‹ Paris, promenades dans les vingt arrondissements (volume 2)Chapitre 13 sur 56 · Partie des anciennes rues des Vieux-Augustins et d’Argout · texte numérisé non relu

Partie des anciennes rues des Vieux-Augustins et d’Argout

L’auteur du Pré aux Clercs , mort en 1833, est né, en 1791, dans la maison de cette rue qui porte le numéro 10.

Horloge (quai de 1’).

Commencé en 1580 et terminé en 1611; son nom lui vient de l’horloge du Palais ; ses boutiques étaient autrefois presque exclusivement occupées par des perruquiers.

Hulot (passage).

Ouvert en 1787, doit son nom à un propriétaire.

Innocents (rue des).

Ouverte en 1780 sous le nom de rue du Charnier-des-Innocents.

Jean-Jacques-Rousseau (rue).

Autrefois rue de Grenelle-Saint- Honoré dans sa première partie et rue Plâtrière dans sa seconde.

Jean-Lantier (rue).

Existait au douzième siècle, sous le nom de Jean-Lointier.

Jean-Tison (rue).

Cette voie, diminuée en 1855 pour le dégagement du Louvre et des Tuileries, existait dès le douzième siècle, et doit son nom à une famille bourgeoise de ce temps.

Jour (rue du).

Corruption de rue du Séjour; Charles V avait là un logis qu’on appelait Séjour du roi. t

La lleynie (rue de), entre le boulevard de Sébastopol et la rue Saint-Denis.

S’est appelée rue Ogniard en celle de ses parties qui appartient au quatrième arrondissement; rue Troussevachc en celle qui appartient au premier.

Le nom qu’elle porte est celui de Gabriel-Nicolas de la Reynie, premier lieutenantgénéral de police, qui mourut en 1700, à l'àge de quatre-vingt-quatre ans.

Lard (rue au).

Jadis on y vendait spécialement la viande de porc.

Lavaudières-Sainte-Opportuue (rue des).

Était construite dès l'an 1214 et habitée par des blanchisseuses, d'où Bon nom*

Lingerie (rue de la).

Son emplacement bordait, sous Louis IX, lecimetièredes Innoceuts, et les lingères y exposaient leurs marchandises ; la rue fut construite sous Henri II.

Lombards (rue des),nuinéros 29

et I) à la tin.

So nommait, en 1300, rue de la Bufleterie, et, au commencement du dix-septième siècle, rue de la Pourpointerie.

Louvre (place du).

S’est appelée place d’iéna en 1 SOC.

Louvre (quai du).

François l«r en ordonna la création pat- lettres missives aux échevins de Paris datées du 15 mars

Louvre (rue du).

Est de création récente ; les maisons qui la bordent entre le9 rue9 Saint-Honoré et Bailleul formaient autrefois un côté de la rue des Poulies.

Madeleine (boulevard de la), numéros 1 à 21.

Ouvert en 1676; s’est, pendant la Révolution, appelé boulevard Cerutti.

Marchand (passage).

Voie privée ; commence au pas-

sage d’Athènes, finit au cloître Saint-Honoré.

Marché -Saint- Honoré (place du).

Marché-Saint-Honoré (rue du).

Ouverte en 1807, sur l’emplacement de l’ancien couvent des Jacobins, le marché qu’elle traverse s'est d’abord appelé marché des Jacobins.

Mareogo (rue de).

Autrefois rue du Coq.

Mathieu-Molé (rue).

S’est appelée rue Sainte-Anneau-Palais, puis rue Boileau.

Mathieu Molé, garde des sceaux et premier président du Parlement, était né en 1584; il est mort eu 1636.

Mauconseil (rue).

A porté le nom de Bon-Conseil.

Mégisserie (quai de la).

Créé en 1360, reconstruit en Î529, s’est d’abord appelé quai dè la Saunerie à cause de son voisinage du grenier à sel; (>lus tard, il fut presque exclusivement habité par des mégissiers.

Molière (rue).

Autrefois rue delà Fontaine-Molière et plus anciennement rue Traversière-Saint-IIonoré.

Molière, né en 1622, est mort dans le voisinage de cette rue en

Moudétour (rue).

Autrefois Maudestour ou mauvais détour.

Mondovi (rue de).

A été percée au commencement de ce siècle sur les terrains du couvent de l’Assomption.

Monnaie (rue de la).

A pri9, en 1387, son nom actuel en remplacement de celui de rue au Cerf qu elle portail en 1245.

Montesquieu (rue).

Ouverte en 1802, s’appela d'abord passage Montesquieu; l'établissement Duval a remplacé une salle de bal très fréquentée sous ‘Louis- Philippe.

Magistrat et écrivain, Montes quieu, né en 1 689, est mort en 1755.

