‹ Paris, promenades dans les vingt arrondissements (volume 2)Chapitre 47 sur 56 · DES HUES, PASSAGES, PLAGES, BOULEVARDS, ETC · texte numérisé non relu

DES HUES, PASSAGES, PLAGES, BOULEVARDS, ETC

Abbé-de-l’Épée (rue de T).

Ouverte en 1567, on l’appela d’abord ruelle Saint-Jacques du Haut-Pas, parce qu’elle longeait l’église ainsi nommée, puis ruelle du Cimetière, parce qu’elle conduisait à un cimetière situé sur l’emplacement occupé depuis par le jardin du séminaire Saint-Magloire ; plus tard elle prit le nom de rue des Deux-Eglises, en raison de sa situation entre les églises Saint- Jacques du Haut-Pas et Saint-Magloire. Son nom actuel lui a été donné par une ordonnance royale du 4 novembre 1846. C’est celui de Charles-Michel de l’Epée, né en 1712, mort en 1789, fondateur de l'Institution des Sourds-muets, établie maintenant dans les bâtiments de l’ancien séminaire Saint- Magloire.

Amyot (rue).

C’était un chemin au milieu du quatorzième siècle; plus tard, en 1588, il est nommé rue du Puitsqui-parle, parce qu’un puits situé à l’encoignure de cette voie et de la rue des Poules faisait écho.

Un décret du 27 février 1867 lui a donné son nom actuel.

Jacques Amyot, évêque d’Auxerre, traducteur de Plutarque, naquit en 1513 et mourut en 1593.

La rue des Poules est devenue la rue Laromiguière.

Anglais (rue des).

Elle portait déjà ce nom au treizième siècle; on suppose qu’elle le doit aux étudiants anglais qui

s’y logeaient pour être à proximité des cours de l’Université.

Arbalète (rue de 1’)..

La partie comprise entre la rue des Patriarches et la rue Mouffetard s’appelait encore, sous Louis XVI, cul-de-sac des Patriarches, et servait d'entrée à un vieux marché du même nom; elle a été convertie en rue lors de la création du nouveau marché, en 1839 ; l’autre partie, entre la rue Mouffetard et celle des Charbonniers, portait, au quatorzième siècle, le nom de rue des Sept-Voies. Deux cents ans plus tard, on la nommait rue de l’Arbalète, en raison d’un tir à l’arbalète qui en était voisin.

Archevêché (pont de U), appartient pour moitié au quatrième arrondissement.

Il a été construit en 1827 et livré à la circulation le 4 novembre 1828; il était voisin du. palais de l’archevêché démoli après l’émeute du 14 février 1831, d’où son nom.

Arènes (rue des).

Ouverte en 1888 sur l’emplacement des anciennes arènes et dénommée en 1890.

Arènes-de-Lutèce (square des).

Une partie du terrain qu’il occupe a été acquise par la ville en 1883, une autre en 1885.

Arras (rue d’).

Un côté de cette voie bordait les mu:s de l’enceinte de Philippe- Auguste, et, pour cette raison, por-

CINQUIÈME AKROiNDJSSEMENT.

ta longtemps le nom de rue des Murs; elle l'échangea pour son nom actuel en 1332, quand le collège d’Arras vint s’y établir; au seizième siècle, on l'appela aussi rue du Puits et rue du Champ- Gaillard.

Austerlitz pont d’); appartient pour parties aux douzième et treizième arrondissements.

Construit en fer par Lamandé, ingénieur, sur les dessins de Becqu I) 1 ■ U pré, en 1802 ; OOT( iétons le 5 mars 1807, il a été re- Ati en 1855, puis élargi en 1886-

Sous la Restauration, on l’appelait pont du Jardin-du-Roi (nom alors donné au jardin des Plantes).

En 1830, il n repris la dénomination qu*il avait originairement reuo en mémoire de la victoire Austerlitz remportée par Napoléon sur les Russes et les Autrichiens, le 2 décembre 1805.

Basse-des-Cnrmes (rue).

Ouverte en 1811 sur remplacement du couvent des Carmes.

Battoir (rue du).

Ouverte vers 1540, elle s’est d'abord appelée rue Neuve-Saint- René ; en 1603, elle prit son nom actuel. Elle le doit à une enseigne.

Bernardins (rue des).

Ouverte en 1246 sur le clos du Chardonnet, une de ses parties (entre les rues Saint-Victor, Monge et d. pelée rue

Saint-N icolas-au-Chardonnet ; son prolongement jusqu'à la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève est projeté ; il est déjà commencé au droit du square Monge.

Elle passe sur l'emplacement du jardin des bernardins.

B«rthollet (rue).

Son ouverture, autorisée en 1850, n’a eu lieu qu'en 1857 et sur un tracé nouveau ; elle a, eu partie, absorbé 1a rue des Charbonniers, qm portail, dès la aaiiièma siècle, le nom dechcmmdes Charbonniers, en raison du grand nombre de ces industriels qui y passaient.

Le nom qu elle a reçu, le 2 mars

1864, est celui du comte Claude- Louis Berthollet, chimiste, membre de l’Institut, sénateur, pair de France; il a contribué, avec Lavoisier et Guyton, à l’établissement de la nouvelle nomenclature chimique. 11 était né en 1748, et est mort eu 1 > J

Bièvre (rue de).

Elle portait ce nom dès 1250 et longeait alors l’ancien cours de la rivière de Bièvre.

Blainville (rue).

Précédemment rue de la Contrescarpe-Saint- Marcel; au dix-septième siècle, elle faisait partie d’un chemin longeant extérieurement le rempart ; des plans de 1710 l'appellent rue des Petits-Pères.

Un décret du 2 octobre 1865 lui a donné sa dénomination actuelle.

Henri-Marie Ducrotay de Blainville, naturaliste, collaborateur de Cuvier et son suppléant au Collège de Fraoce et au Muséum d'histoire naturelle, naquit en 1777 et mourut en 1850.

Bœufs (impasse des).

Elle existait au quatorzième siècle; au seizième c’était la rue aux Bœufs; au dix-huitième la cour aux Bœufs. On suppose qu'elle a du ces noms à des étables qui y étaient situées.

Bordeaux (rue de).

Cette voie, comprise dans la halle aux vins, porte le nom d'un de nos grands crus français.

Boulangers (rue des).

Presque entièrement construite en 1 35o, elle s'appelait rue Neuvc- Saint- Victor. L industrie qu'on y exerçait lui a fait donner le nom qu elle porte.

Bourgogne (rue de).

Comprise dans la halle aux vins, elle porte le nom d’un grand cru français.

Boutebrie (rue).

Elle était en partie construite au milieu du treizième siècle. En 1284, elle fut appelée rue Erambourg-de-Brie, du nom d’un de ses habitants; plus tard, les enlumineurs jurés de l’Uuiversité y ûxè-

rent leur demeure; aus9i un compte de recettes de la Ville, de 1 573, la nomme-t-il rue de9 Enlumineurs; depuis elle a repris 9on nom original sensiblement modifié.

Bouvard (impasse).

C’était au quatorzième siècle, alors qu’elle descendait jusqu’à la rue des Noyers, le chemin de la Longue-Allée; au quinzième siècle, ce fut la ruelle Josselin, Jousselin etJusseline; en 1539, on l’appelait ruelle Saint-Hilaire. Son nom actuel est, selon les un9, un nom de propriétaire ; 9elon d’autres il lui a été donné parce qu’il s’y trouvait des étables à bœuf9.

Broca (rue), entre la rue Mouffêtard et le boulevard de Port -Royal; l’autre partie appartient au treizième arrondissement.

Précédemment rue de Lourcine.

Un décret du 30 avril 1890 lui a donné le nom de Broca (Paul), chirurgien français, fondateur de la Société d’anthropologie, né en 1824, mort en 1880.

Bucherie (rue de la).

Voisine du port où l’on vendait le bois à brûler et que l’on appelait, en 1415, le port aux Bûches.

Buffon (rue de).

Cette voie a été percée vers 1790 sur l’emplacement du clos Patouillet ; elle a reçu le nom du célèbre naturaliste, directeur du Jardin du Roi, né en 1707, mort en 1788.

Candolle (rue de).

Percée en 1859, elle a reçu, le 11 septembre 1869, le nom du botaniste Augustin-Pyramus de Candolle, né en 1778, mort en 1841.

Cardinal - Lemoine ( impasse du).

Voie privée, ouverte en 1883.

Cardinal-Lemoine (rue du).

