‹ Paris, promenades dans les vingt arrondissements (volume 2)Chapitre 24 sur 56 · DES HUES, PASSAGES, PLAGES, BOULEVARDS, ETC · texte numérisé non relu

DES HUES, PASSAGES, PLAGES, BOULEVARDS, ETC

Aboukir (rue d1).

C’est depuis le 2 octobre 186? 1»

réunion de trois 'voies publiques qui se faisaient suite et reliaient la place des Victoires à la rue Saint- Denis ; la première de ces voies s’arrêtait à la rue Montmartre et s’appelait rue des Fossés-Montmartre; la deuxième allait jusqu’à la rue des Petits-Carreaux et portait le nom de rue Neuve-Saint- Eustache (la rue Neuve-Saint-Eustache avait été ouverte en 1633 lors de la démolition de la porte Montmartre de Charles V) ; la dernière était, au seizième siècle, la rue de Saint-Côme-du-Milieu-des-Fossés; au dix-septième, la rue Bourbon ; un peu plus tard, la rue Bourbon- Villeneuve. Sous la Révolution, elle prit le nom de rue Neuve-Egalité qu’elle échangea, en 1807, pour celui de rue d’Aboukir ; la Restauration lui rendit son nom de Bourbon-Villeneuve ; 1830 en fit, pendant sept ans, la rue Villeneuve; puis, en 1848, elle redevint momentanément rue d’Aboukir. Elle avait repris son vieux nom du dix-septième siècle quand les trois rues qui la composent n’en firent plus qu’une.

Aboukir est le nom d’une victoire remportée par l’armée française en Egypte, en 1799.

Amboise (rue d’).

Des lettres patentes du 14 octobre 1780 ont autorisé le percement de cette rue qui fut ouverte l’année suivante sur les terrains de l’hôtel de Choiseul.

La seigneurie d’Amboise qui a donné son nom à cette rue appartenait au duc de Choiseul.

Aütin (rue d’).

Doit son nom au voisinage de l’hôtel d’Antin et fut ouverte en exécution d’une ordonnance royale du 14 mars 1713.

Argout (rue d’).

Précédemment rue des Vieux- Augustins, a pris, au mois de février 1867, le nom d’un gouverneur de la Banque de France, mort en

Bains (galerie des).

Voie privée; passage du Saumon.

Banque (rue de la).

Ouverte en 1779 entre la rue des Petits-Champs et le passage des Petits-Pères; prolongée, en 1844, jusqu’à la place de la Bourse.

Basfour (passage).

S’appelait au quatorzième siècle ruelle Sans-Chef dite Ba3-Four.

Beauregard (rue).

N’a pas changé de nom depuis le commencement du seizième siècle, époque de sa création.

Beaurepaire (cité).

Voie privée.

Bleus (cour des).

Voie privée; les Enfants bleus étaient les pensionnaires de l’hôpital de la Trinité (voir passage de la Trinité).

Blondel (rue), entre le boulevard de Sébastopol et la rue Saint-Denis.

C’était, sous Charles IX, la rue des Deux-Portes; elle longeait alors le rempart de la ville. Elle s’est appelée plus tard rue Neuve-Saint- Denis et a pris, en 1864, le nom de l’architecte Blondel, constructeur des portes Saint-Denis et Saint- Martin.

Boieldieu (place).

Précédemment place des Italiens et de la Comédie-Italienne, a pris Je nom de l’auteur de la Dame blanche, en 1852.

Boieldieu, né en 1775, est mort en 1834.

Bonne-Nouvelle (boulevard de), côté impair.

A été formé en vertu de lettres patentes, du mois de juillet 1676.

Bourg-l’Abbé (passage du).

Voie privée; construit en 1828.

Bourse (galerie de la).

Voie privée,

Bourse (place de la).

Créée en 1809, a reçu sa dénomination actuelle en 1844.

Bourse (rue de la).

Ouverte en exécution d’une ordonnance royale du 16 juin 1824, a pris son nom actuel le 17 janvier

Brongniart (rue).

