LES VICTIMES CLOÎTRÉES
Comme Pyat a senti le besoin d'un comité de salut public, Rochefort et Vallès ont senti le besoin d'une victime cloîtrée. En politique révolutionnaire et socialiste, cette pièce n'est pas moins indispensable que les pinces, les poignards, les bons de la Commune et l'eau-de-vie. Cela soûle, force les portes et tue.
11 leur fallait donc une victime cloîtrée. Us l'ont trouvée dans le faubourg Saint-Antoine, au couvent de Picpus, récemment pillé. Même ils en ont trouvé trois ; trois pauvres folles que leurs sœurs gardaient pour ne pas les livrer aux maisons spéciales. Deux ont été mises à l'abri par la charité coinmuneuse, très-honnêtemenf, dans une caserne. La troisième est restée au couvent envahi, sous l'égide des gardes nationaux et d'une ce brave citoyenne, » qui la montre au peuple.
Là-dessus, les gens de Rochefort* et de Vallès rebâtissent l'histoire des crimes c^s couvents. Jamais
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elle ne fat rebâtie par des goujats plus bêtes. Les instruments de torture, les cachots, les souterrains pour aller du couvent des femmes au couvent des hommes, les ossements qui « doivent être » des ossements humains et des ossements d'enfants supprimés, ils y fourrent tout. Leurs imaginations sales, mais stériles, n'ajoutent rien à ces accessoires obligés. 11 y a de nouveau simplement ceci : « Un ouvrage sur la manière de faire avorter, » écrit par un capucin, et (( trouvé dans la cellule de la supérieure ! »
D'où il suit naturellement que les couvents sont des lieux de débaucKe, des écoles de crime, — et que Dieu n'existe pas. C'est la conclusion formelle du Cri du peuple^ par le citoyen Vallès, ci-devant pion de l'Université, ci-devant au Figaro^ présentement ministre.
On imagine les déclamations de ces vertueux qui défroquent leurs sœurs de Saint-Lazare pour les installer maîtresses d'école et infirmières à la place de nos sœurs de Charité. Entre Rochefort et Vallès, Vermorel finira par faire figure d'homme de bien.
Rochefort a délégué un rédacteur « au crime et au mystère de Picpus. » Il n'a pas eu la main heureuse. Son choix est tombé sur un mascurat qui manque de génie jusqu'à n'être pas absolument sans conscience. Invité par a les honorables gardes nationaux » à visiter ce théâtre de crimes, il s'y est rendu avec sa boîte à coUodion. Il atteste qu'il a tout vu, et sa photographie atteste qu'il n'y a rien à voir. En outre, il raconte comment une sœur, non folle et u. 22
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non intimidée, qu'il s'est permis d inten*ôger, a fortement mitigé son insolence naturelle.
11 ne garantit pas les ossements ; il n*a pas vu « le souterrain qui faisait communiquer le couvent avec tm établissement de religieux situé tout en face ; » il n'a pas vu « le traité des avortements trouvé chez J a supérieure. » Il en parlç sur les dires des «honorables gardes nationaXix. » Il croit; il aimerait mieux passer pour ritral que paraître en douter; mais pourtant Timbécile ne veut pas articuler qu'il a vu. Tu n'iras pas loin, galopin démocratique et sociul, si tu t'embarrasses de ce reste d'honneur ! Et enfin qu*as-tu vu?
ÏI a vu la sœîir Be'rnardinè, victime cloîtrée ; il a vu les c( insttTmaents de torture; » il a vu un berceau « un très-petit berceau ! ! ! »
Quant à la sœur Bernardine, elle a cinquante ans. Elle se porte bien, mais <r ses paupières botirsou-. fiées 1) attestent « de longues et horribles Souffrances. » ïllle se plaint d^ avoir été mal nourrie et bien battue. Elle parle peu. Loï*sq\i*dn lui demande si elle n'a pas eu envie de se marier, elle baisse les yeux, et tout bas, tout bas elle murmure le nom à\x
père 'Raphaël! Icinotte galopiii étouffe W soupir
et dérobe une larme.
tJuant aux înstrutnents' de toi*ttirè, il eli donneune description travaillée, deskinée à faire frémir, et qiri a dû iuî coûter gros. Dés sommiers étroits^ déchirés, couverts de ctochetè et de cotirroies, ' une couronne de fer toute rouiïlée, ûti catckn étroit, un poids j une tringle de fèr terminée etl 'fourclie.
