‹ Paris pendant les deux siéges (volume 3)Chapitre 147 sur 150 · COMPLÉMENT DES A.VXËES DE PIERRE. LE PAPE ET LE ROI · texte numérisé non relu

COMPLÉMENT DES A.VXËES DE PIERRE. LE PAPE ET LE ROI

Voilà que Pie IX a rempli les années, les mois et les jours de Pierre, et double glorieusement, toutes voiles dehors, à travers tous les orages, ce cap de la durée, que la barque éternelle n'avait jamais franchi. Dieu nous fait lionne mesure de grâce et de mi* racle. Certes, nous avons de justes sujets d'alarmes; mais il semble que nous n'espérons pas autaut que Dieu lui-même nous y engage. Dieu pose sous nos yeux quelque chose de plus grand que tout ce qu'il laisse crouler.

Aux né^atious universelles du siècle révolutionnaire, l'Kglise, par la grâce de Dieu, a opposé l'acte de foi le plus graud, le plus absolu, je dirais volontiers le plus audacieux qui ait été tût parmi les hommes. Depuis le Tu es C /iris tus de Pierre, rien de si haut n'a elé dit sur la divinité du Christ que le Tu c< Petrus du Vatican. Par cette atlirinatioii trioiuphaute de la foi, toute négation contraire est abolie. Les rois, les républiques, les peuples, les césars et les

{Ji G PARIS PENDANT LA COMMUNE.

soudards peuvent dire ce qu'ils voudront ; les volcans peuvent s'ouvrir, les laves peuvent couler: c'est la parole de foi qui prévaudra dans le genre humain. Quoi qu'il arrive, la montagne d'erreur obéira à la parole de foi ; elle se déplacera d'elle-même et se jettera dans la mer. Jésus est le Christ fils de Dieu, et Pierre est le vicaire du Christ. Le vicaire du Christ demeure et demeurera le vainqueur et le roi du monde.

A cette parole une autre a répondu des entrailles et des hauteurs du monde ; une parole royale, un Amen retentissant. 11 y a dans le monde un prince selon le cœur de Dieu, et ce prince, s'unissant à la foi de l'Église, a confessé la royauté suprême du vicaire du Christ.

Il existe donc un Pape et un Roi. Ce sont les deux mains dont Dieu se sert pour régir, gouverner et au besoin refaire le monde, et ces deux mains sont d'accord. C'est tout ce qu'il faut pour que l'ordre soit rétabli dans la société humaine.

Sans doute, il y a des difficultés. Il y a M. de Bismark, il y a M. Thiers, il y a M. de La Bédollière, que je u' inscris pas ici pour rire. Un sait que j'ai toujours compté .M. de La Bédollière pour beaucoup. Al. de I a Bédollière est la langue de l'esprit d'Havin. H est la grosse difficulté. Il est la pièce sons laquelle iM. de Bismark et M. Thiers pèseraient fort peu et ne poseraient sur rien.

Mais il y a aussi l'Internationale, qui arrangera cette difticulté-là. L'Internationale dissoudra M. de La Bédollière.

PARIS PLNDAKT la commune. 517

11 importe fort peu que le roi soit aujourd'hui sans couronne et sans épée, comme le Pape est sans territoire. Aujourd'hui comme toujours la force véritable est dans le droit qui reconnaît et confesse le principe. Le besoin de vivre fera le reste.

Il n'y a pas de société révoltée à qui le besoin de vivre ne fasse accepter un chef, et nous le savons tous très-bien.

Et le chef qui se fera longtemps obéir sera celui qui voudra et saura lui-même obéir à Dieu. Vtr 06eiliens loquet ur victoriam. Voilà le secret de la royauté. La royauté l'avait perdu ; Henry de Bourbon le retrouvera et le réapprendra au monde.

28 août.

m. Tintas.

La vraie politique de M. Tbiers est sa personnalité, laquelle tient plus de place qu'elle n'est grande. On parle de décadence : i) est aujourd'hui ce qu'il fut toujours, a^ile, audacieux d'esprit, borné sur quantité de points et sur sa propre valeur ; irrésistible à force «l'adresse, s'il savait se résister à lui-même et s'empêcher de courir sur le parapet jusqu'au point fatal où il n enjambe plus. En sa longue vie, il

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a fait maintes culbutes graves. Elles lui ont réussi parce qu'il s'est toujours relevé, mais il a toujours rccommemré. Présentement il se hâte vers la dernière. Elle sera mémorable pour lui, et probablement, hélas ! pour nous. Il y perdra le bénéfice qui lui reste de toutes les antres, sa renommée surfaite d'homme d'esprit et de liu politique. Nos pertes, à nous, seront plus longues à additionner. Le malheur de M. Thiers est d'avoir vu dans sa jeunesse un ssénéral qui lui parut de belle taille; le nôtre est d'avoir mis notre confiance dans ce César de marais.

