‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire; recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 3)Chapitre 126 sur 254 · Voir plus liant, p · texte numérisé non relu

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47ij DIRECTOIRE EXÉCUTIF [mars-avhil 1799]

MDCLXXXI

30 r.KRMINAL AN YII (19 AVRIL 1799).

Rapport du bureau central du l"""" floréal.

. . .Événements. — Le 29 germinal, à onze heures du soir, au moment où Ton commençait le 3« acte de la pièce de la Belle Fermière au théâtre de la Cité, le bruit se répandit des troisièmes loges que le feu était clans la salle, ce qui fit une telle impression sur le public que, malgré les efforts du commissaire de police de la division du Pont- Neuf et des agents du Bureau central pour le rassurer, la salle fut vide en un instant. Perquisition exacte faite, il n'a été trouvé aucune apparence de feu. Procès-verbal en a été dressé par le commissaire de police. ....

Sallior, Lessore.

(Arch. nat., BB » 90, et F'' 3843.)

Journaux.

Gazelle de France du 2 iloréal : « L'adminisU-ation du théâtre de la citoyenne Montansier nous envoie la note suivante : « Hier, 30, pendant u qu'on jouait Le Désespoir de Jocrisse, une bande de scélérats ont exercé « dans notre salle le manège dont ils se sont déjà servi à la Cité, à Feydeau » et au Marais, jiour voler avec plus de sûreté. Au moyen de quelques par- « celles de phosphore qu'ils ont disséminées dans le parquet, ils ont répandu « une odeur assez forte, et ont crié : Au feu ! pour jeter le trouble parmi les « spectateurs. Ils y ont réussi en partie; mais, les acteurs n'ayant pas quitté « la scène, et les pompiers s'élant ])résentés pour rassurer le public, le calme « s'est rétabli, et l'on a achevé la pièce. »

MDCLXXXII

Tableau analytique de la situation politique du département de la Seine, pendant le mois de cerminal an VII, présenté au ministre

DE l'intérieur par LE COMMISSAIRE DU DIRECTOIRE EXÉCUTIF PRÈS l'aD- MINISTRATION CENTRALE DUDIT DÉPARTEMENT.

Esprit public. — L'esprit public a été calme, mais d'un calme semblable à celui qui sur l'Océan arrête la marche d'un vaisseau près du

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port, et a presque l'inconvénient de la tempête. C'était la conspiralion de l'insouciance, insouciance perfide qui laisse le champ libre au royalisme et à l'anarchie. Cependant le génie de la République a encore écarté le danger, et les assemblées primaires n'ont pas été la proie des factions. Celles-ci se sont bien agitées sourdement, elles ont bien levé la tète dans quelques endroits, mais elles n'ont fait que prouver des vérités depuis longtemps senties : c'est qu'il n'y a qu'une faction divisée en deux bandes : le royalisme et l'anarchie, se tendant la main dès qu'elles peuvent se rencontrer, et ne feignant une haine mutuelle que pour se servir mieux. Ici un membre du Tribunal révolutionnaire vole pour Condé ; le royaliste vote l'assassinat du Directoire. Dans cet endroit, les venrlémiairistes nomment un anarclnste forcené; dans cet autre, des anarchistes élisent un vendémiairiste sanguinaire. Ils n'ont point réussi dans leurs projets, si toutefois ils ne peuvent appeler succès les faibles choix qui ont été le résultat de l'apathie des citoyens. Il faut donc se tenir plus que jamais armé et toujours en garde contre l'audace et la perfidie de ces ennemis éternels de l'ordre et du bonheur social. Il n'est point de moyen qui leur soit étranger, quand il peut concourir à les faire triompher ; c'est l'opinion publique surtout qu'ils s'eflbrcent de corrompre depuis longtemps, de séduire, de tromper de la manière la plus infâme. Ils savent que deux causes principales tuèrent l'esprit public dans la monarchie et amenèrent la Révolution, savoir: l'épuisement des finances et le mépris dans lequel tombèrent ceux qui gouvernaient; voilà les deux mômes causes qu'ils supposent et mettent en avant. Ils font tout pour faire croire que les dilapidations et le désordre sont les motifs de la première, et ils cherchent à établir l'autre par les calomnies les plus atroces. Un autre moyen qu'ils emploient encore, moyen plus adroit et qui fait plus d'effet sur une certaine classe d'hommes, c'est celui-ci : ils insinuent, ils propagent l'opinion que le Directoire a des intérêts différents de ceux du Corps législatif et du peuple, qu'il veut plus de pouvoir et de droit que la Constitution ne lui en donne. Il ne faut regarder les agents du pouvoir exécutif que comme des hommes dévoués au Directoire, ou plutôt aux individus composant le Directoire, en sorte qu'ils s'efforcent de parvenir à tellement corrompre l'opinion qu'il suffira d'être agent du Directoire pour être vu avec méfiance. C'est ce système qui a paru dominer dans l'Assemblée électorale. Toutes les calomnies, toutes les sottises y ont été débitées pour écarter les amis du gouvernement. « Il faut nommer un tel, disait-on tout haut, il ne sera pas pour le Directoire. » Ou bien : « Tel autre, c'est un honnête homme, il a fait ses Pâques des mains d'un prêtre insoumis. » « Il faut

