DES RUES, PASSAGES, PLAGES, BOULEVARDS, ETC
DU QUATRIÈME ARRONDISSEMENT
Adolphe-Adam (rue).
Précédemment rue Adam; cette voie a été ouverte par la ville de Paris en 1854, sur les terrains expropriés pour la régularisation des abords de Ullôtel de Ville.
Un décret du 2 mars 1864 lui a donné le nom de l’auteur du Chalet , Adolphe Adam, né en 1803, mort en 1856.
Agrippa-d’Aubigné (rue).
Originairement rue d’Aubigné.
ouverte par la ville de Paris sur les terrains communaux, vers 1865.
Son nom, complété par un arrêté préfectoral du 29 janvier 1891, est celui de l’homme de guerre et historien bien connu, qui, né en 1550, mourut en 1630.
Anjou (quai d’).
Ce quai, commencé en 1614 par Marie, entrepreneur général des ponts de France, ne fut terminé qu'en 1647. Il a, pendant la Révolution, porté le nom de quai de l’Union, et a repris, en 1805. sa dénomination primitive ; celle-ci lui avait été donnée en l’honneur du duc d’Anjou, frère de Louis Xlil .
Archevêché (pont de Y).
Construit en 1827; appartient pour moitié au cinquième arrondissement et doit son nom au quai où il prend naissance.
Archevêché (quai de T).
Une partie de ce quai, formant la pointe de l’île, se nommait, au treizième siècle, la pointe aux Pa-
pelards; cent ans plus tard, réuni à l’emplacement dit le Terrain, il en prenait le nom; en 1804, il s’est appelé quaiCatinat; quelques temps après, il a pris sa dénomination actuelle. Il était voisin de l’Archevêché pillé en février 1831.
Archevêché (square de Y).
Est établi sur l’emplacement de l’ancien archevêché.
Archives (rue des), entre les rues de Rivoli et des Francs- Bourgeois ; le surplus appartient au troisième arrondissement.
En son parcours dans le quatrième arrondissement, cette voie absorbe les anciennes rues des Deux-Portes, des Billettes et de l’Homme- Armé. Cette dernière, fort étroite, existait dès le temps de Louis VII; on suppose qu’elle devait son nom à une enseigne.
Arcole (pont d’).
Etait en construction lors de la révolution de juillet 1830 et prit le nom d’un jeune homme qui mourut en ces journées. C’était originairement un pont suspendu, qui devait porter le nom de passerelle de la Grève ; il a été reconstruit en 1854.
Arcole (rue d*).
La vieille rue d’Arcole, entièrement disparue, avait été formée, en 1837, des rues du Chevet-Saint- Landry et Saint-Pierre-aux-Bœufs.
Ces voies, en réalité, ruelles étroites et dangereuses, traversaient
déjà la Cité au treizième siècle et devaient toutes deux leur nom à des églises qu’elles avoisinaient.
Les modifications de 1837 créèrent une rue qui passa pour fort belle en son temps; elle avait 12 mètres de largeur, elle en a 20 maintenant.
Arsenal (me de 1’).
Ouverte en 1829, sur l’ancienne avenue qui conduisait du graud au petit Arsenal.
Aubé (rue).
far décret du 10 février 1873, elle a pris le nom d’un ancien président du Tribunal de commerce.
Elle sépare du quai aux Fleurs le bàtimentdu Tribunal édifié en 1858 par M. Bailly.
A u brio t (rue).
Existait au treizième siècle, et, d’un puits public qui se trouvait Jà, prit le nom de rue du Puits-au- Marais, qu’elle quitta pour sa dénomination actuelle en 1867.
Hugues Aubriot, prévôt de Paris sous Charles V, qui posa la première pierre de la Bastille, est mort en 1382.
Aubry-le-Boucher (rue).
A l’angle de cette rue et de la rue Quincampoix était située l’église SaiDt-Josse, qui, chapelle nu dixième siècle, devint paroisse en 1260.
C’est probablement au treizième siècle qu’elle prit le nom d’Aubry, riche boucher qui l’habitait.
Ave-Maria (rue de 1’).
Elle conduisait autrefois au couvent des carmes, qui, lors de leur arrivée à Paris, furent établis dans l’endroit occupé depuis par les célestins; or, les manteaux de ces moines étaient peints de différentes couleurs qui formaient des barres; cela suffit pour que la rue prît le nom de rue des Barrés. Plus tard, le voisinage du couvent de l’Ave- Maria, occupé par des religieuses, lui fit donner le nom de rue des Béguines ; elle le quitta sous François Ier, pour reprendre sa dénomination primitive, qu’elle a conservée jusqu’en 1867. Le couvent de l’Ave-Maria a été supprimé en
Barres (rue des).
Ruelle au Moulin-des-Barres, au treizième siècle, elle doit, ainsi qu’un hôtel qui y fut construit vers 1260, son nom aux moulins qui se trouvaient alors sur la rivière, au lieudit des Barres.
Bassompierre (rue).
Ouverte en 1843 en exécution d’une ordonnance royale du 21 septembre 1841 ; ainsi que les rues de Brissac, Crillon, Mornay et Schomberg, elle est tracée sur des terrains appartenant originairement à l'enclos de l’Arsenal.
François de Bassompierre, maréchal de France et diplomate, né en 1579, est mort en 1646.
Bastille (place de la), côté impair, le surplus est sur le territoire desouzième et douzième arrondissements.
La place de la Bastille a été créée sur l’emplacement de la forteresse prise par le peuple, le 14 juillet 1789, en vertu d’unè loi du 27 juin
Bastille (rue de la).
Autrefois place de la porte Saint- Antoine, et plus tard, petite rue Saint-Antoine. Un arrêté préfectoral du 1er février 1877 lui a donné sa dénomination actuelle.
Baudoyer (place).
