‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire. Recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 2)Chapitre 20 sur 138 · I.; les Charlatans, op · texte numérisé non relu

I.; les Charlatans, op

2* SANS-CULOTTIDE AN II (18 SEPTEMBRE 4794) Rapport de la 3» saks-culottidb.

irand trouble dans le Jardin Egaillé, occasionné par la diversité

opinions sur la liberté de ta presse et la manière alTectée avec uelle les colporteurs distribuent leurs écrits. Des coups ont été ■nés. Il s'est manifesté un parti des Jacobine et un autre contraire. a fin de vives discussions un cri de ralliement de : Vive la Conven~ i / s'est fait entendre, et un citoyen, qui s'est dit le ramoneur de la

Froidmanteau, a parlé cmi rageusement en faveur des principes, manière qu'il a apaisé la fermentation. Quelques particuliers ont

arrêtés; deux conduits au Comité de silrelé générale, et un autre Comité révolutionnaire de la section. La garde du poste de l'Ega-

a ramené le calme et dissipé les groupes avec beaucoup de ne.

lu milieu de tous ces débats, le peuple conserve toujours son éner-

et regarde la Convention comme son seul et véritable point de liement,

1 résulte de tous les rapports que ceux qui criaient ne point vou— ? des Jacobins étaient des muscadins, des gens & bons mots, en mot des intrigants. Ces mêmes individus se permettaient d'arré-

ceux qui prenaient le parti de celte Société. Ils se couvraient du sque du patriotisme en disant : i Nous ne connaissons que la Coddion». Mais le sans-culotte n'était point la dupe de cette belle

lCTIOS THERMIDOKIETWE [18 sEPTEMBnE 1794] ne le cœur ne prenait aucune part & ce qu'ils

ixe, un enfant criait ; Grande compiration de rudon (au lieu d'Alais) ; il a été arrêté et conaire de police de la section des Gardes Franser au violon. Cet enfant a répondu, dans son

savait pas lire et qu'il ne l'a crié qu'après ' olporteurs.

de monde était amassé et regardait une voi- ! deux beaux chevaux, poil rougeâtre ; il y n médaillon aux attributs de la liberté, avec es adminislfalions civiles, police et tribunaux.

mécontentement sur le luxe et la dorure de

'est arrivé ni beurre ni œufs. Plusieurs peri marchands de ce quartier ont l'adresse de :t œufs dans des paniers garnis de fruits par

journée d'hier plusieurs saisies de viande oisines. Elle a été distribuée au prix de maxi-

i ont été très peu approvisionnés en beurre et ; Germain ne l'étaient point du tout, à l'excep- ]ues légumes.

me jour sans-culottide, au carreau de la Halie: !ufs, 14.<i00', fromage, 7.653 douzaines.

GËRàME, Ballav.

Seine, H.)

Journaux.

e la 3° aans-culoltidc :

— On a dit trop souvent sans doute, au plus DUS a agités, que c'élail la main de Pitt et de ; directeur, il est cependant des circonstances tire que c'est l'étranger qui, désespérant de mes, agite parmi nous les brandons de dispossible qu'un Français se soit porté de luicanls manuscrits qu'on a trouvés ce matin au dans lesquelles on dit au peuple que la Con-

venlion nationale est en contre-révolution, et d'autres horreurs aussi absurdes? Mais il sait le respect qu'il doit à ceux à qui il a remis ses droils, et n'écoutera pas les abominables conseils qu'on lui donne, dont Texécution amènerait nécessairement sa destruction et perte de la France.

On voit paraître aujourd'hui un journal signé ùufoumy^ dans lequel il dénonce au peuple les continuateurs de Robespierre. <t Citoyens, dit-il, vous les reconnaîtrez aux persécutions qu'ils font essuyer aux patriotes ; ce sont eux qui veulent perdre le gouvernement révolutionnaire en le déshonorant, en transformant les membres de ce gouvernement en un conseil (Togres et le tribunal révolutionnaire en une caverne (Vassansins. » A la suite de cette dénonciation est une instruction au peuple dont cette maxime est la base : // ny a d'homme libre que V homme juste * .

Le club dit des Cordeliers va définitivement reprendre ses séances à la salie du Musée, rue de Thionvilie. Il s'assemblera quatre fois par décade.

Nouvelles politiques, nationales et étrangères de la 3^ sans-culoltide :

Les écrits vigoureux et forts en faveur de la liberté de la presse, qui se multiplient de jour en jour, sont presque étoufTés parles écrits encore plus nombreux qu'on répand avec profusion sur les Sociétés populaires. 11 est assez singulier que, tandis que d'un côté on demande la liberté de l'expression de la pensée, on demande de l'autre que la discussion de la pensée soit interdite aux Sociétés populaires. Boissel, dans une des dernières séances des Jacobins *, a observé que, quand l'Empereur publia un manifeste contre la liberté de la France, il déclara qu'il faisait la guerre aux Jacobins, et il a tiré de ce fait une arme logicienne contre ceux qui attaquent aujourd'hui la même Société. On ne connaîtrait pas l'esprit humain, si on trouvait étrange qu'il se mêle une grande chaleur dans la discussion des avantages ou des désavantages qui peuvent naître de l'existence des Sociétés populaires. Ceux qui demandent leur suppression exposent le mal qu'elles peuvent faire ; ceux qui demandent leur conservation détaillent le bien qu'elles ont fait. Il est certain, disent ceux-ci, que la surveillance des citoyens réunis a maintenu l'esprit public à la hauteur néces*

1. Ce n'est pas un journal, mais un pamphlet intitulé L.-P. Dufourny à sea concitoyensy Bibl. nat., Lb 41/1289, in-4» de 8 pages. La citation qu'en fait le Courrier républicain est empruntée au début du pamphlet et n'est pas tout à fait textuelle.

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