‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire. Recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 2)Chapitre 27 sur 138 · ES DE LA 3" SANS-CULOTTIDE · texte numérisé non relu

ES DE LA 3" SANS-CULOTTIDE

( nèunion du tO août ou l'Inauguration île In

-culollide en cinq actes.

E dans te souterrain; GuilUiume Tell.

; Jeanne; tes Montagnarde; les Vrais Sans-

0 Bépublicain français du 3 veDdémiaire «i la 3* MU3-culoll)de, qui n'ajoute rien à c<

IIU] IIÉACTIO-N THERMIDORIENNE I2i

iKATHE DE LA Ri^Pi'BLiciiii!. — Brului, iTBg. j U Médeciii malgré lui. com, lÉATRE DE l'Egalité. — Guillaume Tell, trag.; tes Chœurt de Mara- ; l'Education de Cancien et du nouveau régime, avec une Kic en ineur de Haral, sans-culoltidc en Irais actes, représentée par les or|>liclins lércnseurs de la patrie.

HiQUE. — Les Petits commissionnaires ; Agricole Vîala; le Mariage

iiTÉ. —Le Dépari des patriotes ; la prise de Toulon; l'Hymne à la Li-

[BiGu-CoutmrE. — Le Maréchal des logis; l'Etape; les Prisviiuiert

iotes.

lUDEviLLK. — Les Volontaires en route ; les Chouans de Vitre; la Fêle

Egalité.

rÊ-VABiÈTiSfl. — Le Danger des liaisons; la Xoce; les Charlatans.

i" VENDÉMIAIRE AN III (22 SEPTEMBRE 1794). Rapport du 2 vgndéhiaihe.

algré les malveillants, ^ans ceBRe occupés k troubler l'ordre et lant de corrompre l'opinion publique, l'esprit est toujours bon. c, dans les groupes, on s'entretenait encore avec chaleur pour ou Ire les Jacobins ; toujours le désir de conserver la Société dans éritable esprit de son inetilution en la purgeant de tous les mallanls qui peuvent se trouver dans son sein. Les plaintes relatives

subsistances continuent toujours. Les citoyens s'invitent réciproment b. patienter jusqu'à ce qu'A cet égard la Convention ait pté les mesures aussi promptes qu'infaillibles et salutaires. Oa a arqué que, dans plusieurs groupes, on s 'in té redisait mystérieuent au sort des prêtre^;, mais ces petites atteintes ont produit et qu'elles méritaient ; on a fait sortir du groupe une de leurs sélyles, ci-devant religieuse, qui n'a plus reparu. Au milieu de

cela, le peuple est toujours dans une attitude qui convient à des ibircains, et l'on peut assurer que, moyennant une active surveile dirigée contre toutes les espèces de malveillants, la situation ■aie et politique de Paris ne parait pas inquiétante. es citoyens du faubourg ne cessent de murmurer sur la rareté et rté des denrées; chacun en raisonne à sa manière, mais tous isent par dire qu'il faut prendre patience, que, s'il existe des mallants, la Convention saura bien les atteindre.

JORIENXE [22 septembhe ns

it les mesures sages et vigo !^eille * ont fait la plus vi

oint travaillé hier, parce qu er d'une indemnité qu'ils r répandus dans les cabarets i ■cinq à trente; ils ont été fc

le travail

nifrir un appas considérah i l'infini sur les boulevarc is les environs de la Maisi des enchérisseurs supposés 'auts de leur marchandise 1 amener dans leurs filets. C

Paris

TniBousT, Ollivier.

menls du 3 vendémiaire :

luneur-Randon dit à Fréro pendant la cérémonie : « Tu m'as insulté dans ton journal, tu m' Ritilras raison. » Fréron accepte ledén. Le lendemain, Chateaune el Tréron se rendent au bois de Boulogne. Fréron avait pour témo Barras, et Chateauneuf Peyssard. La carrière était déjà tracée et dé les armes étaient prêtes, lorsque des gendarmes, envoj'és exprés p leComité de sûreté générale, qui avait été instruit de l'affaire, I îiparèrent. Cette sage mesure a prévenu un malheur.

Courrier râpubUcain du i vendémiaire :

Le représentant du peuple Chateauneuf- Randon avait provoqué duel son collègue Fréron, qui avait accepté la partie ; ils devaient l>aUre avant hier matin entre dix et onze heures; mais comme

1. 1[ s'agit du décret de la 5' aans-culr-ttide an il, par lequel la Conveniion a* «riotiné de poursuivre devant le Tribunal révoluli6naaire les auteurs et complii done conspiration ■ qui venait d'éclater à Marseille contre la sûreté générale lépubliiiuc et la représentation nationale ». Ce décret Tut rendu ft la su le lettre des représentants en mission Serres cl Auguis, accompagnée «1, qu'on trouvera dans le Moniteur, réimpression, t. XXII, p. 27, M, 33.

querelle avait été publique, le Comité de sûreté générale les avait fait suivre par plusieurs gendarmes, qui ne les ont pas quittés ; il ne leur a pas été possible de se joindre.

Spectacles du !•' vendémiaire.

Théâtre des Arts. — Relâche.

Opéra-Comique. — Biaise et Babel ou la Suite des Trois Fermiers, com. en deux actes, mêlée d^ariettes ; Callias ou Nature et Pairie, com. en un acte; La Fête américaine, ballet patriotique.

Feydeau. — Le Club des Sans-Soucis; la Caverne.

Théâtre de la République. — Timoléon, Irag. trois actes, avec chœurs.