Pour bien comprendre M. Thiers, il faut se souvenir du temps où il est né et des facilités de la fortune politique sur le courant qui le prît au berceau. Il datb de 1797. On peut l'appeler un louveteau de la Révolution. Il ne reçut de. l'ancien ordre social détruil que le baptême, dont personne jamais ne lui apprit à faire grand cas. Lorsqu'on le mit à lerole a sous les auspices d'un magistrat libéral, » dit Yapereau, la race révolutionnaire était assise. Elle régnait lorsqu'il entra dans la vie publique, bachelier. a\ocat, lauréat d'académie, ignoraut de toutes chose?» divines et quasi de toutes choses humaines, mais hh>u résolu «le s'attribuer un grand emploi.

Il semblait qu'on l'attendit. Il trouva tout de suite des patrons et n'eut point le temps de gneuser, comme tant d'autres, survenus depuis, qui se sont enflés de haine contre Tordre social, parce qu'ils avaient peine à percer. Laftitte lui ouvrit le CowsftttttioHuel : son talent était à la juste mesure de ce monde subalterne et victorieux. Rien ne le tenta de

PAHIS PKNDANT LA COMWDFIP.. S! 9

faire le serment d'Annibal, ni pour lui qui no manquait île rien, ni pour d'autres qui pouvaient manquer de tout sans qu'il éprouvât le besoin de leur rien donner.

I! y a deux choses dont M. Thiers a toujours ignoré l'existence, envers lesquelles du moins il ne s'est jamais cru lié d'aucun devoir : Dieu et le peuple. Par la grâce de la Révolution, qui a ereé la Bourgeoisie, il est né pour gouverner la Bourgeoisie. Seulement cette Bourgeoisie de 89, qui entend é»re elle-même son eulte, ses traditions et son avenir, il l'appelle la France. Le reste lui est inconnu et lui devient aisément odieux, r/est l'aristocratie ou la * vile multitude. »> II .*t conservateur de la Bourgeoisie, destructeur ou dominateur du reste.

Il entra donc dans la Bourgeoisie comme chez lui, et cela commença tout de suite d'aller tout seul. Ce petit irai cou de vingt-quatre à vingt-cinq ans, descendant du coche de Provence, ne rencontra point d'obstacles. Malgré de nombreuses disgrâces de taille, de mine et de tenue, malgré sa voix qui rappelle la corneille de Virgile évoluant la pluie, twiprohti r<,rt\ il s'installe soudain dans les journaux, dans le> salons, dans la politique, dans la littérature, jusque dans les arts. M. About, qui a tant raté, avec tant d'aptitudes supérieures, doit s'étonner des commodités île ce temps-là. M. Thiers ne savait pas encore ce qu'il voulait, et le sceptre accourait à ses mains. < .'était vraiment le dauphin de la Révolution. Klle le reconnaissait et préparait son règne. On «voit apparaître autour de lui ses janissaires, sescapitai-

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■ **u^ it.-r i'Kuij.irt*. 1. emprunte cent millions, re-

:ac#r .N'd|M.ilr^n sur U oolonne, termine l'Arc de » 'i:a>piif. a-.-hrve i hôtel du quai d'Orsay et met une

ntaiii** a la piuee du monument expiatoire de l'as-

sassinat du duc de Berry. On voit l'homme. Selon Vapereau, « c'est la belle époque de la vie politique de M. Thiers. » La vie politique de M. Thiers n'a jamais perdu ce genre de beauté. En ce temps-là, ses chers républicains l'importunaient; pour se délivrer d'eux, il ranimait le souvenir du maître. Il montrait le h A ton et s'efforçait d'élargir la pâtée. Contre les idées et les appétits révolutionnaires, son art ne va pas plus loin.

Mais quelque chose lui manquait. Il n'était pas premier ministre, et il ne trouvait pas de premier ministre ni de majorité qui se voulussent passer de M. Guizot. Attelé à ce rival sous divers présidents, il finit par sortir du ministère, fit ainsi sortir le corn* pa^non, et rentra le premier, par un détour où le prince de Talleyrand, qui l'estimait, lui prêta la main. Ce tut un malheur pour lui d'être estimé de eet évèque. Le voilà premier ministre avec le porte» feuille des affaires étrangères. Incontinent il songe à guerroyer. La vision impériale l'a tourmenté toutes les fois qu'il s'eut vu seul. M. Guizot disait : La paix toujours, c'était la politique conservatrice; M. Thiers, étant seul, dit : La guerre partout , c'est 'la politique libérale. Il voulait intervenir eu Espagne. Pourquoi? Il n'eu donna jamais de bonne raison, sinon qu'il eût pris plaisir a montrer ses talents militaires. Mais tout frémissait à la pensée d'une prise d'armes; on sentait gronder la Révolution. Le prudent Louis- Philippe arrêta les frais, M. Thiers se retira; culbute. Sa présidence avait duré six mois, et il n'en pouvait plus.