Créée sur l’emplacement d’une ancienne porte de la ville; s’est autrefois appelée place du Marché- Saint-Jean.
Selon l’abbé Lebeuf, Baudoyer serait le nom, modifié avec le tem ps, d'un certain Baudacharius, fonctionnaire ou magistrat chargé de fonctions importantes au huitième siècle, et dont le nom se trouve inscrit dans le testament d’une dame Hermantrude, en l’an 700.
Dès 1336, après plusieurs transformations, le nom s’écrivait ainsi que de nos jours.
Baudroirie (impasse de la).
Existait dès le commencement du quatorzième siècle et était habitée par des marchands et apprêteurs de cuirs, alors appelés bau droyeurs.
Beaubourg (rue), entre les rues Simon le-Franc et de Rambuteau, le surplus fait partie du troisième arrondissement.
La partie de cette rue comprise dans le quatrième arrondissement a été ouverte à la fin du onzième siècle.
Beaumarchais (boulevard), côté impair, de la place de la Bastille à la rue des Vosges; les autres parties sont sur les troisième et onzième arrondissements.
Précédemment boulevard Saint- Antoine; a pris, en 1831, le nom de l’auteur du Barbier de Séville, Caron de Beaumarchais(1732-1799).
Beautreillis (rue).
L’hôtel de Beautreillis, sur l’emplacement duquel cette voie a été tracée en 1553, devait son nom aux treillis des jardins de l’hôtel Saint- Paul. Une partie de cette rue s’est autrefois appelée rue Gérard-Beauquet, nom d’un richeparticulier du quartier; c’est en 1838 qu’elle a reçu sa dénomination actuelle.
Bellay (rue du).
Ouverte en 1860.
Jean du Bellay, cardinal, né en 1492, évêque de Paris en 1532, est mort en 1560.
Béthune (quai de).
A été construit entre les années 1614 et 1646. S’appela d’abord quai du Dauphin, quaides Balcons, puis quai de Béthune; de 1792 à 1806, il porta le nom de quai de la Liberté.
Maximilien de Béthune, duc de Sully, célèbre homme d’Elat, ministre de Henri IV, né en 1560, est mort en 1641.
Birag ue (rue de).
Précédemment rue des Vosges, puis rue Royale, a pris, en 1864, sa dénomination actuelle.
René de Birague, cardinal et chancelier de France, né en 1507, est mort en 1583.
Blancs-Manteaux (rue des).
Au commencement du treizième siècle, cette voie s’appelait rue de la Parcheminerie et rue de la
Petite- Parcheminerie, à cause de la nature du commerce exercé par la plupart de ses habitants; en 1 289, elle prit le nom qu’elle porte encoreet qu’elledoit à son voisinage du couvent des blancs-manteaux.
Bœuf (impasse du).
Existait an treizième siecle , s’appelait, au quatorzième, cul-desac Bec-Oie; plus tard, cul-de-sac de la rue Neuve-Saint-Merri. Doit son nom actuel à une enseigne.
Bourbon (quai de).
Gréé de 1614 à 1646, lors de la construction de l’île Saint-Louis; il doit son nom à la famille royale.
En 1792, il prit le nom de quai de la République, qu’il changea bientôt pour celui de quai d’Alençon.
En 1814, sa première dénomination lui fut rendue.
Bourdon (boulevard).
Ouvert en 1806, il a reçu le nom du colonel du 11e régiment de dragons, tué à la bataille d’Austerlitz (2 décembre 1806).
Bourg-Tibourg (rue du).
C’était la principale voie du bourg Tibourg ; jusqu’en 1868, une de ses parties appartenait à la place du Marché-Sainl-Jean.
Boutarel (rue).
Ouverte en 1846 sur des terrains appartenant à MM. Boutarel, Horson et Leblanc.
Bretonvilliers (rue de).
Ouverte en 1614, cette rue ne fut achevée qu’en 1643; elle doit son nom à Le Ragois de Bretonvilliers, président de la Chambre des comptes, qui, sur les dessins de Du Cerceau, fit bâtir l’hôtel dont on voit encore les restés.
Brisemiche (rue).
S’est appelée rue du Poirier, entre les rues Saint-Mer ri et Maubuée , actuellement Simon -le-
Franc.
Là se faisait la distribution des pains aux chanoines de la collégiale de Saint-Merri, d’où le nom de cette voie.
Brissae (rue de).
Ouverte en même temps que la rue Bassompierre.
Charles de Cossé, duc de Brissac, pair de France et maréchal, remit à Henri IV les clefs de Paris, le 22 mars 1594. Il mourut en 1C21 au siège de Saint-Jean-d’Angely.
Brosse (rue de).
C’était autrefois la rue aux Moines-de-Long-Pont, puis la rue de Long-Pont; elle prit en 1838 le nom de rue J acques-de-Brosse; le prénom fut supprimé en 1*81.
De Brosse, architecte de l’église Saint-Gervais, s’appelait Salomon et non Jacques ; il était né à Verneuil-sur-Oise et mourut en 1626.
Budé (rue).
C'est l'ancienne rue Guillaume, construite vers 1630.
Elle a reçu, en 1867, le nom de Budé, philologue, qui fut prévôt des marchands en 1522 et 1523. Né en 1467, il mourut en 1540.
Quant à son premier nom, c’était celui d’un des entrepreneurs des constructions de Pile Saint-Louis.
Caron (rue).
Ouverte en 1783, sur la proposition du sieur Ducolombier, elle porta son nom (entre les rues Saint- Antoine et d’Ormesson) jusqu’en 1877; l’autre partie (entre les rues d'Ormesson et de Jarente) portait déjà le nom de Caron.
Caron, maître général des bâtiments du roi Louis XVI, eut la première pensée do la création du marché Sainte-Catherine.
Castex (rue).
Ouverte en 1806.
Porte le nom du colonel du 13erégiment d’infanterie légère, tué à la bataille d’Austerlitz.