Précédemment rue des Fossés- Saint-Victor, entre les rues Saint- Victor et Thouin, et rue de la Contrescarpe entre la rue Thouin et la place de la Contrescarpe; cette partie de la voie formait un chemin extérieur aux fossés des remparts .

Elle a été percée sur l’emplacement d’un collège fondé par le cardinal Lemoine, mort en 1313.

Carmélites (impasse des).

Voie privée, a été créée en 1604, et n’était originairement qu’une ruelle; elle s’e9t précédemment appelée passage des Carmélites.

Doit son nom au voisinage du couvent des carmélites.

Carmes (rue des).

Bâtie vers 1250 sur le clos Bruneau, elle a d’abord porté son nom; puis elle s’est appelée rue Saint- Hilaire parce qu’elle conduisait à l'église ainsi nommée, et enfin rue des Carmes, ces religieux étant venus 9*y établir en 1318.

Censier (rue).

Elle existait au commencement du dix-septième siècle et n’était alors qu’une impasse connue sous le nom de rue Sans-Chef; de ce mot le temps a fait Censier.

Champagne (rue de).

Voie privée comprise dans la halle aux vins.

Champollion (rue).

L’emplacement de cette rue était anciennement compris dans l’enceinte du palais des Thermes; dès le milieu du treizième siècle, elle s'appelait rue des Maçons, en raison de la profession exercée par la plupart de ses habitants. De nos jours, on la nommait rue des Maçons-Sorbonne; le 27 février 1867 elle reçut sa dénomination actuelle.

Jean-François Champollion, orientaliste, est le premier qui ait déchiffré les caractères hiéroglyphiques égyptiens ; né en 1790, il est mort en 1832.

Chantiers (rue des).

Ouverte en 1824, fermée pendant plusieurs années, elle a été rendue à la circulation en 1850; elle doit son nom aux chantiers de bois dont elle était autrefois bordée.

Chartière (impasse).

C’était une rue au douzième siècle, et probablement une de celles où les charrettes pouvaient passer.

Depuis la suppression de la rue

do Keims (1880), elle se termine en impasse.

Chat-qui-Pôche (rue du).

Ouverte au milieu du seizième siècle, elle s'est d’abord appelée ruelle des Etuves, puis rue du Renard; elle doit son nom actuel à une enseigne.

Cimetière - Saint- Benoit ( rue do .

C'était, en 1300, ln rue de l’Oseraie; on la nomma plus tard rue Breneuse, sans doute à cause de sa malpropreté; elle prit ensuite lo nom do ruo des Poirées, puis en 1615 celui quelle porte, parce qu'elle conduisait au cimetière de la paroisse Saint-Benoît.

Claude-Bernard (rue).

Ouverte en 1850 on prolongement de l'impasse des Feuillantines (nom d'un couvent fondé en 1622 et qui s’y trouvait) ; dcvenuo rue, elle conserva la même dénomination jusqu’au 2 juin 1881. A cette époque elle prit le riom de Claude Bernard, physiologiste, né en lt>i mort en 1878.

Clef (rue de la).

Précédemment et jusqu'au 2 avril 1868 ruo Vieille-Notre-Dame entre les rues Censier et Daubenton, et rue du Pont-aux-Bi -lies entre les rues Censier et du Fer-à-Moulin.

La partie comprise entre les rues Lacepèdeet Daubenton existait dès le milieu dn seizième siècle et portait le nom de ruo Saint-Médard; l'autre partie a été ouverte au commencement du siècle suivant. Elle doit son nom à une maison qui avait une clef pour enseigne.

Clopin (impasse).

A été formée en 1800 par la supression d'une partie de la rue lopin.

Clopin (rue).

Elle doit son nom à une maison dite la grande maison Clopin, qui y fut bâtie en 1258; au commencement du seizième siècleon la trouve indiquéo sous 1 nom du champ Gaillard ou du chemin Gaillard. On appelai* ainsi le chemin qui régnait le long des murs; lorsque ceux-ci

furent abattus au dix-septième siècle, on combla les fossés, on bâtit des maisons sur leur emplacement, et la voie qui nous occupe, prolongée alors jusqu'à la rue des Fossés-Saint-Victor, prit le nom de rue des Anglaises, parce qu’elle aboutissait en face du couvent do ces religieuses. On ne sait au juste quand son ancienne dénomination lui fut rendue.

Clos-Bruueau (passade du).

C'est depuis 1855 tout ce qui reste de la rue du Clos-Bruneau, qui se nommait rue Judas au milieu du treizième siècle; on pense qu'en ce temps elle était habitée par des Israélites.

Le nom do Clos-Bruneau lui avait été donné en 1838 en souvenir d'un clos ainsi nommé sur les terrains duquel elle était bâtie.

Clotaire (rue).

Son ouverture avait été ordonnée par décision» ministérielles du 30 floréal an XIII (2'> ma i 181 13 Juin 1807; aile ne fut exéeotée quVn 1832.

Elle porte le nom de Clotaire I*r, roi de France, quatrième fils de Clovis, né en 497, mort en 561.

Clotilde (rue).

Son ouverture, ordonnée par les décisions que nous avons rappelées à propos do la rue Clotaire, n'a été liée qu'en 1841.

Elle porte le nom de la femme de Clovis, née en 475, m >rte en

Clovis (rue)

Ouverte en 1807 entre les rues Clotilde et Descartes, en 1809 pour l'autre partie.

Clovis I,r, roi des Francs, dont elle rappelle la mémoire, est né en 465 et mort en 5U.

Cluny (rue de).

Ouverte en 1855; a jusqu'au 16 août 1879 porté le nom de rueFontanes.

Fontanes avait été grand chancelier de l'Université sous le premier Empire; né en 1757 il est mort en 1821.

Elle longe le musée de Cluny; d’où son nom actuel.

Cochin (rue).

C’est le côté nord de la place de la Halle-aux-Veaux, créée en 1774 et supprimée en 1835.

En 1873, la rue a reçu le nom de Cochin (Jean-Denis-Alaric), philanthrope, maire, député, créateur de la première salle d’asile de Paris ; né en 1789, il est mort en 1841.

Collège-de-France (place du).

Précédemment, et jusqu’au 1er février 1877, place de Cambrai.

Collégiale (rue de la).

Ouverte en 1858 auprès de l'ancienne église collégiale Saint-Marcel, elle a reçu sa dénomination le 19 août 1864.

Contrescarpe (place de la).

Ouverte en 1852, voisine de l’ancienne rue de la Contrescarpe, aujourd’hui rue Blainville, son nom rappelle le souvenir de la contrescarpe Saint-Marcel.

Côte-d’Or (rue de la).

Comprise dans la halle aux vins.

Cujas (rue).

La partie de cette voie comprise entre la place du Panthéon et la rue Saint-Jacques existait dès le commencement du treizième siècle; l’autre partie a été ouverte vers 1799 sur l’emplacement de l’ancien passage des Jacobins.

Elle s’est appelée d’abord rue Saint- Etienne- des -Grès, puis en 1806 rue des Grès; un décret du 2 octobre 1865 lui a donné sa dénomination actuelle.

Voisine de l’Ecole de droit, elle porte le nom du jurisconsulte Cujas (Jacques), né en 1522, mort en

Cuvier (rue).

C’était anciennement le chemin devers Seine ; en 1522, on l’appelait rue Derrière-les-Murs de Saint- Victor. La Bièvre, qui traversait le clos Saint-Victor, passait au milieu de cette voie, et on y avait construit un petit pont ; la rue prit alors le nom de rue du Ponceau.

Enfin on l’appela rue de Seine- Saint-Victor.

Une ordonnance royale du 8 no-

vembre 1838 lui a donné le nom du baron Georges-Chrétien -Léopold-Dagobert Cuvier, naturaliste, né en 1769, mort en 1832.

Dante (rue du).

Ouverte par la ville de Paris lorsque le boulevard Saint-Germain fut percé; s’est d’abord appelée rue Domat. (Voir ce mot.)

Le grand poète italien, Dante Alighieri, auteur de la Divine Comédie, né en 1265, mort en 1321, a habité ce quartier.

Daubenton (rue).

Percée au commencement du treizième siècle. Cette voie s’est d’abord appelée rue des Bouliers, rue aux Bouliers, puis rue Richebourg, à cause d’un territoire de ce nom sur lequel elle passait; elle prit le nom de rue d’Orléans lorsque Louis, duc d’Orléans, y vint occuper la maison dite séjour d'Orléans , que lui avait donnée sa belle sœur Isabeau de Bavière.

