DES RUES, PASSAGES, PLACES, BOULEVARDS, ETC
Alombert (passage).
Voie privée, ouverte en 18*7; nom de propriétaire.
Ancre (passage de 1’).
Voie privée, doit son nom à une enseigne; 9’est appelé, de 1792 à 1805, passage de l’Ancre-Nationale.
Archives (rue des), pour la partie comprise entre la rue de Rambuteau et la rue Dupetit- Thouars.
Absorbe, en cet arrondissement, les anciennes rues du Grand-Chantier, des Enfants-Rouge9 et Molay ; la partie qui traverse le marché du Temple a été ouverte en 1862.
La rue Molay, qui portait le nom du dernier grand maître des Templiers brûlé vif en 1314, avait été percée vers l’an 1800 sur une partie de l’emplacement de l’hôpital des Enfants-Rouges supprimé en 1772; l'autre partie, entre la rue de Bretagne et la rue Perrée, avait été ouverte en 1848.
Arquebusiers (rue des).
Cette rue a reçu sa dénomination actuelle en 1879 ; elle la doit à son voisinage d’un jardin des Arquebusiers qui existait autrefois dans les fossés de la ville. Elle a été ouverte en 1721 et s'est successivement appelée rue de Harlay et rue Diderot.
Arts-et-Métiers (square des).
Ouvert en 1858.
Bailly (rue).
Créée en 1780, doit son nom à sa proximité de l’ancien bailliage de Saint-Martin de9 Champs.
Barbette (rue).
A été ouverte en 1563, sur l’emplacement de l’hôtel Barbette.
Barrois (passage).
Voie privée ; nom de propriétaire.
Béarn (impasse de).
A fait partie de la rue du Foin et s’est appelée impasse des Hospitalières; a pris le nom qu’elle porte en 1867.
Béarn (rue de).
Comme la précédente, elle a pris son nom actuel en 1867; on l’appelait autrefois rue de la Chausséedes-Minimes. La partie de cette voie comprise entre la rue des Vosges et celle des Minimes existait déjà en 1615; l’autre partie a été ouverte en 1805.
Beaubourg (impasse).
En 1260, elle aboutissait au rempart et s’appelait cul-de-sac Sans- Tête; on l’a nommée plus tard impasse des Anglais; son nom actuel lui a été donné en 1867.
Beaubourg (rue), pour la partie comprise entre les rues Rambuteau et de Turbigo.
C’est une des plus vieilles voies du Beau-Bourg; les rues Transnonain, Saint-Hugues et le passage au Maire lui ont été réunis en 1851.
La rue Transnonain fut une des
première* qu’on ouvrit hors de l'enceinte de Philippe-Auguste; elle porta d’abord le nom de rue de Chàlon», parce que les évêques de cette ville y possédaient un hôtel.
Beauce (rue do).
Ouverte de 1626 à 1630, cette rue est actuellement fermée par des grilles.
Beaumarchais (boulevard), entre la rue des Vosges et la rue du Pont-aux-Ctioux.
Ouvert en 1670 sous le nom de booln ifd 8a ot-Aatoina, a pria, If i DOBI de l'auteur du Barbier de Seville.
Caron de Beaumarchais, né à Pans on 1731, y mourut en 1799.
Béranger (rue).
Ouverte eo 1666, a porté, jusqu'au
Vendôme en mémoire de Philippe do Vendôme, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, né en 1655, mort en 1727.
Le chansonnier Beranger, né en 17m), est mort, en 1857, dans la maison de cette rue qui porte le numéro 5.
Berthaud (impasse).
Kxistait à la Ün du treizième siècle; a dû, plus tard, son nom à on certain Berthaud, qui tenait un jeu de paume dans le quartier.
Bloudel (rue), pour la partie comprise entre la rue Saint- Martin et le boulevard de Sébastopol.
Précédemment rue Neuve-Saint- Deois; porte, depuis 1864, le n >m de rereoileete <1-* portée Saint* Denis et Saint-Martin.
Borda (rue).