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bien se garder de nommer celui-ci : c'est un prêtre marié ; ni celuilà : c'est un liquidateur, c'est un bourreau civil, qui égorge la fortune des particuliers. » Jamais on n'a vu dans une assemblée électorale, tant d'ambitions particulières. Plus de moitié des électeurs avaient des prétentions à la législature ; on aurait dit une assemblée de Six corps occupée à nommer des échevins. On entendait partout : « Donnez-nous un marchand, vous aurez un notaire. » Au surplus, tout s'est passé avec ordre et plus de calme qu'on ne l'avait espéré.

Fêles nalionales. — La fête de la Jeunesse a été célébrée avec un. grand succès dans les cantons ; elle a été joyeuse et nombreuse. Dans plusieurs, l'administration municipale en corps, formant les fonctions de jury, avait examiné la veille les jeunes élèves des deux sexes, et avait nommé, pour recevoir les prix, les enfants qui ont répondu le mieux aux sujets de l'examen, qui roulaient sur l'arithmétique, les mesures républicaines, l'écriture, la lecture, les droits de l'homme, la Constitution de l'an IH. Le lendemain, à la fête, les prix ont été distribués. Dans quelques-unes, des particuliers ont fait présent de livres, ce qui a augmenté la joie des élèves et le contentement des parents. La cérémonie du matin a été suivie de jeux, de danses et autres aimables divertissements. A Paris, la fête aussi a été brillante et nombreuse; la satisfaction vive et pure.

Annuaire républicain. — Les enfants l'apprennent à leurs parents, qui le désapprennent avec les prêtres ; au reste, il se suit ostensiblement. Il serait bien nécessaire que quelques tribunaux faibles se rendissent à l'exemple de la majorité, qui condamne à l'affiche et à l'amende les marchands qui tiennent leurs boutiques fermées, les jours dits autrefois dimanches. Il est clair que l'article de la loi qui veut que, les jours de marchés, toutes les boutiques soient ouvertes leur est applicable ; car il n'y a dans la décade de non-jours de marché que ceux que la loi désigne comme jours de repos ; tels sont les décadis et les fêtes nationales. Il faudrait donc redresser la conscience de ces juges qui ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre la loi. Leur mauvais exemple peut refroidir le zèle des autres et rendre au fanatisme une de ses jouissances. (Le tribunal de police du 9'= arrondissement de Paris est particulièrement dans ce cas.)

Poids et mesures. — Les mesures républicaines sont assez généralement observées; dans les ventes publiques, dans les encans, on ne se sert que des dénominations de ces mesures. Leur rapport avec les anciennes, qui d'abord avait effrayé à cause de la difficulté présumée par leur nomenclature, paraît facile à ceux qui veulent un instant y donner leur attention. Quant à ceux qui ont des yeux sans voir, des

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oreilles sans entendre, on les surveille. Toutes leurs contraventions sont poursuivies et jugées conformément à la loi. — L'administration des poids publics a fait l'ouverture de son cours le 11 germinal ; le discours prononcé pour démontrer les avantages des nouveaux poids et mesures sur les anciens et leur grande utilité dans les relations commerciales a fait une impression bien sentie. La nouvelle dénomination du calcul décimal fait des progrès même- dans la classe ouvrière. On oublierait peut-être totalement l'ancienne, si de nouvelles pièces de monnaie étaient en circulation ù la place des louis, écus, etc.