Célestius (quai des).
Autrefoiset jusqu’au 2 avril 1868, quai des Celestin9, quai Saint-Paul et quai des Ormes.
Doit son nom au couvent des célestins fondé en 1352.
Cerisaie (rue de la).
Ouverte en 1516 sur le9 jardins de l’hôtel Saint-Paul; a pris son nom d’une allée de cerisiers qu’elle a fait disparaître.
Change (pont au) appartient
pour moitié au premier arrondissement.
C’est l’ancien Grand Pont du vieux Paris. Eu 1141, Louis VII autorisa les changeurs à s’établir dans les maisons qui le bordaient.
Sa dernière reconstruction a été faite entre les années 1856 et 1860.
Chanoinesse (rue).
La rue des Marmousets, à peu
firès entièrement disparue depuis a construction du nouvel Hôtel- Dieu, a été réunie à la rue Chanoinesse en 1874.
Voisine de la cathédrale, celle-oi doit son nom à l’habitation des chanoines; elle fut aussi désignée sous le nom de rue du Cloitre- Notre-Dame.
Chantres (rue des).
Habitée autrefois par les chantres de Notre-Dame, elle portait ce nom dès le milieu du seizième siècle.
Charlemagne (passage).
Voie privée; ouvert au public en 1825, doit son nom au lycée Charlemagne.
Charlemagne (rue).
Sous le nom de rue des Prètres- SaintrPaul, cette voie existait dès le quatorzième siècle; elle a pris, en 1844, le nom du lycée dont elle est voisine.
Charles V (rue).
Précédemment rue Neuve-Saint- Paul et rue des Trois-Pistolets; ouverte en 1550 entre les rues du Petit-Musc et Beautreillis, en 1852 sur l’emplacement de l’hôtel Saint- Maur, entre les rues Beautreillis et Saint-Paul.
Charles V, roi de France, monta sur le trône en 1364, et mourut en 1380, à l’âge de quarante-trois ans.
Châtelet (place du), côté pair; le côté impair appartient au premier arrondissement.
Elle a été formée en 1813 sur l’emplacement du Grand-Châtelet.
En 1864, elle a été agrandie et modifiée.
Cité (quai de la).
Des lettres patentes du 22 avril 1769 ordonnèrent la création de ce
quai; mais il ne futcommencé qu’en 1800. Il devait s’appeler quai de la Pelleterie, du nom d’une rue que son tracé faisait disparaître, mais prit presque immédiatement le nom de quai Desaix, en mémoire du général tué à la bataille de Marengo (14 juin 1800). Néanmoins, sous Louis-Philippe, les plans de Paris le désignaient sous le nom de quai aux Fleurs. Un arrêté préfectoral du 10 novembre 1873 lui a donné sa dénomination présente.
Cité (rue de la).
C’est une des plus anciennes rues de Paris; en 1834, elle a absorbé les rues de la Lanterne, de la Juiverie et du Marché-Palu. Inutile de faire observer qu’il ne reste rien de ce qu’elle était alors.
Cloche-Perce irue).
Existait dès le milieu du treizième siècle. Son nom, un peu transformé, lui vient d’une enseigne : A la Cloche percée.
Cloître-Notre-Dame (rue du).
Est située dans l’ancien cloître de Notre-Dame.
Cloître-Saint-Merri (rue du).
Eli'' traversait autrefois le cloître de l'église Saint-Merri; d’où son nom. Une de ses parties est maintenant la rue des Juges-Consuls.
Coligny (rue).
Cette voie, projetée depuis 1847 et non exécutée encore, commencera quai Henri IV et finira boulevard Morland.
L’amiral Gaspard de Coligny, né en 1517, fut tué pendant les massacres de la Saint-Barthélemy, en
Colombe (rue de la).
Portait ce nom dès l’an 1223 ; on suppose qu’elle le doit à une enseigne.
Coq (impasse du).
Précédemment rue du Coq-Saint- Jean; existait au douzième siècle.
A pris son nom d’une enseigne.
Coutellerie (rue de la).
Déjà bâtie sous Louis VII, cette rue est désignée successivement sous les noms de Vieille-Oreille et
des Commanderesses ; sous Henri II, bon nombre de couteliers s’v étant établis, elle prit le nom qu'elle porte encore.
Crillon (rue).
Ouverte en 1844.
Le fameux compagnon d’armes du roi Henri IV, dont elle porte le nom, est mort en 1615, à l’âge de soixante-quatorze ans.
Deux-Ponts (rue des).
Ouverte au commencement du dix-septième siècle. Elle doit son nom à la communication directe qu’elle forme entre le pont Marie et le pont, de la Tournelle
Double (pont au)-.
Ce pont fut, pour la première fois, construit en 1634; son péage était d’un double tournois, d’où son nom. Déjà modifié en 1835, il a été entièrement reconstruit en 1849.
Écouffes (rue des).
Ecouffe signifiant à la fois étoffe et oiseau de proie (sorte de milan), on ne sait si ce nom vient d’un commerce ou d’une enseigne.
Quant au nom de Tiron que cette voie portait entre la rue de Rivoli et la rue du Roi-de-Sicile, elle le devait à une maison appartenant à l’abbé de Tiron. Cette rue était bordée de maisons dès le milieu du treizième siècle.
Éginhard (rue).
Ruelle Saint-Paul au quatorzième siècle, rue Neuve-Sainte-Anastase aux temps modernes, elle a pris, en 1864, Je nom de l’historien de Charlemagne, Eginhard (771-839).
Estacade (passerelle de 1’).
Elle est établie sur l’estacade destinée à mettre les bateaux à l’abri des glaces.
Étuves (rue des).
Précédemment rue des Vieilles- Étuves-Saint-Martin, s’est, au quatorzième siècle, appelée rue Geoffroy-les-Bains. Une des maisons d’étuvistes qu’on y voyait sous Philippe-le-Bel avait pour enseigne Au lion d'argent.