Montmartre (me), numéros 1 à 21 et 2 à 40.

Cette partie était construite dè9 Je treizième 9iècle.

Montorgueil (rue), numéros 1 à 29 et 2 à 40.

Voie publique dès le treizième siècle.

Montpensier (rue).

Ouverte en 1784.

Mont-Thabor (rue du'.

A été ouverte vers 1803 sur des terrains ayant appartenu aux couvents de l’Assomption, des Feuillants et des Capucins.

Moulins (rue des).

Était construite au dix-septième siècle et s’appela d’abord rue Neuvede-Richelieu, pui9 rue Royale dans la partie comprise entre les rues des Petits-Cbamps et Thérèse; elle prit son nom actuel en 1793. Le percement de l’avenue de l’Opéra en a fait disparaître une partie.

Neuf (pont).

Commencé parllenri III, en 1578, a été achevé en 1607; il appartient pour moitié au sixième arrondissement.

Oblin (rue).

A porté les noms de rue Bouchée et de cul-de-sac de l’Hôtel-de- Soissons.

Opéra (avenue de 1'), numéros 1 à 31 et 2 à 26.

Ouverte, en 1854, sous le nom d’avenue Napoléon.

Oratoire (rue de T).

Autrefois rue d’Autriche.

Orfèvres (quai des).

Commencé en 1580, il fut terminé en 1643.

Orfèvres (rue des).

Au douzième siècle, rue des Moines-de-Joienval.

Palais (boulevard du), numéros pairs.

Sa création a fait disparaître la rue de la Barillerie qui existait depuis le treizième siècle.

Palais-Royal (galeries du).

Sous cette dénomination unique nous comprenons toutes les galeries du Palais-Royal : galeries des Proues, de Montpensier, de Nemours, etc.

Palais-Royal (place du).

, Créée en 1648; place de la Maison- Égalité, sous la Révolution.

Pavillons (passage des).

A été ouvert vers 1820 et doit son nom aux deux pavillons qui 9’élèvent en regard de la rue de Beaujolais ; voie privée.

Pélican (rue du).

Autrefois rue de la Barrière-des- Deux-Sergents.

Perrault (rue).

Autrefois rue des Fossés-Saint- Germain.

Perron (passage du).

Ouvert en 1784.

Petite-Truanderie (rue de la).

Elle est contemporaine de la rue de la Grande-Truanderie.

Petits-Champs (rue des), numéros impairs.

Autrefois rue Neuve-des-Petits- Champs.

Pierre-Lescot (rue).

Pierre Lescot fut un des architectes du Louvre; né en 1510, il est mort en 1578.

Pirouette (rue). .

Etait bâtie dès le milieu du treizième siècle et s’appelait, au seizième, rue Pirouette-en-Thérouane; elle était voisine de l’église Saint- Magloire.

Plat-d’Etain (rue du).

S’appelait rue Raoul - Lavenier au quatorzième siècle; doit son nom à une enseigne.

Pont-Neuf (place du).

A été créée en 1607.

Pont-Neuf (rue du).

A absorbé dans son tracé la place des Trois-Marie, les rues Etienne, Tirechape et de la Tonnellerie; cette dernière était bordée, à gauche, par les piliers des» Halles; à

droite, on y voyait la halle aux drap9, incendiée vers 1854.

Poterie (rue de la).

Deux jeux de paume existaient en cette rue sous le règne de François Ier; la construction de 9es maisons fut achevée en 1556. De nombreux potiers s’y établirent plus tard.

Potier (passage).

Voie privée; précédemment passage Beauvilliers ; nom de propriétaire.

Prêlres-Saint-Ciermaiii-rAuxerrois (rue des).

A été ouverte sur les terrains do l’ancien cloître de l’église voisine.

Prêcheurs (rue des).

Était bâtie en 1 ! 8 4 et Robert le Prêcheur y possédait une maison; elle porte déjà son nom actuel dans des actes de 1252.

Prouvai res (rue des).

Était, sous Louis XI, une des plus belles ruc9 de Paris; le roi de Portugal Alphonse V y logea, en 1476, chez unépicier nommé Laurent Hcr:

bclot, dont la demeure était vraiment royale, disent les chroniques.

Provençaux (impasse des).

Au treizième siècle, a pris son nom à une enseigne.

Pyramides (rue des).

Ouverte au commencement de ce siècle, elle remplace un passage qui existait dès 1714.

La victoire des Pyramides a été remportée par l’armée française lo 21 juillet 1798.

Radziwill (passage).

La maison qu’il traverse a été construite par le prince Radziwill, au dix-huitième siècle.

Radziwill (rue).

Précédemment rue Neuve-des- Bons-Enfants ; a pris son nom actuel en 1867.

