Bibl. nat., Lb 41/1382, in
2. Dans la séance du 24 vendémiaire an III, la Convention avait rendu un dé-
RÉACTION THERMIDORIENNE [13 octobre 1794]
justice va reprendre son empire et que la patrie va être vengée des brigands qui ont grossi les flots du sang de nos frères et jonché le sol de la France de cadavres de ses infortunés habitants. Le rapport indigné de Tafifaire des députés détenus fixe aussi Tattentlon publique d'une manière particulière. On relit l'intéressant mémoire qu'ils ont publié ; on se reporte encore sur; les événements qui ont motivé leur longue détention, et on ne sait plus trop quelles réflexions faire. On attend avec impatience le résultat de cette affaire, qui doit avoir la plus grande influence sur les événements ultérieurs.
Hier on paraissait craindre quelque mouvement, où il s'agissait de quelque massacre de sûreté. Des gendarmes à cheval parcouraient eertaines rues avec beaucoup de rapidité ; on avait commandé par section vingt hommes de plus, qui devaient être armés de fusils. Aujourd'hui la ville a l'air très paisible.
Parmi les pamphlets qui circulent aujourd'hui, on remarque celui portant pour titre : Coup (Tœil sur les manœuvres des intrigants de la commune de Bourg qui ont opprimé le département de /'Ain*. Voici les reproches qu'on fait à ces intrigants qui ont eu des élèves et des rivaux dans beaucoup d'autres pays de la France.
(Sait une analyse.)
Courrier républicain du 25 vendémiaire :
Du 23 vendémiaire. — Il vient d'arriver à la Trésorerie cinq grosses voitures chargées d'argent monnayé ou en lingots ; ces richesses sont le produit des contributions levées dans la Belgique, ou lieux circonvoisins.
Décadi dernier une jeune personne de vingt ans» très jolie avant la petite vérole qu'elle venait d'avoir, et craignant de cesser de plaire à un jeune homme dont elle était chérie, s'est enfoncé un couteau dans le cœur et s*est précipitée ensuite par la fenêtre sur les marches du perron du Palais-Egalité.
On vient d'afflcher dans toutes les rues de cette ville l'acte d'accusation contre le Comité révolutionnaire de Nantes ; il parait qu'on veut donner la plus grande publicité aux faits dont ils sont prévenus et mettre cette hideuse affaire dans le plus grand jour.
Dans toutes les phases de la Révolution, on a vu, au coin des rues,
crct pour activer le procès des membres du ci-devant Comité révolutionnaire de Nantes et ordonné à ses Comités de lui faire un rapport sur l'affaire des députés girondins encore détenus.