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Du 2:; août 1836 au 1er mars 1810, il tit de l'opposition, ce qu'il ou fallait pour s'entretenir populaire et cependant possible. Eu même temps, il s'ahaudnnnait à la dangereuse contemplât iou du Consulat et de l'Empire, et se préparait à en écrire, sans se garder assez des négligences et des longueurs. Uoium*d'opposition ou ministre d'opposition, rYst un t»>»n poste pour être loué, mais detestalile pour rencontrer la critique et apprendre à éerire. Jamai* surit»" tendant ne trouva de cruels.

Le 1" mars, M. Thiers rentra ministre des allairos étrangères et président du conseil, lie nouveau. iidelo à lui-même, il ehercha noise à l'Europe. Ce fut le temps de son amour pour Méhémet-Ali. Ce pacha lui semblait le premier ou peut-être le second grand homme de l'Europe. L'Europe se coalisa contre son pacha et surtout contre lui.

Un matin, en ouvrant ses journaux, il apprit, non saus étonneiûent, qu'un traite conclu à Londres ex* cluait la France du concert européen. 11 ne se démonta pas et sonna au contraire un branle-ha> général, qui pour le coup allait mettre le feu aux poudres. C'était sa résolution bien formelle de faire triompher Méhéinet-Ali. Appel des classes, mobilisation des gardes nationales, fortifications de Paris, envoi de la Hotte dans la Méditerranée, il u'omit rien ; mais il eut le crève-cœur de n'intimider que la France

gouvernementale, y compris lui-giénie.

Dans les théâtres et dans la rue, le « peuple » commençait à chanter la Marseillaise. La Marseillaise vaut

sans doute une armée, l'Histoire delà Révolution l'a

l>eaueoup dit. Mais, en 4840, personnelle voulait de cette armée, et M. Thiers, au fond de son cœur, n'en voulait pas plus qu'un autre. 11 offrit sa démission deux fois, et Cousin, l'un de ses collègues, vint dire au roi : a Sire, mettez-nous bien vite à la porte, ou sinon le feu va s'allumer partout. » Le 29 octobre, M. Thiers se n-tira définitivement. Ce second ministère de M. Thiers avait duré sept mois. M. Guizot en a vécu huit ans.

Les huit années de M. Guizot parurent longues à M. Thiers dès le commencement. Peu à peu, probablement assez vite, le roi de Juillet, qui se passait trop di* lui, périclita dans son cœur, et il forma le dessein d#» le renvover à Neuillv, où dix années auparavant, de la part de Laflitte et de la Révolution, il était allé le prendre. Ces grands seigneurs politiques, sous tous les régimes, sont volontiers les même*. Ils ne se contentent pas de mener bellement la vie, d'être riches, de trôner dans le monde, dans les Académies, à la tribune, d'élever leurs créatures, «l'arrondir leurs affaires : leur superbe ne veut rien supporter longtemps au-dessus d eux , et s'ils ne peuvent se procurer le plaisir de gouverner absolument l'État, ils prennent sans scrupule la distraction de le troubler. Le roi s'amuse! Et que veut-on que fasse un roi qui ne prie pas?

Dans les beaux ennuis de sa grandeur oisive, M. Thiers s'amusait a faire de l'opposition. Son opposition taquine, inutile, qui n'avait pas une miette

:>2i PA1US l'KM'AM LA COMMUNE.

d'idée a mettre sous la dent de l'intelligence humaine, se sentant de plus en plus terrassée par l'ascendant conservateur, s'irritait de plus en plus et tournait de plus en plus à la sédition révolutionnaire. Il devint l'homme de la vieille gauche, ennemie du trône et de l'autel. Il se coalisa avec Eugène Sue et Véron dans le Constitutionnel \ avec l'Université dans les Chambres, contre la liberté d'enseignement, et lit avorter ce qu'il y avait de conscience libérale en M. Guizot. Il fut le Mottu du moment. II monta une affaire de tribune contre les jésuites, et il obtint un ordre du jour motivé qui les mit sous le coup de la proscription. Cet acte parlementaire, d'ailleurs éludé par le bon sens de Al. Guizot, détermina Ollivaint à entier dans la compagnie de Jésus, où il devait, vingtsix ans après, rencontrer sa glorieuse mort; mais M. Thiers, alors associé du Juif errant, pourrait se demander devant Dieu s'il est bien innocent des haines stupides qui ont provoqué cette mort. Quant i croire un mot de tout ce qu'il avait débité contre les jésuites, jamais son esprit ne se donna pareil travers; tout simplement il refaisait sa popularité, il s'amusait.