Rambuteau (rue de), numéros 77 à 85 et 72 à 124.

A été ouverte en exécution d'une ordonnance royale du 5 mar9 1838; porte le nom d’un préfet de la Seine.

Réale (rue de la).

Faisait, comme la rue Pirouette, partie du fief de Thérouane.

Reine de Hongrie (passage de la).

Ce passage fut ouvert en 1770.

Une dame de la Halle, gratifiée du joli surnom de Rose-de-Mai, qui niabitait, ressemblait, parait -il, d’une manière frappante à l'impératrice Marie-Thérèse, reine de Hongrie. Lors d’une visite que les marchandes firent à Versailles, Marie-Antoinette constata cette singularité. Le passage prit le nom qu’il porte encore.

Richelieu (passage de).

A priscenom en 1877; s’appelait précédemment passage de Bretagne.

Richelieu (rue de), 1 à 53 et 2 à

Ouverte pourpartie en 1633; s’est, sous la Révolution, appelée rue de la Loi; a repris, en 1806, 1e nom du premier ministre de Louis XIII, né en 1585, mort en 1642.

Richepanse (rue), côté pair.

Cette rue a été ouverte en 1807 ; elle porte le nom d'un général de division mort en 1802, à l'Age de trente-deux ans.

Rivoli (rue de), 41 à 63 et 98 à

Créée sous le premier Empire, prolongée ju^u'à la rue Saint- Antoine sous le second, c’est non seulement une des plu9 belles rues de l’arrondissement mais encore du Paris moderne.

Rivoli (place de).

Ouverte en 1802.

Rohau (rue de).

Ouverte en 1789 sur l’emplacement de l’hôpital des Quinze- Vingts dont le cardinal de Rohan fut administrateur.

Rouget-de-l’Isle (rue).

D'abord rue des Feuillants.

L'auteur de la Marseillaise , né en 1760, est mort en 1836.

Roule (rue du).

Créée en 1689, porte le nom d'un ancien fief. 1

Royal (pont).

Construit en 1685, il a porté, sous la Révolution, le nom de pont National ; appartient pour moitié au septième arrondissement.

Saint-Denis (rue), numéros 1 à 133 et 2 à 104.

C’est le vieux chemin qu’on trouve sur les plus anciens plans connus du territoire parisien; dès le douzième siècle, il prenait, en l’une de ses parties, l’aspect d’une rue ; sous Louis XIV, après des accroissements successifs, cette rue était entièrement construite.

Saint-Eustache (impasse).

Saint-Florentin (rue), numéros pairs.

Créée au dix-huitième siècle sur l’emplacement du cul-de-sac de l’Orangerie.

Saint- Germain - l’Auxerrois (rue) .

Son existence est constatée dès le neuvième siècle.

Saint-Honoré (cloître).

Indique à peu près la place de l’église Saint-Honoré.

Saint-Honoré (rue), numéros 1 à 271 et 2 à 404.

C’est une des plus vieilles voies publiques de l’arrondissement ; elle a pris son nom vers l’an 1540 ; une de ses parties s’appelait avant rue du Château-Fétu.

Saint-Hyacinthe (rue).

C’était autrefois une impasse au fond de laquelle se trouvait une entrée du couvent des Jacobins; elle a été percée en 1807.

Saint-Michel (pont).

Appartient pour partie aux premier, quatrième, cinquième et sixième arrondissements. Edifié en 1378, il a été plusieurs fois reconstruit. Tel qu’on le voit, il date de

Saint-Roch (passage).

Ouvert en 1741, a été réduit à sa longueur actuelle lors de la création de l'avenue de l'Opéra.

Saint-Roch (rue).

Anciennement rue du Dauphin pour la partie qui va de la rue de Rivoli à la rue.Saint-Honoré.

Sainte-Anne (rue).

Autrefois rue des Frondeurs en sa première partie.

Sainte-Chapelle (rue de la).

Ouverte en 1840, a pris son nom en 1845.

Sainte-Opportune (place).

Occupe l’emplacement de l’ancien cloître Sainte-Opportune.

Sainte-Opportune (rue).

Sauvai (rue).

Autrefois rue des Vieilles-Étuves.

Sébastopol (boulevard de), numéros 1 à 65.

Ouvert en 1854.

Solférino (pont de).

Porte le nom de la victoire remportée su les Autrichiens le 24 juin 1859; appai tient pour moitié au septième arrondissement.

Sourdière (rue de la).

Au commencement du dix-septième siècle, c’était une allée qui longeait le jardin de M. de la Faye, sieur de la Sourdière. En 1663, elle fut convertie en rue.

Théâtre-Français (place du).

Ouverte en 1 853.

Thérèse (rue).