Fauconnier (rue du).
Précédemment rue de l’Étoile
entre le quai des Célcstins et la rue de l’Hôtel-de-Ville, s-’appelait, au quatorzième siècle, rue aux Fauconniers; placée près de l'enceinte de Philippe-Auguste, c’est une des plus vieilles voies parisiennes.
Figuier (rue du).
Au carrefour anciennement formé par les rues du Fauconnier, de la Mortellerie (aujourd’hui rue de l’Hôtel-de-Viile) et des Barrés, on voyait un figuier magnifique qui no disparut qu’en 1605.
Fleurs (quai aux).
Quai Napoléon en 1804 et auai de la Cité e:i 1816; quai Napoléon en 1834, il a reçu sa dénomination actuelle en 1879.
Fourcy (rue de).
Ducôtéde larue François-Miron, elle existait h l’état d’impasse en 1313; elle fut percée vers 1690 et prit le nom de Henri de Fourcy, qui fut prévôt des marchands de 1684 à 1691.
François-Miron (rue).
Précédemment rue du Pourtour- Saint Gervais.
François Miron, no à Montreuilsous-Bois, fut prévôt des marchands do 1604 à 1606.
Francs- Bourgeois (rue des), côté impair; le côté pair appartient au troisième arrondissement.
Originairement rue des Poulies, elle prit, au quatorzième siècle, le nom qu'elle porte encore, à cause d'un hospice qui s'y établit et où l'on recevait des bourgeois pauvres.
Geoffroy -l Angevin (rue).
Existait dès le milieu du treizième siècle. L’origine do son nom est inconnue.
Geoffroy-FAsnier (rue).
S’appelait, au quatorzième siècle, rue Frogier etrue Forgier-l’Asnier ; dès le milieu du siècle suivant, elle est indiquée sous son nom actuel.
On suppose qu’elle l’a reçu d’une famille l’Asnier fort connue en ce temps.
Gesvres(quai de).
A été construit en 1643 par le
marquis de Gesvres, en vertu de lettres patentes du roi données à Lyon au mois de février de l’année précédente, en même temps quel a rue du même nom qui fut démolie en 1786.
Le quai Le Pelletier qui allait de la place de l’Hôtel-de-Ville à la rue Saint-Martin a été réuni au quai de Gesvres par un arrêté du 2 avril
Grenier-sur-FEau (rue).
Elle doit son nom à un bourgeois nommé Garnier ou Guernier qui l’habitait en 1241 et donna aux Templiers quelques maisons de cette rue; seize ans plus tard, Sauvai l'appelle rue André-sur-l’Eau.
Lo nom primitif a survécu en se corrompant.
Guéméuée (impassel.
Elle faisait autrefois partie de l’hôtel des Toumelles et, au dixseptième siècle, servait de dégagement à l'hôtel Qnéménée.
Guépine (impasse).
C’était la rue Guépine en 1266 et la rue d’Aguespine en 1423.
Guillemites (rue des).
Une partie de cette rue (entre les rues Sainte-Croix-de la-Bretonnerie et des Blancs • Manteaux) existait en 1250 et s’appelait rue des Singes; elle a été réunie à la rue dos Guillemites qui fut percée en 1802 sur les terrains du couvent des blancs manteaux.
Henri IV (boulevard).
L’ouverture en a été décrétée en 1866; il a reçu son nom en lt>77.
Henri IV, roi de France de 1594 à 1610, fut assassiné à H Age de cinquante-sept ans.
Henri IV (quai).
Construit en 1843, dénommé en 1844.
Hospitalières - Saint - Gervais (rue des).
Ouverte en 1817 sur l’emplacement du couvent de religieuses dont elle porte le nom.
Hôtel - d’Argenson (impasse de F).
Voie privée ; précédemment impasse d’Argenson.
Ilotel-de-Ville (place de).
C’était la place de Grève au douzième siècle, et la place de la Maison commune sous la Révolution ; son nom actuel lui a été donné en
Hôtel-de-Ville (quai de 1’).
Précédemment quai des Ormes pour une partie, quai de la Grève pour l’autre, a prissadénomination présente au mois d’avril 1868.
Hôtel-de-Ville (rue de T).
C’est la vieille rue de la Mortellerie,qui existait dès 1212. Quelques auteurs prétendent que cette rue devait son nom ancien aux nombreux meurtres qui s’y commettaient; d’autres, et nous sommes disposé à nous ranger à leur avis, font dériver son appellation de mortelier, vieux mot qui signifie maçon, celui qui fait le mortier. De temps immémorial, en effet, cette rue a été habitée par les ouvriers maçons.
Hyacinthe (impasse).
Précédemment ruelle Hyacinthe.
La dénomination de cette impasse est fort ancienne; sa suppression est décidée depuis 1841.
Jabak (passage).
Voie privée; a été ouvert en 1824 sur les terrains de l’ancien hôtel de Jabak, financier etcollectionneur célèbre du dix-septième siècle.
Jacques-Cœur (rue).
Ouverte en 1829 sur l’emplacement de la place d’Armes, s’est appelée rue de l’Orme pour la partie comprise entre les rues de la Cerisaie et Saint-Antoine; a pris, en 1867, le nom de l’argentier de Charles VII, né en 1400, mort en
Jardins (rue des).
Précédemment rue des Jardins- Saint-Paul, elle est bâtie sur l’emplacement des jardins de Thôtel Saint-Paul.
Jarente (rue de).
A été percée en 1784 sur l’emplacement du prieuré delaCouture- Sainte-Catlierine; elle porte le nom d'un prieur commandataire de ce couvent.
Jean-Beausire (impasse).
Elle e9t située rue Jean-Beausire et n’a que 37 mètres de longueur.