Projetée dès 1813, son ouverture
n'a <*u lieu qu’en 1 S 1 6 ; dès l'année suivante, elb prit le nom du mathématicien • physicien Borda, mort en 1799, àl Age de soixante-six ans.
Bourg-l’Abbé (rue du).
Cette voie, ouverte en 1829, s’est, jusqu’en 1881, appelée rue Neuvedu-Bourg-l’Abbc. Nous avons parlé de ce bourg qui dépendait de l’abbaye de Saint-Martin des Champs.
Brantôme (rue).
Était tracée an treizième siècle; elle fut une des nombreudes Petits-Champs du vieux Paris.
En 1864, on lui a donné son nom actuel.
Pierre de Bourdeilles, seigneur de Brantôme, chroniqueur bien connu, était né en 1540 ; il mourut en 1614.
Braque (rue de).
A porté le nom de rue des Bouchers, puis des Boucheries- du - Temple, à caose des boucheries que les 1 ipliers V avaient établies *-:i 11'- Plu tard, elle a pris le nom d'une famille de Braque dont un membre fut maître d'nôlel de Charles V, et qui possédait une maison dans cette rue.
Bretague (rue de).
Entre les rues de Beauce et du Temple, elle s’appelait autrefois rue de la Corderie et longeait les murs de l'enclos du Temple; elle fait partie du quartier dont Henri I V avait rêvé la création.
Caffarelli(rue).
Ouverte en 1809
Caffurelli du Falga, général du génie, fut tué au siège de Saiut- Jeau-d'Acre, eu 1799, à làge de quarante-trois ans.
Chapon (rue).
A 1s fin du treizième siècle, ou trouve la plus ancienne partie de cette rue désignée sous le nom de Capou, unde ses habitants; en 1851, la rue du cimetière Saint-Nicolas, qui allait de la rue Beaubourg à la rue Saint-Martin, lui a été réunie.
Chariot (rue).
Cn certain Claude Chariot avait fait bâtir là plusieurs immeubles au dix-septième siècle; les rues de Berry et d’Orléans ont été réunies à la rue Chariot eu 1851; elles allaient, la première, de la rue de Poitou à la rue de Bretagne ; la seconde, de la rue des Quatre-Fils à la rue de Poitou.
Clairvaux (impasse de).
Voie privée; elle était bâtie dès le commencement du quatorzième siècle et s’appelait petite ruelle
Troussevache. Un hôtel des abbé9 de Clairvaux qui s’y construisit lui donna son nom.
Commines (rue).
Ouverte en 1804 sur l’emplacement du couvent des filles du Calvaire, classée en 1806, a porté, jusqu’en 1864, le nom de rue Neuvede-Ménilmontant.
L’historien, Philippe de Commines, chambellan de Louis XI, né en 1445, est mort en 1509.
Conté (rue'.
Ouverte en 1817.
Conté, chimiste et ingénieur, inventeur des crayons qui portent son nom, né en 1755, e9t mort en 1805.
Corderie (rue de la).
A absorbé, mais sans la détruire, la place de la Corderie. Avant qu’ellé fût bâtie, on ne voyait là que des cordiers.
Coutures- Saint- Gervais (rue des).
Créée en 1620. sur l’emplacement de la Culture (ou Couture) Saint- Gervais.
Cunin-Gridaine (rue).
Ouverte en 1858.
Cunin-Gridaine, manufacturier et ministre du commerce de 1837 à 1848, est mort en 1859, à l'âge de quatre-viDgt-un ans.
Debelleyme (rue).
Un décret du 20 octobre 1865 a réuni sous une même dénomination le9 rues Neuve-Saint-François, de l’Echaudé, de Limoges et de Périgueux.
Louis-Marie Debelleyme, magistrat et préfet de police, habita longtemps ce quartier ; né en 1787, il est mort en 1862.
Dupetit-Thouars (cité).
Voie privée, ouverte en 1841 ; précédemment impasse Boufflers, nom d’un hôtel voisin.
