Il s'agit de la loi du 24 messidor aa VII
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nuit. On s'est séparé après avoir nommé des commissaires pour délibérer sur la demande de 30 millions faite auxdits banquiers. Les commissaires nommés sont les citoyens Barrillon, Fulcliiron, Jubiers, Germain, Sevenes, Perregaux,
etc >■> — Publicislc du 14 thermidor : « Paris, 13 Ihermidor. On met
aujourd'hui autant d'affectation à cacher sa fortune qu'on en mettait autrefois à l'étaler et même à l'exagérer. De là la disparition du luxe. C'est nécessité chez un très grand nombre de personnes, chez les propriétaires fonciers surtout. D'autres cherchent ainsi à échapper aux énormes taxes que l'on redoute. Il y a aussi des personnes qui font banqueroute, pour prouver plus sûrement leur misère »
MDCGLXXXIII i3 THERMIDOR AN VII (31 JUILLET 1799).
Arrêté du Directoire exécutii^ du 13 tuermtdor.
Le Directoire exécutif arrête ce qui suit: Le citoyen Lemaire, ex-juge, est nommé commissaire du pouvoir exécutif près le Bureau central du canton de Paris, département de la Seine. Ordonne, en conséquence, qu'il se rendra sur-le-champ auprès dudit Bureau central pour y remplir les fonctions qui lui sont attribuées par la loi, en remplacement du citoyen Astier, qui a accepté d'autres fonction»*. Le ministre de l'intérieur est chargé de l'exécution du présent arrêté qui ne sera pas imprimé.
Roger Ducos, P. Barras, Gohier.
(Arch. nat., AF m, 618.)
MDCGLXXXIV
Rapport du bureau central du 15 thermidor.
. . . Rapport sur Vesprlt public. — Le vœu public est toujours très fortement prononcé pour la punition des dilapidateurs ; et on se plaint plus que jamais de la lenteur qu'éprouve leur mise en justice ; on prétend que les coupables ont tout le temps de mettre à l'abri des recherches et leur correspondance, et leur fortune, et leur personne ;
1. 11 était devenu chef de la 6* division au ministère de la guerre.
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on va jusqu'à dire qu'il est de l'intérêt du Conseil de presser des mesures qui doivent livrer les coupables à la rigueur des lois, parce que la malveillance y suppose des complices de Schérer. D'autres attachent à la punition des voleurs et dilapidateurs le succès de la levée des conscrits. — Aux yeux d'une foule de gens, qui n'aiment pas du tout la Réunion politique, et peut-être pas beaucoup plus le gouvernement républicain, les Sociétés populaires ne peuvent être que des foyers d'intrigues, d'ambition, et c'est toujours dans le régime de 1793 qu'ils vont chercher les exemples pour donner un certains poids à leurs raisonnements. — Il circule quelques bruits capables de nuire beaucoup au commerce et au crédit public ; on dit que les craintes d'une descente des Anglais sur les côtes de l'Ouest ont fait hausser le prix des sucres et qu'il y a déjà des magasins entièrement vides. — On a dit aussi que les départements de l'Ouest ne versaient plus à la Trésorerie le produit des contributions. — Dans le faubourg Antoine, on a appris que la manufacture des glaces allait être fermée faute d'ouvrage ; on parle aussi de la fermeture prochaine d'une manufacture considérable de papier, connue sous le nom de Réveillon; on craint effectivement que beaucoup d'ouvriers de ce faubourg ne soient bientôt sans occupation ; on ajoute que déjà plusieurs pères de famille se livrent à la contrebande, qu'ils font à main armée. — Les colporteurs du journal le Postillon par Calais se sont permis de crier hier aux issues des spectacles et aux promenades : Dénonciation faite contre les membres du Directoire Siéyès et Barras. Le sommaire du journal n'est pas ainsi conçu; il n'est question dans le corps de la feuille que de la lettre écrite de Privas et insérée dans le Rédacteur du 14. Ce cri des colporteurs faisait la plus mauvaise impression sur les esprits. — Les groupes ont été peu nombreux au Jardin national. Ce qu'on y a remarqué de plus sensible était le plaisir que l'on ressentait de l'arrestation de Schérer (car le bruit de cette arrestation s'en est (sic) un moment répandu) et une indignation assez forte contre les chefs de manufactures et de grands ateliers que l'on présume avoir le dessein de renvoyer leurs ouvriers sous prétexte de la rareté des affaires et pour être moins taxés à l'emprunt. — On ne croit pas les chasseurs casernes aux ci-devant Voilures de la Cour disposés bien favorablement pour les membres de la Réunion séante rue du Bac. On a dit l'opinion des grenadiers du Corps législatif divisée ; la majorité cependant est pour la Société. — Les groupes assez nombreux qui se sont formés hier vis-à-vis le Temple de la Paix étaient tout disposés au calme, et la tranquillité sur ce point n'a pas souffert la plus légère atteinte.
[l"-' AOUT 1790] DIHECTOIRE EXECUTIF 664
Spectacles. — On vient de remettre à la Cité la pièce de Montoni • . On observe que cette pièce, qui contient quelques tableaux de brigandage et d'empoisonnement, a été suspendue sous le rapport d'immoralité. Le cruel Montoni, séditieux chef des brigands et despote, ne périt que par la trahison d'un autre scélérat comme lui ; mais surtout il meurt content ; on eût pu intituler cette pièce : le triomphe de la vengeance. — Au théâtre del'Ambigu-Gomique on a entièrement changé l'appareil du supplice qui avait révolté dans les précédentes représentations des Quatre Fils Aymon *. — Au théâtre Favart, le public a paru, par des applaudissements aiïectés et même en le faisant répéter, vouloir faire une application de ce passage d'une ariette à' Adèle et Dorsan ^ :
Puissions-nous vivre tous assez
Pour voir tous les brigands chassés.
Mais le royalisme le moins équivoque présidait aux applaudissements qu'a obtenus cet autre passage :
Oui, la bonne vieille assez vivra Pour voir le bonheur de la France.
Le Tellier, L. Milly.
(Arch. nat., BB » 90.)
Journaux*.
Journal des Hommes libres du 16 thermidor : « Paris, 16 thermidor. ...Les royalistes redoublent d'intrigues et d'insolence. On assure que réunis aux chefs de la faction des voleurs, ils offrent 25 millions au Directoire, s'il veut leur donner une garantie contre la Réunion de la rue du Bac, c'est-à-dire, s'il veut la fermer. Ils affectent de publier qu'ils tiennent le Directoire par le besoin et par la peur, et ils se flattent de le mener loin sur ces deux coursiers. Talleyrand est l'instigateur de toutes ces intrigues. En général, c'est de lui ou de son conseil qu'émanent toutes les mesures fatales à la liberté. Parmi ces mesures il faut comprendre la suppression désirée, même demandée par les royalistes. Ils s'en promettent d'admirables effets. D'abord ils ont calculé que cet acte du Directoire affaiblira la confiance des républicains en lui. Ils le regardent comme un premier pas de retour vers eux. Le premier pas fait ils comptent de former sur sa route une haie si étroite qu'il n'aura