Jean-Beausire (passage).
Voie privée.
Jean-Beausire (rue).
S’appelait rue d’Espagne au quatorzième siècle et, plus tard, rue du Rempart; dès 1538, on commençait à l’appeler rue Jean-Beausire, nom d’une famille dè notables bourgeois dont l'un des membres fut, au dixseptième siècle, maître des œuvres et contrôleur général des bâtiments de la ville.
Jouy (rue de).
Doit son nom à l’hôtel que l'abbé de Jouy y possédait au treizième siècle. En 1366, une de ses parties s’appelait rue delà Fausse-Poterne- Sainl-Paul en raison d’une petite porte de ville construite près de là.
Juges-Consuls rue des).
Faisait précédemment partie de la rue du Cloitre-Saint-Merri. A pris son nom actuel en 1844 paroe qu’elle renfermait autrefois l'hôtel de9 Juges Consuls, juridiction fondée par Charles IX en 1563 et qui peut être considérée comme l’origine de notre tribunal de commerce.
Juifs (rue des).
La partie comprise entre les rues du Roi-de-Sicile et des R.osiers existait dès le treizième siècle et était à peu près exclusivement habitée par des israélites.
La Reynie (rue de), entre la rue "Saint-Martin et le boulevard de Sébastopol, le surplus appartient au premier arrondissement.
C’était en 1260 la rue Amauri de Roissi ; en 1493, la rue Hoignard.
Ce nom subit diverses transformations et devint en dernier lieu Ogniard; en 1822, elle fut réunie à la rue de la Reynie.
Gabriel-Nicolas delà Reynie fut le premier lieutenant général de police et fit beaucoup pour l’assainissement et le bon ordre de la capitale. Il est mort en 1709, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.
Le Regrattier (rue).
Ouverte entre le» années 1614 et 1646. La partie comprise entre la rue Saint-Louis et le quai Bourbon s'est, jusqu'en 18r‘>8, appelée rue de la Femme-Sans-Tète, dénomination qu'elle devait à une enaeigne.
Le Hegrattier fut un associé de Marie pour la construction de l'ile Saint-Louis.
Lesdiguières (rue de).
En 1737,ile\i*tait en cet endroit une impasse dont l'entrée était rue Saint-Auloine; en 1740, Jérôme Parat, su ur Üepuisneuf, obtint ^colorisation de U transformer en rue.
La voie DOQVOUc traversa l'ancien hôtel de Lesdiguières, où Pierre le * < I logé eu 1717.
Lo connétable dont elle porte le nom naquit en 1543 et mourut en !
Lions (rue des).
Précédemment ruo des Lions- Saint-Paul; a été percée vers 1560 sur l’emplacement des jardins do I hôtel S unt-Paul, à IVudroit où étaient enfermés les grands et les petits lions du roi.
Lolmu (rue de).
Anciennement rues Pernelle, de
la Loi
Jean et du Clolire-Samt-Jean ; a pris, en 1838, lo nom de Georges Slouton. comte de Lobau, maréchal de France (1770-1838).
Lombard* (rue des), eutre la rue Saint- Martin et le boulevard de Sébastopol, l’autre partie appartient au troisième arrondissement.
La plu» ancienne partie de cette rue, bâtie dès 1220, était la rue de l'Aiguillerto (habitéo par des marchands d'aiguilles) oui allait de la rue Saint-Denis à la rue Sainte- 0 iHu 10 ; l’aol connue
en 125ü sous le nom quelle porte encore, était hubitée par des usuriers lombards ; o'est cette dernière ail p irùa du qa lirtèmc arrondissemenL
Louis-Philippe (pont).
Construit en 1833 et 1834, c'était alors un pont suspendu; en 1848, il prit le nom de pont de la Réforme.
L’ouvrage actuel a été construit entre les années 1860 et 1862.
Lutèce (rue de).
C'est l'ancienne rue et avenue de Constantine modifiée, élargie en lbG5 étain 1880.
La rue de Constantine, ainsi nommée en mémoire de la prise de 04 lie ville 13 e I B .7), avait absorbé la rue de la Vieille-Draperie.
Malher (rue).
Une partie de cette rue, connue sons le nom de rue des Ballets, existait au quinzième siècle; elle a
f>ris dans son ensemble, en 1849, e nom. abrégé depuis, d • rue du Sous-Lieutenant-Malher .qui fut tué le 28 juin 1848 sur les barricades.
Marché-des- blancs -Manteaux (rue du).
Ouverte en 1817, est restée sans dénomination jusqu'au 21 juin 1844.
Marché-Neuf (quai du).
Ouvert sur les terrains de l'ancien marché Neuf, fondé le 4 juin 1508 ; existait à l'état d*r place d.-s l'an
Murché-Saiute-Catherine (place du).
C’est l'emplacement de l'ancien prieuré de Saiute-Catherine-des-
Kcoliers.
Marie (pout), monument historique.
A été construit eu 1 635 par Marie, rundescntrepreneursquicommencèreutà bâtir dans l'ile Saint-Louis.
Massillon (rue).
Faisait autrefois partie du cloître Notre-Dame.
Massillon, prédicateur, évêque de Clermont, dontetle porte le nom, naquit en 1663 et mourat en 1742.
Masure (rue de la).
Doit 9ou nom aux constructions délabrées qui la bordent depuis le seizième siècle, époaue où le9 plans la désignent sou9 le nom de Descente à la rivière.
Mauvais-Garçons (rue des).
Doit son nom à la turbuleuce de la population qui l'habitait au treizième siècle.
Morland (boulevard).
On le nommait autrefois quai du Mail, en raison d’un mail construit sous Henri IV, qui disparut au dix-huitième siècle. Le 14 février 1800, il fut appelé boulevard Morland en souvenir d'un colonel de chasseurs, tué h Austerlitz.
Morland (pont).