PARIS PENDAiST LX COMMUNE. 33^
(( évidemment destinée à assujettir le menton, » un corset de fer, des Courroies^ d*autreî5 tringles, un stipport à dans lequel on fixait probabïeriieilt lë^ . pieds de la patiente^ » un << tourniquet, "» etc., etc.,' et enfin a toutes <îes horreurâ y> f eléguëes dans une chapelle entourée « d'immenses terrains vaguîes ^' qu'aucun cri, ^i poigrtânt fut-il, n'a jaiùais pu franchir! »
L'apprenti rochefortin se demande (( à quoi le* religieuses employaient -elles cet attirail, qui rappelle assez bien ce qu'on a trouve plus d'ulne fois à Rome ou en Espagne^ dans les caves de Tln- ^uisition? » ïl répond qiie peut-être l'enquête le dira. Mais en attendant, il propose sa petite idée, fort digne de lui : « Ou commence à comprendre^ ditil, quand on a vu, près de l'un de ces sommiers, un tout petit berceau qui n*a pu évidemment tqq^-^ voir que des nouveaux -nés. »
Ce qu'il y a d^abominablement plaisant, c'est que le gredin dénonce lui-même la fraude à laquelle il s'associe. Ayant rencontré l'une des sœurs prison-* nièrès, il a eu Timpudence àe la questioniier et îl à la sottise dé l'apporter Tentretien. Avec le dédaiii iionvenâble, qu'il fait très-bien sentir, la sœur lui à ait que les sommiers étalent de vieux lits orthopédiques et que lé berceau servait à faire une représentation de Jésus dans la crèche. Ensuite, quoiqu'il Voulût continuer, elle Ta planté là, suffisamment déconfit. H tmite cette religieuse de Bismatk {èminui.Le fait eèt qii^elle Ta bîsmarkéMsàs il n'a pas voulu pet- <Jre sa description, et, comme on le voit, il se VeUgé.
Tels sont ce les crimes et les mystères » du couvent de Picpus, d'après les propres inventeurs. On y a trouvé, en résumé, trois religieuses folles, deux vieux lits orthopédiques et une crèche. C'est d'ailleurs tout ce qu'il faut à Paris, en ce moment^ pour être pillé, volé, emprisonné, diffamé par la racaille à plume, déchiré par la racaille à dents. Rien ne peint mieux la Commune et ses meneurs.
Ils se sont particulièrement rués sur cette congrégation de Picpus. Avant de piller les religieuses, ils avaient pillé les religieux. Nulle part, ils n'ont montré autant de fureur, commis autant de sacrilèges, autant volé. Dans l'église des religieux, ils ont mutilé une statue de la sainte Vierge, fusillé une statue de saint Pierre et une statue de saint Joseph, brisé les reliquaires, enlevé les vases sacrés. Dans les cellules, ils ont coupé les bras des crucifix, décapité les images pieuses, brûlé papiers et livres. Ils ont arrêté tous les religieux prêtres et frères, et les tiennent sous leurs verrous. Ils ont enfermé pendant deux joiu's dans un cachot le frère Lievin-Jacob, infirme. Ils ont mis le revolver sur la poitrine d'un autre (le frère Beunat) et l'ont sommé de jurer qu'il n*y a pas de Dieu. Le frère a dit tranquillement : Eh bien! je jure qu'il y a un Dieu ! Et ils ne l'ont pas tué, — ils l'ont dit, — pour ne pas faire un martyr. Quelques-uns de ces gens-là savent bien ce qu'ils font. A l'égard des religieuses, on voit ce qu'ils savent imaginer. C'est tout à la fois plus savant, plus scélérat et plus lâche. Insulter des femmes et des vierges, et de cette façon, l'art ne saurait aller plus loin. Ce Paris, cette Com-
mune et cette littérature sont pleins de ces artistes, tous consommés.
Pour les catholiques, un mot expliquera la préférence donnée à la congrégation de Picpus. Il est probable que les exécuteurs n'en connaissent pas la cause.
La voici :
La congrégation des Sacrés-Cœurs, dite de Picpus, a été fondée en 1794, dans le sang versé par la Terreur, encore chaud, l'on peut le dire. Elle naquit de ce sang, elle sortit des tabernacles brisés et des hosties profanées par les scélérats qui s'étaient targués d'anéantir la foi catholique. Elle leur attesta que Jésus- Christ vivait toujours, que TÉglise était toujours féconde, que le sang des martyrs était toujours une semence de chrétiens, et qu'il n'y avait plus de terre stérile là où ce sang était répandu.