Était autrefois une partie de la rue Notre-Dame-des-Victoires; a pris, en 1844, le nom de l'architecte qui a construit la Bourse.

Brongniart. né en 1739, est mort en 1813.

Caire (passage du).

Est composé de trois galeries :

galeries du Caire, Saint- Denis et Sainte-Foy ; a été construit en 1 799, peu après l’entrée de l’armée française au Caire.

Caire (place du).

Ouverte en 1799.

Caire (rue du).

Ouverte, en 1799, sur une partie des bâtiments et jardins du couvent

des Filles-Dieu, a porté d’abord le nom de rue des Rentiers.

Capucines (boulevard des), côté impair.

Formé en vertu de lettres patentes de juillet 1676, a porté, sous la Révolution, le nom de boulevard Gerutti.

Cerutti, mort en 1792, avait prononcé l’oraison funèbre de Mirabeau.

Capucines (rue des), côté pair.

Ouverte, en 1700, sous le nom de rue Neuve-des-Capucines qu’elle a porté jusqu’en 1881.

Chabanais (rue).

A été ouverte, en 1777, sur l’emplacement de l’hôtel Chabanais.

Charost (cour).

Cette voie privée est l’ancienne cour de l’hôtel de Charost.

Chénier (rue).

Autrefois rue Saint-Claude, a pris son nom actuel en 1864.

Le poète André Chénier habitait la rue de Cléry, vis-à-vis de la rue Saint-Claude; né en 1762, il est mort sur l’échafaud en 1794.

Cherubini (rue).

Faisait précédemment partie de la rue Chabanais; a pris son nom en 1844.

Cherubini, compositeur, directeur du Conservatoire de musique de Paris, né en 1760, est mort en 1842.

Choiseul (passage).

Ouvert en 1825.

Choiseul (rue de).

Ouverte en 1779, en prolongement d’une impasse créée en 1776, et sur les terrains de l’hôtel de Ghoiseul- Gouffier.

Cléry (rue de).

Créée en 1633, cette rue, qui doit son nom à l’hôtel Cléry, s est pendant quelque temps appelée rue Moulfetard.

Colbert (galerie).

Construite en 1826.

Colbert (passage).

Construit en 1828 et d’abord appelé passage du Trésor.

Colbert (rue).

Ouverte, en 1683, par l’ordre de Colbert, en face de son hôtel, s’est d’abord appelée rue Mazarin.

Colbert, ministre de Louis XIV, né en 1619, est mort en 1683.

Colonnes (rue des).

Ouverte en 1798.

Cour des Miracles (passage de la).

Voie privée ; faisait autrefois partie du passage de l’Etoile.

Croissant (rue du).

Doit à une enseigne ce nom qu’elle portait déjà en 1612.

Dalayrac (rue).

Ouverte en vertu d’une ordonnance royale du 26 janvier 1825.

Le compositeur dont elle porte le nom, né en 1753, est mort en 1809.

Damiette (rue de).

Ouverte en 1800, elle a été ainsi nommée en souvenir de la campagne d’Egypte.

Daunou (rue).

Ouverte en 1806, s’est appelée rue Neuve -Saint -Augustin, puis rue BofFrand, du nom de l’architecte qui a construit le puits de Bicêtre.

A pris le nom de l’historien législateur en 1881 .

Daunou, né en 1762, est mort en 1840.

Degrés (rue des).

Existait au milieu du dix-septième siècle; n’est qu’un escalier communiquant de la rue Beauregard à la rue de Cléry. Elle n’a pas 6 mètres de longueur; c’est la rue la plus courte de Paris.

Dussoubs (rue).

Autrefois rue des Deux-Portes- Saint- Sauveur, a pris, en 1881, le nom de Denis-Gaston Dussoubs, tué, le 4 décembre 1851, sur la barricade de la rue Montorgueil.

Étienne-Marcel (rue), côté pair.

