Voir plus haut, p
2. Voir plus haut, p. 120, le « rapport particulier » du 4 vendémiaire.
3. Voir plus haut, p. 103, — A la suite de ce rapport, nous trouvons le brouillon de lettre suivant, sans date : « Le ministre de l'intérieur au commissaire du Directoire exécutif près le Bureau central du canton de Paris. Citoyen, lintérêt que présentent vos comptes décadaires antérieurs au mois de thermidor a été pour moi un motif de plus de m'étonner que, depuis celui que vous m'avez adressé pour la fin de messidor, vous ayez cessé de me les faire parvenir. Pénétré, comme vous devez l'être, de la nécessité de concourir à procurer au gouvernement tous les
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Journaux.
Publiciste du 15 vendémiaire: <( Paris, 1i vendémiaire. .. Le citoyen Camus, archiviste du Corps législatif, vient de dresser un état de la population actuelle de la République française. Il l'a portée, d'après les conquêtes et les réunions effectuées jusqu'à ce jour, à 33 millions. Dans ces calculs sont comprises nos nouvelles possessions de la Méditerranée... »
MCDLXXXIII
15 VENDÉMIAIRE AN VII (6 OCTOBRE 1798). Rapport du bureau central du 16 vendémiaire.
. ..Journaux. — Le journal la Correspondance des représentants du peuple est le seul qui aujourd'hui nécessite des observations. Les opinions des rédacteurs actuels de celte feuille, au sujet des changements survenus, le 24 prairial dernier, dans la République batave, sont les mêmes que celles dont on a rendu compte précédemment dans des analyses du Journal des Francs, mais la Correspondance entre aujourd'hui dans des détails très grands sur cette époque. On notera que les rédacteurs ne paraissent pas éloignés de lui donner pour cause une dispute survenue entre le directeur de la marine, Spoors, et le ministre de la guerre Peyman. Ils rapportent, à l'appui de cette idée, les injures ordurières que, suivant lui [sic), ces deux ministres se seraient permises ; le Directoire les aurait mandés pour leur faire des reproches ; ceux-ci se seraient retirés humiliés et auraient arrêté, dans leur rage, le plan du 24 prairial pour venger leur orgueil. — Passant ensuite en revue beaucoup de membres du Directoire et du Corps législatif bataves, il cite sur chacun d'eux des particularités avilissantes, ou leur donne les épithètes les plus défavorables. Il paraît essentiel et même indispensable de reproduire ici ces phrases, que les rédacteurs adressent aux membres du Directoire, d'autant plus qu'elles contiennent des applications forcées d'une loi de la République batave du 15 floréal aux décrets de la République
renseignements qu'il peut désirer sur l'état de cette immense et importante cité, vous vous empresserez sans doute de réparer cette omission, et de me mettre à même de connaître sans délai si les lois ont reçu leur exécution pendant les derniers mois écoulés, quel est l'état de Paris, enfin tout ce qui fait l'objet de ma circulaire du 21 fructidor an Y. J'aime à croire aussi que vous continuerez à me faire parvenir, dans les premiers jours de chaque décade, le compte de ce qui se sera passé dans la précédente. Salut et fraternité. »
française des 5 et 13 fructidor. « Les assemblées primaires sont convoquées; votre ambassadeur n'est pas sans crainte sur les résultats; mais le peuple est là ; il est encore plein du souvenir du 3 pluviôse ; il est guidé et animé par les patriotes, surtout par les magistrats créés à cette époque, dont le civisme et les talents ont commandé son estime et sa confiance ; la constitution est soumise au souverain, et les sept huitièmes de la nation émettent pour son acceptation le vœu le plus libre et le plus solennel qui ait jamais eu lieu en Hollande, peut-être même dans les autres républiques; ici redoublent les assurances de votre satisfaction, ici votre ministre communique aux autorités les lettres les plus flatteuses ; il a, lui disiez-vous, surpassé vos espérances. Encouragé par les succès et votre assentiment, il presse ces autorités de passer à l'organisation définitive et la mise en activité de l'acte constitutionnel, et, d'après les intrigues connues du parti orangiste, sans doute aussi d'après ses instructions et ses pouvoirs, il prend sur lui l'initiative d'une loi de circonstance en provoquant en votre nom, malgré les scrupules du Corps législatif, le décret du 13 floréal, qui conserve en place les deux tiers des magistratures à la .nomination du peuple, décret absolument semblable, quant au fond, à ceux que vous rendîtes vous-mêmes en France, citoyens Directeurs, les 5 et 13 fructidor an III, et par lesquels vous croyez jusqu'ici avoir sauvé la République. r> — Enfin tout tend dans cette feuille, n° A, à présenter les événements du 24 prairial comme l'ouvrage de l'intrigue et l'effet de l'influence de l'Angleterre. — Le n° 15 de la même feuille tend à maintenir les esprits dans cette opinion, et les rédacteurs donnent pour la justifier une nomenclature de quarante-quatre bâtiments anglais, qu'ils disent être entrés librement dans les ports de la République batave depuis peu de temps. — Aujourd'hui, dans la feuille numérotée 16, ils présagent de très prochains changements dans cette république, qu'ils nomment toujours la Hollande : « Il est très probable, disent-ils, qu'une fructidorisation sera dans les deux premiers pouvoirs le correctif de leurs complaisances enfin reconnues pour les Anglais, et qu'a remplacées tout à coup cette prétendue impartialité dont la mauvaise foi avait voulu les masquer. » — Cette feuille contient en outre une lettre du citoyen Marquezy aux rédacteurs; on est d'abord frappé de cette phrase : « S'il est quelque chose qui doive déterminer les deux Conseils à faire enfin justice de l'arbitraire trop longtemps souffert sous le nom de la presse ou des journaux, c'est l'impudeur des scribes vendus à un parti qui profite trop de leur bassesse pour ne pas encourager leur insolence. » Le citoyen Marquezy fait entendre positivement ensuite que l'autorité
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executive disposerait ainsi de la plume des écrivains, s'en servirait bientôt pour écraser le pouvoir législatif. Il se plaint ensuite de ce que, d'après d'injustes interprétations, « vouloir faire justice des dilapidations et prévenir les dilapidations futures, c'est entraver tous les services, c'est laisser le Directoire sans ressources ». Le reste ne consiste qu'en plaintes, à la vérité très aigres, contre les rédacteurs des journaux, le Rédacteur et h Patriote français, qu'il appelle le Faux Patriote. — Les plaintes qu'il exhale contre le considérant par lequel était motivé l'arrêté de suppression du Journal des Francs ne sont pas moins amères.