Dupetit-Thouars (rue)
Tracée, en 1809, sur une partie de l’enclos du Temple.
Marie -Aubert Dupetit-Thouars, botaniste français (1775-1846).
Dupuis (rue).
Percée en 1809.
Charles-François Dupuis, membre de l’Institut, membre du conseil des Cinq-Cents, était né en 1742; il mourut en 1809.
Elzévir (rue).
Précédemment et jusqu’en 1867 rue des Trois - Pavillons ; porte maintenant le nom d’une famille d’imprimeur9 hollandais, célèbres au seizième siècle.
Ferdinaud-Berthoud (rue).
Ouverte en 1816, dénommée en
Ferdinand Berthoud, horloger suisse, né en 1727, est mort en 1807.
Filles-du-Calvaire ( boulevard des), côté impair.
Ouvert en 1670, il doit son nom au voisinage du couvent des filles du Calvaire.
Filles-du-Calvaire (rue des).
Ouverte en 1698, a pris le nom du couvent qui y était établi.
Foin (rue du).
Elle a été tracée en 1597 sur un terrain en pâturages qui faisait partie du parc des Tournelles.
Fontaines (rue des).
Existait au commencement du quinzième siècle; quelques documents anciens la nomment rue des Madelonnettes, à cause du couvent (prison plus tard) qui y était situé.
Forez (rue du).
Ouverte en 1626, conformément au plan conçu par Henri IV.
Franche-Comté (rue de).
A été créée en 1882 et passe sur l’emplacement de l’ancien hôtel de Marcilly.
Francs-Bourgeois (rue des), côté pair.
Un décret du 2 avril 1868 a réuni sous cette unique dénomination les rues Neuve-Saint-Cathenire, de Paradis et des Francs- Bourgeois.
Un hospice, où l’on recevait quarante-huit pauvres bourgeois, existait au quatorzième siècle dans la plus vieille partie de cette rue.
Froissart (rue).
Précédemment rue Neuve -de- Bretagne.
Le chroniqueur Froissart, dont elle porte le nom, était né en 1337; il mourut en 1410.
Général-Morin (rue du).
Percée vers 1780, elle porta, jusqu’en 1884, le nom de rue de Breteuil.
Elisabeth-Théodore le Tonnelier de Breteuil avait été prieur coramandataire do Saint-Martin des Champs.
Le général Arthur-Jules Morin, mathématicien distingué et directeur du Conservatoire des arts et métiers, vous le dernier Empire, est mort en 1880, à l'Age de quatrevingt-cinq ans.
Gravilliers (passage des).
Voie privée, ouverte en 1829.
Gravilliers (rue des).
S’est appelée rue Jean -Robert entre les rues Beaubourg et Saint- Martin.
Cette voie était tracée dès le commencement du quatorzième siècle; un boucher du nom de Gravelier parait lui avoir donné son nom.
Greneta (rue), partie comprise entre la rue Saint-Martin et le boulevard de Sébastopol.
Cette voie s’appelait, au treizième siècle, ruo Darnetal ; le nom s'est transformé avec le temps. Elle s’est appelée aussi ruo de la Trinité ; une entrée de rbépital de U Mité »*y trouvant
Greuier-Saiut-Lazare (rue du).
Cette rue était en partie construite au milieu du treizième siècle; nne famille Garnier y possédait un immeuble.
Haudriettes (rue des).
Existait déjà en 1290 et s’appelait encore, en 1881, rue des Vieilles- Haudriettes.
Les Haudriettes, société de femmes veuves fondée par Etienne Haudri, grand panetier de Philippe le Bel, avaient plusieurs propriétés dans cette rue.
Maire (rue au).
Existait au treizième siècle ; s'est appelée passage et impasse au Maire.
Le maire qui lui a valu sa dénomination n’était autre que le bailli de Saint-Martin des Champs dont la juridiction était en ce lieu.
Maure rue du).
Existait au quatorzième siècle; doit son nom à une enseigne.
Meslay (passage).
A reçu ce nom le 18 avril 1890.
Meslay (rue).