Ouverte en 1667, lorsqu'on commença à aplanir la butte Saint- Roch ou des Moulins,

Trois-Visages (impasse des).

Existait au treizième siècle ; doit son nom à trois têtes sculptées qui ornaient autrefois une de ses maisons.

Tuileries (quai des).

Créé en 1731.

Tuileries (rue des).

Ouverte en vertu d’un traité passé entre l’Etat et la ville le 15 février 1877, dénommée en vertu d’un arrêté préfectoral du 29 avril 1881, elle traverse le jardin des Tuileries dans toute sa largeur (317 mètres)

PHEMIKR ARROND1SSEM LNT.

et occupe une partie de l’emplacement du jardin réservé qui, sous le dernier Empire, s’étendait devant le palais détruit.

Turbigo (rue de), numéros 1 à 11 et 2 à 14.

Cette belle voie, qui traverse les trois premiers arrondissements, a été ouverte en vertu d’un décret du 20 septembre 1854; elle porte le nom de la victoire remportée sur les Autrichiens le 2 juin 1 859.

Valois (place de).

Précédemment cour des Fontaines.

Valois (rue de).

Ouverte en 1781. s’est appelée

{ rue du Lycée de 1707 h 181 4, et rue du Vingt-quatrc-Février de 1848 à 1852.

Vannes (rue de).

Ouverteen 1765, ellenccupe une partie de l’hôtel de Soissons.

Vauvilliers (rue).

Autrefois rue du Four-Saint-IIo-

noré.

Vendôme (place).

Créée en 1G87.

Ventadour (rue).

Ouverte en 1640, s’est appelée rue Saint- Victor et rue de Lionne.

Vérité (passage de la).

Voie privée, longuo de 11®, 50, allant de la rue des Bons-Enfants à la place do Valois.

Véro-Dodat 'passage).

Construit par M M . Véro et Dodat, a été ouvert en 1826.

Viarmes (rue de).

Ouverte en 1765, elle porte le nom du seigneur de Viarmes, prévôt des marchands, de 1758 à 1764.

Victoires (place des), numéros 1,2, 3, 4, 5, 7.

Fondée par le duc de la Feuillade, s'est appelée, en 1701, plaee de lu Victoire nationale.

Victoria (avenue), numéros 15 bis a 25 et 12 à 24.

Ouverte en 1854 sous le nom de boulevard de {'Hôtel-de-Ville, a pris son nom actuel l’année suivante, en souvenir de la visite que la reine d’Angleterre lit à Paris le 23 août 1855.

Villedo (rue’.

Michel Villedo, maitrc de maonnerie des bâtiments du roi, a onné, en 1655, son nom à cette rue, tracée en 1630.

Vindé (cité).

Cette voie privée a été ouverte en 1844 sur uu terrain appartenant à M. Morel de Vindé.

Vivienue (rue), numéro 1.

Vrillière (rue de la).

Doit son nom à l’hôtel de la Vrillière, aujourd’hui la Banque, qui en était voisin.

Vingt-neuf-Juillet (rue du).

Ouverte en 1826, devait s’appeler rue du duc de Bordeaux.

LES INSCRIPTIONS PARISIENNES

DANS LE PREMIER ARRONDISSEMENT

Le Comilé des inscriptions parisiennes a été institué par un arrêté préfectoral signé Ilérold et daté du 10 mars 1879. Depuis cette époque, les plaques commémoratives, dont la pose était, à peu d’exceptions près, abandonnée à l’initiative privée, se sont multipliées dans une assez grande proportion; il est intéressant d’en dresser la liste.

Nous ferons observer que les inscriptions placées par les soins du Comité sont uniformément gravées en lettres rouges sur des tables de marbre blanc; elles seront même prochainement frappées d’un monogramme qui assurera, en quelque sorte, leur caractère officiel. Ces inscriptions sont indiquées ici par un astérisque \

* Argent euil (rue d’), n° 6. Emplacement de la maison où Pierre Corneille, né à Rouen le 6 juin 1606, auteur du Cid, de Cinna, d 'Horace, du Menteur , etc., mourut le 1er décembre 1684.

Avant la transformation de la butte Saint-Roch, la maison mortuaire de Corneille portait le numéro 18 de la rue d’Argenteuil. Un buste du grand poète décorait le fond humide et noir de la cour. Louis-Philippe avait fait placer à ses frais une inscription sur la façade de l’immeuble.

* Bourse du Commerce . On a placé les deux inscriptions suivantes :

PROMENADES DANS PARIS

SUR L’EMPLACEMENT DE LA HALLE AU BLÉ ET DES RUES AVOISINANTES S’ÉLEVAIT L’HOTEL DE LA REINE, NOMMÉ PLUS TARD HOTEL DE SOISSONS,

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