Paris. — Entendez chaque jour les plaintes des patriotes opprimés maintenant par Faristocratie qu'on lâche si indiscrètement. Ecoutez le récit des efforts tentés partout pour faire rentrer tous les impatriotes dans les Sociétés populaires, sous prétexte de les réépurer. Voyez enfin ce qui se passe autour de vous ; voyez ici ce qu'il y a d'intrigants et de fripons se réunir et faire bande ; voyez là tout ce qu'il y a d'hommes suspects, d'aristocrates connus, et même d'aristocrates déguisés, former une autre bande, pour ne composer qu'un tout et crier tous ensemble contre les institutions révolutionnaires, qu'ils appellent tyrannie, contre l'énergie des patriotes, qu'ils appellent barbarie, afin d'en venir plus sûrement à crier contre la représentation nationale, et contre le gouvernement républicain; dont leur but, en dernière analyse, est la destruction et même d'empêcher l'établissement (sic).
Tel est le plan de ce système contre-révolutionnaire, déjà presque anéanti à Paris par l'attitude ferme de la Convention nationale, des
THERMIDOniENNE [3 septembre 179*1
>tes qui veulent l'tîgalité et la liberté, ntir et se feront sentir peut-être eneore ils de la République.
qui inventèrent ce Byslème, ceux qtii si que ceux qui y donnent les mains ! ril et lâche, qui se cache derrière l'imiu. L'instant viendra où la garde mon- .'ec exactitude, des secours dangereux, m, ne seront plus les seuls litres nécesicals de civisme. Ce civisme est pure* liommes d'argent. Les sans-culoltes ont oduire i mais ils ont pour eux unecontoiites les actions de leur vie, ils ont e se borne pas b. monter la garde, mais
l'inlérieur, partout où il y a danger i de loii(«6 leurs Torce», de tous leurs 1 courage, une magnanimilé qui n'apir eux la modestie dans tout ce qu'ils pour etix, mais pour la patrie qu'ils •s alTections, leurs plaisirs, leurs iiaiïs, et non de grands dîners, des par-
des aristocrates ou des hommes susrvalion rigoureuse de leur foi, de leurs esquels il n'existe point de société, et i le libertinage qui perd lant d'hommes ont pour eux un cœur pur qui repousse
la ligne du devoir, seul moyen de n'y :œur corrompu par l'ambition, par la rahison, & la dépravation et û tous les
répète, tous les corrompus par l'app&t r ou de la débauche! Le terme de leur raltront avec l'aristocratie devant le Lii tout ce qui est impur.
Cii. D. '
s nu IT FRiicnDOR.
lui, par exiraordinaire, au bûnùlicc de nos [ihelins de cous qui soni morts dans l'explo-
sion du 14 fructidor, la Rosière républicaine, op. en un acte; Milliade à Marathon, en deux actes; l'Offrande à la Liberté, scène religieuse, du citovcn Gossec.
OpÉRA-ComorE. — Stratonice, com. héroïque en un acte en vers, mêh'o d*ariettes ; FéUa: ou l'Enfant trouvé, en trois actes, mc^lée d'ariettes.
Feydeal*. — Les Montagnards ou l'École de la bienfaisance, com. en un acte, mi^lée de vaud. ; la Colonie, op. en deux actes.
TiiéATRE DE LA Rkpibliql'e. — Lc Dissipoteur, com. en cinq actes ; Rose et Picard, com. en un acte.
TnéATRE DE l'Égalité. — Le Conciliateur, com. en cinq actes en vers ; le Feinnier républicain, com. en doux actes, môlée de vaud.
Lyhioi'e. — Les Pelits commissionnaires, op. en deux actes ; Laure et Zulmé, op. en trois actes. — Au bénéfice des blessés de la plaine de Grenelle.
Gaitk. — Brulus, trag. ; le PaClriotisme au village, pan t. en deux actes, avec ses agréments. Dans les enlr'actes différents intermèdes.
Ambigc-Comique. — Le Gâteau des tyrans ; le Sorcier ; les Prisonniers patriotes.
Vaudeville. — Le Dédit mal gardé; Gilles Georges et Arlequin PUt ; le Canonnier convalescent.