Le 24 août 1864, la rue d’Orléans- Saint-Marcel a reçu le nom de Daubenton (Louis-Jean-Marie), naturaliste, né en \ 716 et mort le 31 décembre 1799.

Denfert-Rochereau (rue), entre les boulevards Saint-Michel et de Port-Royal; l’autre partie appartient au quatorzième arrondissement.

Ce n’était, vers l’an 1200, qu’un chemin nommé de Vanves et d’issy, parce qu’il conduisait à ces villages; plus tard, on l’appela Vauvert, parce qu’il était voisin du château de ce nom, que Louis IX donna aux chartreux ; plus tard encore, cette voie est désignée sous les noms de rue de la Porte-Gibard, de rue Saint-Michel et de rue du Faubourg - Saint - Michel , parce qu’elle commençait à la porte Saint- Michel, autrefois Gibard.

Quant à la dénomination de rue d’Enfer, que nous lui avons connue, elle la devait, dit-on, aux voleurs et aux débauchés qui l’infestaient la nuit et en faisaient un enfer pour les bourgeois. Un décret du 30 juillet 1878 a modifié son ancien nom.

Elle porte maintenant celui du

colonel du génie Denfert-Rochereau, défenseur de Belfort en 1870, né do 1S2J, mort en 1878.

Descartes (rue).

C'était, au milieu du treizième eiècle, la rue Bordet ou Bordeille (nom d’un propriétaire). Un décret du 7 février 1800 lui a donné sa dénomination actuelle, en souvenir du philosophe René Descartes, né en 1506, mort en 1650.

Dolomieu (rue).

Ouverte eu 1879, dénommée par arrêté préfectoral du 4 mars 1881.

Dolomieu (Üéodat-Guy-Sylvain- Tancrède Gratet, marquis de), minéralogiste, né en 1750, est mort en

Douiat (rue).

Une plAtrière avait été ouverte en ce lieu, et celto voie, déjà percée, était en 1247, habitée par les ouvriers qu'elle employait, aussi la nommait-on rue des* PlAtners; en 1300, elle devint rue PlAtrière, puis au quinzième siècle enün, elle prit le nom de rue du PlAtre-Sainl- Jacques, qu’elle a conservé jusqu’au 24 août 1804. A celle époquo elle reçut le nom du jurisconsulte Jean Domat, né en 1025, mort en

Double (pont au), fait, pour moitié, partie du quatrième arrondissement.

Le premier pont au Double a été construit en to34; il était composé de deux arches et seulement praticable aux piétons, qui payaient un double tournoi, a peu près deux deniers, pour le traverser; en 1835, on démolit les derniers hAtimeuts qu'il portait; en 1847-1848, il a été entièrement reconstruit.

Du Sommerard (rue).

La partie comprise entre le boulevard Saint-Michel et larueSaint- Jncqm**» »■ xist ut il- s l'an 1 - - 1 ■ : s'appelait rue du Palais-des-Thermes; elle prit ensuite le nom de me qn Mathnrins quand les religieux de la l rès-Sainte-Trinité do la rédemption des captifs se furent établis dans une ancienne aumônerie située en ce lieu et dont la chapelle était dédiée à saint

Mathurin; en 1655, et toujours sous le nom de rue des Mathurins- Saint-Jacques, elle fut prolongée jusqu'à la rue des Carmes.

Un décret du 27 février 1867 lui a donné le nom du fondateur du musée de Cluny, Alexandre du Sommerard, né en 1779, mort en

Eaux-de-Vie (préau des).

Situé dans la halle aux vins.

École-Polytechnique (rue de T).

Ouverte en 1844, elle conduit à l’Eeole polytechnique, d'où son nom.

Écoles (rue des).

„ Ouverte à travers le quartier des Écoles en 1852 pour la partie comprise entre la rue de la Harpe et la roc Jean-de- Beau vais, et en 1855 pour le surplus.

Écosse (rue d*).

Cette voie, longue de 13 mètres, 1 1 depuis i s" • rédn u h l'état <1 impasse, existait dès l'an 1290; nu commencement du quatorzième siècle, on la nommait rue du Chaudron. Elle doit son nom actuel aux otuii nt l'ha-

biter parce qu'elle était toute voisine de leur collège, alors situé rue des Amandiers.

Épée-de-Bois (rue de T).

Existait dès le commencement du dix-septième siècle, et aboutissant an champ d'Albinc, portait le nom de rue du Petit-Champ. Sa dénomination présente lui vient d une enseigne.

Essai (rue de T).

Percée au dix- septième siècle, elle prit d'abord le nom de roe Mnquignonne, en raison de son voisinage du marché aux chevaux; en 1806, on lui a donné sa dénomination actuelle, parce qu’elle est située du côté où se faisaient les essais des bétes à vendre.

Estrapade (place de 1’).

Comprise dans !a rue des Fossés- Saint-Jacques, elle longeait le mur d'enoeinte de Philippe-Auguste.

C’est en cet endroit que les soldats subirent longtemps le supplice de l’estrapade.

E-trapade (rue de Y).

S’est, jusquVn 1881, appelée rue do la Vieille-Estrapade; c’était originairement un chemin longeant l'enceinte de Paris; elle conduisait à la place où s’élevait l’estrapade.

Fer-à-Moulin (rue du).

Cette voie, qui faisait partie du bourg Saint-Marcel, fut construite au douzième siècle. Elle s’appela pendant quelque temps rue au Comte-de-Boulogne, parce que les seigneurs de Boulogne y possédaient un hôtel ; selon Sauvai, elle s’est aussi appelée rue de Richebourg. En 1713, l’une de ses parties se nommait rue des Morts, parce qu’elle longeait le cimetière de Clamart; la deuxième partie s'appelait rue Permoulin (nom qu’on suppose être celui d'un propriétaire).En 1780,1a rue des Morts devint rue Muette ou de la Muette, et la rue Permoulin rue du Fer-à- Moulin. Les deux voies ont été réunies sous une seule dénomination en 180G.

Feuillantines (rue des).

C’est l’ancienne impasse des Feuillantines. Elle doit son nom aux religieuses qui s’y étaient éta- Mies en 16:22.

Flatters (rue).

Voie privée; a reçu, en 1884, le nom du colonel Flatters, tué en 1881 par les Touaregs, au cours dune mission ayant pour but l’étude d’un chemin de fer d’Algérie au Séuégal.

Fossés-Saint-Bernard (rue des).

Elle est construite sur l’emplacement des fossés creusés sous Charles V et dans le voisinage du couvent des bernardins; elle fut bordée de maisons du côté de l’abbaye de Saint-Victor (halle aux vins) sous le règne de Louis XIII; l’autre côté fut construit en vertu de lettres patentes du mois de juin

Fossés-Saint-Jacques (rue des).

Cette rue commence à l’endroit où se trouvait l’ancienne porte Saint-Jacques, qui séparait la ville du faubourg. Elle est construite sur l’emplacement des fossés qui

entouraient l’enceinte de Philippe- Auguste.

La porte Saint-Jacques a été démolie en 1684.

Fossés-Saint-Marcel (rue des).

Indiquée sur le plan de Saint- Victor (1555); elle est construite sur l’emplacement des fossés qui entouraient le bourg Saint-Marcel.

Fouarre (rue du).

Ouverte au commencement du treizième siècle sur le clos Mauvoisin ou de Garlande (de ce dernier mot le temps a fait Galande); en 1260, elle s appelait rue des Ecoliers ; quatre ans plus tard rue des Ecoles, à cause des écoles des (Jualre-Nations qui y étaient placées ; vers 1300 rue au Feurre ou Fouarre, vieux mot qui signifie paille et rappelle que les écoliers étaient assis sur de la paille pour assister aux cours qu’ils suivaient.

Froraentel (place).

Comprise dans la rue Fromentel.

Froincntel (rue).

Était construite dès l’an 1230. La suppression de cette rue et de la place qui porte le même nom a été ordonnée par un décret du 11 août 1855, pour le prolongement de la rue du Cimetière-Saint- Benoit. Ce décret n’a pas encore été exécuté. Le nom que portent ces deux voies est la corruption du mot froid-manteau ou froidmantel.

Galande (rue).

Ouverte en 1202 sur le clos Mauvoisin, qui faisait partie de la seigneurie de Garlande.

