‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire. Recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 2)Chapitre 26 sur 138 · Pour le transfert des cendres de Marat au Panthéon · texte numérisé non relu

Pour le transfert des cendres de Marat au Panthéon

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[21 SEPTEMBRE 1794] HÉACTION THERMIDORIENNE i22

patrie. Des chœurs de tambours, de trompettes et d'instruments à

vent étaient placés dans la marche, et au centre était la Convention nationale, entourée d'un cordon tricolore soutenu par les vétérans.

Le soir, le peuple, après avoir assisté à cette fête, s'est répandu dans les théâtres, qui ont tous été ouverts pour lui.

Journal de Perlel du 4 vendémiaire an III :

La translation des cendres de l'Ami du peuple au Panthéon a été faite le jour de la 5* sans-culottide avec la plus grande pompe. L'abondance des matières ne nous a pas permis de donner les détails de cette fête, qui a eu le même caractère de grandeur et de majesté que celles qui Font précédée.

Lorsque le cortôge est arrivé sur la place du Panthéon, un huissier, placé vers la porte d'entrée, a fait la lecture du décret qui exclut du temple des grands hommes les restes de Mirabeau. Aussitôt le cercueil qui les contenait a été remis au commissaire de police de la section. Le corps de Marat a ensuite été placé sur une estrade élevée dans le Panthéon.

Les quatorze armées de la République étaient représentées dans le cortège par des groupes de républicains blessés, et désignées par un drapeau qui leur sera porté. Le président de la Convention a proclamé, au nom du peuple français, qu'elles ont toutes bien mérité de la patrie.

Le soir tous les théâtres ont été ouverts au peuple, et on a donné partout les pièces les plus propres à nourrir l'amour de la liberté et la haine des tyrans et de la tyrannie.

Gazette historique et politique de la France et de V Europe du !«' vendeniiairc an III :

La guerre des pamphlets est à l'ordre du jour. Cette guerre, qui peut-être nous conduira à une guerre plus sérieuse, dont les suites pourront bien devenir funestes à la cause de la liberté, engendre un essaim d'écrits, que le sarcasme et quelquefois les trivialités caractérisent. De tous ces écrits que l'esprit de parti engendre par centaines, celui qui nous a paru le plus digne d'attention est VOi^ateur du peuple par Fréron, dont nous avons déjà rapporté quelques extraits. « Avez-vous lu Fréron ? » voilà la demande que se font les muscadins, les anti-Jacobins et les Jacobins lorsqu'ils se rencontrent. Le cinquième numéro vient de paraître : il emporte la pièce. Si ce qu'il nous prédit se réalise, le sort que nous avons à espérer est fort à

CTION THEitMlDOI)lE.\'.\'E [31 septembre 1794]

pas sonner si fort le tocsin. Il doit savoir que le peuple est debout, et que ni l'un ni il soit porté la moindre atteinte à la liberté, oal plus grand qu'il n'est réellement? Et ne cobins d'après son cœur, et peut-on croire ; animosité dans celte affaire? On sait que les Jacobins ; un peu de rancune, joint à bien de la force au plaidoyer du plus mince

■miairc an III :

«près que les cendres de l'Ami du peuple u Panthéon), tous les tbé&tres ont été ouon jouait des pièces qui pouvaient nourrir té et perpétuer la haine qu'il a vouée aux La tragédie de Guillaume Telt et les talents ngués avaient attiré une foule immense au nouvelle d'une victoire remportée sur les ;é toutes les Ames, et la tragédie a excité le cette pièce patriotique a succédé un spectacle it. C'étaient les élèves de Léonard Bourdon, IX le célèbre Préville, montraient au public in sous l'ancien régime et ce qu'elle pouvait lerté. La pièce qu'ils ont jouée, ou plutôt . Le premier est une parodie grotesque de s deux derniers actes ont procuré un plaisir tion le public a vu ces jeunes gens dans leur irs travaux ordinaires I Comme il a applaudi xécutés avec autant de précision que pour- ;s longtemps exercés * I

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