‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire; recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 3)Chapitre 72 sur 254 · Sur liacon père, voir la lin du rapport suivant · texte numérisé non relu

Sur liacon père, voir la lin du rapport suivant

181 DIRECTOIHE EXECLTIF [24 octobre 1798J

P.-S. — Il me reste quelques renseignements à vous communiquer, que je réserve pour un ou deux mémoires que je me propose de vous adresser incessamment.

(Arch. nat., F ' "^ m, Seine, 28.)

MDVI

Rapport anonyme.

o brumaire an VII.

Le faubourg Antoine est travaillé plus que jamais par quelques mauvais sujets, qui ne trouvent de bon gouvernement que celui où ils dominent ; ils profitent du moment où l'ouvrage commence à baisser, pour monter la tête aux ouvriers et leur dire que le Directoire envahit tout et que les républicains sont proscrits ; que le seul bien qu'ils retirent de la Révolution est le rétablissement des barrières ; que le seul parti qui reste à prendre est de se rallier aux Conseils ; que c'est là où réside la souveraineté du peuple. On distribue des écrits séditieux contre le gouvernement. Ces pamphlets sont particulièrement rédigés par Revol et Jorry. Félix Le Pelelier, Vatar et plusieurs autres ont eu une entrevue, le décadi dernier, avec les meneurs du faubourg Antoine ; il y a eu de l'argent de distribué pour faire des prosélytes. Quelques jours après, les chefs de parti ont convoqué leurs amis ; mais, à peine réunis, la division s'est mise parmi eux ; on a reproché aux meneurs qu'ils trompaient tous les jours les patriotes, qu'ils étaient les agents d'une faction, qu'ils recevaient de l'argent pour soulager les démocrates, et qu'ils gardaient presque tout pour eux ; plusieurs d'entre eux, qui n'avaient reçu que 6 francs, les ont rejetés sur la table en disant que, quand ils recevaient des secours, ils voulaient savoir d'où ils venaient. Reaucoup de convives se sont plaints qu'on les avait éloignés du gouvernement ; que, l'an dernier, ils recevaient de quoi pourvoir à leurs besoins, et que c'étaient eux qui étaient cause que l'on ne leur donnait plus rien cette année ; et qu'ils ne savaient comment ils passeraient l'hiver. On s'est séparé fort mécontents.

Le général Rossignol, qui est dans ce moment à Toulon, correspond avec Chrétien et autres. Dans une de ses dernières lettres, il se plaignait de ce que le Directoire avait éloigne tous les patriotes qui lui donnaient de l'ombrage, mais qu'ils se réuniraient pour détruire la tyrannie, que les patriotes du Midi se serraient de près, et i]u"il

espérait bien, d'après tout ce qu'il savait, que les démocrates auraient le dessus.

11 y a eu plusieurs réunions de patriotes décadi dernier ; l'on y a bu à la santé du Directoire et à la prochaine victoire des républicains purs ; les députés sur lesquels on compte le plus sont : Stevenotte, Troisoeufs, Lesage-Sénault, Lucien Buonaparte, Marquezy, Talot et autres.

Sonthonax est celui qui paraît avoir le plus de part à ces intrigues et à ces distributions d'argent. Son but est, à ce que l'on croit, de faire passer, à la faveur d'un mouvement du faubourg Antoine, une loi qui déclare la colonie de Saint-Domingue indépendante, ou, ce qui revient au même, la déclarerait indépendante sous la protection de l'Angleterre. Malgré les ambitieux et les désorganisateurs, le faubourg Antoine est parfaitement tranquille, et, malgré eux, le gouvernement triomphera de ses ennemis. Deux hommes y ont une très grande influence, qui dans un moment de crise serviraient utilement le gouvernement : ce sont les citoyens Bacon père et Ducatel, concierge de la Force.

(Arch. nat., F ' *= m, Seine, 28.)

MDVII

Rapport du bureau central du o brumaire.

... Journaux. — Les feuilles périodiques de ce jour n'ont donné lieu à aucune observation importante.

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