Théâtre de l'Egalité. — L'Ecole des maris, com. en trois actes; Lucinde et Raym^ond, op. en trois actes.

Lyrique. — Flora, op. en trois actes; le Mariage civique, vaud. en un acte.

Gaité. — Les Fausses infidélités; le Pari des maris imprudents; Alain et Suzette ou le Fils adoptif; le Diable boiteux, avec divert. ; intermèdes.

Ambigu-Comique. — Les Contretemps ; les Débuts ; le Devin du village.

Vaudeville. — La Bonne aubaine; le Divorce; le Noble roturier.

Cité- Variétés. — Le Mari coupable, com.; VEnrôlem^ent supposé, com.; le Projet de fortune, opéra.

Rapport du 3 vendémuire.

Le pour et le contre les Jacobins est toujours ce qui agite les groupes au Jardin national. Deux particuliers ont été arrêtés par un représentant du peuple, à la suite d'une contestation politique, dans laquelle ils prétendaient que Robespierre avait été sacrifié. Des femmes se mêlent dans les groupes et parlent pour et contre avec une chaleur qui souvent a des suites fâcheuses. Il n'y a pas à douter qu'elles soient mises en avant. Même inquiétude sur la pénurie apparente des subsistances, sur la difliculté d'en obtenir, et même indifférence pour l'exécution de la loi du maximum, qu'on prétend avoir été guillotinée. L'on s'entretenait encore dans les groupes, et notamment dans les cafés, Maison Égalité, d'une espèce d'insurrection en Prusse ; chacun en parlait avec véhémence et en tirait un bon augure

Il a été fait une découverte de faux assignats de 400 livres dans la section de la Montagne ; cinq personnes ont été arrêtées et traduites dans une maison d'arrêt

JACTIOX THEHMIDOIUENNE [23 sepiemere J794]

t d'argent se fait toujours impunément; tes . de la police, se retirent hors barrière, pour irec sécurité.

fiarbon, place aux Veaux, s'est faite avec tranonze heures, un particulier, tenant de mauvais lier l'ordre, a été conduit chez le commissaire de ue l'on trouve des moyens pour empêcher les e font au charbon par des gens qui semblent

désordre.

Albert, Baluy.

Seine, 14.)

JOUHNAUX.

du 4 vendémiaire :

'dus les partis qui nous divisent se renvoient tre la malheureuse queue de Robespierre ; 'on vit, dans les intrigues de ses adversaires, cette queue abominable. On pourrait dire i. i vérité de bonne foi : « Voyez quel est le irrements de la tèle ; vans y trouverez indubi-

on en a vu hier une légère parcelle au Palais 1, entouré d'un petit nombre de personnes, : entendre que ce tyran, d'exécrable mémoire, coupable qu'on ne le disait, et qu'on aurait e le condamner. Ouelqu'un ayant observé au it de fort mauvais propos, la dispute allait ■■ représentant du peuple Legendre, que le ins cet endroit, et qui avait entendu la défense ju'on l'arrête ; mais personne, n'ayant bougé au collet et le livre à la garde. En vain le Amoi, mes amis! personne ne prend sa déau Comité de sûreté générale avec un autre . lui servir de second * .

ni Gazelle générale de l'Europe du 4 vendémiaire : ire. — La levée de boucliers des brigands de

Marseille et les mesures énergiques prises par la Convention pour réprimer la rébellion de ces voleurs ' ont jeté la consternation dans Tâme des lieutenants de Robespierre. Aussi remarque-t-on que les meneurs de la Société mère n*ont plus la même assurance. L'affaire des bâtons et des soufflets du Palais-Egalité les a tout à fait désorientés ; et puis ce diable de Fréron, dans son Orateur du peuple^ ne leur donne pas un moment de relâche. Ajoutez à cela les hostilités des faiseurs de pamphlets, qui ferraillent à qui mieux mieux contre la respectable Société : tout cela a fait baisser loreille aux chefs de file.

Spectacles du â vENDÉMumE.

TiiKATRE DES Arts. — Horallus Codés, op. en un acte ; VOfframie à la Liberté, scène religieuso ; la Rosière républicaine, op. en un acte.

Opkra-Gomiqi:e. — L'Enfance de J.-J. Rousseau, coin, en un acte, avec ariettes ; Slralonice, coin, héroïque en un acte ; la Fêle américaine, ballet patriotique.

Feydeau. — les vrais Sans-culolles ; les Visilandines.

Théâtre de la République. — Le Philosophe marié ; le Conteur.

Théâtre de l'Égalité. —Philoctéte; la Colonie, opéra.

Lyrique. — Laure et Zulmé, opéra en trois actes ; la Matinée républicaine, vaudeville.

Gaité. — L'Amant au tombeau; les Fausses infidélités; V Aristocrate démasqué par la Corne de la Vérité; V Hymne à la Liberté, fête civique avec plusieurs ballets.

Ambiou-Gomique. — Au retour; la Gamelle; la Forêt noire.

Vaudeville. — Niçoise peintre ; le Prix ou V Embarras du choix ; Piron avec ses amis.

Cité-Variétés. — Le Divorce, corn. ; le Rr nouvellement du bail, opéra ; les Royalistes de la Vendée, pantomime.

Rapport du 4 vendémlmre.

L*esprit public est toujours le même, en mesure avec les principes, surtout de la part des bons citoyens, sages observateurs de tout ce qui se dit pour et contre les Jacobins, car les mêmes dis-

Page 1