Il continua le jeu et s'y anima de plus en plus jusqu'aux approches de février 1848. On sentait la Révolution venir, il ne recula pas. Il poussa ferme à la campagne des banquets. Le repas sonné, o\\ ne le vit poiut à table; mais comme en juillet 1830, il était dans la cantine, versant le vin. A la tribune, il donna furieusement sur toutes les thèses de l'Opposition. Au gré de Vapereau, « jamais il ne fut plus éloquent

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ni plus agressif. Il protesta contre les massacres de la Gallicie, le bombardement de Païenne, etc. ; il reprocha au gouvernement une coupable condescendance à l'égard de l'Autriche et son indifférence a legard de l'Italie ; il critiqua sa politique dans l'affaire du Sonderbund ; il déclara enfin qu'a, était

MJ FAUTl De LA RÉVOLU HO* ES ECIOFK ET Qtf'lL NI TRA- HIRAIT JAMAIS SI cause, s Vapereau ajoute: «Il .Thiers avait reconquit sa popularité. Dans les cercles, dans les cafés, on lisait à haute voix ses discours, comme en 1830 ses articles du Sational. » Le beau joueur !

On sait la suite. Comme en 1830, Louis-Philippe orna son conseil de M. Thiers victorieux. L'homme populaire redevint premier ministre. Mais, cette fois, tandis qu'il levait le pied pour monter dans le char de l'État, le char partit subitement, transformé en corbillard, et le premier ministre culbuta. Louis* Philippe rentra à Neuilly et en sortit bientôt par la |K>rte de Londres. M. Thiers, premier ministre» devait présenter à la Chambre madame la duchesse d'Orléans, régente (contrairement à ses anciens avis) ; mais il vint seul, déclara qu'il n'y avait rien à Caire, et .«i'éloi^na soudain. On a parlé d'une pernnpie blonde et de lunettes vertes qui le rendaient méconnaissable. H a contesté ces détails. Ce qui est certain, c'est que la duchesse d'Orléans attendit en vain son introducteur, que la Chambre ne le vit point ou le vit peu, et qu'il disparut. Lorsqu'il se remontra, au mois de juin, il était absolument conservateur. On voit que cet homme de mérite excelle à se répéter. Il se lève

t»t se couche comme le soleil. Seulement, lorsqu'il s** lève conservateur, il se couche républicain.

11 fut très-conservateur tant que dura la république pure; antiproudhonnien, cavagnaquiste, finalement bonapartiste. Il ue contribua pas peu i faire le 10 décembre, et se maintint dans la veine conservatrice encore par delà. 11 vota l'expédition de Rome, la loi de l'instruction publique (jésuites inclus], la suppression des clubs, la loi électorale restrictive du suffrage universel. Comme il avait été Périer après avoir été Laflitte, il était Guizot après avoir été Mottu. Il gouvernait la réunion de la rue de Poitiers, coalition de tous les partis conservateurs contre la République. Mais, à tous ces partis, il fallait une tête, qui ne pouvait être la sienne. Cette tétet pourtant placée du ses mains, lui apparut un jour moins postiche qu'il n'avait cru. Il s'écria trop tard : L'Empire est fait ! Ce mot juste, mais imprudent, n'y mit que la dernière façon. L'Empire était si bien fait, que ce ne fut rien, quelques mois après, d'emballer Al. Thiers, de le rouler jusqu'à Francfort et de lui permettre de revenir.

11 revint, sVnveloppa et se tint coi, livré à l'histoire, aux beaux-arts, dit Yaperoau, et à la gloire. Il eut un graud prix de littérature. S'il se connaît bien et s'il peut s'étonner de quelque chose, cette fortune a dû l'étonner plusque les autres. De temps en temps, on se demandait pourquoi il n'était pas ministre de 1 Empire, et qui de lui ou de 1 Empereur ne le voulait

point? Eu tout, ils semblaient faits l'un pour l'autre. Il a vu Napoléon III, son admirateur officiel, accomplir dans la politique, dans les arts et dans la voirie, à peu près tout oe qu'il avait lui-même corn* mencé, essayé et rêvé. Les bonapartistes ne disent pas assez que leur prince est tombé sous la coalition des ingrats et des jaloux. L'histoire du second empire répond également aux desiderata de M. Thiers et à ceux de M. Hugo. L'on comprend que Napoléon 111 nait pas appelé M. Hugo, à cause du ridicule; c'était assez de porter M. Duruy. Mais qui la empêché d'employer M. Thiers? Nous n'y voyons, quant à nous, d'autre cause, sinon que le gendre de niadiino Dosuese soit cru trop grand pour servir le iils de la reiue Ilorteuse.