Joseph Coudrin, bon et saint prêtre de Poitiers, assisté d*une pieuse femme, établit la double congrégation, hommes et femmes, pour l'adoration perpétuelle et pôur lâréparation des outrages faits au Saint- Sacrement dans les tabernacles. C'est le but spécial. On y ajouta l'éducation et l'assistance des enfants pauvres, les missions dans les campagnes et les missions lointaines.
En 1814, les deux .congrégations vinrent s'établir à Picpus près du lieu des exécutions révolutionnaires, sur le champ même où les victimes avaient été enterrées. Des personnes pieuses leur donnèrent une partie de ces terrains sanglants, afin que la prière pour les morts, victimes et bourreaux, n'y cessât
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cimetières ; ils les ont fouillés, ils ont ouvert et pro£aaé Ifi^. Q^v^di^. lis o»t ajputé ç^la ^u,yjB^tÇp ti^s. otss^mepts qu'iU pp<|duiseat.agp^tiQiu)e,ut saaâf4oHle. axus. i^^o ppj^t^quekwa <i, pèi;e3' de;93 » oftt assassines.
A travers diverses vicissitudes, généralement d.ure§ et cruelles, la double Congrégation a. jiéc^ai^Oiins pjfo^piré., EU^ remplit %(m ImU Les jçeligi^i^ies que RoQli^fort etYallèô insulftwt élevaient,, et w^aodp PpriUe. nourriseaiqçrt ^t Ipt^-biH^icnti plu$. de. irpiô oejat* p^titea filles p^wjyi;«§ de Qe q^nartierj au JQailii|e^ duquel ell^5 peuveoit. êtr^. ass^si^^e^. en pkia jour. Les missions so^t Ûwis^iaj?ite3* ta Cojçigrégatioii gouverna tçqisi districts, le» îjeis Gamb^r^, le^ ^/girquises et JHonQl,vA«,.KU<^ y aupwtélaeiviUsatioygi cbrétienne, à J[%,pla/ciE! 4© U bairlxçiij^e .«t d$. rattthropopJbi^^gi^. Uér vêque d^Honolulu e* rév4<pie'des Ma^qi^CsS étaieat aju. Gon<ïilj^. Ce; m^i ^ewx fon^ateuç^^e peiip^es, Kous ayons lu. dje^ lettre!^ qu'ils; jfecje valent de, leut^ .diqcér sai^s, dp^t . l|e«i grpmjd^-père* et les pèr^. étaiwt dôs ^auvase3.;Mgp,Maigafet,, vicai»e apo&tpdvj)i;i,e, d'Hono-»' l^lu, a Mti dçfs légli^es, fomdé lu^e l^ugu^„ établi mm jwpjiweria, lAupu^iadoni^é d^& livres» de^x>autiques, ion jojamal q\x'il, ^ composés, i^m-v^ème^^ de. ^on esprit et de ses mains, dans son imprimerie (i'IJ^^piulu>,Lui eft spq, coUè^œ des îles. Marquises, Mgr Pordilkn, on^t trouvé pa^m iQur^ soeurs, desi femmes, assez géfi|é^ rôuse^ pow $6/ déiv^uer. à cesipiiasioDi^ d'où Ton ma jp^viep^ g$bè^eK£^e^ y.souSrJkoaii^t toHteislespriyatioqâ ^^.tpus, tes traMWx.de, Tapostolf^l;, eU^s.y gejro»* iuri^QQs |)iirlp^ijopr«WWi|:pffot^ etfiîane$-8ai^^tts,,
PA^IS PENDANT hA COMMUNE. 343
<gui vont traduire là-ba3 les infectes calomnies de la J^i^^arie et dej l'a^ttropophagie, renaissantes ciiez nous.
. LejrpéyoluticfnftdénîM>crati(|uesetsofiialessontfaites ^poijic détwre ci^s.œav^es. EUles donnent aux Marats ;€rt a^x.Héheirts le plaisir de « raccourci? » ces ouvriers jde Dieu. Elle3 mettent les Théa^oigUiQâ sur Tautiel de la lUisoA, et elles attachent au pilori rhonaeur des .yierg^^ sacrées, en attendant qu'elles les égorgea^. . ,: L^ religion, grandit au n^ilieu de tout cela et se relève plus brillante. Mais les sociétés qui lei pwr .^n^ttpnt se dégradent ignoblement, jusqu'à ce que la jjtwtice lesrdéliv^'e:p^legjaive, et la.libarté iûdivi- . 4uçlle par W bitofli^
^ Ou :W?VS doi^ie uç. i;enseigp.eaient. assez curi^u^ç: ^urTunç des^ pièces à conviction produites contre les religieuses de JPicpuB. U s'agit du livre sur la mar pièire de procuf eç les avortements, composé par le Pjapiucin Bousquet, et trouvé dans la cellule de la supérieure.
