PAR MARIE-JOSEPH CHÉNIER, REPHKSE.NTANT DU PEUPLE
Musique de Gossec, chantée à la fc^tc.
Les Vieillards et les Mères de famille.
Toi qui d*Emlle et de Sophie Dessinas les traits ingénus, Qui de la nature avilie Rétablis les droits méconnus.
Eclaire nos fils et nos filles ; Forme aux vertus leurs jeunes cœurs ; Et rends heureuses nos familles Par Tamour des lois et des mœurs.
Le Chœur.
0 Rousseau ! modèle des sages,
Bienfaiteur de Thumanité, D'un peuple fier et libre accepte les hommages, Et du fond du tombeau soutiens Tégalité.
Les Représentants du peuple.
Ta main de la terre captive Brisant les fers longtemps sacrés, De sa liberté primitive Trouva les titres égarés.
l-c peuple, s'armant de la foudre, Et de ce contrat solennel, Sur les débris des lois en poudre A posé son trône éternel.
nÉACTlON THERMlDOltlENNE [H octobrk 1794] Le Chœur.
.et Enfanls el les Jeunes Filles,
'u délivras tous les esclaves ; 'u flétris tous les oppresseurs; 'ar toi, sans chagrins, sans entraves, los premiers jours ont des douceurs.
e ceux dont lu pris la défcuse, iccois les vœux reconnaissants ; lousscau fut l'ami de l'enfance, : est chéri par les enfants.
Le Chœur.
Les Genevois.
u vois près de la cendre auguste es amis, tes eonciloycns ; hilosopho sensible et juste, os oppresseurs furent les tiens :
t dans la seconde patrie CDève, agitant son drapeau, enève, la mère chérie, hanle son fils le bon Rousseau.
Lfi Chœur.
Les Jeunes Gens.
imbats toujours la tyrannie, ue fait trembler ton souvenir :
a mort n'atteint pas ton génie ; ; tlambcRU luit pour l'avenir, !S clartés pures et fécondes il ranimé ta lerre en deuil, la France, au nom des dcus mondes, fpand des Heurs sur ton cercueil.
Le Chœur,
22 veodémiairc :
1-e. — La cérémonie de la translation des cen- II a été célébrée hier avec une pompe simple et
BE 1794] ItttACTlOX THEEtMEnORIE^NE 166
grand homme dont la gloire intéresse tous les amïs de la de la vérité; tous les cœurs ont pris part à celte journée, ut appeler la fêle du génie. Ce n'était point l'espril de parti lit un nom obscur sur la liste des grands hommes, afin de se î autorité pour appuyer des opinions exagérées de faction : lumanité reconnaissante qui proclamait le nom de son bienc'élait la postérité froide et calme qui rendait hommage à un [le qui l'avait éclairée. Les cendres de Jean-Jacques étaient, luus l'avons dit, arrivées la veille d'Ermenonville. L'ombre ;n de Genève n'a pas dfl regretter ces bocages, parmi lestvait passé les derniers instants de sa vie ; le vandalisme y té ses ravages ; les monuments des grands hommes, comde sa retraite, avaient été mutilés ; c'est vainement qu'on y I les noms de Thompson, de Shenstone et de tous ces cliantres ilure ' : les inscriptions étaient effacées, l'Ile des Peupliers lus qu'un bois abandonné. Le citoyen Giranlin, qui méritait de ses concitoyens, puisqu'il obtint celle de Rousseau, avait le mois en état d'arrestation ; la tombe de son illustre ami enue pour lui la roche de l'rométhée, où son cœur généreux le était dévoré par les vautours de la Révolution. Mais pourir notre attention sur un tableau déchirant? Livrons-nous ers à la joie qu'inspire le triomphe de l'humanité et des arts. e de Jean-Jacques était portée sur un char magnifiquement recevait une couronne des mains de l'immortahlé. ic description qui n'ajouie rien h celle que donnent les nutrcs jour-
'les politiques, nalinnad-x i-t l'Irangiims du 24 vcndOniioirc : ris, le 24 vendémiaire. — On remarquait ces jours derniers, ! société pensante, la satisfaction touchante et générale qui ;naté la fête de J.-J. Rousseau, de ce philosophe humain et que les préjugés, la jalousie et l'intolérance regardèrent rent en ennemi pendant qu'il vécut. Il semblait que la postéêre se fût chargée de venger tant d'outrages faits à la bieod'un homme qui avait travaillé toute sa vie, et presque seul, l'humanité et la constitution sociale, en éclairant l'une et ur leurs devoirs les plus sHcrés. On était attendri sur sa cenétait dans l'admiration du bien qu'avaient fait ses ouvrages;
les inscription! en l'tionncur de ces poètes dans l'ouvrafie intitulé ; le ou itinéraire dei jardin* d'Ermenonville, Ptiria, 1788, in-8*. Bibl.
ERMIDORIEXNE
in quelque sort< ie ce grand hoi i restent ; ses a(
de plus ; il sem inieux qui réun lis, l'Américain
voyait les bust teurs ou promi
I cendres du phi ntail l'Ile immo] m au milieu de içais. Là, le pr cette fête par 1 s et par les ap