Nous ne sa vous si M. Thiers, voyant le second Napoléon s'engager dans la politique qu'il avait luimême indiquée et commencée durant tout le temps de Louis-Philippe, s'est aperçu que son vainqueur, resté son disciple et devenu son émule, lui pre[>arait une revauohe.

En tout cas, la revanche s'est offerte, il l'a prise. Nous ne l'accusons pas d'en avoir joui. Elle a écrasé Napoléon, mais elle u'a pas moins humilié la France et puni sa longue complicité dans les œuvres de la Révolution.

Devant ce châtiment qui pouvait, qui devait nous sauver, M. Thiers, helas ! est resté aveugle et sourd. C e>t la ce qui le juge et ce qui montre l'irrémédiable frivolité et le ////toujours proche de cet esprit eu apparence m riche. Il est stérile, imperméable à la lu-

mière, au sang, à la foudre. La foudre le frappe et ne l'ouvre pas. La lumière, les larmes et le sang l'inondent et n'y font rien germer. Il a vu cotte année formidable, ce cataclysme et tous les nuages amoncelés par l'esprit et les institutions révolutionnaires crevant à la fois pour nous accabler ; il a vu nos désarrois perpétuels, nos infécondités inexorables, nos impuissances honteuses, et il reste obstinément bâté de ses conceptions de 1830, plus révolutionnaire que jamais. La France, éperdue, épouvantée de ne pouvoir trouver un homme, s'est comme agenouillée devant lui. Elle lui a donné un blanc-seing pour la reconstituer en lui proposant un chef durable à qui tout esprit sérieux se put rattacher honorablement : il n'a vu que lui et n'a offert que lui-même; abusant de la misère publique, il s'est audacieuseinent, peutêtre faudrait-il dire ingénuement, recommencé.

Voilà riiomine qui n'a rien appris en quarante années de pratique des affaires, et à qui rien n'a pu faire oublier cette parole de Satan que la Révolution souffle à toute oreille humaine : Tu seras roi! 11 veut être roi, il veut exercer sa royauté ; il s'amuse à monter dans le carrosse d'or qui le peut mener avec plus de pompe au cimetière. Sur son oreiller de vieillesse, il joue avec ce triste débris de nation dont une autre main referait la France. Cluseret écrivait d'Amérique à ses amis les incendiaires : Aoiis, ou le néant. .M. Thiers ne dit pas autre chose ; seulement il ignore son impiété.

L'Assemblée nationale perniettra-t-elle àM. Thiers de se recommencer et de se (poursuivre? Alors il

PARU KHDAKT LA COMMIT* t. 529

«jst facile d'achever son histoire. Pour se tirer des inextricables embarras où son génie s'est aventuré et s'enfoncera de plus en plus, pour prouver qu'il ne baisse pas et pour achever de se tailler une statue qui résiste au temps, ce fétu vieilli imaginera de combattre le feu de la sédition par le feu de la guerre. Puis l'heure viendra de ne plus se flatter de vaincre ou de mourir, et alors, ne marchandant plus avec la sagesse, le dictateur, un soir, sortira de son palais par une porte dérobée, s'en ira dans quelque coin contempler ses funérailles et donner un dernier tour à l'inscription de son monument.

30 août.

mstours de m. t»: troisétoiles.

M. de Troisétoiles , honorable député, parle peu dans la Chambre ou ne parle pas. Ce n'est point faute d'idées ou de cœur, mais faute d'estime pour ses semblables, auxquels il espère ne pas ressembler parfaitement. Ayant étudié les Assemblées, il se persuade que les hommes n'y sont plus ce qu'on les voit ailleurs ; que les plus hardis y deviennent faibles, les plus pacifiques turbulents , les plus décidés irréîmiIus; que ceux qui aiment habituellement l'originalité n'acceptent là que le lieu commun; que la

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■ ■onmir* i.-lii mi homme, surtout relui qu'il mit» fini et qui non* manque. Il nom manque, messieurs, parce qun nous le manquons, cl tuut nous manque avec lui. Je ne développerai [lus ce |Hi;nt, contesté |iir quelque opinions, mais admis par tout.-* le* rouseienros.

Non* mm* di*m* ewnlit uanfs. Je crois que nuu« le sommes umoiiis il y a ilu loue lie. Si qut-lqu'tin disait s reifintlitiMiiit, je semis (ont à fait de son st un pvund corps destitué, et quelle destitu- .•'• membres broyés, ne pouvant plus rien, i' tiii'iitAt plu* rien, m m s mil choisis ilans un inonii'iit de irr.ind Tti.illietir, c'est-n-dire de grande lumière, pour reconstituer ce corps toujours frémissant, mai?., hélas! non plus agissant. Voilà <le quoi, pour ma |wrt, j'ai été charge.

i Daoïrg n «■ ce>tis. — -Nous aussi! ("est cela! (A gauebe, rumeur*. |

a. ni: niiiisfrroiLW. — Eli bien, messieurs, pour reconstituer un corps, il ne suffit pas de lui jeter un manteau sur les épaule*, ni de lui mettre un papier dans la main, ou un salir» du rfttë, ni de prendre ce qu'il peut encore avoir d'ar- {rent dans la poche. Il faut lui donner une tête. {A dmtte, rumeurs; àgauriu, tumulte.)