Il réunit le boulevard Contrescarpe auboulevard Bourdon et pour moitié appartient au douzième arrondissement.
Mornay (rue).
Ouverte en 1843.
Philippe de Mornay, plus connu sous le nom de Duplessis-Mornay, fut un chef protestant et un ami du roi Henri IV ; né en 1549, il mourut en 1623.
Moussv (rue de).
Elle existait au treizième siècle, et dès 1644 portait son nom actuel en mémoire de Jean de Moussy, conseiller-correcteur des comptes, qui fut échevin en 1530.
Necker (rue).
Ouverte lors de la création du marché Sainte-Catherine, en 1788, sous le ministère de Necker, elle a pris son nom.
Necker, né en 1732, est mort en
Nicolas-Flamel (rue).
Précédemmentrue Marivaux-des- Lombards, était construite dès l’an
Ecrivain, libraire-jliré en l’Université et alchimiste, Nicolas Flamel (1330-1418) avait une maison en cette rue
Elle apris son nom en 1851.
Nonnains-d’Hyères (rue des).
Les religieuses de l’abbaye d’Hyères avaient, en 1182, acheté en cette rue une maison dite de la pie.
Notre-Dame (pont).
C’était en 1313 un pont en bois qu’on appelait pont de la Planche- Mibray; rebâti en 1413, il prit le nom qu’il porte encore ; il était alors chargé de soixante maisons hautes et uniformément construites. Ces maisons s’écroulèrent le 29 octobre
1499; en 1512, l’ouvrage fut rétabli en pierre et encore chargé de constructions qui furent supprimées en 1769. L’année suivante on y installa la pompe qui disparut lors des dernières réfections en 1853.
Orléans (quai d’).
Ouverten 1614et terminé en 1646, a reçu le nom de Gaston d’Orléans, frère de Louis XI 1 1 ; de 1 792 à 1806, il s’est appelé quai de l’Egalité.
Ormesson (rue d’).
A été ouverte en 1788, lors de a création du marché Sainte-Catherine.
Elle a reçu le nom de Henri - François Lefèvre d’Ormesso», conseiller d’Etat, contrôleur des finances, né en 1751, mort en 1807.
Palais (boulevard du), côté impair; le côté pair appartient au premier arrondissement.
Cette voie, créée en 1858, a absorbé l’ancienne rue de la Burillerie; jusqu’au 19 août 1864, elle a porté le nom de boulevard de Sébastopol.
Paon-Blanc (rue du).
Large de 6 mètres et longue de 19®, 50, cette ruelle, qui doit vraisemblablement son nom aune enseigne, existait dès le milieu du seizième siècle.
Parvis-Notre-Dame (place du).
Parvis est un ancien nom qui dérive de paradis. Au quinzième siècle, cette place s’appelait simplement parvis Notre-Dame; en 1794, elle prit le nom de parvis de la Raison.
Pavée (rue).
Cette rue qui touchait aux murailles de l’enceinte de Philippe- Auguste a été bâtie en 1235; elle s’appela d’abord rue du Petit-Marivaux; puis en 1406, elle prit le nom de rue du Petit-Marais; sa dénomination actuelle lui a été donnée au milieu du quinzième siècle. Elle fut, dit-on, une des premières rues pavées du quartier.
Pecquay (passage).
C’était, en 1300, la rue Pérenellede-Saint-PoI.
Jean de la Haie, dit Picquet, y
posséda une maison; cette voie s’est aussi appelée de Novion et cul-de-sac des blancs-Manteaux.
Peruelle (rue).
Anciennement rue de la Lanterne pour une partie, et Petite- Rue-Marivaux pour l’autre ; a pris, en 1851, le nom de la femme de Nicolas Hamel.
Petit-Musc 'rue du).
hit ùl tracée en 1358, et s'appela rue Pute-y- Musse, puis rue aux Célestm*.
Petit-Pont, appartient pour moitié au cinquième arrondissement.
C'est un des trois premiers ponts d«* Paris. Bob non lui a été donné en opposition de celui que portait le grand pont (depuis pont au Change). Il a été plusieurs fois reconstruit.L’ouvrage actuel remoute à 1853.
Pierre -au-Lard (rue).
Portait, dés l'an 15u0, ce nom qui n’est autre nue celui, un p»-u transformé, d’un bourgeois nommé Pierre Oilard, qui l'habitait au treizième siècle.
PlAtre (rue du).
Hélie déjà en 1220, s'appelait, en 1240, rue Jelian-Saint-Pol ; en tt80. rue du Plâtre, nom qu'elle a repris apré» s’étro appelée, pendant quelque temps, rue PIAtri* re.
Il est probable qu'elle était alors habitée par des plâtriers.
Poissonnerie (impasse de la).
La poissonnerie du marché Sainte- Catherine s'y établit CB 1783.
Pont-Louis-Philippe (rue du).
Ouverte en 1833; s’est, de 1848 h 1852, appelée rue de la Réforme.
Contemporaine du pont auquel elle aboutit, elle porte comme lui le nom du roi Louis-Philippe, mort en exil en 1850, à l’âge de soixante dix-sept ans.
Pou Uctier (rue).
Ouverte vers 1614, cette rue porte le nom d'un de9 premiers constructeurs de l’Ile Saint-Louis.
Prévôt (rue du).
Précédemment me Percée ; doit
à Hugues Aubriot, prévôt de Paris, mort en 1382, la dénomination qu’elle a reçue eu 1877.
Put i gueux (impasse).
Au treizième siècle, rue Ermeline-Boiliane; elle servait d’entrée à un jeu de paume, vers 1640.
Quincumpoix (rue), eutre les rues des Lombards et de Rainbuteau ; le surplus appartient au troisième arrondissement.
En cet arrondissement, c'était autrefois la rue des Cinq-Diamants, nom qu elle devait à une ensn gne.
Elle a été réunie à la rue (Juincampoix en 185t.