La partie comprise entre les rues Saint-Denis et Montorgueil a été exécutée en 1854. Sa dénomination entre la rue Montorgueil et la place des Victoires lui a été donnée en 1881.

Etienne Marcel, célèbre prévôt des marchands de la ville de Paris, naquit en 1310 et fut tué par Jean Maillard en 1358.

Favart (rue).

Ouverte en 1781.

Fécond auteur d’opéras comiques, Favart est mort en 1792, à l’âge de quatre-vingt-deux ans.

Feydeau (galerie).

Voie privée:

Feydeau (rue).

Ouverte, en 1650, sur l’emplacement des fossés de l’enceinte de Charles V, s’appelait, au dix-septième siècle, rue Neuve-des-Fossés- Montmartre, et, sous la Révolution, rue Neuve-des-Fossés-Montmarat.

Son nom est celui d’une famille dont les membres occupèrent de hautes fonctions dans la magistrature.

Filles-Dieu (rue des).

Était au seizième siècle la rue Neuve-de-l’Ursine, elle a été élargie en 1884.

Filles-Saint-Thomas (rue des).

Doit son nom au couvent des filles Saint-Thomas et est déjà indiquée, en 1652, sur le plan de Gomboust.

Forges (rue des).

Percée sur l’emplacement de la cour des Miracles, doit son nom aux forges qui s’y étaient établies en 1789.

Française (rue), entre les rues Etienne - Marcel et Tique tonne.

Ouverte sous François Ier, elle s'appela originairement rue Françoise et, plus tard, rue Neuve- Saint-François.

Gaillon (carrefour).

Doit son nom à l’hôtel de Gaillon.

Gaillon (rue).

En 1495, c’était la ruelle Michaut- Reignaut; en 1525, la rue Michaut- Regnaut. La porte Gaillon à laquelle elle aboutissait fut abattue en 1700.

Grammont (rue de).

Percée, en 1765, sur l’emplacement de l’hôtel de Grammont.

Grand-Cerf (passage du).

Voie privée; construit en 1823, doit son nom à une enseigne.

Greneta (passage).

Voie privée; ouvert en 1815, il s’est appelé passage du Renard jusqu’en 1873.

Greneta (rue), entre le boulevard de Sébastopol et la rue Montorgueil.

Existait dès le commencement du treizième siècle; s’est appelée rue du Renard-Saint-Sauveur eatre les rues Saint-Denis et des Deux- Portes-Saint-Sauveur (actuellement rue Dussoubs).

Grétry (rue).

Ouverte, sous le nom du grand compositeur, en 1780.

Grétry, né en 1741, est mort en 1813.

Guérin-Boisseau (rue).

Cette rue étroite, et jadis occupée exclusivement par des marchands de chaussures d’occasion, existait au treizième siècle ; le percement du boulevard de Sébastopol en a supprimé la plus grande partie en 1854.

Doit son nom à un de ses anciens habitants.

Hanovre (rue de).

Ouverte en 1780; doit son nom au pavillon de Hanovre qui dépendait de l’hôtel de Richelieu.

Italiens (boulevard des), côté impair.

Boulevard Cerutti sous la Révo lution, boulevard de Gand en 1815.

Jeûneurs (rue des).

Précédemment rue Saint-Roch pour la partie comprise entre les rues Poissonnière et du Sentier; tracée au treizième siècle, elle s’appela d’abord rue des Jeux-Neufs, à cause des jeux qui s’y étaient établis.

Joquelet (rue).

Porte le nom d’une famille qui l’habitait au dix-septième siècle.

Jussienne (rue de la).

Il y avait dans cette rue, au quinzième siècle, une chapelle dédiée à Sainte - Marie - l’Egyptienne , d’où son nom, un peu corrompu, on le voit.

La Feuillade (rue de), côté pair.

C’est l’ancienne rue des Jardins, qui prit le nom du fondateur de la place des Victoires.

La Micbodière (rue de).