«« or i.'r.\nt»K nAcmt. — Jamais do (Me! L'ordre et la liberté p.ir l''i»-iir-c*ic ?

vmi ai ' emthe. — l'i'ur constitoer, il faut une constitution,

a. o% thoisAtmi.es. — Une constitution n'est pai une tête, c'est un papier.

von av cnruE. — On met la tête dans la constitution.

a. i>K tnoi-itou.es. — La constitution doit sortir de la tête et uuu pas la télé de la constitution. Noos ne ferons rien d'une tête sur le papier (J'ii voudrait dira ici que «es électeur» mi ont donné mandatée faire une constitution et lui eu ont fourni le nrogrniuaieî Si nn vote de l'Assemblée venait a déclarer ce eu inopiné, je propose un moyen d'abréger la besogne et de oMatuufÉainar un toédiate usent le pars. Tiruns du grenier les constitutions volé.» depuis quatre-vingts ans, numérotons- le*. jetons ces numéro* dînai k bonnet de police du caporal de

f>32 PARIS PENDANT LA COMMUNE.

partit», mêlons, tirons par la main tlu plus jeune de nos huissiers, et, séance tenante, jurons la constitution qui sortira. Elle aura le double mérite d'avoir déjà servi et d'être déjà casser. D'ailleurs, nous la soumettrons au (toupie. Pour moi, je cn>l« pouvoir répondre «le l'adhésion de mes commettants. Us ne sont pas moins que d'autres accoutumés à se voir bernés. Cri* • A l'ordre!)

m. le prksidem. — Monsieur de Troisétoiles, votre laugaj^-. également eu dehors des régies parlementaires et des contenances, outrage également l'Assemblée et le pays. Je vous ra|»pelle à Tordre.

M. dk TROishTou.Ks. — Monsieur le président, je sais que l'Assemblée est respectable même en négligé, et le pays quoique misérable par sa faute. Je n'ai pas voulu les Je prétendais, au contraire, les honorer en essayant de leur faire accepter le lovai langage du bon sens. Pour faire cosrt. j'accepte le rappel à l'ordre, d'autant plus volontiers qu'il nr m* reste rien a dire sur la question de constitution. Je donc, et je > ieus à l'idée plus bizarre de créer un pahle de nous sauver. Je dis que nous ne pourrions faire cet homme, et j'ajoute que, par grâce et Oieu, cet homme e>t fait. Nous avons le choix de IV de le rejeter ; notre pouvoir ne va pas plus loin.

a. i.e prêsidfyt. — Rien ne borne le pouvoir de fJ Mec. v Applaudissements unanimes.

m. de ntoistTv>ii£s. — J'aurais tort de contredire 9. le dent ; mais, p*»ur moi. je me borne a croire que riam ne le pouwir de Iheu. Rire* «i ftntca*, hésitation et «irvt/<.

Kl* komenSU w*m>iy .fr te*tr+wu «andbt m ira, tUmi 1rs èiMS fi * fussrôrf.t

a. »c raotsèTiKLi>. — Je *eux ctrv tiù u— t wm «

vielwat- Je me Lmtoc a \ou» délier interruatoen : A fi

Parioa 1 i \ ou> raft*»ier qu'en fait d'home i les AUtress. tous ne pou* ci. sauf un seul, tromr* * France qu un < hef di» parti, tir. un cnelde •ne uur ft-kMCwL'*v mats Minplement une tète de

cure est-ce une tète? Moi, j'en doute. J'en vois plus d'un qui n'est qu'une langue... (Rumeurs. — Interruption), deux langues, si vous l'aimez mieux. Je ne voulais pas le dire par respect. Deux langues, ce n'est point un avantage, puisqu 'alors il y a contradiction entre elles. D'autres ne sont ni tète ni langue et ne sont qu'un sabre, hélas ! toujours ébréché en quelque endroit; d'autres ne sont qu'un fourreau ou qu'une liole, et qu'y a-t-il dans le fourreau et dans la liole? Nous n'en savons rien. Tète sans langue ou tête à langue double, sabre ébréc hée fourreau vide ou à plusieurs lames inconnues, tiole plein, d'eau ou pleine de pétrole, je ue vois toujours là que des instruments de parti, et point du tout le fondé de pouvoir qu'il nous faut. Mettez ceci ou cela au sommet, vous n'aurez toujours décrété que la prépondérance d'un parti: par conséquent, rien de fait. Point d'autorité, point d'ordre, point de justice, point d'adhésion générale; la tète manque toujours, l'anarchie s';»gi?ravef la guerre civile «'allume et nous périssons.

voix at i.knthk. — Nous crions : Vive la France! et nous sommes sauvés.