Cette famille de Garlande occupait, au douzième siècle, les premières charges du royaume; l’un de ses membres, Anzeau de Garlande, sénéchal et premier ministre sous Philippe 1er et Louis VI, fut tué au siège de Puiset en 1118; Etienne, son frère, mort en 1151, fut évêque de Beauvais, sénéchal et premier ministre; un autre Garlande, Anselme, fut prévôt de Paris en 1192.

Gay-Lussac (rue).

Ouverte en 1859, dénommée en

Joseph-Louis Gay-Lussac, célèbre physicien et chimiste français, naquit en 1778 et mourut en 1850.

Geoffroy-Saiut-Hilaire (rue).

C’était un chemin, au milieu du seizième siècle; en 1603, elle traversait le territoire des Coipeaux (nom dont le temps a fait Copeau, voir rue Lacépède) et portait son nom; en 1626, lors do la création du Jardin du Roi, on lui donna le nom de ce grand établissement scientifique; en 1848 elle a reçu sa dénomination actuelle. La rue du Marché-aux-Chevaux lui a été réunie en 1868.

Etienne Geoffroy Saint-Hilaire, zoologisto, est mort en 1844, & l’Age de soi.\ ante-douze ans.

Gobelins (avenue des), entre les rues Monge et Claude- Bernard et les boulevards Saint-Marcel etde Port-Royal; le surplus est sur le territoire du treizième arrondissement.

C’est une partie de la rue Mouffetard élargie en exécution d’un décret du 3U juillet 1859.

Cette avenue longe les bAtiments de la manufacture des Gobelins, et a reçu le nom qu’elle porte en

Gracieuse (rue).

La famille Jean Gracieuse était propriétaire d'une maison de cette rue en 1243. La partie comprise entre les rues dfOrléans et de l’Epée-de-Bois portait encore, en 1831, le nom deruo du Noir, qu’elle devait à la tète noire qui servait d’enseigne h l'avocat Jacques Pays.

Cette rue, au seizième siècle, a été aussi désignée sous le nom de rue Saint-Médard. (Voir rue Neuve- Sainl-Médard.)

Grand-Préau.

Voie privée située dans la halle aux vins.

Grands-Degrés (rue des).

Elle existait nu quatorzième siècle et s'appelait rue Saint-Bernard; elle porta ensuite le nom de rue Pavée ; au commencement du dixhuitième siècle, elle prit sa déno-

mination actuelle, en raison d’un escalier de pierre qui s'y trouvait et conduisait à la rivière.

Gril (rue du).

S’appelait, en 1642, rue du Gril- Fleuri, dénomination qui paraît due à une enseigne.

Guy-de-la-Brosse (rue).

En exécution d’une ordonnance royale du 22 juin 1837, autorisant la ville de Paris à vendre les terrains provenant de l’ancienne abbaye de Saint-Victor, deux rues furent ouvertes : la rue de Jussieu et la rue Guy-de-la-Brosse; cette dernière porte, en vertu d’une décision royale, le nom du fondateur du Jardin du Hoi.

Guy de la Brosse, médecin de Louis XIII, naquit h Rouen vers 1586 et mourut en 1041.

Harpe (rue de la).

Elle existait au treizième siècle, et dans sa partie méridionale portait déjà son nom actuel, qu’elle doit à une enseigne ; la partie septentrionale s'est appelée rue de la Juiverie et rue aux Juifs; les israélites y avaient leurs écoles. Depuis la rue de l’Ecole-de-médecine jusqu’à la place Saint-Michel (aujourd’hui disparue) elle a porté le nom de rue Saint-Côme, à cause de l’église placée sous ce vocable, qui s’élevait au point de rencontre actuel de la rue Racine et du boulevard Saint-Michel ; on l’appelait aussi rue aux Hoirs-d’ Harcourt, parce que le collège d’Harcourt (lycée Saint-Louis ï s’y trouvait. Au dix-septième siècle la dénomination devint la même pour la voie entière.

La plus grande partie de cette rue, entre le boulevard Saint-Germain et la rue Monsieur-le-Prince, a été absorbée par le boulevard Saint-Michel lors de sa création, en 1855.

La place Saint-Michel, dont nous parlons plus haut, était située auprès de la rue des Grès.

Haut- Pavé (rue du).

Originairement rue d’Amboise ; sa dénomination actuelle lui vient de la déclivité de son sol.

Hôpital (boulevard de U), côté pair, entre la place Valhubert et le boulevard Saint- Marcel.

Ouvert en exécution d’un arrêt du Conseil du roi du 9 août 17G0.

Doit son nom au voisinage de la Salpêtrière, autrefois hôpital général.

Hôtel-Colbert (rue de F).

Ouverte en 1202 sur le clos Mauvoisin. Dans son Dit des rues de Paris , Guillot la nomme rue d'Arras; en 1520, elle est indiquée sous la dénomination de rue des Rats; en 1680, entre la rue de la Bucherie etle quai, on la nommait rue des Petits-Degrés. En 1829, les propriétaires demandèrent qu’un nom nouveau fut substitué à celui des Rats ; on lui donna alors le nom de rue de l’Hôtel-Colhert, l'une de ses maisons ayant appartenu au ministre de Louis XIV.

Huchette (rue de la).

Elle existait en 1200 et s’appelait rue de Laas, parce qu’elle était située sur un territoire de ce nom appartenant à l’abbaye de Saint- Germain des Prés ; au quatorzième siècle, une de ses maisons qu’on nommait l’hôtel de la Huchette et dont le chapitre de Notre-Dame était propriétaire lui valut la dénomination qu’elle porte encore. Au commencement du dix-septième siècle, c’était la rue des Rôtisseurs, nom qui n’a pas besoin d’être expliqué.

Irlandais (rue des).

Mentionnée dans les censiers de Sainte-Geneviève dès l’an 1602, elle s’est appelée rue du Cheval-Vert (dénomination due à une enseigne).

En 1807, sur la demande du proviseur du collège des Irlandais, établi dans cette rue, elle prit le nom qu’elle porte encore.

Jean-de-Beauvais (rue).

Elle fut ouverte au commencement du quatorzième siècle au travers du clos Bruneau, dont elle porta le nom pendant environ cent cinquante ans.

Jaillot prétend qu’elle doit son nom actuel au libraire Jean de

Beauvais qui y demeurait; d’autres pensent qu’elle le porte en souvenir du cardinal Jean de Dormans, évêque de Beauvais, chancelier de France et fondateur du collège de Dormans-Beauvais, qui occupait une des maisons de cette rue.

Jussieu (place).

Formée en 1838. a porté, jusqu’en 1867, le nom de place Saint- Victor (voir rue de Jussieu).

Jussieu (rue).

Ouverte en 4838 sur les terrains provenant de l’abbaye de Saint- Victor.

Elle porte le nom d’Antoine- Laurent de Jussieu, membre de l’Académie des sciences, professeur de botanique au Muséum de Paris, né en 1748, mort en 1836.

Lacépède (rue).

Précédemment rue Copeau; elle existait au quatorzième siècle ; en 1853, elle a reçu le nom de Bernard- Germain-Etienne de la Ville, comte de Lacépède, naturaliste, né en 1756, mort en 1825.

Lagrange (rue).

Ouverte en 1887, elle porte le nom du célèbre mathématicien français Joseph-Louis Lagrange, né enl736,mort en 1813.

Languedoc (rue du).

Voie privée située dans la halle aux vins.

Lanneau (rue de).

Précédemmentrue Saint-Hilaire; elle a pris sa dénomination actuelle en 1880.

Pierre-Antoine-Victor de Lanneau fut, en 1798, le fondateur du nouveau collège Sainte-Barbe; né en 1758, il est mort en 1830.

Laplace (rue).

C’était, en 1300, lorsqu’elle fut ouverte sur un clos d’amandiers [allemandiers dans la langue du temps), la rue de l’Allemandier ; en 1334, des Amandiers; en 1386, des Allemandiers. Six ans plus tard et jusqu’à nos jours rue des Amandiers-Sainte-Geneviève ; en 1864, elle a reçu sa dénomination nouvelle.

Le marquis Pierre-Simon de La-

place, astronome et mathématicien, auteur de la Mécanique céleste, né en 1749, est mort en 1827.

Laromiguière (rue).

Elle porta, au dix-septième siècle, les noms de rue de Châtaignier u n* ; en 1635, on l'appelait rue du Mûrier dite des Poules; cette dernière dénomination a prévalu et elle la portait encore en 1867, quand on lui donna son nom actuel.

