Bibl. nat., Ln 27/6052, in
[12 OCTOBRE 1794] Ri!) ACTION THERMIDORIENNE 170
On a trouvé hier, dans les commorlités des Invalides, un malheureux soldat percé de plusieurs coups de couteau et mort couvert de son sang. On présume que cet assassinat a été commis par un autre invalide avec qui il avait eu la veille une querelle très violente. L'agence de THôtel n'a pas été plus tôt instruite de ce malheureux événement qu'elle a fait consigner toutes les personnes qui se trouvaient dans la maison. On a dressé procès-verbal du fait, et le soldat qu'on présume coupable de l'assassinat a été arrêté et constitué prisonnier.
Le nombre des personnes exécutées à Marseille est, assure-t-on, de cinq cents. Depuis cette terrible épuration, la ville est paisible ; la Société populaire ne s'agite plus au milieu du tumulte et des fureurs, des poignards et des proscriptions.
On assure aussi que, dans le tumulte qui a failli bouleverser cette grande ville, on avait mis le feu à la maison du représentant du peuple Granet. Heureusement les bons citoyens sont parvenus à l'éteindre.
Spectacles du 21 vendémiaire.
Thkatre des Arts. — Relâche.
Opkra-Comique. — La Fausse magie, eom. en un acte ; Arasbelle et Va«cos, drame lyrique en trois actes.
Feydeau. — Paul et Virgime, précédé d'un nouvel hymne patriotique.
TiiKATRE de la RÉpuBLiQrE. — T'imoUon, trag.; V Ecole des maris, com. (Au lieu de l'Ecole des maris^ les Petites Affiches indiquent le Médecin malgré lui,)
Théâtre de l Égalité. — Les Horaces; Pygmalion.
r.YRicjrE. — Héléna ou les Bandits des Pyrénées, op. en deux actes; les Deux frères, opéra en trois actes.
Gaité. — Il était temps ou U Heureuse découverte ; les Sauteurs; les Fausses infidélités; le Petit voltigeur; le PaH imprudent ; le Triomphe de V Amour conjugal,
Ambigu-Comique. — La Gamelle; le /2 Thermiiltn*; i Héroïne anié" rie aine.
Vaudeville. — Christophe Dubois, première représentation; Arlequin afficheur; le Canomiier convalescent,
CiTK- Variétés. — Les Intngants ou les Mœurs d'autrefois, com.; VHeu^ veux quiproquo, com.; Midas au Parnasse, opéra.
CTION THERMIDORIENNE [13 octobhe 1794]
IRE AN 111 (13 OCTOBRE il9i).
'OHT DU 23 VENDËHIAIHE.
ours bon, malgré tous les efTorls d'une arîsherche & le tirailler en tous ftens; mais le prix de sa souveraineté, el son énergie ance qu'il rencontrera de contraire à son objet, ;happe.
, gros5^issent les troubles de la Vendée ; leR ces en Allemagne, etc. ; mais le peuple ne réponses judicieuses, de séparer lnut ce qui ritable état des choses, et sa confiance est la Convention.
: est toujours le même. On se plaint généraqualité du pain qui, dit-on, rend malade un ms. Mais ne pourrait-on pas attribuer au ne autre la cause de ces mêmes maladies? lue l'on laisse gâter les farines qui se troui les magasins, ce qui produit la mauvaise
i s'est Taite au peuple place Maubert', au es queues considérables à la porte des épichandelle, on disait que l'on aimait mieux lamations. Dans un groupe, au Jardin nationail de ce qu'un manquait de subsistances; de lui et lui a représenté que ce n'était pas levait faire de pareilles plaintes, que son ait à s'en plaindre à. son Comité ou aux auconnaJtre : l'inconnu a disparu comme un
nissent au récit des horreurs de l'adjudant lemande sa mise en jugement et que son sysla récompense.
la lecture publique de t'adresse au peuple Trancais, lans sa séance du 18 vendémiaire, et dont on trou- -, réimpreasion, t. X\l[, p. 300. Voir plus haul, p. 168. de-François Lefebvre était accusé de complicité dam
On continue toujours de vendre l'argent, de For et des gros sous à la maison Egalité ; on le présente sous le nom de Nankin et de Mousseline, la surveillance s*en occupe.
Frété.
(Arch. nat., F » <= III, Seine, 14).
Journaux.
Courrier républicain du 23 vendémiaire :
Du 22 vendémiaire. — On a arrêté, ces jours passés, plusieurs personnes dont le passe-temps était de semer le désordre partout ; de ce nombre sont le nommé Grey, ci-devant procureur, ci-devant président du club électoral, et Baudouin, imprimeur de la Convention, membre de Tancien Comité révolutionnaire de sa section.
Gazette politique et historique de la France et de VEurope du 25 vendémiaire :
Les pamphlets et les brochures circulent et naissent en foule. La plupart sont dictés par des sentiments haineux et ne sont qu'un tissu de sarcasmes contre les Jacobins, que Ton confond un peu trop avec les intrigants qui, par leurs manœuvres contre-révolutionnaires, ont cherché à influencer cette Société, dont ils sont parvenus à se rendre les guides et même les oppresseurs. Parmi les brochures qui ont particulièrement fixé Tattention publique, on distingue celle intitulée le Club infernal^, . .
Dans la journée du 22, on paraissait craindre dans Paris quelque mouvement, où il s^agissait de quelque massacre de sûreté ; des gendarmes à cheval parcouraient certaines rues avec beaucoup de rapidité ; on avait commandé par section vingt hommes de plus, qui devaient être armés de fusils ; aujourd'hui la ville a Tair très paisible.
Courrier républicain du 24 vendémiaire :
Du 23 vendémiaire. — L'attitude vigoureuse que la Convention nationale a prise hier et surtout les décrets qu'elle a rendus ont ranimé le courage des bons citoyens*; on commence enfin à croire que la
TafTaire des noyades de Nantes. Décrété d'arrestation par la Convention, le 22 vendémiaire an III, il fut acquitté par le Tribunal révolutionnaire le 26 frimaire suivant.