Ouverte en 1778, elle porte le nom de la Michodière, comte d’Hauteville, qui fut prévôt des marchands, de 1772 à 1777.

Lanoy (cour).

Voie privée; autrefois passage de l’Etoile.

Lemoine (passage).

Voie privée; nom de propriétaire.

S’appelait, au dix-huitième siècle, passage de la Longue-Allée.

Louis-le-Grand (rue).

Ouverte en 1701, s’est appelée rue des Piques pendant la Révolution.

Louvois (rue de).

Autrefois place de Richelieu, ouverte, en 1784, sur l’emplacement de l’hôtel Louvois.

Louvois (square de).

Créé sous Louis-Philippe, sur l’emplacement de la salle de l’Opéra démolie après l’assassinat du duc de Berri.

Louvre (rue du), entre la rue Etienne-Marcel et la rue Montmartre.

La partie de cette rue comprise entre le quai et la rue Saint-Honoré qui appartient au premier arrondissement existait en 1625. Cette belle percée a absorbé sur son passage les anciennes rues des Poulies et d’Orléans-Saint-Honoré.

Lulli (rue).

S’est appelée rue du Théâtre-des- Arts.

Lulli, compositeur, né en 1633, est mort en 1687.

Lune (rue de la).

Était construite au milieu du dixseptième siècle et doit son nom à une enseigne.

Mail (rue du).

Ouverte en 1633, sur l’emplacement d’un mail.

Mandar (galerie).

Voie privée.

Mandar (rue).

Ouverte en 1 790, elle porta d’abord le nom de cour Mandar et était fermée par des grill es à ses extrémités.

Mandar, architecte, a construit les maisons de cette rue.

Marie-Stuart (rue).

Cette voie existait dès l’an 1300 et portait, en 1419, le nom de rue Tireboudin, qu’elle garda jusqu’en 1809 ; l’histoire tant de fois racontée du passage de Marie-Stuart en cette rue et du changement de son nom est apocryphe. Marie Stuart a épousé François II en 1558.

Marie Stuart, reine d’Ecosse, née en 1542, mourut en 1587.

Marivaux (rue).

Ouverte en 1780, porte le nom de l’auteur des Fausses Confidences, mort en 1763, à soixante-quinze ans.

Marsollier (rue).

Ouverte en 1826.

Marsollier, auteur de plusieurs poèmes d’opéras comiques, est mort en 1817, à l’âge de soixantesept ans.

Méhul (rue).

Ouverte en 1826.

Méhul, compositeur, auteur de Joseph, est mort en 1817, à l’âge de cinquante-quatre ans.

Ménars (rue).

Existait à l’état d’impasse au commencement du dix-huitième siècle; a été ouverte, en 1765, sur l’emplacement de l’hôtel du président Ménars.

Miracles (cour des).

Etait, dès le treizième siècle, un de ces refuges de vagabonds et de mendiants, alors nombreux à Paris, qui couraient la ville en simulant des infirmités qui disparaissaient à leur rentrée dans la cour.

Monsigny (rue).

Ouverte, en 1826, pour sa première partie et, pour la seconde, en 1868, lors du percement de la rue du Quatre-Septembre.

Monsigny, auteur de la musique du Déserteur, dont cette rue a pris le nom en 1829, est mort à quatrevingt-huit ans, en 1817.

Montmartre (boulevard), côté impair.

Ouvert en 1676, s’est, sous la Révolution, appeléboulevard Montmarat.

Montmartre (cité).

Voie privée.

Montmartre (galerie).

Voie privée.

Montmartre (rue), entre la rue Etienne-Marcel et le boulevard Montmartre.

La partie de cette rue qui appartient au premier arrondissement était construite dès l’an 1200. La porte Montmartre a été plusieurs fois déplacée sur cette voie. Lorsque la ville était limitée par l’enceinte de Philippe-Auguste, la porte était à peu près à l’endroit où se trouve actuellement le nunîéro 15; vers 1380, elle fut transportée à la hauteur de la rue d’Aboukir; démolie en 1633, elle fut réédifiée à l’endroit où commence la rue Saint- Marc.