Laromiguière (Pierre), philosopha, un des fondateurs de l’éclectisme en France, est mort en 1837 à l’âge de quatre-vingt-un ans.

Larrey (rue).

Ouverte par la ville de Paris en

1870. en 1881. le nom

quelle porte en mémoire du baron Dominique- Jean Larrey.chirurgien militairo, néon 1766, mort eu 1842.

Latran (rue de).

Elle a été percée par la ville de Pans sous le dernier Empire et occupe remplacement où la cornmanderie de Saint-Jean de Latran était établie au douzième siècle.

Le Goff (rue),

Ouverte vers le milieu du seizième siècle, elle s'est appelée rue Samte-Catherine-d’Enfer jusqu’en 1880. Un décret du 29 novembre de celte année lui a donné son nom actuel en souveoir d’un élève stagiaire au Val-de-Grâce, mort vietimo de son dévouement 11 avait fait pratiquer sur lui l'opération de

ver un soldat anémique.

Lliotuoud (rue).

C’est une ancienne rue qui, selon Sauvai, s’est appelée rue Saint- Sévorin et prit plus tard le nom de rue des Poteries, à cause des nombreux potiers de terre qui s’y étaient établis; dès 1640. la dénomination s'était transformée et cette voie s'appelait rue des Postes.

Elle a quitté ce nom pour celui quelle porterr.aintcnant, en exécution d’un décret du 27 février 1867.

Lhomond (Charles-François-Josep ■), grammairien, né en 1727, est mort en 1794.

Linné (rue).

C’est une partie de la rue Saint- Victor, qui existait dès le onzième siècle.

Elle a reçu, en 1865, le nom de Louis Linné, médecin suédois, « législateur de l'histoire naturelle », dit M. Pizzetta dans sa Galerie des naturalistes. Né en 17U7, Linné mourut en 1778.

Louis-Thuillier (rue).

C'est la partie de la rue des Uraulines qui avait été percée sous Napoléon l,r sur l'emplacement du couvent que Madeleine Lhuillier •▼ait fondé en 1 808 ; on ai ré té préfectoral du 20 décembre 1883 et un t du 5 octobre 1884 lui ont donné sa dénomination présente.

Louis Thuillier fut un jeune savant qui mourut du choléra en 1883, au cours d’une mission qu’il remplissait en Egypte, et dont l'objet était l’étude de celte maladie.

Lyonnais (rue des).

Ouverte en 1610 sous le nom de Laonnais (ancien pays de l'Ile-de- France); on ignore l’origine de sa dénomination actuelle. Elle n’est peut-être qu’une corruption du nom primitif.

Maitre-Albert(rue).

Le Dit des rues de Paris, de Guillot, la désigne sous le nom de rue Perdue, qu’elle portait encore en 1844, quand une ordonnance royale du 5 août de cette année lui donna sa dénomination actuelle.

Mattre Albert, surnommé le Grand, à cause de l'étendue de set couoaissancee, était né en Souabe

▼en • in 1888; U m mu ot a G dogue en 1280.

Malebrancbe (rue).

Une partie de cette voie, construite de 1550 h 1585 sur un clos appartenant aux jacobins, a porté le nom de rue Saint-Thomas ; une autre, ouverte en 1 64^. t’esl d'abord appelée rue Sur-le-Rcmpart, puis rue des Fossés et rue des Fosses- Saint- Michel ; elle prit enfin le nom de rue Saint Hyacinthe-Saint- Michel. à cause de son voisinage du couvent des jacobins, et le quitta pendant quelques années

pour celui de rue Paillet fvoir celte rue). Un arrêté préfectoral du 1er février 1877 a réuni les deux voies sous une dénomination unique.

Le nom qu’elle porte est celui du père Malebranche, oratorien et philosophe, auteur de la Hecherche de la Vérité , né en 1638, mort en

Malus (rue).

Ouverte en 1879, elle a reçu le nom du physicien Etienne-Louis Malus, né en 1775, mort en 1812.

Marché-aux-Chevaux (impasse du).

Existait au milieu du dix-huitième siècle et doit son nom à l’ancien marché àux chevaux.

Marché -des- Patriarches (rue du).

Ouverte en exécution d’ordonnances royales des 20 septembre 1828 et 2 juin 1830; dénommée par décision ministérielle du 21 juin

Elle longe le marché des Patriarches, qui se tenait originairement dans une maison dont les patriarches d’Alexandrie et de Jérusalem avaient été propriétaires.

Maubert (impasse).

Elle s’appelait autrefois impasse d’Amboise , du nom de l’hôtel d’Amboise,qui s’y trouvait au quatorzième siècle ; elle a reçu son nom actuel en 1867.

Maubert (place).

Elle existait au commencement du treizième siècle; le nom qu’elle porte est une corruption de celui d’Aubert, abbé de Sainte-Geneviève, qui avait permis d’établir sur ce terrain des étaux de boucherie ; c'est sur cette place qu’Albert le Grand donnait ses leçons en plein air.

Maurel (passage).

Voie privée; nom de propriétaire.

Mirbel (rue de).

Gréée en 1859 sous le nom de rue de l’Abbé-de-l’Epée, dont elle forme un prolongement lointain, cette voie porte, depuis 1877, le

nom de Brisseau do Mirbel, botaniste, né en 1776, mort en 1854.

Monge (placel.

Formée en 1 859, elle a été ouverte au public en 1868 ; en 1875 on y a transféré une fontaine connue soua le nom de fontaine Childebert, qui avaitété construite en 1716 et s’élevait au coin de la rue des Ciseaux et de la rue Childebert.

Monge (rue).

Ouverte en 1859; porte, depuis le 2 mars 1864, le nom de Gaspard Monge, géomètre, l’un des fondateurs de l’Ecole polytechnique, né en 1746, mort en 1818.

Monge (square).

Créé sous le dernier Empire.

Montagne - Sainte - Geneviève (rue de la).

Cette rue, qui existait au treizième siècle, doit son nom à l’église Sainte-Geneviève, où elle conduisait, et à la colline qu’elle gravit; ce nom, du reste, a varié : la rue s’est appelée Sainte -Geneviève, Sainte-Geneviève-la-Grant, Sainte- Geneviève-du-Mont et aussi des Boucheries, à cause des étaux qui s'y étaient établis; sous la Révolution elle s’appela rue de la Montagne.

Montebello (quai de).

Créé en 1799 entre le pont de l’Archevêché et le pont au Double, il a été prolongé jusqu'au Petit- Pont en 1840.

Originairement quai delaBucherie. Un décret de 1811 lui donna sou nom actuel qu’il quitta sous la Restauration et reprit en 1843.

Jean Lannes, maréchal de France, duc de Montebello, a été tué à la bataille d’Essling, le 22 mai 1809; il avait quarante ans.

Mouffetard (rue).

C’était, au treizième siècle, un chemin traversant le territoire nommé Morts Cetardus ; sa dénomination primitive fut Mont-Cétard, dont le temps a fait Mouffetard ; elle s’est aussi nommée rue Saint- Marcel, Saint-Marceau, Vieille- Ville - Saint - Marceau , et enfin, mais seulement de la rue Croule-

barde à l’ancienne barrière, rue Gautier-Renaud.

Navarre (rue de).

Elle existait au milieu du seizième siècle et a fait partie de la rue Rollin ; elle doit son nom au voisinage de l’ancien collège de Navarre (aujourd’hui Ecole polytechnique) et l’a pris le l,r février 1877.

Nicole (impasse).

Cette voie, longue de 40 mècü'p tenue à frais communs par la Ville et les riverains (voir rue Nicole).

Nicole (rue).

Ouverte sur des terrains provenant de l’ancien couvent des carmélites, elle a reçu, en 1808, le nom de Pierre Nicole, théologien de Port-Royal, ne en 1625, mort en 1695.

Elle va maintenant en ligne droite de la rue du Val-de-ürâecau boulevard de Port-Royal; il existe un projet de prolongement entre les rues du Val-de-Grâce et Saint- Jacques.

Noyers (rue des).

Quoique absorbée parle boulevard Sainl-Germaiu, cette voie porte encore son vieux nom entre la rue J ean-de-Beauv&ifl et la ruo Thénard.

