‹ Paris pendant les deux siéges (volume 2)Chapitre 60 sur 77 · UN PETIT MONSIEUR DU 4 SE^EMBRE · texte numérisé non relu

UN PETIT MONSIEUR DU 4 SE^EMBRE

Un de nos amis , M. Liebman , qui , durant tout le siège, n'a cessé d'exposer sa liberté et sa vie pour faire échapper les prêtres , les religieux et les relir gieuses menacés par la Commune , a eu hier la con-*solation d'être le premier à leur rouvrir les portes de Paris.

Il a ramené, en habit, le Frère visiteur de la Congrégation, qui a immédiatement repris possession de plusieurs écoles envahies sous le règne des maires de l'espèce Mottu. Partout le cher Frère a été salué par l'affection et le respect du public.

M Liebman a ramené aussi douze sœurs de la Charité, dont la présence en ce moment est si nécessaire. A Saint-Denis, il s'est trouvé en présence de l'illustre sieur Mahias, l'un des plus précieux assesseurs de la mairie Arago, présentement assesseur de M. Jules Ferry, en qualité de sous-préfet (ou quelque chose comme cela) de Saint-Denis. M. liebman lui a demandé un laisser-passer pour douze religieuses. M. Mahias a refusé, au moins sèchement.*^ J'ai eu tort , reprit M. Liebman , de dire qu'il s'agissait de religieuses. — Pourquoi? demanda le gracieux favori du 4 septembre, jadis coupeur d« nouvelles

dans quelcpie journal. — Paorce que, continua M. Liebman, ayant été chassées par les voyous de la Commune, elles sont certainement indignes dé rentrer!

Le monsieur du 4 septembre alors devint un tant soit peu moins rogue , et voulut bien télégraphier à Versailles pour savoir si les sœurs de la Charité peuvent rentrer. M. Picard répondra un de ces jours.

^9 mai.

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