K&mbuteau (rue), côté impair, entre la rue des Archives et le boulevard de Sébastopol; les autres parties sont sur les territoires des premier et troisième arrondissements.
Le comte de Rumbuteau fut préfet de la Seine depuis le mois de juin 1833 jusqu’à la Révolution de 1848 ; né eu 1781, il est mort eu
llenard (rue du).
C’est, depuis 1868, la réunion de la rue du Renard, qui existait à la tin du douzième siècle et de la rue de la Poteric-des Arcis, créée vers 1272; la première devait son nom à une enseigne ; la seconde aux potiers qui 1 habitaient.
Rivoli (rue de), entre les rues François-Mii on et de feévigué et le boulevard de Sébastopol; le surplus appartientau premier arrondissement.
Doit son nom à la victoire remportée par Bonaparte sur les Autrichiens, les 14 et 15 janvier 1797.
Roi-de-Sicile (me du).
Cette rue, qui, en certaines de scs parties, s’est appelée rue de Bercy-Saint-Jean, rue de la Croix- Blanche et rue des Droits - de l’Homme, pendant la Révolution, doit le nom qu’elle porte définitivement, depuis t>08. au palais de Sicile (plus lard prison de la Eor-
ce) qui y était situé, et où demeura Charles d’Anjou, frère de saint Louis, nommé roi de Naples et de Sicile en 1266.
Rosiers (rue des).
Était bâtie en 1230, et portait déjà ce nom dont on ignore l’origine ; son prolongement, 'en 1848, a fait disparaître la vieille impasse Coquerelle, autrefois impasse de la Lamproie.
Saint-Antoine (rue).
Conduisait à l’abbaye de Saint- Antoine, convertie en hôpital en 1795, mais portait plusieurs noms sur son parcours. Au treizième siècle, entre les rues des Barres et t.ulture-Sainte-Catherine, elle s’appelait rue Baudéer (Baudoyer), en raison de son voisinage avec la porte du même nom ; elle prit plus tard le nom de rue de l’Aigle, à caused’unemaisonainsi nommée qui était située au coin de la rue de Jouy. Au quatorzième siècle, de la porte Baudoyer à la porte Saint- Antoine, elle se nommait rue du Pont-Perrin; un hôtel ainsi appelé y étant situé.
Saint-Bon (rue).
Doit son nom à une chapelle Saint-Bon qu’on y voyait, et dont une bulle du pape Innocent U parle dès l’an 1136.
Saint-Fiacre (impasse).
Ruelle Saint-Fiacre; en 1412, elle aboutissait à la ruelle de la Vieille-Corroirie (aujourd’hui rue Qaincampoix). Elle fut plus tard un des premiers lieux de remisage des voitures publiques.
Saint-Gervais (place).
Autrefois rue du Monceau-Saint- Gervais, a fait, jusqu’en 1881, partis de la rue François-Miron.
Saint-Jacques (square).
Occupe l’emplacement de l’ancienne église Saint- Jacques- la- Boucherie, et remplace, depuis 1852, le marché construit par Lelong, inauguré le 13 octobre 1824, et où l’on vendait du linge et des habits.
Saint-Louis (pont).
Long de 69 mètres, il réunit la Cité à l’île Saint-Louis.
Saint-Louis-en-l’Ile (rue).
Construite entre les années 16U et 1646, elle prit le nom du roi régnant alors; de 1806 à 1814, elle s’est appelée rue Blanche-de-Castille.
Saint- Martin (rue), entre le quai de Gesvres et la rue Rambuteau; le surplus appartient au troisième arrondissement.
C’est, en cet arrondissement, et depuis 1851, la réunion des anciennes rues Planche-Mibray et des Arcis.
La première de ces rues devait son nom à un pont de planches qui conduisait à la rivière, et au vieux mot bray (boue).
Saint-Merri (rue).
Déjà bâtie en 1210, s’est, jusqu’en 1 8^1 , appelée rue Neuve- Saint-Merri.
Saint-Michel (pont).
Appartient, pour parties, aux premier, cinquième et sixième arrondissements. Edifié en 1378, il a été plusieurs fois reconstruit. Tel qu’on le voit, il date de 1857.
Saint-Paul (passage).
Précédemment passage Saint- Louis.
Saint-Paul (rue).
Existait déjà au milieu du quatorzième siècle; doit son nom à l’église Saint-Paul.
Saint-Pierre (passage).
Formé de deux anciennes impasses, il donnait autrefois accès au cimetière et au charnier de l’église Saint-Paul.
Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie
(passage).
Voie privée, ouvert vers 1810.
Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie
(rue).
Les chanoines de Sainte-Croix s’établirent, au treizième siècle, dans cette rue déjà nommée, alors, rue de Lagny, puis de la Bretonnerie ou Champ aux Bretons.
Schomberg (rue Je).
Ouverte en 1841, a pris, en 1807, le nom d’un compngoon d’armes du roi Henri IV.
Schomberg, né en 1540, est mort en 1
Sébastopol (boulevard de\ entre ravenue Victoria et la rue Hambuteau ; les autres parties sont comprises dans les premier, deuxième et troisième arrondissements.
Ouvert en 1804, son nom rappalto relui de la ville de Crimée prise par l'armée anglo-française en 1855.
Sévigné (rue de), entre les rues
8 uni intolne • t des Rranes-
Bourgeois.
Précédemment, et jusqu'en 1867, rue Cullure-SainleCathenne.
M**do >évigné y habitait l’hMel Carnavalet, où elle mourût eni69ô, à l'Age de soixante-dix ans.
Simou-le-Franc (rue).
Sous cette dénomination sont réunies, depuis le 18 avril 1890, les anciennes rues Simon-le-Franc m née.