Montorgueil (rue).

La partie de cette rue qui va de la pointe Saint-Eustaehe à la rue M auconseil s’est appelée rue Comte, puis rue Comtesse-d’ Artois (du nom du comte d’Artois, neveu de Saint- Louis, qui y possédait un hôtel). La seconde partie se nommait Vicus Montis Superbi (rue du Mont-Orgueilleux); elle conduisait au monticule dont la rue Beaur egard occupe le sommet.

Mulhouse (rue de).

Ouverte en 1843, a pris son nom en vertu d’une décision ministérielle du 21 juin 1844.

Mulhouse, ville d’Alsace, est célèbre par les mousselines, les draperies et toiles peintes dont on fait un grand commerce en ce quartier.

Nil (rue du).

Existait au treizième siècle et, habitée par des cordiers, portait le nom de rue de la Corderie; plus tard, elle prit le nom d’un de ses

habitants, Pierre Boyer; puis, en 1622, celui de rue Neuve-Saint- Sauveur. Un arrêté préfectoral du 26 février 1867 lui a donné sa dénomination actuelle.

Notre-Dame-de-Bonne - Nouvelle (rue).

A été créée au commencement du dix-septième siècle.

Notre-Dame - de- Recouvrance (rue).

Existait au seizième siècle. L’église dont elle est voisine s’est, pendant un certain temps, appelée Notre-Dame-de-Recouvrance.

Notre-Dame-des-Victoires(rue).

C’est le chemin herbu du seizième siècle converti en rue en novembre 1633 ; de 1793 à 1806, cette rue a porté le nom de rue des Victoires-Nationales.

Opéra (avenue de T), entre la rue des Petits-Champs et la place de l’Opéra.

S’est originairementappelée avenue Napoléon.

Ouverte en 1853 entre la place du Théâtre-Français et les rues de l’Echelle et Molière (dans le pre mier arrondissement), en 1864 et 1876 pour les parties comprises dans le deuxième arrondissement

Opéra (place de 1’), entre l’avenue de l’Opéra et le boulevard des Capucines.

Projetée en 1858, ouverte, pour la partie appartenant an deuxième arrondissement, en 1864.

Paix (rue de la).

Ouverte, en IS06, sur une partie de l’emplacement du couvent des Capucines, a, jusqu’en 1814, porté le nom de rue Napoléon.

Palestro (rue de).

Ouverte en exécution d’un décret du 28 août 1858.

Porte le nom de la victoire remportée 9ur les Autrichiens par l’armée franco-sarde, le 30 mai

Panoramas (passage des).

Ouvert en 1800; les panoramas qui lui donnèrent leur nom ont subsisté jusqu’en 1831 ; les galeries

Feydeau, Saint-Marc, etc., ont été créées en 1834.

Panoramas (rue des).

Précédemment et depuis 1782 jusqu’à 1867, rue Neuve-de-Montmorency.

Paul-Lelong (rue).

Précédemment rue Saint-Pierre- Montmartre entre les rues Montmartre etNotre-Dame-des-Victoires, a pris, en 1868, et dans toute son étendue, le nom de l’architecte de l’hôtel du Timbre, mort en 1846.

Peintres (impasse des).

Désignée, au quatorzième siècle, sous le nom de ruelle de l’Arbalète, elle prit son nom de Gillesle-Peintre qui y possédait une maison.

Petits-Carreaux (rue des).

Existait dès le treizième siècleet, jusqu’en 1637, 9’appela rue des Boucheries; une fabrique de petits carreaux s’y étant établie plus tard, elle prit son nom et le conserva.

Petits-Champs (rue des), côté pair.

Percée à travers champs au seizième siècle, a été continuée au dix-septième; s’appela rue Neuvedes-Petits-Champs jusqu’au 21 janvier 1881.

Petits-Pères (passage des).

