‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire; recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 3)Chapitre 182 sur 254 · L. MiLLY, Le Tellier · texte numérisé non relu

L. MiLLY, Le Tellier

(Arch. nat., BB » 90.)

Journaux.

Messager des relations extérieures du 13 fructidor : « Paris, 12 fructidor. ...Les économistes, les financiers, les philosoiihes, tous les écrivains élèvent la voix contre l'emprunt de 100 millions, et crient aux Conseils que cette loi désastreuse, ainsi que celle des otages, leur ont été suggérées par leurs ennemis. Les législateurs resteront-ils sourds à tant de cris, et peuvent-ils croire qu'un concert aussi unanime se réunisse pour les tromper .sur leurs pressants intérêts?. . , »

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Rapport du bureau central du 13 fructidor.

.. .Rapport analytique des journaux. — Il a été inséré dans ■quelques journaux, et notamment dans le Messager des relations extérieures, une lettre de Montauban, dans laquelle on dit que la révolte des royalistes du Midi était l'effet de l'oppression intolérable de ceux-là même qui les ont fait exterminer. Qu'ils célèbrent leur facile triomphe, ajoute-t-on, il est digne d'eux : la ruine, la désolation de tout ce pays est leur ouvrage. Dans le Journal des Hommes libres, un Italien réfugié, répondant à une lettre que le ministre de la guerre a adressée aux patriotes italiens actuellement dans la République, compare l'état actuel de la République à ce qu'elle était, il y a huit ans ; alors, dit-il, des nations offraient leur alliance à la République, et aujourd'hui vingt-quatre millions d'hommes, qui ont tué un roi, sont à genoux devant le roi de Prusse. — ■ Le Nécessaire n'est nullement content de ce qu'en parlant de la bataille de Novi, le Journal de Paris ait dit que nos soldats avaient été vaincus, c'est-à-dire privés delà victoire. Cette explication ne lui plaît pas, et le commentaire qu'il fait à ce suj^t n'est rien moins que patriotique. — Suivant ce qu'on mande de La Rochelle au Miroir, deux gendarmes de Fontenay-le- Peuple, qui avaient arrêté un conscrit à la Châtaigneraie, l'attachèrent à la queue de leur cheval et l'emmenèrent ainsi à Fontenay

au grand trot; il y expira en arrivant sur la place. — Les autres feuilles n'ont donné lieu aujourd'hui à aucune analyse.

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