Tome L a
TOBRB 1794] ItEACTlOX THERMIDORIENNE 16â
ième groupe. Habitants de FraDCiade et des communes de Gros* , de MontmoreDcy.
C'est au milieu de nous Qu'il Ht Hélolsc, Emile, Et le Contrat social 1
itiéme groupe. Habitants de la commune d'Ermenonville, aule l'ume cinéraire, sur laquelle étaient gravés ces mots :
Ici repose Tami de U Naluro et de la Vérité, tième groupe. Genevois avec l'envoyé de la République.
GcnËvf l'aristocrate l'avait proscrit Genève régénérée a vengé sa mémoire.
ivième groupe. La Convenlion nationale entourée d'un ruban )re, et précédée du phare des législateur?, le Contrat social.
^inli^ur iDiicrrxft du 25 vendémiaire :
translation des cendres de J.-J. Rousseau au Panthéon s'est décadi. Le peuple accompagnait avec majesté les dépouilles lies du génie. Le cortège était formé de groupes de botanistes, isiciens, d'agriculteurs, d'artisans et de mères allaitant leurs s. Les habitants des communes où Jean-Jacques composa , Héloîse et le Contrat social, ceux au milieu desquels il passa les lemières années de sa vie, les citoyens de Genève et l'envoyé de lépublique régénérée assistaient aussi à cette fête. Les artistes istitut national exécutaient les airs du Devin du village. La nlion, précédée du Contrat social, fermait la marche entourée ordon tricolore. Le cercueil de Jean-Jacques était sur le même [ui l'avait apporté d'Ermenonville, et l'on voyait sa statue sur re char, magniltquement décoré. 11 ne manquait à cette fête s élèves de l'Ecole de Mars.
oir, tous les théâtres furent ouverts. On avait dressé des ores sur la place du Panthéon, et le peuple y a dansé fort avant a nuit.
-Culotte du 22 vendémiaire :
nature paraissait applaudir hier aux amis de l'huroanilé qui aient la mémoire de l'immortel Jean-Jacques ; elle a été belle iible. La foule immense qui assistait à cette fête auguste n'était agitée par ces hommes cruels dont la ligure hideuse et l'accou-
;RH[DOnreX.NE [It octobre 1794]
rocité. Tout le monde était vêtu ous les spectateurs gardaient un )mpu que par les airs harmonieux romance : Je l'ai planté, je l'ai va le monde.
ational à une heure; tous les emlien choisis; les âmes sensibles ais patriotes contemplaient avec ert et porté avec respect.
|ues de France, des Etats-Unis et une trinité digne de philosophes, ssuré du Irîoniphe universel de la
Hrangiret du 21 vcndt-miaire :
a réle de J.-J, Rousseau a été célépire la mémoire d'un philosophe 'humanité. Un mausolée construit invironné de peupliers, a rappelé 1 cendres de l'ami de la nature et s chéris du Devin du village ont une sensibilité touchante. L'âme ce pour sentir les charmes de cette înTermant le cercueil de Rousseau anthéon et placé sur une estrade de la Convention, au nom de la la tombe de ce grand homme, il
;ndi5miaire :
destine, comme nous l'avons an-
, . ...,. de J.-J. Rousseau au Panthéon.
-Arrivé hier sur les deux heures au Jardin national des Tuileries, fcorté par les habitants d'Ermenonville et d'Emile, il a été déposé «r un bassin des Tuileries sur les midi. L'Institut national de mu> iqtie, placé sur la tribune élevée dans le jardin, pour annoncer arrivée de la Convention nationale, a exécuté une composition du itoyen Xavier Lefèvre, suivie de l'air de Rousseau : J'ai perdu tout «on honkew. Ensuite le président de la Convention nationale a fait eetoreà voix haute des décrets rendus pour honorer J.-J, Rousseau.
Llnstitut a ensuite exécuté une hymne, paroles de Desorgues, musique de Jadin. Cette hymne a été suivie de Tair de Rousseau : Dam ma cabane obscure.
Pendant la marche du Jardin national au Panthéon, l'Institut exécutait les airs de Rousseau. A l'instant où le cortège entre dans le Panthéon, le citoyen Séjan, organiste, a touché de l'orgue. A l'entrée du corps de J.-J. Rousseau dans le temple, Tlnstitut a exécuté Tair de ce grand homme : Je rai planté, je Vai vu naître. Le président a prononcé un discours. On a ensuite exécuté une hymne à J.-J. Rousseau, paroles de Chénier, musique de Gossec. La première strophe a été chantée par les vieillards et les mères de famille ; la seconde, par les représentants du peuple ; la troisième, par les enfants et les jeunes filles ; la quatrième, par les Genevois, et la cinquième par le peuple.