Ouvert en 1777.

Petits-Pères (place des).

C’est la cour de l’ancien couvent des Petits-Pères.

Petits-Pères (rue des).

Précédemment rue Neuve-des- Petits-Pères.

Poissonnière (boulevard), côté impair.

Ouvert en 1676.

Poissonnière (rue).

Était, au treizième siècle, un chemin que les voitures de marée suivaient pour se rendre à la Halle, d’où son nom.

Ponceau (passage du).

Voie privée; ouverte en 1826.

Ponceau (rue du).

Doit son nom à un petit pont qui

traversait le grand égout; a été convertie en rue en 1605.

Port-Mahon (rue de).

Ouverte en 1795 ; son nom rappelle une victoire remportée à Minorque par le maréchal de Richelieu en 1756.

Princes (passage des).

Voie privée; ouvert en 1860, sous le nom de passage Mirés.

Quatre-Septembre (rue du).

Ouverte en 1864, sous Je nom de rue du Dix-Décembre; son achèvement, en 1868, a fait disparaître, d’un côté, quelques maisons de la rue des Filles-Saint-Thomas, de l’autre, le théâtre du Vaudeville.

Son premier nom rappelaitl’éleclion de Louis-Bonaparte à la présidence de la République (10 décembre 1848), son nom actuel rappelle la chute du second Empire.

Rameau (rue).

Ouverte en 1793, elle a, pendant quelque temps, porté le nom de rue Neuve-Lepelletier en mémoire du conventionnel Lepelletier de Saint- Fargeau, assassiné par le garde du corps Pâris.

Rameau, compositeur, auteur de Pygmalion , né en 1683, est mort en 1764.

Réaumur (rue), entre le boulevard de Sébastopol et la rue Saint-Denis; sera prolongée jusqu’à la place de la Bourse.

En cet arrondissement, elle a été ouverte en 1864.

Réaumur, physicien, inventeur du thermomètre qui porte son nom, né en 1683, est mort en 1757.

Richelieu (rue de), entre la rue Croix-des-Petits- Champs et le boulevard.

S’est appelée rue de la Loi de 1793

Roi-François (cour du).

Propriété privée située rue Saint- Denis, 194.

Saint- Augustin (rue).

Ouverte, en 1633, entre les rues de Richelieu et Gaillon, et, de 1703 à 1710, entre les rues Gaillon et Louis-le-Grand ; jusqu’au 24 jan-

vier 1881, elle s’est appelée rue Neuve-Saint- Augustin.

Saint-Denis (boulevard), côté impair, pour la partie comprise entre le boulevard de Sébastopol et la rue Saint- Denis.

Ouvert en 1676, s’est appelé boulevard de. la Franciade pendant la Révolution.

Saint-Denis (galerie).

Voie privée; fait partie du passage du Caire.

Saint-Denis (impasse).

Située rue Saint- Denis, 177, cette impasse existait dès le treizième siècle ; elle a pris son nom actuel le lerfévrier 1877 en remplacement de sa dénomination d’impasse Mauconseil.

Saint-Denis (rue), entre la rue Etienne-Marcel et le boulevard.

C’est le vieux chemin que l’on trouve sur les plus anciens plans connus du territoire parisien ; dès le douzième siècle, il prenait, en l’une de ses parties, l’aspect d’une rue; sous Louis XIV, après des accroissements successifs, cette rue était entièrement construite.

Saint-Fiacre (rue).

Existait en 1630 et doit son nom au fief de Saint-Fiacre sur l’emplacement duquel elle est située.

Saint -Joseph (rue).

Déjà bâtie au seizième siècle, elle était voisine de la chapelle et du cimetière Saint-Joseph.

Saint-Marc (galerie).

Voie privée; fait partie du passage des Panoramas.

Saint-Marc (rue).

Ouverte au milieu du dix-sep tième siècle, elle doit son nom à une enseigne.

Saint-Philippe (rue).

A été ouverte en 1718; doit son nom à une enseigne.