Simon Franque, notable bourgeois, habitaitcette rue au douzième siècle; on suppose qu elle lui doit
Maubuèe en vieux langage signifie mal lessivé; on suppose que la fontaine qui so trouve à l'angle decette rue et de la rue Saint-Martin fournissait une eau impossible à employer pour les lessives.
Singes passage des).
Voie privée; ouvert au commencement de ce siècle dans une propriété qui avait appartenu A M. de Launay, gouverneur de la Bastille.
Sully (ponts d»*).
La moitié du deuxième pont sur le petit bras de la Seine appartient au cinquième arrondissement. Ces ponts prolongent les boulevards Henri IV et Saint-Germain.
Sully (rue de).
Précédemmentcour de l'Arsenal.
Ouverte en 1807. (Voir quai de Béthune.)
Tacherie (rue de la).
Les attachera ou faiseurs d’agrafes avaient élu domicile en cette rue, dès l'an 1300. Son nom devrait être me «le l'Attacherie.
Taille-Pain (rue).
Hue Baillehoè, ail quatorzième siècle. (Pour l'étymologie, voir rue Brisc-Miche).
Temple (rue du), entre les rues de Rivoli et Hambuteau ; le surplus appartient au troisième arrondissement.
Précédemment, en cetto partie, rue des Coquilles et rue Barre-du- Bec.
La rue des Coauilles devait son nom à des coquilles dont la porte d'une de scs maisons était ornée.
La rue Barre- du- liée avait pris le sien d'un logis où l'abbé du Bec avait sa juridiction qui s'étendait sur tout le quartier, et qu'on appelait la Barre; une barre de fer ou de bois séparait en ce temps les juges des plaideurs.
Tiron (rue).
Portait ce nom dès 1270, et le doit A une maison qui appartenait A l'abbave de Tiron.
Tournelle (pont de la).
Construit de 1614 A 1654, ce pont a été restauré et rélargi en 1847.
11 doit son nom A la Tournelle de l’enceinte de Philippe-Auguste qui aboutissait A la Seine en cet endroit.
Touruelles (rue des), entre les rues Saint-Antoine et des Vosges ; le surplus appartientau troisième arrondissement.
Elle longe l'emplacement de l’ancien palais des Tournelles.
Trésor (rue du).
Voie privée.
Quand on ouvrit cette rue, en 1882, les fouilles firent découvrir des monnaies anciennes ; de IA son nom.
Turenne (rue de), eütre les rues Saint- Antoine et des Vosges; l’autre partie est sur
le territoire du troisième arrondissement.
En cette partie, ce fut autrefois la rue del’Egout-Sainte-Catherine, puis la rue du Val-Sainte-Catherine. Un décret du 2 octobre 1865 lui a donné son nom actuel.
Henri de La Tour-d’Auvergne, vicomte de Turenne, un des plus rands capitaines des temps moernes, ne en 1611. fut tué à Saltzbach, le 27 juillet 1675.
Ursins (rue des).
Précédemment rue Basse-desl'rsins.
Elle doit son nom à Jean Jouvénal des Ursins, prévôt des marcbands en 1388, qui y possédait un hôtel.
Venise (rue de).
Précédemment rue de la Corroirie, entre les rues Beaubourg et Saint-Martin.
Existait au treizième siècle, et doit 9on nom à une enseigne.
Verrerie (rue de la).
Une verrerie éta t installée, dans cette rue, dès l’an 1185 ; on suppose qu’elle doit son nom à cette circonstance; d'autres auteurs prétendent qu'elle l’a reçu d’un certain Gui le Verrier, qui l'habitait au treizième 9iècle.
'Victoria (avenue), outre la place de l'Hôtel de-Ville et le boulevard de Sébastopol; le surplus appartient au premier arrondissement.
Ouverte en 1854, sous le nom de
boulevard de l’Hôtel-de-Ville, elle a pris 9on nom actuel l’année suivante en souvenir de la réception de la reine d’Angleterre à l’Hôtel de Ville (23 août 1855).
Vieille-du-Temple (ruej, entre les rues de Rivoli et des Francs-Bourgeois; le surplus appartient au troisième arrondissement.
Ancien chemin conduisant au Temple.
Vosges f place des).
C’est l’ancienne place ltoyale créée au dix-septième siècle.
Elle s’est appelée place des Fédérés en 1792, place de l’Indivisibilité en 1793, place des Vosges en 1799, parce que le département des Vosges avait le premier acquitté la totalité de ses contributions. Redevenue place Royale au mois d’avril 1814, elle reprit le nom de place des Vosges en 1848, puis le quitta en 1852, et le reprit encore en
Vosges (rue des), côté impair; le côté pair appartient au troisième arrondissement.
S’est appelée rue du Pas-de-la- Mule, entre le boulevard Beaumarchais et la place des Vosges, et rue de l’Echarpe, entre celle-ci et la rue de Turenne.
La rue de l’Echarpe fut d’abord rue de TEcharpe-Blanche, et devait ce nom à une enseigne. Quant à la rue du Pas-de-la-Mule, on ignore d’où lui venait sa dénomination.
LES INSCRIPTIONS PARISIENNES
DANS LE QUATRIÈME ARRONDISSEMENT
Le Comité des inscriptions parisiennes a été institué par un arrêté préfectoral signé Ilérold et daté du 10 mars 1879. Depuis cette époque, les plaques commémoratives, dont la pose était, à peu d’exceptions près, abandonnée à l’initiative privée, se sont multipliées dans une assez grande proportion; il est intéressant d’en dresser la liste.
Nous ferons observer que les inscriptions placées par les soins du Comité sont uniformément gravées en lettres rouges sur des tables de marbre blanc; elles seront meme prochainement frappées d’un monogramme qui assurera, en quelque sorte, leur caractère officiel. Ces inscriptions sont indiquées ici par un astérisque \
* Bastille (place de la), n° 3 . Le 14 juillet 1880, l’inscription suivante a été posée :