Commencée en 1696, cette voie n’était pas entièrement ouverte en
Un particulier nommé Meslay y Üt élever la première maison.
Michei-le-Comte (rue).
Ainsi nommée dès le treizième siècle, elle a porté, de 1793 à 1806, le nom de Michel-Lepelletier, en mémoire du conventionnel Lepelletier de Saiut-Fargeau, assassiné ar PAris après la condamnation e Louis XVI.
Minimes (rue des).
Créée en 1607, longe le mnr de l’ancien couvent des Minimes converti en caserne.
Molière (passage).
Voie privée, ouverte en 1791 ; en même temps, un théâtre Molière, fort luxueux pour l’époque, s’y installa; théâtre et passage prirent, en 1793, le nom de Sans-Culottes.
Montgolfier (rue).
Située près du Conservatoire des arts et métiers, elle porte le nom des frères Montgolfier, inventeurs des aérostats.
Joseph-Michel Montgolfier, né en 1740, est mort en 1810; son frère, Jacques-Etienne, né en 1745, est mort en 1799.
Montmorency (rue de).
Elle était tracée au treizième siècle, et les seigneurs de Montmorency y possédaient un hôtel.
Noël (cité).
Voie privée; nom de propriétaire.
Normandie (rue de).
Bien que son percement fût compris dan9 le plan conçu par Henri IV, elle ne fut commencée qu’en 1696.
Notre-Dame-de-Nazareth (rue).
Précédemment rue Neuve-Saint- Martin ; elle doit son nom aux pères de Notre-Dame-de-Nuzareth qui s'y établirent en 1630.
Une partie de la rue du Ponceau lui a été réunie en 1864.
Oiseaux (rue des).
Voie privée, ouverte en 1618, elle a porté les noms de cul-de-sac de Beauce et de ruelle du Marchéau- Marais.
Son nom lui vient d’une enseigne.
Orgues (passage des).
Voie privée.
Ours (rue aux).
C’est l’ancienne rue aux Oues (oies, en vieux français), ainsi nommée à cause des nombreuses rôtisseries qui s’y trouvaient.
Papin (rue).
Ouverte en 1858, dénommée en
Porte le nom de Denis Papin, physicien bien connu pour sa découverte de la puissance élastique de la vapeur d’eau ; né en 1647, il est mort en 1714.
Parc-Royal (rue du).
Cette rue existait dès le milieu du seizième siècle; elle doit son nom au voisinage du parc royal des Tournelles. De 1848 à 1852, elle s’est appelée rue du Parc-National.
Pastourelle (rue).
La partie comprise entre les rues Chariot et des Archives était autrefois la rue d’Anjou; l’autre partie, construite dès 1296, s’appelait rue Groignet.
Paraît devoir son nom à Roger Pastourel, qui l’habitait au quatorzième siècle.
Payenne (rue).
Connue dès 1636.
On suppose qu’elle doit sa dénomination à un propriétaire nommé Payen.
Perche (rue du).
Ouverte en 1626.
Perle (rue de la).
Doit son nom à l’enseigne d’un jeu de paume.
Perrée (rue).
Ouverte en 1809, sur les terrains de l’enclos du Temple; porte le nom du contre- amiral Perrée (1761- 1800).
Picardie (rue de).
S’est appelée rue de Beaujolais entre les rues de Bretagne et Perrée, et place de la Rotonde-du-Temple entre les rues Perrée et Dupetit- Thouars. La rue de Beaujolais avait été ouverte en 1626. L’ensemble a reçu son nom actuel en 1877.
Planchette (impasse de la).
Ouverte au dix-septième siècle, elle doit son nom à une petite planche sur laquelle on traversait l’égout.
Poitou (rue de).
Ouverte en 1626 (toujours en exécution du plan d’Henri IV); la partie qui va de la rue de Turenne à la rue Vieille-du-Temple a quitté, en 1877, le nom de rue de l’Oseille, qu’elle devait aux potagers sur lesquels elle avait été percée en même temps que sa voisine, la rue de Poitou.