La partie comprise entre les rues de la Montagne-Sainte-Geneviève et Saint-Jacques avait été bâtie vers 1215 sur remplacement d'une allée de noyers qui séparait le clos Bruneau du clos de Garlande ; en 1348 elle se nommait rue Saint-Yves, en raison d'une chapelle Saint-Yves alors située au coin de la rue Saint- Jacques. G u il lot , dans son Dit det rues de Pons, désigne sous le nom de rue O Pain la partie comprise entre les rues Saint-Jacques et de la Harpe; en 1332 cette partie se nommait rue de la Fennerie; à la tin du quatorzième siècle c'était la rue aux Moines-de-Cernay ; elle devint plus tard la rue du Foin- Saint Jacques et fut réunie à la rue des Noyers eu 1851.

Observatoire (avenue de 1’), partie comprise entre la rue de 1 Abbé-de-l’Epée, le bou-

levard Saint-Michel et la rue d’Assas ; le surplus appartient aux sixième et quatorzième arrondissements.

Ouverte en 1866, sur le jardin du Luxembourg.

Ortolan (rue).

Ouverte par la ville de Paris en 1 84 » on arrâ é é e >tor&l da 18 avril 1890 lui a donné le nom du jurisconsulte français Joseph - Louis-Elzéar Ortolan, né en 1802, mort eu 1873*

Paillet (rue).

Faisait autrefois partie de la rue Malebrancbe; a pris, le l,r février 1877, le nom d’Alphonse-Gabriel- Victor Paillet, avocat, morten 1855 à l’âge de cinquante-neuf ans.

Pauthéon (place du).

Sa création remonte à l’année 1 770; elle s’est appelée place Sainte- Geneviève, et pendant la Révolution, place du Panthéon-Français.

Parcheminerie (rue de la).

Elle existait dès le treizième siècle et s'appelait rue des Ecrivaius; plus tard elle prit le nom de rue des Parcheminiers puis de la Parcheminerie, en raison de l’industrie qui s’y exerçait.

Pascal (rue), entre la rue Mouffetard et le boulevard de Port-Royal; l’autre partie est sur le territoire du treizième arrondissement.

Ouverte en 1827 sur une grande partie du terrain autrefois occupé parle couvent des Cordeliers, foudé au treizième siècle par Marguerite de Provence, veuve de saint Louis; elle porte le nom de Biaise Pascal, géomètre et philosophe, un des messieurs de Port' Royal, morten 1662 à l'âge de trente-neuf ans.

Patriarches (passage des).

Voie privée.

Patriarches (rue des).

Ouverte en 1930, dénommée en

Doit son nom au marché dont elle est voisine.

Pestalozzi (rue).

Ouverts en 1886; le nom qu’elle porte est celui <lu pédngogiste suisse Jean-Henri Pestalozzi, né en 1746, mort en 1827.

Petit-Moine (rue du).

Cette rue, dont une grande partie a été supprimée par la création de la rue Vésale, existait dès l’an 1540; elle doit sa dénomination à une enseigne.

Petit Pont ; appartient pour moitié au quatrième arrondissement.

C'est un des trois premiers ponts de Paris ; il a été reconstruit plusieurs fois, et en dernier lieu en

On l’a, dès son origine, nommé Petit-Pontparopposition au Grand- Pont, devenu le pont au Change.

Petit-Pont (place du).

Créée vers 1782, lors dcladémolition du Petit-Châtelet; elle esta la tète du Petit-Pont, d’où son nom.

Petit-Pont (rue du).

C’est une des plus anciennes voies du vieux Paris; elle portait déjà son nom actuel quand un arrêt du Conseil du roi, en date du 20 décembre 1687 , en ordonna l’élargissement.

Photographie (impasse de la).

Voie ouverte par la ville de Paris en 1859; son prolongement jusqu’à la rue de la Clef est projeté.

Pitié (rue de la).

Elle existait au dix -septième siècle, et s’appelait rue Jean-Mesnard ; on la trouve désignée un peu plus tard sous le nom de Jean- Molé, en 1650, et à cause d’une de ses maisons qu’on nommait la Grande-Fontaine, elle prit le nom de rue de la Fontaine. Un décret du 26 février 1867 lui a donné sa dénomination actuelle. Elle est voisine de l’hôpital de la Pitié.

Plantes (Jardin des).

Fondé en 1626 par Guy de la Brosse, il porta d’abord le nom de Jardin royal des Plantes médicinales, plus tard il devint Jardin du Roi, nom qui lui fut rendu sous la Restauration.

Poissy (rue de).

Ouverte en 1773, elle s’est d’abord appelée rue de Montigny, nom du trésorier de France qui avait réglé l’alignement des rues environnant le marché aux veaux. Sous Napoléon 1er; on lui donna sa dénomination actuelle parce que le commerce de la halle aux veaux était alimenté par les marchands de Poissy.

Poliveau (rue).

Etait créée au treizième siècle, et, voisine d’un lieu nommé le lieu des Cendres, elle s’appelait rue de la Cendrée ; au cours du siècle suivant, un sieur Livaut y construisit un petit pont sur la Bièvre, et la rue prit le nom de Pont-Livaut. En 1646, on la trouve indiquée sous le nom de rue des Carrières ; en 1700 on l’appelait rue ries Saussaies, en raison des saules qui bordaient le chemin qu'elle traversait; à la fin du dix-huitièmesiècle elle avait repris son vieux nom légèrement modifié: Ponl-Liveau était devenu Poliveau.

Avant 1836 cette voie se prolongeait jusqu’au quai d’Austerlitz; la construction de la gare d’Orléans en a fait disparaître une partie.

Pontoise (rue de).

Ouverte en 1774, elle s’appela d’abord rue de Sartine, nom du célèbre lieutenant général de police alors en fonctions; sous le règne de Napoléon Ier elle prit son appellation actuelle en considération de la bonne qualité des veaux fournis par cette ville et ses environs.

Port-Royal (boulevard de), côté pair; le côté impair appartient aux treizième et quatorzième arrondissements.

Ouvert en 1857 ; il est voisin de l’ancienne communauté de Port- Royal.

Postes (passage des).

Voie privée fermée par des grilles; elle a été créée sous Louis- Philippe, alors que la rue Lhomond se nommait rue des Postes.

Pot-de-Fer (rue du).

C’était la ruelle des Prêtres en 158 i la trouve désignée sous son nom actuel, qu’elle parait devoir à une enseigne; en 1603 on l'appelait indifféremment rue du Bon- Puits ou rue du Potde- 1 ■ ( Setle dernière appell ition

a prévalu, et l’on y ajouta longtemps les mots Saint-Marcel pour l-i . er de II rue •! i Pof-dd»

Fer-Saint-Sulpice.

Prê l r • • s - S a int-Sé vérin (rue des).

Au milieu du treiziéme siècle on désignait cette voie sous le nom de ruelle devnnt ou près Saint-Séverin ; en 1489 c'était la ruelle de 1 A 1

simplement ruelle au Prêtre ; plus tard les membres du cierge de Saint-Séverin étant venus l’habiter elle prit la dénomination qu elle porte encore.

Puits-de M'Ilermite (place du).

Précédemment place Sainte-Pélagie (voir rue du Puits-de-Hlermite, dont elle fait partie).

PuiU-de-riIermite (rue du).

Ouverte s*Ais le régne de François l'r sur le champ d'Albiac, elle s'appela d’abord rue Françoise ; en 1603 son nom s’était singulièrement allongé, elle était devenue rue m Françoise près le Puits de l’HermiU ibonUssint indil I elle prit, peu de temps après, la dénomination qu’elle a conservée.

BUt 1 1 doit au puits de t Hermite et au tanneur Adam l’Ermite qui y demeurait. •

Ratand (rue).

Voie privée ; porte le nom d’un ancien maire de l'arrondissement.

Rollin (rue).

Elle existait au seizième siècle et so nommait d'abord chemin du Moulin-à-vent, parce qu'elle conduisait à un moulin; un puits public qu’on y voyait en 1539 lui fit donner le nom de rue du Puits-defer; elle s'appela plus tard no du Clos-Tiron, puis rue des Morfondus; voisine de l'église Saint- Etienne-du-Mont, elle prit enfin le nom de rue Neove-Samt-Eliennedu Mont, qu'cllo a quitté le 27 fé-

vrier 1867 pour sa dénomination actll.-l!.-.

Charles Rollin, recteur de l’Université, auteur de plusieurs ouvrages classiques, habita cette rue et y mourut en 1741 à l’âge de quatrevingts ans.

Royer-Collard (impasse).

Existait en 1590 et portait le nom dr cul-de-sac de la Madeleine; elle devint plus tard 1 impasse Sainte-Catherine, puis l'impasse Saint-Dominique ; elle a pris sa dénomination actuelle le 26 février 1867 *voir rue Koyer-Collard.)

