L. MiLLY, Lessore
Journaux.
Clef du Cabinet du iO vendémiaire: « Paris, le 9 vendémiaire... Le Directoire vient de prendre un arrêté très sévère pour obliger les employés à être assidus dans leurs bureaux^ ils seront tenus d'y être depuis neuf heures du matin jusqu'à quatre heures de l'après-midi. Dès neuf heures on fera courir une liste sur laquelle chacun sera tenu de signer son nom. I! en sera
1. L'exemplaire du Fanal à la Bibl. nat. (Le 2/971, in-4) est fort incomplet. Après le a" du 4 vendémiaire an VH, on passe au numéro du 11 vendémiaire.
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de môme à quatre heures. Le môme moyen sera aussi employé dans l'intervalle, mais non à une heure fixe. La première absence, sans raisons légitimes, sera punie d'une amende de dix jours de traitement; la seconde, d'une amende d'un mois; et, en cas de récidive, les contrevenants seront remplacés. Les mêmes dispositions sont applicables aux employés des administrations centrales des départements. . . »
MCDLXXIX
Compte décadaire des opérations du bureau central du canton de paris DU !•■■ au 10 vendémiaire an VII.
. . .Cultes. — . . .L'assemblée décadaire au temple de la Cité s'est tenue avec toute la dignité et la décence possibles ; sept mariages y ont été faits et proclamés. L'assemblée a tenu depuis dix heures jusqu'à près d'une heure
Correspondance et exécution relatives aux mœurs et opinion publique. — Inscription contre-réoolutionnaire . — Informé par le commissaire de police de la division de l'Indivisibilité que le citoyen Lefévre, propriétaire d'une maison rue du Parc, n° 299, lui avait donné avis que, le 30 fructidor, dans la nuit du l^"" complémentaire, il avait trouvé écrit au crayon rouge sur des piliers de sa maison : Vive le roi! le Bureau central a chargé les commissaires de police par une circulaire de faire effacer ces sortes d'inscriptions.
Ecrit provoquant i assassinat des premières autorités de la Répu~ hlique. — Le commissaire de police de la division de la Butte-des- Moulins ayant transmis un écrit provoquant l'assassinat des premières autorités de la République, lequel était affiché sous la voûte de la première à la seconde cour du Palais-Egalité, d'où il a été arraché par l'adjudant de brigade de ladite division, le Bureau central a établi une surveillance sur cet objet.
Exposition contraire à la loi. — Il a donné ordre de faire disparaître : 1° d'une salle de vente publique, rue des Fossés-Montmartre, un grand tableau représentant un Christ, placé au-dessus du bureau; 2° du salon du citoyen Orsy, boulevard Martin, l'effigie de Pie VI, s'y trouvant avec celle de Buonaparte. Le citoyen Orsy s'est conformé à cet ordre
Plainte contre un commissaire de la République. — Le citoyen Darmel, traiteur aux Champs-Elysées, ayant porté plainte au Département contre le commissaire de police de cette division, qu'il a annoncé avoir commis un acte arbitraire envers lui le jour de la fête de Tome V. ' 9
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la fondation de la République, le Bureau central a demandé à ce commissaire un rapport particulier à ce sujet.
Théâtre de VEslrapadç. — Il a été, sous les réserves de droit, donné acte au citoyen Gomont Saint-Charles, artiste dramatique, de sa déclaration qu'il est dans l'intention de faire représenter tous les jours diverses pièces de théâtre dans celui de l'Estrapade.
Impôt au profit des pauvres. — Invité par le ministre de l'intérieur à examiner s'il pouvait être pris une décision favorable au citoyen Blanchard, sur la demande par lui faite au ministre à fin de restitution du quart prélevé au profit des pauvres sur la recette du 3* jour complémentaire, jour de la 47« ascension, vu que les frais excédaient cette recette, le Bureau central a répondu au ministre qu'on ne pouvait se dispenser d'assimiler la fête donnée par le citoyen Blanchard aux autres fêtes soumises à l'impôt du quart, attendu que, sur pareille demande faite par le citoyen Garnerin au Corps législatif, le Conseil des Cinq-Cents avait unanimement passé à l'ordre du jour. — Le Bureau central a, par un arrêté du 4 de ce mois, nommé un sous-chef du bureau des mœurs à l'effet de se transporter tous les jours chez les entrepreneurs et caissiers des différents théâtres pour vérifier l'exactitude de tous leurs registres de recette et d'abonnements relativement à la perception du droit établi au profit des indigents sur chaque billet d'entrée et d'abonnement dans tous les spectacles de Paris oiî
il se donne des pièces de théâtre
Hospices civils et secours Petite communauté de Sau^t-Paul.^
Informé par le Département que le ministre de l'intérieur, par sa lettre du 30 fructidor dernier, l'invitait à suspendre provisoirement l'exécution de la délibération de la commission des hospices du 24 ventôse dernier, et en conséquence de conserver jusqu'à nouvel ordre l'établissement connu sous le nom de Petite communauté des pauvres ouv7'ières indigentes de Saint-Paul^ le Bureau central a fait part des intentions du ministre à ladite commission, l'invitant à s'y conformer et à pourvoir, comme elle le fait, aux besoins des orphelines.
Besoins des indigents. — lia instruit le ministre de l'intérieur que les pauvres de Paris se multipliaient tous les jours, que des rentiers se trouvaient en ce moment sans ressources, et qu'il croyait devoir solliciter du gouvernement qu'il fût mis pendant l'hiver à sa disposition des combustibles pour distribuer aux pauvres ; il a demandé, en outre, que l'inscription de 73,000 francs en tiers consolidé appartenant aux pauvres de Paris leur soit payée en valeur métallique