JVous devons dire que nou«i ayons commencé par ij'ienj J^iw «crqirp du ^^% atoibuant le fait à la pure juaiag;infition f achefortine et commiinieuse, très-digne ,d'ui^, p£|reil çQup.i.NéaopaQins, il y a du vrai. L'au* teuTietroUiVrage existent, et l'ouyrage a été trouvé au couvent. Seulement, Fouvrage n'est pas un livre, rautçur n'est ,p£^s capucin et la trouvaille n'a été ^^aite pi i^fiqs la c.ell^l^ de I4 supérieure»* très -noble et très-respectable dame, àgé^ de. 7S ans, ni dans le
couvent des femmes. La vérité est autre. Elle fait bien connaître l'art du vertueux Rochefort et du vertueux Vallès.
Le supérieur général actuel^ élu il y a deux ans, se nomme Bousquet. Il n'est ni capucin ni médecin et ne s'est jamais mêlé d'étudier la médecine ou la chirurgie, ni même d'en écrire ; mais il a un neveu de son nom, lequel; il y a quelques années, ayant terminé ses cours à l'école de médecine, se fit recevoir docteur et prit pour sujet de sa thèse les Accou-^ chements.
Ayant soutenu sa thèse, le jeune docteur la fit imprimer, et, suivant Tusage, en fit hommage à ses parents et amis. Il l'envoya au supérieur général de Picpus, avec lequel il avait des relations, tout simplement comme neveu de son ojicle, le R. P. Bousquet étant, alors encore simple religieux. Le bon vieux supérieur agréa l'oflErande. On peut supposer qu'il se réjouit d'apprendre que le jeune étudiant avait passé sa thèse, et il ne la lut point. Enfin, il la laissa parmi ses livres, au quartier peu visité des brochures, dans sa chambre, et son successeur en hérita, ignorant qu'il gardât ce serpent.
Mais la Commune est survenue, et voilà toute l'histoire. Chacun devine pourquoi et par quel art la thèse innocente du jeune docteur Bousquet sur les . accouchements, ofiFerte par Tauteur à ses parents et amis, saisie dans la chambre du supérieur de Picpus, est devenue un traité de l'avortement par le <c capucin » Bousquet, « découvert » dans la cellule d'une supérieure de couvent.
On cite ce juge qui ne voulait que quatre lignes de l'écriture d'un homme pour le faire pendre. Messieurs de la Commune n'en demandent pas tant : un sommier orthopédique, un berceau à mettre un petit Jésus de cire^ les paupières boursouflées d'une pauvre vieille folle, et enfin une thèse d'étudiant en médecine, voilà pour ces messieurs de quoi justifier le pillage de deux maisons et de deux églises, la persécution de deux communautés, l'emprisonnement et au besoin l'assassinat de vingt ou trente personnes, et par-dessus le marché, la plus lâche et abominable diffamation contre toute une grande famille religieuse.
Quels artistes consommés à mal faire ! quelle noire, infernale et surfine canaille !
8 mai.
PROCLÀMA'nON AUX PARISIENS.
Le gouvernement publie une proclamation ou sommation <ic aux Parisiens » où ne manque pas on certain accent de poignet. La résolution d'en finir avec la force par la force s'y exprime d'un ton qui dénote la certitude de posséder le matériel suffisant. Donc, la fameuse a action décisive, » si annoncée, si ajournée et si désirée^ va enfin s'accomplir. Il le
faut. La pression allemande ne permet plus de tarder. Ou le gouvernement légal, ou les Proâsienis a sans merci. » L'argument est irrésistible. Nous remettons que le gouvernement se 3oit trouvé dans La nécessité de l'employer. <( La fortune, » comme disait l'éloquence de la feue Défense natloaale, ne nous veut faire gràee de rien. Par toutes les mains» sur toutes les claies^ à travers toutes les amertumes, nous sommes, tramés à toutes les humiliations.
Formidables et interminables gémonies i Ohl qui nous lavera, de cette histoire? Qui nou3 lavera vaincus, et qui nous laveara vainqueurs?