Royer-Collard (rue).

Ouverte en 1550 sur un clos de vignes appartenant aux dominicains (dits jacobin») elle ne fut entièrement construite qu'en 1586; elle reçut alors le m»m de rue Saint-Dominique, auquel on ajouta plus tard la qualification d’ Eu fer; une ordonnance royale du 18 juin 1846 lui a donné son nom actuel.

Pierre- Paul Royer-Collard, philosophe, homme politique, doyen de la Faculté des lettres de Paris, né en 1763, est mort en 1845 dans une maison de la rue d'Eufer visà-vis celle qui porte aujourd’hui son nom.

Saint-Bernard (quai).

C’était anciennement le vieux chemin d’ivry; il a été élargi une première fois en 1769, une seconde fois en 1839; postérieurement il a été bordé d’un parapet et planté d’arbres.

Il doit son nom à sa proximité du couvent des bernardins.

Saint-Étieone-du-Mont (rue).

En 1248, elle se nommait Virus Mmatterii et rue du Hootitr; en 1267, petite ruellette Sainte-Geneviève. Elle devint rue des Prétretde- Saint - Elienne-du-Mont quand les desservants de cette paroisse y demi or renl : n clorai

du 26 février 1867 lui a donné son nom actuel.

Saint-Germain (boulevard ), entre la rue des Fossés- Saint-Bernard et le boulevard Saint-Michel: le surplus appartient aux sixième et

septième arrondissements ; en celui-ci il a été ouvert en

Saint-Jacques (rue).

C'est une des plus vieilles voies de Paris. Au douzième siècle on la nommait Grand’rue-du- Petit- Pont; en ses diverses parties elle prit plus tard le9 noms suivants :

Grand'rue - Saint-Jacques-des-Prê»

cheurs, Grand’rue Saint-Etiennedes-Grè9, Grand’rue près Saint- Benoit - le - Beitournet, Grand’rue près du chevet de l’église Saint- Séverin, Grand’rue outre Petit- Pont, Grand’rue vers Saint-Mathelin, Grand’rue Saint-Benoit, et enfin Grand’rue Saint-Jacques, en raison de la chapelle Saint-Jacques où s’établirent, en 1218, les dominicains, frères prêcheurs (dits depuis jacobins). Le nom de Saint- Jacques a prévalu, mais en 1806 la voie ne le portait encore que jusqu’à la hauteur de la rue de9 Fossés-Saint-Jacques, où se trouvait autrefois cette porte de la ville construite 9ous Philippe-Auguste, qui fut démolie en 1684.

Saiut-Jean-de-Latran (rue).

Cette rue, qui existait au milieu du douzième siècle, et dont la suppression est projetée depuis 1852, doit son nom à l’hôpital Saint- Jean-de-Latran, dont elle était voisine.

Saint-J ulien-le-Pauvre (rue).

Vieux chemin du prieuré de Saint-Julien-le-Pauvre. Le 6 juillet 1 824-, le ministre de l’intérieur Corbière autorisa le préfet de la Seine à modifier le nom de cette rue et à la nommer simplement Saint- Julien, nom qu’elle portait encore en 1855. Depuis elle a repris sa dénomination primitive.

Saint-Marcel (boulevard), côté pair; le côté impair appartient au treizième arrondissement.

Ouvert en 1857, il traverse l’ancien quartier Saint-Marcel, qui devait son nom à une église.

Saint-Médard (rue).

Elle existait dès le commence-

ment du dix-septième siècle et s’appela d’abord rue d’Ablon, nom du territoire sur lequel elle avait été percée, et dont les vignes célèbres au temps de Philippe Ier appartenaient à l’abbaye de Sainte- Geneviève ; elle prit, à la fin du seizième siècle, le nom de rue Neuve-Saint-Médard, parce qu’elle aboutissait à la rue Gracieuse, qu’on nommait aussi rue Saint- Médard; cette dernière dénomination a été modifîée par un arrêté préfectoral du l#r février 1877.

Saint-Michel (boulevard), côté impair; le côté pair appartient au sixième arrondissement.

Ouvert en 1855 entre la place Saint-Michel et la rue de Médicis, en 1859 pour le surplus; son premier percement a absorbé une grande partie de la rue de la Harpe et la place Saint-Michel, qui était située entre les rues de la Harpe, Saint-Hyacinthe et d’Enfer.

Jusqu’au 26 février 1867, il a porté le nom de boulevard de Sébastopol (rive gauche).

Saint-Michel (place), côté impair; le côté pair appartient au sixième arrondissement.

Précédemment place du Pont- Saint-Michel ; eh 1809, alors étroite et bordée de constructions misérables, elle fut élargie en vertu d’une décision ministérielle signée Lucien Bonaparte ; elle a absorbé une petite ruelle qui descendait à la rivière et qu’on appelait la ruelle du Cagnard. Les ventes par autorité de justice se faisaient autrefois sur cette place.

Elle a reçu sa dénomination actuelle le 19 août 1864.

Suint-Michel (pont); fait partie des premier, quatrième, cinquième et sixième arrondissements.

Construit en 1378, il s’est d’abord appelé Petit-Pont, ensuite Petit- Pont-Neuf, puis Pont-Neuf; en 1424, il prit le nom qu’il porte encore, en raison de sa proximité de la chapelle Saint-Michel. Plusieurs

CINQUIÈME AKR0ND1SSEMENT.

fois réédifié; l’ouvrage actuel date de 1857.

Saint-Michel (quai).

La première pierre de ce quai a été posée le 4 août 1561, mais les travaux ne furent pa9 continués aloïs, car la construction en fut ordonnée de nouveau par un arrêt du Conseil daté du 25 avril 1767; Je bureau de la Ville lui donna alors le nom de quai Bignon; en 1811, Napoléon le fit appeler quai Montebello; le 20 août 1816 il prit le nom qu'il porte.

Saint-Séveriu (rue), partie comprise entre la rue Saint- Jacques et le boulevard Saint- Michel ; h* surplus appartient au sixième arronduseement et n’a été ouvert qu’en 1855.

Dans le cinquième arrondissement cVst q ne des plus vieilles voies parisiennes; elle doit son nom à l’église Saint-Séverin dont elle longe le côté nord.

Saint-Victor (rue).

Elle existait dès le onzième siècle et doit son nom à l’abbaye de Saint- Victor fondée en ce temps et dont elle était voisine. C’e9t depuis 1760 seulement qu’elle porte une dénomination unique dans toute son étendue ; avant cette époque la partie comprise entre les rues de9 Fossé9-Saint-Victor et Saint-Bernard et les rues Copeau (Lacépède) et de Seine (Cuvier) était désignée sous le nom de faubourg Saint- Victor et aussi parfois sous celui de rue du Jardin-du-Roi.

Sainte-Geneviève (place).

Créée vers 1770; s’e9t appelée carré Sainte-Geneviève.

Elle est située devant l'église Saint-Elienne-du-Montoùl’on conserve la châsse de 9ainte Geneviève, patronne de Paris.

Salembière guipasse).

Cette voie, fermée par une grille à son entrée, porte le nom corrompu d’un particulier qui l’habitait au treizième siècle : Saille en

Bien.

Santeuil (rue).

Ouverte en 1863; a pris en 1867

le nom du poète latin chanoine de Saint-Victor, Jean-Baptiste Santeuil, né en 1630, mort en 1697.

Scipion (rue et place).

Où se trouve aujourd’hui la boulangerie des hôpitaux, Scipion Sardini, gentilhomme italien, avait fait bâtir un hôtel au seizième siècle; la voie publique prit alors son nom; plu9 tard on l’appela rue de la Barre, parce qu’une barrière y avait été placée; en 1806 elle a repris sa dénomination primitive.

Le sol de la place est la propriété de l’Assistance publique.

Sorbonne (passage de la).

Voie privée; construit en 1853.

Sorbonne (place de la).

Située devant la Sorbonne, collège fondé par Robert de Sorbon au treizième siècle, elle a été construite en 1639. En 1793 elle reçut le nom de Chalier, révolutionnaire décapité à Lyon.

La partie comprise entre la rue Champollion et le boulevard Saint- Michel a été ouverte en 1855.

Sorbonne (rue de la).

Presque entièrement construite dès 1250, elle s’est appelée rue des Portes et des Deux-Portes ; vers 1283 elle dut prendre son nom actuel. Guillot, qui écrivit son Dit des rues de Paris à la fin du treizième siècle, la nomme As hoirs de Sabonne (aux héritiers de Robert de Sorbonne).

