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121 DII5ECÏ0IIŒ EXÉCUTIF [25 septembre 1798]
(le nouveau d'être fermé, parre que les artistes n'ont rien reçu depuis quelque temps. L'administration leur a accordé, pendant les jours complémentaires, trois représentations à leur profit; elles leur ont produit une somme d'environ 25,000 francs. Les fonds demandés par le ministre pour cet établissement s'élèvent à 360,000 francs pour l'an VU. . .» — Feuille du bon citoyen du 6 vendémiaire : « Paris. Le théâtre des Arts vient de fermer pour la seconde fois depuis un an. Le défaut de paiement ne permet pas aux artistes qui le composent de jouer plus longtemps. On espère que les soins du ministre de l'intérieur empêcheront la dissolution de ce bel établissement, qu'il serait impossible de nous rendre, si les sujets que nous y admirons chaque jour étaient forcés, par le besoin, de se séparer. Le ministre a déjà porté sur la liste de ses dépenses celles du théâtre des Arts. Les fonds nécessaires une fois assurés, le découragement des artistes cessera, et chacun d'eux s'empressera de reprendre l'emploi que les suffrages du public lui désignent. . . »
MCDLXXV 4 VENDÉML\1RE AN VII (25 SEPTEMBRE 1798).
Rapport du bureau ce.mral du 5 vendémiaire.
.. .Journaux. — C'est du côté des relations extérieures que les journalistes mal intentionnés tournent leurs efforts pour pervertir l'opinion publique et inspirer, soit du dégoût, soit des craintes sur la situation actuelle des affaires politiques. On dit mal intentionnés^ parce qu'après une si longue expérience et des exemples fréquents de moyens employés pour arrêter le cours de la malveillance, on ne peut rejeter sur la seule imprudence, ou sur un défaut de circonspection, l'habitude qu'ils contractent de contrarier par les plus absurdes nouvelles les opérations particulières du gouvernement. — Le Fanal annonce avoir vu dans la Gazette de Londres des rapports ofïiciels qui portent que les Français débarqués en Irlande ont été obligés de se rendre à Cornwallis avec beaucoup d'Irlandais-Unis. La veille, le même avait semé des soupçons d'inimitiés de la Turquie à notre égard, en affectant de remarquer et de faire remarquer que l'ambassadeur n'avait point paru aux fêtes de la fondation de la République. — Les Annales de la République reviennent par une phrase tardive sur une même observation. — VEcho parle d'un courrier arrivé à Bordeaux, porteur d'ordre d'un embargo sur les navires américains : « Voilà donc, ajoute-t-il, la guerre inévitable avec ce peuple.» — D'un [autre] côté le journal intitulé Correspondance des représenla^its du peuple annonce, par ses sarcasmes contre les formes actuelles et
surtout les autorités de la République batave, tout l'esprit qui caractérisait [le] ci-devant Journal des Francs. — Par une tactique assez commune au royalisme, qui met en avant des bruits très mensongers sous prétexte de les combattre, les Nouvelles de Paris, après une citation de la partie du message du Directoire portant que des contributions nouvelles ne sont pas nécessaires, s'écrient : « Pourquoi répand-on le bruit d'un nouvel impôt? Quel est donc le but de ceux qui publient que les 125 millions dont le Directoire a besoin seront l'objet d'un nouveau rapport de la commission des finances et le produit d'une taxe extraordinaire sur les consommations? Bruits d'anarchistes. » Le même journal met un soin particulier à faire observer que les nouvelles d'Irlande, qui apprennent que les Français qui ont débarqué dans cette île se sont rendus par capitulation, sont postérieures à celles données par le Rédacteur. — Enfin, on signalera comme indécente cette pitoyable plaisanterie du Messager : « A Paris on joue Arlequin journaliste ; à Londres on le [sic) représente Arlequin corsaire; on demande la difTérence qu'il y a entre l'Arlequin anglais et l'Arlequin français ; toujours est-il vrai qu'il y a Arlequins partout. » — Les autres feuilles ne donnent lieu à aucune autre observation.