Inslruclion publique. — Les écoles publiques et particulières sont toujours exactement surveillées et visitées. Dans les cantons, elles marchent avec les institutions républicaines. Dans beaucoup, les instituteurs et les institutrices combattent d'émulation en faisant chaque décadi réciter par leurs élèves des deux, sexes des discours moraux, scientifiques et toujours républicains. A Paris, les écoles primaires sont toujours moins fréquentées que les écoles particulières, surtout celles où la superstition trouve encore un coin pour s'y établir ; peutêtre aussi, pour établir égalité de succès, faudrait-il queles premières fussent placées dans des locaux avantageux, que l'instituteur eût un meilleur traitement, qu'on lui accordât des primes, lorsqu'il aura réuni un grand nombre d'élèves gratuits, excédant celui fixé d'abord relativement à la population de l'arrondissement ; mais au surplus tous ces moyens ne seront jamais que secondaires. C'est par la législation principalement que l'instruction républicaine doit prendre sa force. Que la loi prononce qu'à compter d'une époque déterminée nul ne pourra devenir fonctionnaire public, s'il n'a passé tous les degrés des écoles primaires et centrales : nous aurons alors des républicains, parce que l'ambition du pouvoir, l'amour-propre, l'orgueil même se réuniront pour seconder le vœu de la loi. — Trois maisons particulières ont été fermées, parce que les instituteurs n'avaient pas prêté lé serment et formaient leurs élèves au fanatisme. Un instituteur primaire, qui marchait sur leurs traces, a été vivement repris. L'examen du jury a causé quelques retraites. Plusieurs instituteurs et institutrices ont renoncé à leur état, lorsqu'ils ont vu qu'il fallait subir un examen. Mais avec eux se sont retirées l'ignorance et la superstition.

Police — L'arbre de la Liberté planté dans le marché Jean a

été mutilé ; les poursuites les plus actives sont dirigées contre les auteurs

Mœurs — Le libertinage des femmes, qui cause celui des

hommes, fait naître encore beaucoup d'autres vices, tels que le dé-

479 DIIiECTOIlŒ EXECUTIF [20 .vviul 1799]

goût du travail, par suite le vol et l'escroquerie, malheureusement très fréquents.

Associations politiques. — Outre la société des Francs-Maçons établie à Franciade, il vient de s'en former une à l'Ile-Franciade, qui tient [ses séances] les 5 et 25 du mois. Il ne m'est rien parvenu sur ces sociétés, qui sont surveillées. On surveille de même une maison de Belleville, dite l'Académie de Vandeuil, qui est représentée comme servant souvent de point de réunion aux ennemis de l'ordre.

Cultes. — Dans les cantons ruraux où il n'y a pas de prêtres, le dimanche est inconnu, et le décadi fêté ; mais, partout où il y a un prêtre, le dimanche est en honneur et le décadi observé avec répugnance. A Paris le culte catholique acquiert tous les jours un très haut degré d'insouciance ; jamais elle n'a été aussi généralement manifestée ; les prêtres fanatiques ne font plus de prosélytes ; ils sont délaissés par ceux mômes sur qui ils comptaient le plus, et, comme ce corps ne se fait plus de nouveaux membres, il tombe en dissolution et en lambeaux. — Le nombre des théophilanlhropes paraît toujours le même, sans accroissement, sans diminution ; ils se conforment aux lois

Concours des fonctionnah'es publics. — Dans les cantons ce concours ne peut être unanime d'après le nombre et la quantité de tous les fonctionnaires publics, dont plusieurs, pris dans les classes même inférieures du peuple, ne peuvent penser et agir comme des hommes éclairés. Il y a donc de la zizanie mêlée au bon grain. Les élections dernières ont replacé dans les administrations quelques citoyens destitués peu auparavant par le Directoire exécutif. Je réunis les renseignements à cet égard, et très incessamment je les mettrai sous les yeux du ministre. L'administration centrale perd deux de ses membres les plus utiles par leur habitude du travail et les plus distingués par leur patriotisme. Je les regrette beaucoup,

DUPIN

(Arch. nat., F * >■ m, Seine, 20.)

MDCLXXXIII

Journaux.

Riklacteur du 2 tloréal : « Bureau central du canton de Paris. Un arrêté du Bureau central ordonne qu'fi l'avenir tous les chevaux- trouvés abandonnés

[21 AVRIL 1799] DIREGTOIUE EXECUTIF 480

seront conduits en fourrière chez le citoyen Paul Compero, aubergiste, rue des Fossés-r>ernard, n" 37, qui ne les rendra que sur un ordre du Bureau central. Le même arrêté porte que, lorsqu'un cheval sera demeuré en fourrière sans réclamation, assez de temps jjour que les frais approchent de sa valeur (constatée par estimation), il sera vendu à l'enchère au Marché-aux- •Chevaux, pour le produit net de la vente être remis au propriétaire du cheval, s'il se présente, sinon dans la caisse de la régie du domaine. Pour avis, signé: Lessore. » — Journal du Soir des frères Chaignieau du l®' lloréal :

