‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire. Recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 2)Chapitre 35 sur 138 · SPECTACLES DU 19 VENDÉMIAIRE · texte numérisé non relu

SPECTACLES DU 19 VENDÉMIAIRE

Théâtre des Arts. — Relâche.

Opéra-Comique. — Camille ou le Souterrain, corn, en trois actes, en prose; VAmant statue, oom. en un ado.

Feydeau. — La Partie carrée; Viala ou le Héros de la Durance; la Famille indigente.

Théâtre de la République. — La Loi d^ accord avec la Xature, com. en un acte, en vers-; Charles et Caroline ou les Abus de V Ancien régime, com. en cinq actes, en prose.

1. Le Journal de Perlet donne ensuite le texte de cet arrêté, avec une analyse de lïnstructjon qui l'accompagnait. Nous y renvoyons le lecteur.

THERHiDORIENNE [U octobre 179t]

hatil, coni. en cinq actes, envers; ta Ga-

p. en trois aclcs ; .tu plus brave la plus

corn. ; Arlequin et Colombine mvUibles,

ilé, coin, en deux acles.

■s assortis; Us Sœurs ttu Pot; les Bou-

i; l'Auberge isolée; Colombine Mânes d'or, totn.; Iticco, rom. ; les Monta-

i III {U OCTOBRE 1794).

âl VENDtHIAIRE.

toujours très bon ; il y a seulement ou peut juger de l'indi ITérence d'un aien prononcé des autres. Parmi ces t l'indifférence des femmes à ne pas :e de quelques muscadins à soutenir multiplient de jour en jour. Plusieurs it pas, et conduites, les unes à l'admihez dilTérenls commissaires, tue la Gloire, qui soutenait la coûte de Rousseau, est tombée et le supifant fort dangereusement. La céréni désordre, et tout s'est passé à la

l montré la plus vive allégresse

ijours le même. Dans les marchés on

; tout s'y vend de gré à gré

t au charbon, place aux Veaux. La r le bon ordre, ayant même été rejffécs, on a été contraint de fermer

GÉROME, TuiEOUST,

TT

Journaux.

SoHvelles polUtqiies, nationalps et étrangères du 20 vendémiaire :

De Paris^ le 20 vendémiaire, — L'arrêté du Comité de salut public, relatif aux subsistances', produit déjà dans cette commune un effet salutaire, et le peuple en éprouve quelque allégement dans ses précédentes privations ; aussi plus de calme est le fruit de ces dispositions du gouvernement, vers lequel tout doit se rallier, malgré les clameurs écrites de certains esprits exaspérés. Ces esprits, chassés du tourbillon qui les enveloppait dans toutes les affaires de la dernière faction, ne peuvent s'accoutumer au calme, tant ils avaient prêché auparavant que les moyens extrêmes étaient la sauvegarde de la liberté publique. Mais ce système exagéré, dont on a fait une fâcheuse expérience, a rectifié bien des idées, et le peuple pense plus que jamais que le moyen le plus sûr d'arriver au bonheur est de concentrer sa confiance dans la Convention nationale et dans le gouvernement luimême ; il commence à être persuadé que c'est de l'unité de son action qu'il recevra des avantages qu'il a vainement cherchés à la suite de tant d'agitations qui l'ont en même temps trompé, et qui ont embarrassé, au grand dam de la chose publique, la marche générale vers le but proposé.

De plus on a reconnu que les exagérateurs desservent vigoureusement la cause de la liberté, en faisant croire au peuple que sa possession est absolument difficile à obtenir. Les rigoristes ne furent jamais aimés ni en morale, ni en politique, ni en ordre social, parce que le rigorisme et le despotisme sont presque des frères, et que la généralité des hommes, comme Ta dit un de nos grands politiques, n'est pas susceptible d'embrasser l'état de perfection.

Jimnial des hommes libres de tous les pays du 23 vendémiaire :

La voix de toute une génération nourrie des principes de Jean- Jacques, et pour ainsi dire élevée par lui ; la voix de la République entière, dont son génie devança, prépara l'existence, appelait au Panthéon ce grand homme ; et ce temple élevé par la patrie reconnaissante à ceux qui l'ont servie attendait celui qui depuis si longtemps est placé en quelque sorte dans le panthéon de l'opinion publique.

Le 19 vendémiaire, à sept heures du soir, les cendres de Jean-

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