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Angles, du ... . 1810 au 8 avril

PRÉFETS

i . Dubois, du 8 mars 1 800 au 14 octobre 1810. 2. Pasquier, du 14 octobre 1810 au 8 avril 1814.

Ces dix-huit années se peuvent diviser en trois périodes distinctes : temps républi(;aius , temps consulaires, temps impériaux.

Dans la première , la police laissa marcher des conspirations qu'elle aurait pu prévenir; les spectacles furent soumis à une surveillance toute spéciale; soumise d'abord à ce système de bascule si lâchement adopté

de nos jours , elle prépara ensuite le 18 fructidor, usa de mesures sévères contre les prêtres , prohiba les journaux opposans, poursuivit les journa- Ustes, les écrivains, les sociétés politiques et tous les hommes populaires.

Dans la seconde , toute d'organisation , elle employa l'argent provenant des jeux à payer des mouchards d'une espèce nouvelle, dont la fonction se bornait à dire du bien des gouvernans , et à répandre des bruits agréables au peuple ; elle déjoua les projets de l'étranger, et ne laissa aucun repos aux conspirateurs qu'il vomissait dans nos rues.

Dans la troisième, elle fut active, forte et modérée. Au commencement de l'époque , elle sévit avec beaucoup de rigueur contre les fauteurs de tentatives de conspiration ; mais on dut bientôt à ses soins la renaissance de la confiance publique. Comme sous le consulat, elle eut ses raconteurs de bonnes nouvelles. Paris jouit alors d'une tranquillité parfaite, la police ayant eu l'art de s'emparer de tous les mauvais sujets de la ville et de les utiliser. Ce qui prouva les améliorations qui avaient été introduites dans l'institution , c'est que la sécurité générale était arrivée à ce p oint qu'une conspiration put s'ourdir dans le silence , éclater même ; que les conjurés purent enlever de leurs hôtels ministre et préfet de po- Hce; que les nombreux agens de cette vastemachine ne surent le complot qu'au moment de l'exécution et lorsque le mouvement d'une troupe séduite leur eut appris ce qui se passait. Si ce fait témoigne du repos de Paris sous Napoléon , il ne sert pas moins à démontrer la léthargie coupable des chefs de l'administration , peut-être aussi leur incapacité ; car on ne saurait sans mensonge les accuser de trahison : le duc de Rovigo était dévoué à son maître, et M. Pasquier, qui se montra prudent au point de se cacher dans un lieu honteux , ne songea qu'un an plus tard à se ménager des intelligences avec la coterie Taleyrand.

La révolution étrangère , dite restauration j, s'opéra et vint modifier l'administration de la police. Un ministère fut conservé jusqu'au 16 mal 1814, date de l'ordonnance de .création d'une direction générale delà police du royaume ;\ai même ordonnance supprima la préfecture et la réunit à cette direction. A l'approche des évènemens du 20 mars 1815, Louis XVIII nomma un préfet , qui dirigea pendant huit jours.

Nopoléon atteignit le but de sa marche triomphale du golfe Juan à Paris , et ministère et préfecture furent rétablis ; leur existence se prolongea au-delà des cent jours , Louis XVIII ayant confirmé leur rétablissement le 9 juillet.

Le 29 décembre 1818 , le ministère fut réuni au département de l'intérieur, et y resta jusqu'au 21 février 1820 , jour de sa transformation nouvelle eu direction générale , laquelle redevint division du ministère

de l'infcricur, le 0 janvier 1822, le chef de cette division portant le titre de directeur, litre qu'il perdit à la retraite du directeur Fraiichet.

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