*i. iu: trois étoiles. — Quelle France? (Silence. Il n'y a qu'un homme en qui soit vraiment la France, et à qui la France se puisse vraimeut rattacher. In seul qui puisse et veuille ne pas appartenir à un parti et qui suit en mesure de former un seul |uiti «le tous les |»artis, parce qu'il n'a rien à refuser à aucun de t«>ut ce qui serait hou à tous, ni rien à garder pour lui qui ne soit utile à tous comme à lui-même.

voix divf.r<ks. — Nommez-le !

m. i'K TitoisiVroii.Ks. — Vous le connaissez bien. Ceux qui le refusent ne >V< artent que parce qu'il les réunirait. Ils aiment mieux r.inarrliic qui leur laisse espérer la dotniiiatiou.

\ou Nouiinr.rsKs. — Nomme/-le! nommez-le!

m. m iiuhmto.i m. — Il a deux noms : un nom de baptême, entetidez bien cela : Ile un : et un nom de famille : la rftAXUb !

la France eût été mise au monde pour n'y plus fairo i|ue cette timire de houil'on sanglant.

Et voilà M. Tliiers installé dans la dignité do M. le maréchal Serrauo. 11 n'y manque que le titre de sAvnissimc. Nous n'avons plus ce qu'il faut do style pour soutenir de si beaux titres. D'ailleurs M. Tliiers aime la simplicité. 11 ne supporterait point d'être appelé altesse, ni monseigneur, ni do s'introduire daus un pantalon à handcs, ni de mettre une plume à sou chapeau. Il sera Monsieur le. Président, tout .simplement, à l'américaine. Au fond, cependant, c'est la pauvre Kspa^ue que nous imitons. Si nous n'y sommes pas tout a fait, < c nouveau régime est le hou chemin. Déjà uous voyous pousser un Prim. On dit que les Piémont, us, qui ne doutent de rien, ne M»nt pas sans quelque dessein et sans quelque espéra m-e de nous fournir un Aniedee. Dame!... Lue fois quo nous aurons un Prim, nous en aurons cent, l^e tri • roir est fume pour cette graine.

Ainsi M. ïliiers, « l'ami de la Révolution en Europe et qui lui sera lideîe, » selon l'un *l*' ses sel meuts, uuqml ou se peut lier plus qu'aux autres ; M. Tliiers. qui a jiisqu à preseut exécute le parte de Itordraux en remplissant la France de loiirUoiiiiaircs choisie par .M. Picard, .M. Dufaure, M. Fa\re et M. Simon ; M. Tliiers, qui tient la main de la 1 rauce dans la main de l'Italie, qui remplit au-delà tout le plan de .Napoléon sur Ko me, qui cousent à plus même que .Napoléon Jérôme ue demandait, M. Thicrs mette le pauvre char disloque par le Ixuih t prussirii ut le houlet international! La vote quasi unanime la

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hissé ù ce poste. On a Mclé cela d'un commun accord, qui faute de pire, qui crainte de mieux, qui dans l'espoir de dormir une heure de plus; qui, et c'est le grand nombre, à dessein de ne rien faire du tout. « Ceux « qui pensent comme moi, a dit M. Baragnon, vote- « ront pour le nouveau titre donné au chef du ponce voir exécutif, bien convaincus qu'il ne signifie « rien. (Approbation et rires.) » Dieu veuille que ce soient ceux-là qui arrivent au but !

Ils ont pris leurs précautions. Le sérénissime est i ngénieusement ank ylosé par le di plaine qui l'institue. Dans Homère, ainsi le prudent Ulysse entoure sa malle de ficelles admirablement compliquées et de nœuds que le plus adroit voleur ne pourra défaire... à moins d'avoir un canif ! Mais Je canif, chez les Grecs n e*t pas une arme prohibée.

Nous ne serions point sincères si nous disions qne tout ceci nous laisse sans appréhension de l'avenir, et que nous comptons sur demain, ou sur ce soir. Nous aurions peur encore, quand même, selon le vœu de M. Baragnon, et selon notre appréciation personnelle, il ny aurait rien de fait. Ce n'est pas un bien qu'il n'y ait rien de fait, lorsqu'il y a Unt à faire et tant à défaire.

Hélas! si M. Thiers voulait ne rien faire, nous v consentirions ; et de meilleur cœur encore nous Tondrions qu'il fit bien, qu'il fût plein d'énergie, «le grandes pensées, de desintéressements sublimes, et que Dieu lui donnât le temps de s'immortaliser.