Pont-aux-Biches (passage du).
C’était, en 1729, le cul-de-sac de la ChifTonnerie.
Voisin de l’ancienne rue du Pontaux-Biches, il a dû, comme elle, son nom à un pont jeté sur l’égout et à une enseigne représentant des biches.
Pont-aux-Choux (rue du).
Ce n’était encore qu’un chemin au seizième siècle.
Un pont qui traversait les fossés de la ville, cultivés en jardins maraîchers, lui a donné son nom.
Portefoin (rue).
Était créée au treizième siècle.
Un sieur Jean Portefoin y possédait un hôtel.
Quatre Fils (rue des).
Existait au commencement du seizième siècle.
Doit son nom à une enseigne des quatre fils Aymon.
Quincampoix (rue), entre les rues de Rambuteau et aux Ours.
La rue Quincampoix existait dès Pan 1210; on croit qu e son nom est celui d’un seigneur de Quincampoit, qui en avait fait construire la première maison.
Rambuteau (rue), entre le boulevard de Sébastopol et la rue Vauvilliers.
Ouverte alors que le comte de Rambuteau était préfet de la Seine, elle a reçu son nom.
M. de Rambuteau, né en 4781, est mort en 1869.
Réaumur (rue).
En son tracé dans cet arrondissement, elle absorbe les anciennes rues Royale-Saint-Martin (partie entre l’ancien marché et la rue Saint-Martin) et du Marché-Saint- Martin (cette dernière allait du marché à la rue Volta). La rue Royale s’est nommée rue de la Fraternité sous la Révolution.
Porte le nom de René-Antoine de Réaumur, physicien, né en 4683, mort en 4757.
République (place de la), côté impair.
C’est l’ancienne place du Châteaud’Eau, elle a pris cette dénomination en 1879.
Réunion (passage de la).
Voie privée; ouvert en 1790, ce passage porte le nom de la section de la Réunion sur laquelle il était , situé.
Roi-Doré (rue du).
Dans cette rue, ouverte en 1620, on voyait jadis un buste doré du roi Louis XIII ; d’où son nom.
Rome (cour de).
Voie privée ; existait en 1382.
Doit son nom à une maison dite du Puits de Rome.
Saint-Claude (impasse).
Jusqu’en 1884, impasse Saint- Claude-au-Marais.
Saint-Claude (rue).
Ouverte en 1640, comme l’impasse, et jusqu’à la même époque, rue Saint-Claude-au-Marais.
Doit, comme l’impasse, son nom à une image de saint Claude qui décorait autrefois une enseigne.
Saint-Denis (boulevard), côté impair, entre la rue Saint- Martin et le boulevard de Sébastopol.
Ouvert en 1676, s’est, pendant la Révolution, appelé boulevard de Franciade.
Saint-Gilles (rue).
Ouverte vers 1640, s’est d’abord appelée rue Neuve-Saint-Gilles.
Doit son nom à une enseigne.
Saint-Martin (boulevard), côté impair.
Ouvert en 1670.
Saint-Martin (rue), entre la rue Rambuteau et le boulevard Saint-Martin.
Une des plus anciennes voies publiques de Paris, a pris son nom du prieuré de Saint-Martin des Champs.
Sainte-Anastase (rue).
Voie ouverte vers 1620, sur les terrains de la culture Saint-Gervais.
Doit son nom à son voisinage du couvent des hospitalières de Sainte- Anastase.
Sainte-Apolline (rue), entre la rue Saint-Martin et le boulevard de Sébastopol.
Existait au dix-septième siècle et paraît avoir toujours porté la même dénomination, sans qu’on sache pourquoi elle l’a reçue.
Sainte-Avoye (impasse).
Jusqu’en février 1877, s’est appelée impasse de l’Echiquier.
Son origine est ancienne; elle existait au commencement du quatorzième siècle et donnait dans la rue Sainte-Avoye, maintenant réunie à la rue du Temple; dans cette rue était le couvent de Sainte- Avoye ou Sainte-Hedwige.