Citk-Variétks. — Les Deux fermiers, com. ; liicco, com. ; Arlequin imprimeur, op.
18 FRUCTIDOR AN II (i SEPTEMBRE 1794).
Journaux.
Abréviateur universel du 24 fructidor :
Spectacles. — Lettre à V Abréviateur universel. — Ne cesseronsnous donc jamais, concitoyens, de tourner bien vite tout en opéra, en vaudeville, en drame, en jeux scéniques? Personne n'aura-t-il le bon sens de se convaincre et la bonne foi de nous prouver que Tabus de Tort du poète tient beaucoup de celui du cuisinier, et que l'intérêt théâtral et les ragoûts recherchés sont quelquefois Fartificielle et ruineuse ressource des âmes apathiques et des palais blasés?
On a joué, le 18 fructidor, sur le théâtre si bizarrement nommé de la Ctté- Variétés ^ à Paris, un drame en deux actes, en vers, intitulé : la Chute du dernier tyran ou la Journée du 9 thermidor.
Dans le premier acte, Maximilien Robespierre confie de ténébreux, projets et des terreurs à son frère. Le Bas, Saînt-Just, Couthon, porté dans un fauteuil, se concertent avec eux ; Robespierre donne des listes de mort à Dumas; tous comptent sur la Commune et sur Han«
SPECTAaES DU 18 FRUCTIDOR.
TaéATBE DES Arts. — La Réunion du 40 août ou V Inauguration de la République française, sans-culottide en cinq actes.
Opéra-Comique. — V Intérieur d'un ménage républicain, com. en un acte, mêlée de vaud. ; la Mélomanie, com. en un acte, mêlée d'ariettes ; SlratonicBy conv. héroïque en un acte en vers, mêlée d'ariettes.
Feydeau. — Le Club des Sans-Soucis, pièce en un acte, mêlée de vaud.; la Cateme, op. en trois actes.
Théâtre de h\ République. — Épicharis et Néron; le Cocher supposé.
Théâtre de l'Égalité. — Crispin médecin, com. en trois actes; Alisbelle m les Crimes de la Féodalité, op. en trois actes.
Lyrique. — Le jeune héros de la Durance ou Agricole Viala, tableau patriotique ; les Petits commissionnaires, op. ; le Mariage civique, vaud. en on acte.
Gaité. — Le Patriotisme au village, pant. en deux actes avec ses agréments ; la Mort du jeune Bava, pièce patriotique ; le Médecin malgré lui, différents intermèdes.
AxBiGu-GoMiQUE. — Lcs Oics de Philippe; le \id d'oiseau; C Héroïne oméricaine.
Vaudeville. — Le Pot-pourri ; V Héroïne de Mithier ; Piron avec ses amis.
Cité- Variétés. — La Journée du 9 thermidor, 1" représ.; le Revenant j fom. ; le Mariage patriotique, op.
83 RÉACTION THERMIDORIENNE [4 septembre 1794]
riot. Des citoyennes de la Halle se plaignent de la cherté des denrées et demandent à Robespierre s'il est temps d'éclater ; il les engage à travailler pour lui Fopinion de Paris, et va prendre avec Hanriot des i|
mesures qu'il croit décisives. 1
Le tocsin et la générale ouvrent le second acte, qui se passe à la J
Commane. Les tribunes sont pleines ; l'agent national se charge de §
manier les esprits. Arrivent Robespierre, Saint- Just, Couthon, etc., -^
qu'on couvre d'applaudissements sur la scène. Un citoyen les inculpe : i^
il est arrêté; mais un gendarme leur signifie le décret qui les met h
hors la loi. La consternation succède à de violents discours contre la i^
Convention. Tout y vole; les municipaux fuient; Le Bas se tire un ■>
coup de pistolet. Un représentant du peuple parait, suivi d'une foule J
de citoyens; un gendarme tire sur Robespierre, l'étend à ses pieds, et i la toile, en tombant, termine ce drame qui, pour des spectateurs imbus de faits si récents, est absolument dénué de toute espèce de péripétie, et dont on a dit au parterre que le premier acte était du citoyen Pigaul-Lebrun et le second du citoyen Dumaniant. Cette pièce oflFre
d'ailleurs assez de talent pour qu'on regrette de les voir concourir /^
à la décadence sensible d'un art qui ne laissait pas d'être Tune des -; pins brillantes propriétés nationales. — Votre concitoyen, Alceste.
