‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire. Recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 2)Chapitre 19 sur 138 · PREMIÈRE SANS-GULOTTIDE AN II (17 SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SANS-GULOTTIDE AN II (17 SEPTEMBRE

Rapport de la 2® sans-culottide.

Malgré les malveillants, malgré les alarmistes, l'esprit publie consenre toujours son énergie et se soutient à la hauteur des principes révolutionnaires. Le peuple est ferme dans sa résolution ; il ne connaît que la Convention et ne veut se rallier qu avec elle Dans les groupes, les discussions particulières s'échaufTent et deviennent plus Tives relativement à la situation politique de la Convention et de la Société des Jacobins. Toujours les mêmes inquiétudes sur toutes espèces de subsistances.

A huit heures du soir, dans un groupe de la Maison de justice, des femmes sont venues annoncer la prétendue mise en liberté de Fouqaier-Tinville ; mais les citoyens, loin de les écouter, les ont couvertes de mépris. Cette motion a été faite au Jardin Egalité.

Deux placards, écrits à la main, ont été trouvés affichés ce matin dans la rue Jean-Jacques Rousseau. Le premier portait : « Je suis tyrannicide ; vous êtes dans la Convention trente qui passerez par nos mains ou à la guillotine ; plus de discorde ni de tyrans. » Sur le second était écrit : « Rallions-nous dans nos sections, et non pas à la Convention, car nous sanctionnerions la contre-révolution ; c'est le moyen de sauver la chose. »

[17 SEÏTEMBRK 1794] RÉACTION THERMIDORIENNE 104

L*on assure qu'un troisième placard existait dans cette même rue ; l'on en a fait la recherche, mais inutilement.

Dans les chantiers les queues sont toujours considérables. Le public se plaint continuellement des vexations des charretiers, qui demandent des prix exorbitants.

On a arrêté deux citoyens portant 146 livres de viande. Ils ont été conduits chez le commissaire de police de la section de la Réunion.

Les halles et marchés ont été peu approvisionnés ; Tordre et la tranquillité y ont régné.

Ollivier, TniBOUST.

(Arch. nat., F » « lïl, Seine, 17.)

Journaux.

Messagpr du soir de la 2^ sans-culottide :

Paris, l«f sanS'Cuiottide. — Les continuateurs de Robespierre, les chevaliers de Tordre de la guillotine, les amateurs de noyades, les foudroyeurs à la lyonnaise s'agitent singulièrement dans les sections. L'affaire des Nantais leur a porté un coup terrible dans Topinion ; cependant ils veulent se récréditer, se donner le mot d'ordre, s'entendre à Tamiable sur des mesures secrètes et essayer en dernière analyse de nous rendre le tout doux régime des charretées à la Fouquier. On parle déjà d'organiser des escadrons épars dans les Sociétés sectiunnaires qu'on veut ressusciter, et de faire des collectes pour continuer les quarante sous aux machines dévouées ^ Tout cela est encore fort embrouillé ; mais la queue de Robespierre est terriblement longue.

Courrier républicain de la 2« sans-culoltide :

Bu â sans-culottide, — Il existe, dans quelques groupes et autres lieux où le peuple s'assemble le plus ordinairement, un commencement d'agitation dont les subsistances sont le prétexte. On attaque les lois et les opérations du gouvernement relatives à cet objet. On demande pourquoi les queues à la porte de tous les marchands, après une récolte aussi abondante. Ceux qui parlent ainsi écoutent peu les réponses raisonnables qu'on peut leur donner. C'est toujours par un nuage léger que commencent les plus terribles orages.

1. C'est-à-dire rindemnité de 40 sous aux citoyens qui assistaient aux assemblées de section*

lÉACTlON THERHlDORIEiNSE [17 s libres de tous Us pays de la 2? sans-r.uloUide :

min que l'on veut tirailler, tourmenter, égarer ions insidieuses, par des discours mensongers s les plus perfides. L'opinion se prononce d'un e & l'autre, et les réclanialions sont générales t ses insolentes persécutions envers les patriotes, )S8ible pour empêcher les diverses parties de la ce qu'elles pensent réciproquement à cet égard, 'uire les Sociétés populaires, et surtout leur core un si grand jour sur toutes les manœuvres de

'est le fédéralisme, c'est le modérantisme, c'est

encore peut-être, qui veulent faire le procès & ques de la Révolution, et principalement au vigoureuses et salutaires que les suites ont némes énergiques qui les ont fait exécuter. Mais sont pas encore au pouvoir de l'aristocratie ; ils it sous ses astucieuses combinaisons, et l'on ne uire les Sociétés populaires, ni à étouffer leurs

se font entendre dans des adresses pleines de xquelles enfin il faudra bien faire attention. ; est de les faire connaître autant qu'il est en

que nous avons insérée» dans cette feuille nous eux même où les Sociétés exislent, et, si quel-

il peut aller le vérifitir & notre bureau, où on ibre des bureaux de poste, et les lettres d'envoi frange un peu le système qui tend h faire croire is ne sont que mensonges, et point du tout l'oui lus font passer à la Convention nationale et &

t-étre reviendrons-nous sur ce système, lout à tant pour le peuple réuni dans les Sociétés po-

ACLES ne LA 1'" SAKS-CULOTTIDE.

Rcliche.

hnia, en trois acies el ariettes ; BlaUe et Babel, com.

ri elles.

Virginie, op. en irois actes; la Partie carrée, opéra-

uÉATHB DE LA R^uBLiQUE. — Ld BizaTrerie de la fortune, en «Dq actes;

Etourdis ou le Mort supposé, com. en irais actes.

HKATRB DE l'Egalité, — Xartine, com, en Irois acles; le Bourra bienfai-

i, com. en Irois acles.

YRryuE. — Flora, op. en Irais acles; la Ruse villageoise, vand. en un

AiTÉ. — Le Triomphe de l'amour conjugal ; le Prétendu; le Départ

patriotes, avec son ballel; le Cocker supposé.

HBiGU-CoHivi'E. — Les Deux chasseurs et la laitière; la Gameilr; les

sonniers patriote».

AL'DEviLLE. — L'Heureuse décade; Colombine Mannequin; la Matront;

phêie.

ité-Vabjètés. — Georges ou le Bon fils, «iin. ; l'Enrùtemenl supposé,

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