Sainte-Avoye (passage).
Voie privée, ouverte en 1828.
Sainte-Élisabeth (rue).
Cette voie, ouverte en 1807, doit son nom à l’église qui en est voisine.
Saintonge (rue de).
Ouverte en 1626, elle réunit, depuis 1851, sous la même dénomination, les anciennes rues de Touraine, de la Marche et de Saintonge.
Salomon-de-Caus (rue).
Ouverte en 1858, elle a pris immédiatement le nom du célèbre ingénieur.
Salomon de Caus, né en 1576, est mort en 1630.
Sébastopol (boulevard.de), côté pair, entre la rue Rambuteau et le boulevard Saint-Denis.
La voie, ouverte en 1854, a pris, l’année suivante, le nom de la ville de Crimée longtemps assiégée et enfin prise par l’armée anglo-frânçaise au mois de septembre 1855.
Sévigné (rue de), entre la rue des Francs-Bourgeois et la rue du Parc-Royal.
Existait au treizième siècle et s’appelait rue Culture et Gouture- Saincte-Katherine .
A pris, en 1867, le nom de la célèbre épistolière Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, qui mourut en 1696, à l’hôtel Carnavalet (aujourd'hui musée historique de laVille),à l’âge de soixantedix ans.
Sourdis (ruelle).
Cette voie non classée et fermée par des grilles à ses extrémités existait au milieu du dix-septième siècle. Elle longeait les murs de l’hôtel de Sourdis ; d’où son nom.
Temple (boulevard du), côté impair.
La formation de ce boulevard a été ordonnée par un arrêt du conseil du roi en date du 16 juin 1656.
Temple (rue du), entre la rue Rambuteau et la place de la République.
Cette rue était déjà bordée de constructions sous le règne de Philippe- Auguste.
Temple (square du).
Précédemment place du Temple, transformée en square en 1857.
Thorigny (place de).
Voir rue de Thorigny.
Thorigny (rue de).
Une partie de cette rue a porté le nom de rue des Coutures-Saint- Gervais; elle fut ouverte en 1656 et prit plus tard le nom de Claude Lambert de Thorigny, prévôt des marchands de 1726 à 1729.
Tournelles (rue des), entre la rue des Vosges et le boulevard Beaumarchais.
Une de ses parties s’appelait, en 1546, rue Jean-Beausire; l’autre, ouverte en 1637, se nomma Petite- Rue-Neuve*Saint-Gilles; elles portent un même. nom depuis 1830.
Turbigo (rue de), entre le boulevard de Sébastopol et la rue du Temple,
Ainsi nommée en souvenir de la victoire remportée 'sur les Autrichiens, le 2 juin 1859.
Turenne (rue de), entre les rues des Vosges et Chariot.
^S’appela rue de l’Égout, rue de l’Égout-Gouvert, rue Neuve-Saint- Louis, rue Saint-Louis; de 1806 à 1814, elle prit le nom qu’elle porte aujourd’hui et que lui a rendu un décret du 2 octobre 1865.
Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne, l’un des plus grands capitaines du siècle de Louis XIV, fut tué par un boulet à Salzbach en 1675, à l’âge de soixante-quatre ans.
Vaucanson (rue).
Ouverte en 1816, a reçu sa dénomination le 27 septembre 1817.
Le mécanicien Vaucanson, né en 1709, est mort en 1782.
Vendôme (passage).
Ouvert en 1827 sur l’emplacement de l’ancien passage du Jeu-de- Paume.
A pris le nom du duc de Vendôme, grand prieur de France. (Voir rue Béranger.)
Vertbois (passage du).
Voie privée.
Vertbois (rue du).
Existait dès 1546 ; jusqu’en 1851, la partie qui va de la rue du Temple à la rue Volta s’appelait rue N euve-Saint-Laurent.
Elle doit son nom aux arbres qui entouraient, avant son ouverture, l’abbaye de Saint -Martin des Champs.
Vertus (rue des).
Existait au seizième siècle et n'a pas changé de nom.