Saint-Pierre (impasse).

Sera supprimée par le percement de la rue Réaumur; donnait jadis

accès à la cour des Messageries nationales.

Saint-Sauveur (impasse).

Autrefois rue du Rempart, a été convertie, en 1641, en impasse Saint-Claude ; a pris son nom actuel en 1867.

Saint-Sauveur (rue).

Cette rue existait au treizième siècle pour la partie qui va de la rue Saint-Denis à la rue Montor-

fueil; la rue du Cadran, comprise epuis 1851 sous la même dénomination, a été créée au quinzième siècle.

Saint-Spire (rue).

S’appelait rue du Cimetière en

Saint Spire fut le premier évêque de Bayeux.

Sainte-Anne (passage).

Voie privée; ouvert en 1829.

Sainte-Anne (rue), entre la rue des Petits-Champs et la rue Saint-Augustin.

Ainsi nommée, lors de sa création, en 1633, en l’honneur de la reine Anne d’Autriche.

Sainte-Apolline (rue), pour la partie qui va du boulevard de Sébastopol à la rue Saint- Denis.

Existait au dix-septième siècle et portait déjà ce nom.

Sainte-Foy (galerie).

Elle estcomprise dans l’ensemble des galeries formant le passage du Caire; voie privée.

Sainte-Foy (passage).

Voie privée ; c’était autrefois le assage Sainte-Marguerite; M. Auert le reconstruisit en 1813 et lui donna son nom qu’il conserva jusqu’au 10 novembre 1873.

Sainte-Foy (rue).

Etait entièrement construite au dix-septième siècle; on suppose que son nom lui vient d’une enseigne.

Salon (galerie du).

Fait partie du passage du Saumon; cette voie privée doit son

nom à un ancien salon où l’on donnait des concerts.

Saumon (passage du).

Reconstruit en 1827, ce passage existait déjà au dix-huitième siècle ; il doit son nom à une maison .dite des Deux-Saumons , sise rue Montorgueil, où débarquaient les voitures de marée. Voie privée.

Sébastopol (boulevard de), de la rue Etienne -Marcel au boulevard Saint-Denis.

Ouvert en 1854.

Ainsi nommé en souvenir de la prise de Sébastopol (1855).

Sentier (passage du).

Disparaîtra lorsque la rue Réaumur sera prolongée.

Sentier (rue du).

S’est appelée rue du Gros-Chenet entre les rues de Cléry et des Jeûneurs.

Thévenot (impasse).

Impasse de l’Étoile jusqu’au 10 novembre 1873; sera supprimée pour le prolongement de la rue Réaumur.

Thévenot (rue).

C'est une ancienne impasse qui portait, en 1372, le nom de cul-desac des Cordiers; elle a été prolongée jusqu’à la rue Saint-Denis, en 1676, et a pris le nom d’un propriétaire qui y possédait plusieurs immeubles.

Thorel (rue).

A pris, en 1885, en remplacement du nom de Portalès qu’elle portait depuis 1861, le nom d’un conseiller municipal de la ville de Paris mort l’année précédente. Au seizième siècle, elle s’appelait rue Sainte- Barbe.

Tiquetonne (rue).

Précédemment rue du Petit- Lion-Saint-Sauveur entre les rues Saint-Denis et Dussoubs (alors rue des Deux- Portes -Saint -Sauveur), rue Pavée entre les rues Dussoubs et Montorgueil.

Les rues du Petit-Lion et Tiquetonne existaient dès le commencement du quatorzième siècle. Cette dernière doit son nom à Roger de

Tiquetonne, boulanger, qui l’habitait en 1399.

Tracy (rue de).

A été ouverte de 1782 à 1786 sur les dépendances de l’hôtel de Claude Destutt, comte de Tracy.

