POPULATION
Total des habitans. Le nombre des naissances annuelles a augmenté, dans la capitale, d'un sixième seulement dans l'intervalle d'un siècle, de 1710 à 1810, et on peut en conclure avec beaucoup de vraisemblance, d'après le rapport des naissances au total de la population , que celui-ci était de cinq cent trente mille au commencement du xviiie siècle.
En 1798, d'après les archives nationales, elle était de 640, Soi hab.
En 1807, ministère de l'intérieur de 580,609
En 1817, préfecture du département . . . .de 713,966 En 1826, ordonnance royale du 15 mars 1827 . de 890,5-31 En 1831, ordonnance royale du 11 mai 1832 . . de 774,338 A'^amawce^ annwe//e5. Elles ont été en 1817 . .de 23,759 La moyenne des 10 années de 1824 à 1834 donne . 23,758 Nombre égal ; mais quelques-uns ont atteint un chiffre sensiblement plus élevé; ainsi on trouve , en 1826, . . 24,538
A ce nombre ajoutez les naissances (Tenfans naturels s'clèvant à près de moitié, caria moyenne des dix années indiquées ci- dessus s'élève à . 10^765
iOO l'AUlS l'IlTOHliSQUE.
Dans les départomeus te rapport est beaucoup moindre, puisqu'il varie dul/lO' aul/15'jil fautexcepterledèpartementduRhùno, où il estde2, 1 à iû, 5/16 environ, et celui delà Seine-Inférieure où il est de 2 à 18 1/9.
Le nombre des enfans trouvés est généralement et pour toute la France dans la proportion de moitié environ des enfans naturels, et par conséquent pour Paris du quart des naissances totales. La moyenne pour Paris de 1824 à 1834 a été de 5,452.
L'accroissement rapide du nombre des enfans abandonnés remonte à une date ancienne, de 1730 à 1760, où il devint de 1 sur 4 et même plus exactement de 1 sur 3. 8. tandis (|ue de 1710 à 1730 on n'en comptait que 1 sur 9^ de 1730 à 1750, 1 sur 6. En 1640, le nombre des enfans trouvés à Paris ne fut que de 312.
Le rapport des naissances des deux sexes est, à Paris, de 21 filles pour 22 garçons, et ce rapport est commun à toute la France. Cette proportion, sans être fort différente dans les autres états de l'Europe, n'y estpourtant pas exactement la même. A Londres ce rapport est de 18 filles pour 19 garçons, et à Naples de 20 filles pour 21 garçons. Mais dans chacun de ces pays comme en France il conserve une valeur sensiblement fixe , et on peut le regarder comme un des élémens de statistique les moins variables.
Décès. Le nombre des décès s'est constamment maintenu au dessous du nombre des naissances, d'où il faut conclure que la population continue à augmenter.
La moyenne des dernières années est de . . . . 22,748.
Le rapport des décès des deux sexes n'est pas aussi constant que celui des naissances et varie trop pour être indiqué. On remarque seulement que le nombre des femmes décédées en état de mariage est plus grand que celui des femmes libres et que le contraire a lieu pour les hommes.
La mortalité varie beaucoup à Paris dans les diverses saisons. Si on ^numère celles-ci en commençant par celle où le nombre des décès est le plus grand, on trouve cet ordre : le printemps, l'hiver, l'automne et l'été.
Et pour les mois :
mai, janvier, 149 147
novembre ,
Il est vraisemblable que pendant la durée de l'hiver les différentes causes qui concourent à rendre les conditions de la vie difficiles et pénibles pour un grand nombre d'habi tans, préparent des maladies mortelles qui se développent et se terminent au renouvellement de la saison.
avril , mars ,
février ,
septembre ,
octobre ,
décembre ,
juin,
août ,
juillet.
La moyenne des morts accidentelles est de 660, dont près de la moitié sont des suicides.
La population des hospices et hôpitauxpar rapport à la population totale, est un peu moins de 3 à 32 ou 1/11 environ.
Nous noterons en terminant que le uombredes individusde 95 à lOOans est moyennement de 10 et celui des centenaires de 1 à 3.
CLIMAT Er SOL.
Tcmpèraiure. D'après les documens publiés en 1823, les observations de 1 6 années à partir de 1806 font voir :
1" Que la chaleur moyenne de l'année a été pour les 16 ans de 10" 55. (herm. centigrade;
2" Que la moindre température a été observée du 3 au 22 janvier el qu'elle est de 1° 77 ;
3" Que la plus haute a été, du 10 au 29 juillet, de 19° 34 j
V Enfin que le minimum de la chaleur se rapproche sensiblement du solstice d'hiver.
Les résultats pour les années suivantes jusqu'en 1834 sont à peu prés les mêmes, mise à part l'année 1829 dont l'hiver a vu le thermomètre descendre jusqu'à 18° au dessous de zéro.
Etat des eaux. Paris reçoit les eaux de la Seine , de la Marne qui s')jette à Charenton et de l'Ourcq qui fournit les siennes au moyen du canal de dérivation pris à 4 lieues au dessus de l'embouchure de cette rivière dans la Marne, etqui se continue jusqu'à la Seine, d'abord par embranchement à St-Denis, et dans Paris par sa principale conduite dont l'embouchure est pratiquée dans les anciens fossés de la Bastille. Il faut ajouter à ces afllucDs principaux quelques moindres sources et principalement la petite rivière de Bièvre et l' aqueduc d' A rcueil.
Par ces diverses eaux et les moyens de distribution employés, il peut être fourni à chaque habitant , pour 24 heures, 120 litres.
De toutes ces eaux, la plus pure est l'eau de Seine qui ne laisse pour résidu que, avant la Bièvre, 2 gram. 791 millièmes, et au dessous de
Paris ,
2 gram
Le canal de l'Ourcq donne
5 id.
L'aquéduc d'Arcueil, prise à l'institut.
8 id.
Sources des prés St-Gervais, Ménil-Montant,
Belleville, etc.
Et la Bièvre, avant Paris ,