Vieille-du-Temple (rue), entre lesrues des Francs-Bourgeois et de Turenne.
C’était l’ancien chemin do Temple ; elle existait au commencement du treizième siècle.
Villehardoin (impasse).
Précédemment impasse Saint- Pierre.
Villehardouin (rue).
Autrefois rue Neuve-Saint-Pierre entre la rue Neuve-Saint-Gilles et l’angle en retour, et rue des Douze- Portes en la partie qui débouche rue de Turenne, et où, suivant Sauvai, on comptait douze portes; elle s’était précédemment appelée rue Saint-Nicolas, du nom de Nicolas le Jai, premier président au
Parlement de Paris, qui y demeurait.
Geoffroy de Villehardouin, chro niqueur français, dont elle porte le nom depuis 1 865, naquit en 1167, et mourut en 1213.
Volta (rue).
Précédemment rue Frépillon pour une partie, rue du Pont-aux-Biches pour l’autre. — Frépillon était la corruption de Ferpillon, nom d’une famille qui habitait cette rue au treizième siècle.
A pris, en 1851, le nom du physicien Volta, inventeur d’une pile électrique bien connue.
Alessandro Volta était d’origine italienne ; il naquit en 1745 et mourut en 1827.
Vosges (rue des), côté pair.
Un arrêté préfectoral du 22 janvier 1862 a réuni sous cette dénomination les rues du Pas-de-la- Mule et de l’Echarpe.
La première allait du boulevard à la place des Vosges et avait été ouverte en 1604 sous le nom de rue Royale, elle devint plus tard petite rue Royale et enfin prit, on ignore pourquoi, le nom de rue du Pas-dela-Mule.
La rue de l’Echarpe créée en 1606 s’appela rue Henri IV jusqu’en 1636; à cette époque et à cause d’une enseigne, elle prit le nom de rue de l’Echarpe- Blanche qui, simplifié par la suite, devint rue de l’Echarpe.
Passage.
Impasse
VOIES NON DÉNOMMÉES t
Allant de la rue du Vertbois, 34, à la rue Notre- Dame-de-Nazareth, 49.
Rue Dupetit-Thouars, 24.
LES INSCRIPTIONS PARISIENNES
Le Comité des inscriptions parisiennes a été institué par un arrêté préfectoral signé Hérold et daté du 10 mars 1879. Depuis cette époque, les plaques commémoratives, dont la pose était, à peu d’exceptions près, abandonnée à l’initiative privée, se sont multipliées dans une assez grande proportion; il est intéressant d’en dresser la liste.
Nous ferons observer que les inscriptions placées par les soins du Comité sont uniformément gravées en lettres rouges sur des tables de marbre blanc; elles seront même prochainement frappées d’un monogramme qui assurera, en quelque sorte, leur caractère officiel. Ces inscriptions sont indiquées ici par un astérisque*.
* Béranger (rue), n° 5 . Pierre-Jean de Béranger, le chansonnier bien connu, est mort dans cette maison le 16 juillet 1857.
Il était né à Paris, le 19 août 1780, dans un immeuble de la rue Montorgueil situé un peu au-dessus de la rue Mauconseil et qu’emporta, sous Louis-Philippe, la construction d’un parc aux huîtres aujourd’hui disparu.
Avant d’habiter cette rue, qui s’appelait rue de Vendôme lorsqu’il y vint loger, Béranger avait demeuré rue de Chateaubriand, n° 5; antérieurement, il avait occupé une maison de la rue Vineuse (seizième arrondissement).
* Carnavalet (hôtel). Une inscription placée rue des Francs-
Bourgeois, au-dessous de la première fenêtre de l’hôtel, rappelle que Mme de Sévigné habita cette demeure depuis l’an 1677 jusqu’au 18 avril 1696, jour de sa mort (voir rue de Birague, quatrième arrondissement).
Francs-Bourgeois (rue des), n° 31 . Cette maison est une sorte de passage; au-dessus de son entrée, le propriétaire a fait placer cette inscription :