Bibl. nat., Lb 41/1387. in
3. Voir aussi, sur les pamphlets, la Gazette historique et politique de la France ft de VEurope du 28 vendémiaire an III et le Messager du soir du mt^me jour.
Lyrique. — Michel Cervantes, op. en trois actes; Auplits Brave la plus Belle, opéra en un acte.
Gaîtiè. — Ciispin médecin, com.; Arlequin au tombeau, pant.; il était temps ou V Heureuse découverte, pièce patriotique.
Ambigu-Comique. — - Le Nid d'Oiseaux; le 4È Thermidor; le Devin du village.
Vaudeville. — Le Savetier et le Financier ; la Revanche forcée; Piron avec ses amis,
Citiî-Variétés. — Joconde, opéra; Arlequin imprimeur, com.; les Royalistes de la Vendée, pant.
28 VENDÉMIAIRfe AN III (19 OCTOBRE 1794).
Rapport du 29 vendémiaire*
L'esprit public n'a pas varié depuis rouverture du procès des membres du Comité révolutionnaire de Nantes. Cette affaire, où Tatrocité et la barbarie sont à leur comble, occupe tous les groupes, et le public marque le plus grand intérêt pour en voir le résultat.
Ballant^ inspecteur, rapporte qu'en voulant consulter l'esprit public, tant au Jardin national, qu'aux cafés environnants, où il a été, il y a entendu dire précisément qu'il y avait dans la Convention trois partis distincts, savoir : i^ le parti démocratique, qui ne travaille que pour le salut de la patrie ; 2^ le parti royaliste, qui ne tend qu'à l'anéantissement de la République ; 3^ le dernier enfin, qui veut une république fédérative.
Le public est très attentif à tout ce qui peut être avantageux à la République. Tout ce qui y a trait lui fait sensation, et la sérénité reparait assez généralement par l'espoir de se procurer plus facilement le nécessaire. L'objet des subsistances fait l'entretien des groupes. Un d'eux était fixé hier sur un nommé Dumontier, charcutier [au] faubourg Martin, qui avait été saisi, pour plaintes d'une femme, par le commissaire de sa section, à cause de quarante livres de porc qu'il avait mises de côté dans sa distribution
11 parait, suivant le rapport de Descoings, qu'on s'entretient dans les groupes des difficultés que les municipalités de campagne éprouvent pour contraindre les fermiers, fournisseurs et autres à porter aux marchés tout ou partie de leur récolte. Ils ne veulent pas livrer, et il ne faut plus leur parler du maximum
RÉACTK)N THERMIDORIENNE [19 octobre 1794]
Les marcandiérs contiouent de vendre leurs viandes, qui se sont trouTées hier très défectueuses tant par leur mauvaise qualité que parce qu'elles sont vieilles et mal tuées. On se plaint de ce qu'il n'y a
pas de diminution sur le prix
Babbarin, L.-J. Babille, Potrelle.
(Arch. nat, F • « lit, Seine, 14.)
Journaux.
Gazeite hUiorique et politique de la France et de V Europe du 29 vendémiaire :
Le décret rendu sur les Sociétés populaires a été reçu avec enthousiasme par le peuple de Paris et n*a produit de sensation désagréable qu'aux Jacobins. Dans toutes les rues de Paris on crie une brochure intitulée : Les Jacobins hors la foi ; pendant que la bête est dans le piège il faut l'assommer.
n circule un pamphlet intitulé : Lettre du sensible Carrier au bien^ faisant Collot d'Herbois^ remise parle vertueux Rillaud^Varenne^. Carrier y invite son ami Collot d'Herbois, et son émule en hauts faits, à payer quelques sots Jacobins pour qu'ils les représentent sous les couleurs les plus riantes, afin qu'on les croie honnêtes, s'il est possible, jusqu'à ce qu'ils niaient plus besoin de paraître.
Les écrits de ce genre se multiplient à l'infini. La plupart périssent le même jour qui les a vu naître ; ils n'ont que Texistence de l'éclair et vivent encore plus qu'ils ne méritent. Il en est cependant quelquesuns de piquants. On distingue celui qui a pour titre : Les Jacobins
iont f et la France est sauvée. L'auteur, qui parait être un
homme sensé, se propose de prouver que ces messieurs n'ont jamais été que des aristocrates, des despotes, des fanatiques et des fédéralistes. Des aristocrates : par eux un petit nombre d'intrigants dominaient sur le peuple ; des despotes : ils ont fait périr des milliers de TÎclimes pour n'avoir pas voulu suivre leurs caprices sanguinaires; des fanatiques : ils ont persécuté les citoyens pour n'être point prosternés deTant l'idole qu'ils s'étaient formée ; et enfin des fédéralistes : par leurs associations, ils ont divisé l'autorité; ils ont livré le corps politique à tous les déchirements qui l'ont conduit sur les bords de l'abîme. On pourrait trouver encore bien d'autres choses, mais les preuves sont dans les cœurs de tous les bons citoyens.
Une autre brochure, intitulée les Jacobins à Peau^ présente les do-