Le bâtiment qui fait l’angle de cette rue et de la rue Saint- Denis, et dont la façade est ornée de colonnes ioniques et surmontée d’un fronton, est un reste de l’église du couvent des filles de Saint-Chaumont. Cette église avait été bâtie en 1781 par l’architecte Convers; fermée en 1790, elle fut longtemps occupée par un magasin de nouveautés. Un sujet religieux est encore sculpté dans le tympan.

Trinité (passage de la).

Voie privée; c’est l’ancienne entrée de l’hôpital et de l’enclos de la Trinité (Enfants bleus) ; sa suppression, décrétée en 1854, n’est pas encore réalisée.

Turbigo (rue de), partie comprise entre la rue Etienne- Marcel et le boulevard de Sébastopol.

Ainsi nommée en souvenir de la victoire remportée sur les Autrichiens, le 2 juin 1859.

Uzès (rue d’).

Ouverte, en 1870, sur l’emplacement de l’hôtel d’Uzès; dénommée par arrêté préfectoral du 28 décembre 1872.

Variétés (galerie des).

Voie privée; fait partie du passage des Panoramas.

Victoires (place des), partie du côté pair entre les rues de La Feuillade et Etienne - Marcel.

Fondée par le duc de La Feuilîade en 1684, s’est, sous la Révo-

lution, appelée place de la Victoire- Nationale.

Vide-Gousset (rue).

Existait déjà au milieu du dixseptième siècle et paraît devoir son nom aux nombreux risques qu’y couraient les passants.

Vigan (passage du).

Voie privée ouverte en 1815 ; doit son nom à un hôtel.

Ville-Neuve (rue de la).

Date du seizième siècle et, jusqu’en 1 867, s’est appelée rue Neuve- Saint-Etienne.

Vivienne (galerie).

Voie privée ; a été construite en

Vivienne (rue), entre la rue des Petits-Champs et le boulevard Montmartre.

La partie de cette rue qui s’étend entre celles des Petits-Champs et des Filles-Saint-Thomas est la rue Vivien du plan deGomboust(1652); celle qui, de la rue des Petits- Champs, rejoint la rue de Beaujolais a été percée en 1784 et s’est appelée rue du Perron; la partie qui va de la rue Feydeau au boulevard Montmartre a été ouverte en 1824. Une fraction de cette rue qui fut détruite vers 1725, pour agrandir le jardin du couvent des filles Saint-Thomas, s’appelait rue Saint-Jérôme.

Louis Vivien, seigneur de Saint- Marc, était échevin de la ville de Paris en 1599.

Volney (rue).

Ouverte, en 1853, sous le nom de rue Saint-Arnaud, a pris son nom actuel en vertu d’un arrêté préfectoral du 16 août 1879.

Le comte Ghassebœuf de Volney, philosophe, né en 1757, est mort en 1820.

LES INSCRIPTIONS PARISIENNES

Le Comité des inscriptions parisiennes a été institué par un arrêté préfectoral signé Hérold et daté du 10 mars 1879. Depuis cette époque, les plaques commémoratives, dont la pose était, à peu d’exceptions près, abandonnée à l’initiative privée, se sont multipliées dans une assez grande proportion; il est intéressant d’en dresser la liste.

Nous ferons observer que les inscriptions placées par les soins du Comité sont uniformément gravées en lettres rouges sur des tables de marbre blanc; elles seront même prochainement frappées d’un monogramme qui assurera, en quelque sorte, leur caractère officiel. Ces inscriptions sont indiquées ici par un astérisque1'.

* Banque (rue de la), n° 5. C’est la maison où mourut, le 31 août 1811, à l’âge de quatre-vingt-deux ans, Louis- Antoine de Bougainville, navigateur, que son voyage autour du monde (1766-1769) a rendu célèbre.

*Cléry (rue de), no 97. André Chénier habitait cette maison en 1793. Né à Constantinople le 29 octobre 1762, il a été décapité à Paris le 25 juillet 1794.

Dussoubs [rue), n° 21. Sur le pignon de cet immeuble une petite plaque de marbre noir porte cette inscription en lettres d’or :

PROMENADES DANS PARIS

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