L. MiLLY, Le Tellier
(Arch. nat., BB » 90.)
1. Sur cette mission, voir J. Tiersot, Rouget de Lisle, p. 229 et suivantes.
[il SEPTEMBRE 1799] DIRECTOIRE EXÉCUTIF 724
Moniteur du 26 fructidor : « Paris, le 23 fructidor. ...Depuis la loi qui autorise pendant un mois les visites domiciliaires, on ne sort de Paris qu'en montrant sa carte. On demande les passeports aux voyageurs qui y entrent; on garde ces passeports, dont on donne un récépissé, et on oblige de les aller reprendre le lendemain au Bureau central, ce qui excite beaucoup de réclamations et de plaintes... » — Ennemi des oppresseurs du 26 fructidor : V.Paris, 25 fructidor. On assure que la majeure partie de la députation de la Seine a demandé au Directoire la destitution des administrateurs du dépariement. La majeure partie de la députation de la Seine est composée des re- })résentants nommés l'année dernière par la scission séant à l'Institut '. Elle s-est recrutée cette année du beau-frère de Treilhard. . . »
MDCCGXXI
Rapport du bureau central du 26 fructidor.
. . .Rapport sur les opinions publiques. — Il n'y a presque point de véritable esprit public aujourd'hui, et l'on chercherait vainement à déguiser cette affligeante vérité par aucuns palliatifs. Les revers de nos alliés et les nôtres sont un sujet d'espérance pour les royalistes. Plus il s'élève de nuages sur les destinées de la République, plus ils triomphent; rien de moins caché que leurs vœux pour le retour de Pancien régime; c'est le ton des spectacles, des jardins publics et des grands cafés. Cependant les plus vives inquiétudes sont le partage des vrais républicains; partout ils sont frappés de bruits qui circulent sur des projets et modifications de la Constitution de l'an III, ou sur des plans de réduction du territoire même de la République, ce qui serait le résultat de quelque traité secret avec la Prusse. On hésite généralement à croire médités ou possibles de tels changements; mais on établit à ce sujet une foule de conjectures. La division des opinions nuit singulièrement à la confiance que l'on a eue jusqu'à ce moment dans la conduite du gouvernement. — On est très affecté de la reddition de la flotte de la Hollande. On rapproche de cette perte celle de toutes les forteresses de l'Italie. On revient continuellement sur la facilité avec laquelle l'une et les autres ont été abandonnées,