Le document d'aujourd'hui ne nous sera pas mw pièce à décharge. La littérature en est négligée, la politique douteuse, la morale plu3 que légère II exhale une odeur mélangée de patrouille triomphante et d'enterrement civil, sous la direction de quelqu'un qui serait tout à la fois M. Prud'homme et le seigneur Matamore. On y cause de ses petites affaires, des moyens de faire remonter le 3 pour 100, des réparations à exécuter dans le logis mortuaire afin d'y Ramener sans délai les Ris, les Grâces et les Amours. Du mort et de sa pauvre àme» pas un mot.
Nous voudrions savoir quelle est la doctrine de rôtr8<>4teposite', et jttsqu^à uH tertaiopoini? fixatif, qui nous: parie owBme gouverHemeaf id^'la ehose encore -^m cooipcMsito et ene^o- pfùs fictfre^ à laquelle il donne le nom de Réptiblique françâisel?
* NoMis v€(odrion& «avoir en ^Hèi ce gcwiveitoement âUQTère essentiellement, danâ la pe&séd du* gouvernettieAlt,.de la Commune? SHt croit a'n)ilr ^lus d^iéées
rm9rftle6,,^t ^Qmmei^t ii Iq preuve? S'il admet cUvan-
•jkaga i'i^RiOi[isJUé; 4^ V^m^ el sa respousaLilité d^
vaut Dieu? S'il est plus persuadé de reau^toftc^mâme
d^ Dieu et d^ soiit i'VLtecveiMiioQ/ yengecea^^ et répara-
,fa:ic<i,daus ^es ahosae< dcice ai^nda?
.; L'être epqae^lÂQU, a t(Myo«f a ét^i trouvé caurtsw
ces points doat il paraît »«> p^ s^oup^ontiw l'impor*
t^aca ; en c^ moment $<)ki)nel» ij est flm comrt que
JjWiais. Il ^ambiLat p«f ftudé qm ka maladies £aaral0$
f6 guéri^^at à cotups dâ cauan, oc^mioa Ije aoo^ité da
fi^lut publie 6«aibk p^auadé qWelles^ $$ guéri^Siaat 6
foupa de OQuiew^. U hausse! le» ép^ulaSylorsqu omlui
,dit quQ k. ^doott, loiu d atru^ Iq remédie, e»t la tmr
Mdh. , . ., , , . ,
j So^wité^tepï^adr^ Paria umquemant pqur le balayer « et rétablir la circulation, » ce ne serait jpas la peine. Il faudrait au moins indiquer que l'on songe à l'assainir, qu'on cherche le moyen d'empêcher les barricades d'y repousser toujours et toujours plus belles.
Nous en reparleront /C^e^ kssez pour aujourd'hui de protester contre cette absence de toute pensée morarle, dains une pièce qui nous annonce le prochain assaut (fe Paris par.uae armée française l
Nous nous permettrons aussi un mot au sujet des '^l'a^isiëni^')^' t>^>fi ^ôt]Éba«tautd^ ià -^ic roii ftuntoce ^A^b Hiattvâî«e<^Êâoe'leuï' prochaine déUvfauce. L& •*prècla?iïïat4on' sTlaidrefifeaiit pêlè^mMe atux tyrtes et a«i ^îniHnisés^te^ iûotigèiecé^â'fetoeAt, mais lei tyrannir %és^, d%n certain tofl:pîiis»iâ|)î^B, »e<!>ii!iin*> »î fe IS-îhairs ^t* tout ce ^ s^ert €?8t' ^uîvi é*ai« le^ ' fanite'. La
France, leur dit-on aigrement et impoliment, or a le droit de se sauver, si vous ne savez «c pas vous sauver vous-mêmes. »
Pour l'excuse de ces malheureux, nous objecterons qu'ils pouvaient^ jusqu'à un certain point, se croire munis d'un gouvernement qui avait charge de les sauver. Ils paient assez cher leur erreur.
Il est bien vrai que ce gouvernement s'est « sauvé lui-même», les plantant là. L'exemple était bonsan» doute, et ledit gouvernement l'a immortellement donné; mais d'wn tel pas qu'on eût eu peine à le suivre.
Le premier venu n'a pas, comme un gouvernement, le don, la facilité et le courage de déménager subito^ abandonnant tout à l'ennemi, armes, trésors^ vieillards, hommes, enfants, pupilles, honneur, enfin tout !
13 mai.