[5 SEPTEMBRE 17î»4; RÉACTION THERMIDORIENNE 84
i9 FRUCTIDOR AN II (5 SEPTEMBRE 1794).
Rapport du 20 fructidor.
L'esprit public se soutient et acquiert même de nouvelles forces.
En général on se plaint de Tinexécution de la loi du maximum^ de la pénurie des subsistances et des mauvaises dispositions des boulangers, qui sont toujours en querelle avec leurs garçons, sur lesquels ils rejettent les fautes qui leur sont souvent personnelles. Ces entretiens, sur lesquels le public pèse^ ne sont point dangereux pour la situation de Paris, qui n'offre rien d'inquiétant. Les groupes deviennent moins nombreux ; il ne s'y agite rien de contraire au bon ordre. Au surplus, on y veille.
On se plaint des abus qui régnent dans les maisons d'encan et ventes publiques, surtout à la maison Egalité. On demande une loi rK»ur les réprimer....
On a trouvé des échelles faites avec les draps de lit des femnies prisonnières à la Salpétrière ; elles ont pris les tringles des croisées pour faire des bâtons, des manches à balai pour montants, avaient ôlé des pierres de latrines pour faire des trous; tout était [prêt] pour l'évasion, dont la surveillance s'est aperçue à temps
Les citoyens sont invités à faire faire des recherches sur leurs maisons; la presque totalité des couvertures, surtout dans le faubourg Germain, ont été ébranlées par l'explosion de Grenelle, et les tuiles se détachent.
La nouvelle explosion de la plaine de Grenelle, qui n'est qu'une suite de la première, a été causée par un amas de poudre qui s'est trouvé enfoui dans les décombres ; la pioche, ayant rencontré du caillou, l'a fait partir ; deux ouvriers ont été légèrement blessés et un dangereusement.
Huit femmes ont été trouvées près le mur Lazare, s'entrelenant par signaux avec les détenus. On veille pour interrompre cette conversation muette.
Gerome, Albert.
(Arch. nat., F » • IIl, Seine, 13.)
é. Cl
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idai ime
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iEPTEXBHK IT<J4| HEACTTON THERMIDORIENNE 86
is éclaire sur la mer ora(;euse qui nous reste à parcourir. Profitons nos fautes; ne nous attachons jamais qu'aux principes, qu'à la ivention nationale, seul centre d'unité, et bannissons pour toujours sol français l'idoldtrie individuelle. »
Spectacles du 20 fructidor.
"hkvtbe des Arts. — Toute la Griice ou Ce que peut la Liberté, tableau r. en un acte ; l'Offrande' à la Liberté, sctne religieusi; ; Télémaque datu e de Calypso, ballcl-panlomime en trois actes.
)pÉi>A-CoMioiE. — ies Deux petits Savoyards, com. en un acte, en prose; ùle et Julien ou le Siège de Lille, eom. en (rois actes, en prose, milée de
■■kvde.m'. — Les Vrais saiis-culoltes, lablcaii palriolique en un acte; méo et Juliette, op. en un acte.
Théâtre de ja Rki'ublioie. — La Femme jalouse, eom. en cinq actes ; se et Picard, com. en un acte,
fiiÉATHE DE L'EiiALiTÉ. — Le CoticilitUeur, com, en cinq actes ; Tu et toi la parfaite Egalité, com. en trois actes, en prose, I.TRiQrE. — M<^me spectacle.
ÎAiTÈ. — L'Arlequin au tombeau; l'Aristocrate démasqué par la Corne ta Vérité; Biaise le hargneux, avec diverl.; l'Enrôlement du bâckeron, un ballet; dans les entractes, ditTcrenls inicrmâdcs.
liinioi'-CosiiouE. — Les lieux chasteurs et la Laitière ; La Gamelle; les ■isonniers patriotes.
Vaudeville. — Arlequin tailleur; le Naufrage au Port; l'Héroïne de 'Jhier.
Gité-Variktés. — Im Journée du 9 thermidor o<i laChute du tyran; les ■ayons et les Bénédictines, com. ; lei Dragons en cantonnement, com.