COQUEREL
Ce Coquorico ou ce Çoquerelico chante sur tous les murs, retentit merveilleusement. 0 candidat Coque-
PABIB P£^U1NT XE SIÉOE. 2t9
1^1, républicain Coquerel ! vous me dénoncez dans le& clubs, et moi je vous donne la palme de Torigi* Balilé. II n'y a rien de plus drôle pour le moment à Paris. Coquerelicooo 11 !
(Celle orgie dans une maison moptaaire, cette fon*iare deGambetta qui retentit de Taulre côté' du mur, cette voix obéie du chancelier prussî^i qui interprète souverainement la loi sacrée [\\ et ces impudences et' ces impertinences et ces outrecuidances cpii baissent la tête, mais qui ne baissent pas cte ton...
Que cela explique bien l'impiété de ce départe^ mtmi du Mâdi, ^qui après le 2 décembre voulait voteor i Napoléan tin bcftai dorl Et fiiapotéon fut à son tour la meilleure des républiques et à son tour la République balaya ce balai, et \t 'tombereau a tout aralé, l>alai, balayeur -et balayure !
Mais ks dogmes mit fini, et le citoyen >Coqnerel fait entendre son coquorico, prélude éclatant d'un renouvellement de matière à balayer.
ex XXVII
7 févritec.
USÏJX MORTS : IIID{9SBtGNBUR DONEY ET LE P. HBRUIANN.
Nous recevons deux nouvelles très-douloureuses.
(\) Une dépêche impérieuse de M. de Bismark avait eu raison des prétentions de 1M. Gambetta qui voulait faire lui-même TAssemblée.
Mgr Doney, évêque de Montauban, est mort dans sa ville épiscopale le 10 janvier. Malgré son grand âge et en dépit de la plus chétive santé, le zèle de Tobéissance Tavait amené au Concile. Il y resta quasi jusqu^à la fin, souffrant et patient, ne sortant que pour assister aux séances. Il revint, ou plutôt il fut emporté mourant.
Il était homme de grande science et de grand esprit, autant que de grande foi. On le consultait beaucoup, et il exerçait une autorité considérable. On sentira cette perte. Nous le pleurons comme un de nos patrons les plus autorisés et les plus fidèles. Son amitié était très-douce, sa critique très-redoutée et très -salutaire. Nous manquons de détails sur sa mort. Nous n'avons pas besoin de les posséder pour savoir qu'il est mort en évêque, ayant toute sa vie supporté les regards des hommes de manière à soutenir les regards de Dieu.
Le même mois, quelques jours après, est mort à Spandau notre cher et ancien ami, le très-digne père Marie -Augustin du Saint- Sacrement, Carme déchaussé. Il s'était converti du judaïsme, et sans s'arrêter, il était devenu prêtre et religieux. Le monde lui gardait le nom que son talent de musicien avait fait célèbre. On l'appelait le P. Hermann.
Il fut toujours bon et saint religieux , austère et doux dans la sévérité de sa règle qu'il garda parfaitement. Il allait pieds nus, quêtant, exhortant, prêchant, fondant des monastères, obéissant dans son ardeur, humble dans ses succès.
PARIS PENDANT LE SIÉliE. 22i
11 est mort à Spandau, où il s'était rendu pour organiser le- service religieux des prisonniers français. Gomme il se dépensait tout entier à tout ce qu'il faisait, l'œuvre allait très-bien, mais il en est mort. La lettre qui nous informe brièvement de cette fin apostolique nous dit qu'il a succombé à l'excès de ses fatigues. On n'a pu obtenir qu'il prit d'autre repos que ce repos de la mort, donné de Dieu à ses désirs fidèles.
Étant ce qu'il était devenu par la grâce de Dieu, c'est ainsi qu'Hermann devait mourir.
CXXXYIII
i2 février.