Mais les choses qui portent M. Thiers ne sont pas emmanchées de ce côté-là ; et en les mettant an

mieux, M. Thicrs nous semble organisé tout juste pour faire son petit pas dans le chemin de détresse où les pouvoirs perdent l'autorité, les peuples, la liberté, et le monde la beauté.

La lettre de M. Tliiors, « président de République, » à toutes le» parties de Y Assemblée (grammaticalement et politiquement le masculin serait plus correct,, est moins rugueuse que la plupart de ses précédentes rédactions et communications.

« On s'aperçoit que l'élément académique s'est fortifié daus le conseil. En même temps la rhétorique se soigne et le ton s'adoucit. C'est le ton de l'homme heureux v L'ancienne Adolphine, parfois si Acre envers les maîtres et qui leur mettait si volontiers le marché à la main, dépose avec grâce le tablier de service en prenant la robe à queue. Devenue Madame, elle ne laissera pas de donner à la cuisine ses soins les plus assidus, — et toujours de bonne humeur! Elle veut qu'on soit bien chez elle.

11 y a des promesses joyeuses, dune expression hardie : « L'Assemblée peut compter qu'uni pro- « fondement à elle d'intention et de durée... » Ainsi

'138 l'ABIS PKSDA5T LA COMME SE.

relu ne finira point. On a nne vision de Phïlémoa el

Itaucis.

N'en disons pas plu» long. Retirons-nous. Que ii<<n de notre part ne trouble un si doux moment!

L ÀSMVKRSAIBE.

Nous touchons au premier nimi versaire du i septembre, la plus lâche peut-être de nos révolutions, lu plus sotte certainement, et certainement encore la plus juste. Il n'y ou a pus eu de plus inepte polit iijueuient, de plus impie envers la France, ni de pins méritée. Aucune n'a plus facilement réussi, aucune n'a raté davantage et d'une façon plus humiliante. Klle s'est faite sans tirer un coup de fusil, niais le leiideinaiu d'aucune antre n'a routé tant île sans;, roulé tant de fange, laissé sur le nom français tant de liontes.

Quel jour, quelles suites, quels désastres, qud avenir! Des combats sans gloire, des malheurs mm dignité, des forfaits sans repentir, des catastrophe* peut-être sans remède; et tout semble avoir péri» sauf les traîtres, les predim ■*• ■— — •-

H v a un an, il va un sied d'hui!

P*K1S PEXHA.Yr Li. COMMUNE. S39

l'ius do trois cent mille soldats français prisonniers, l'ennemi faisant litière ri? nos drapeaux, deux provint-*» amputées du sol ! La capitale s'est ou vertu au vainqueur, et il Vu fjarde les portes ; après lui, la sédition la prise, l'a cillée, l'a assassinée, l'a hriilée, i'l si elle m1 s'y voit [dus maîtresse, elle s'y sent encore moins abattue !

Nous payons milliards sur milliards. L'étranger établi dans nos ruines y pèse li-s deniers de notre rancui. Mais c n'e-t rien. Le désastre moral t-st plus grand et se peu! dire sans bornes. L'Ame du peuple ■lenieiin- salii- il'' spectacles immondes; la justice defaille el laisse la uioru'.e publique en proieau cynisme îles impunités.

Iles hommes m' s. ml donc levés il y a un an, qui, .soun l> à tniit patii'li-m>' ou à toute raison, en présence d<- I ennemi déjà vainqueur, ont installé lo Ai— sordre dans !<■ pays envahi. Sans leur chercher d'autres ci iiiio. ils h mil l'uni cieur uî tète. Ils n'ont combattu que pour n'avilir pas été admis à traiter, et quel ennemi, le> uiianl eu face et sentant les avantages qu'ils lui allaient faire, se- fui privé du triomphe iloiil [•■iir platitii-l ' intellectuelle et morale était le gage trop n-r'aiu ! Sous de tels chefs, la France était «J'avance battue. Mesurant l'obstacle, le général prusmen put annoncer qu'il irait partout. Ils le crurent les premiers. Tapi- derrière nos murailles, ineptes contre l'ennemi du dehors, lâches devant l'ennemi do dedans, pour sauver leur >, ils passèrent ciuq

MM à noua crier de n'avoir » ur. Ils oui abusé uvmis qui pouvaient

PARIS PK.NDAM LA COMMUNE. T> \ 1

d« leur imprimer un bonnet rouge sur l'épaula ou sur le front. Mais ceux qui devraient passer en justice inexorablement et se voir inexorablement banni* île la vie civile, ceux dont il faudrait abolir le uum et raser la maison natale, ce sont ces prévaricateurs qui ont fait le \ septembre : el l'exacte et sereine justice ne leur laisserait la vie que pour avoir été en cette circonstance les instruments de la vengeance de Dieu, contrel'Emoire, car il convenait que ce rè^ne lien jiar leurs mains.

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