« Paris, le 1'^' floréal L'n courrier expédié par le Directoire avait porté

à Bordeaux l'ordre d'arrêter Bertrand Barère de Vieuzac, qui avait trouvé un asile dans cette commune; le lieu de sa retraite, l'heure à laquelle on devait

l'y rencontrer étaient désignés. Il a été manqué d'un quart d'heure » —

Clef du Cabinet du 2 tloréal : « Paris, le /•"■ floréal. C'est aujourd'hui le l*"" tloréal. Pourquoi les fleuristes, les jardiniers, les cultivateurs ne fêteraientils pas ce premier jour du mois des tleurs, plutôt que le grossier patron qu'ils appellent saint Fiacre? Ne célèbreraicnl-ils pas, alors, vraiment une fête? Et, au lieu d'adresser leur hommage à la créature, ne le consacreraient-ils pas au Créateur? Habitants raisonnables des campagnes, rélléchissez sur la proposition que vous fait un de vos meilleurs amis. Vous savez combien il respecte des idées auxquelles vous attachez voire bonheur. Mais vous n'ignorez pas aussi qu'il voudrait les dégager des préjugés qui les obscurcissent; et s'il en est de tels, ce sont assurément ceux qui opposent des mots barbares et des usages païens à un calendrier que la Réj)ublique française tient des mains mêmes de la nature »

MDCLXXXIV

Rapport du bureau central du 3 floréal.

Esprit public dans les spectacles. — On ne peut s'empêcher de gémir sur le peu de ressort que l'esprit public, depuis quelque temps, trouve dans les théâtres ; si les allusions sont plus rares, si les productions dramatiques en général donnent moins d'aliment à la malveillance, on doit aussi remarquer que l'on en écarte tous les jours ce qui pourrait avoir trait aux institutions de la République, ou du moins contribuer à les faire fleurir. Sans raison plausible, sans nécessité, on place une intrigue en pays étranger, lorsqu'avec un seul changement de nom ou de costume cette intrigue appartient tout autant à nos mœurs et à nos usages qu'aux mœurs espagnoles, portugaises ou prussiennes. Il faut encore observer que presque tous ces ouvrages produisent à la scène le personnage de quelque militaire, en sorte que c'est toujours l'uniforme étranger, la cocarde étrangère que le public a sous les yeux, et

481 DIRECTOIRE EXÉCUTIF [21 avril 1799]

jamais l'habit de nos défenseurs. — La cocarde étrangère se compose souvent de rubans de couleurs, au milieu de laquelle [sic) ne paraît point, ou ne paraît que bien peu la cocarde nationale, qui, à raison de son étroite dimension, est, pour ainsi dire, imperceptible. Cette remarque s'applique plus particulièrement aux chapeaux de militaires espagnols qui faisaient partie de l'uniforme dans la pièce donnée au théâtre Feydeau, sous le titre des Méprises espagnoles^ . Si les auteurs modernes avaient davantage à cœur l'opinion publique, ils se garderaient bien de donner à un militaire, à un officier quel qu'il soit, les formes efféminées, le caractère immoral, les manières lestes et à demi-libres que ces personnages présentent aujourd'hui dans toutes les situations. Ce n'est plus l'honneur, l'énergie et le patriotisme que l'on trouve maintenant au théâtre sous l'uniforme : c'est l'amour, la galanterie, la séduction et toutes ces passions molles qui ravalent l'enthousiasme que doit exciter dans le cœur des Français régénérés la vue d'un être chargé de défendre la patrie. — Si l'on produit à la scène des militaires sous un jour aussi défavorable, ce ne devrait être que pour faire sentir alors leurs ridicules. — L'immoralité le dispute depuis quelque temps à l'incivisme au théâtre de Favart. Le 17 germinal, à la représentation de Raoul de Créqui, on n'a point eu honte d'applaudir à cette maxime dangereuse : Il y a plus de profit à faire le mal que le bien. — Le 21, dans un petit théâtre du boulevard, qui s'intitule Sans-Prétention, à la pièce intitulée Les Femmes diables, il est dit qu'une femme a été reconnue pour un diable « à une queue qui frétillait sous ses jupons », Le directeur du même théâtre s'est permis de faire reparaître, dans une autre pièce, l'air : Vive Henri IV ; pour ce double fait il a été mandé à l'administration. — Une application assez mauvaise a été faite le lendemain au théâtre de Louvois, occupé ce jour-là parles artistes de l'Odéon, qui représentaient Briséis ; des spectateurs entachés de royalisme se sont permis d'applaudir avec affectation à ces mots : « Cessez, guerres funestes », etc. — En dernier lieu, c'est-à-dire le 29, il y avait plus que de l'indécence dans les nombreuses malignités qui constituent le principal mérite de la pièce nouvelle : Ne pas croire ce quon voit ; les habitués (rarement citoyens) de ce spectacle ont reporté jusqu'aux fonctionnaires les plus respectables cette allusion aux sites les plus giboyeux :

Force canards dans les fonds

Et sur les hauteurs quelques buses.

1. Opéra en un acte de Saint-Just et Boicklieu, représenté au théâtre Feydeau le 29 germinal an YII.

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