Entre la rue Du Sommerard et la rue des Ecoles, elle a été ouverte en 1852.

Soufflot(rue).

La partie comprise entre la place du Panthéon et la rue Saint-Jacques a été ouverte vers 1760 ; sur le plan de Verniquet (1796), elle est nommée rue du Panthéon-Français. En 1807 elle a reçu le nom de Jacques-Germain Soufflot, architecte du Panthéon, né en 1713, mort en 1780.

Le surplus, entre la rue Saint- Jacques et le jardin du Luxembourg, a été créé en vertu d’une ordonnance royale du 9 août 1826.

Sully (ponts de); une partie

du deuxième pont seulement appartient à cet arrondissement; l’autre partie et le premier pont sont sur le territoire du quatrième.

Ces ponts ont été construits en

Thénard (rue).

Ouverte en 1855, dénommée par décret du 28 août 1858.

Le baron Louis-Jacques Thénard, chimiste, professeur au Collège de France, était né en 1777 ; il est mort en 1857.

Tliouin (rue).

Ouverte en 1685 sur l'emplacement de9 fossés qui entouraient l’enceinte de Philippe-Auguste, elle a porté d’abord, entre les rues Clopin et Descartes, le nom de rue des Prêtres-de-la-Doctrine-chrétienne, la maison de ces pères étant depuis 1627 à l’extrémité de cette rue, près la rue Neuve- Saint- Etienne. En 1793 elle prit le nom de rue Loustalot, jurisconsulte, collaborateur aux Révolutions de Paris; la partie comprise entre les rues Mouffetard et de l’Estrapade s’appelait rue de Fourcy quand un décret du 2 octobre 1865 la réunit à la rue des Fossés-Saint-Victor et donna à la voie entière le nom de rue Thouin.

André Thouin, botaniste, professeur au Muséum d’histoire naturelle, est mort en 1823, à l’âge de soixante-dix-huit ans.

Toullier (rue).

Faisait précédemment partie de la rue Neuve-des-Poirées ; a été ouverte en 1827 entre la rue Cujas et la rue Soufûot; porte depuis le 24 août 1864 le nom de Toullier (Charles- Bonaventure-Marie), jurisconsulte, né en 1752, mort en 1835.

Touraine (rue de).

Voie située dans la halle aux vins.

Tournefort (rue).

Précédemment rue Neuve-Sainte- Geneviève; elle a pris, en 1864, le nom du botaniste Joseph de Tournefort, né en 1656, mort en 1708.

Tournelle (pont de la) ; appar-

tient pour moitié au quatrième arrondissement.

Construit en 1614, il fut, de cette époque à l’année 1656, plusieurs fois détruit et réédifié; il a subi, en 1846-1847, une réfection complète et a, en même temps, été élargi.

Il doit son nom à la tournelle dépendant de l'enceinte de Philippe-Auguste, qui se trouvait en cet endroit.

Tournelle (quai de la).

Ce quai existait dès la fin du quatorzième siècle et s’appelait rue Saint-Bernard ; le mur a été construit vers 1554; en 1750 il prit le nom qu’il porte encore. La partie comprise entre la rue de Pontoise et la rue de Bièvre est sur le plan de Verniquet (1796); appelée quai des Mariniones, du nom d’un couvent fondé en 1636 par Mlle Biosset, et qui, réuni à une maison du même genre créée par Mme de Marimion, vint en 1691 s’installer r*ue de la Tournelle.

Trois-Portes (rue des).

Tracée en 1202 sur le clos Mauvoisin; elle n’avait alors que trois maisons, d’où son nom.

Ulm (rue d’).

Ouverte en 1807, elle a reçu sa dénomination en souvenir de la capitulation d’Ulm (17 octobre 1805),

Ursulines (rue des).

Traverse l’emplacement de l’ancien couvent des ursulines et a absorbé l’impasse qui y conduisait.

La partie comprise entre les rues d’Ulm et Gay-Lussac a reçu, en 1883, le nom de Louis-Thuillier.

Val-de-Grâce (rue du).

Ouverte à la fin du siècle dernier sur les terrains du couvent des carmélites et des chartreux; elle ne déboucha rue Saint-Jacques qu’en 1811, quand le gouvernement eut fait acquisition d’une propriété appartenant aux héritiers Langlois.

Elle s’ouvre en face de l’église du Val-de-Grâce, d’où son nom.

Valence (rue de).

C’est le passage de Valence converti en rue en vertu d'une ordonnance royale du 15 janvier 1844.

Le passage tirait son norn d'un hôtel de Valence situé rue Mouffetard.

Valette (rue).

Elle portait, dès le onzième siècle, le nom de rue des Sept-Voies et l'a conservé jusqu'au 16 août

Voisine de 1 Ecole de droit, elle a reçu alors le nom du jurisconsulte Valette (1805-1878).

Valhuhert (place), côté pair; le côté impair appartient au treiz l’iiK* ai i . ■ 1 1 ■ 1 1 — in *• n t.

Créée en (806, elle a immédiatement reçu le nom du général de division Jean-Marie-Mellon Hoger dît Valhuhert tué à la bataille d'Austerlitz, à l'àge de quarante et un ans (2 décembre 1805).

Vauquelin (rue).

Son ouverture a été décrétée en 1850 ; elle a reçu, le 2 mars 1864, le nom du chimiste frenç üi Luuis- Nicolas Vauquelin, né en 1763, mort en 1829.

Vesale (rue).

C’est une partie de la rue du Petit-Moine, qui a reçu ce nom en 1<67.

André Vesale, célèbre anatomiste belge, naquit en 1514 et mourut en

Victor-Cousin (rue).

La partie comprise entre la place

de la Sorbonne et la rue des Gré»

existait au douzième siècle et prit en 1269 le nom de rue de Cluny (Guillot dans son Dit des rues de Dans l'appelle ru« à l'abbé de Cluny). Sa prolongation jusqu’à la rue Soufflot, décidée dès le 24 frimaire an XIII (15 décembre 1804), ordoni I en août 1816, n’a

été exécutée qu’en 1849.

Elle porte maintenant le nom de Victor Cousin, philosophe et historien, né en 1792, mort en 1867.

Zacharie (rue).

Une décision ministérielle du 9 avril 1851 a réuni les rues des Trois-Chandeliers et Zacharie sous ce dernier nom.

La rue des Trois-Chandeliers existait dès le milieu du q zième siècle; c’était, de la rue de la Huchette à la rivière, une descente qu'on appelait ticles, parce qu à son extrémité se trouvaient des bouticles (bateaux où l'on conservait du poisson). Plus tard, une enseigne lui lit pu nom de rue des Trois-Chandeliers; en 1611, elle fut fermée par ordre du prévôt des marchands pour éviter les accidents fréquents dont elle était le théâtre.

La rue Zacharie e9t une des plus vieilles de Paris ; son vrai nom est Sacalie, elle le tient d’une maison qui s'appelait ainsi. Du treiziéme au dix - septième siecle ce nom a successivement été écrit Saqualie, Sachalie, Sac-Alie. Sac-Calie, Sacà-Lit, Sacalis. En 1 636. «.n la trouve enfin désignée sous la dénomination qu’elle a conservée.

LES INSCRIPTIONS PARISIENNES

DANS LE CINQUIÈME ARRONDISSÇMENT

Le Comité des inscriptions parisiennes a été institué par un arrêté préfectoral signé llérold et daté du 10 mars 1879. Depuis cette époque, les plaques commémoratives, dont la pose était, à peu d’exceptions près, abandonnée à l’initiative privée, se sont multipliées dans une assez grande proportion; il est intéressant d’en dresser la liste.

Nous ferons observer que les inscriptions placées par les soins du Comité sont uniformément gravées en lettres rouges sur des tables de marbre blanc; elles seront même prochainement frappées d’un monogramme qui assurera, en quelque sorte, leur caractère officiel. Ces inscriptions sont indiquées ici par un astérisque \

* Cardinal-Lemoine (me du), n° AO. C'était ici l’hôtel habité

par Charles Lebrun, premier peintre du roi Louis XIY, l’un des chefs de l’École française, le décorateur de l’hôtel Lambert, né en 1619, mort en 1690.

* Descartes (rue), n° 50. L’enceinte de Philippe-Auguste pas-

sait à cet endroit, où s’ouvrait aussi la porte Saint-Marcel dont le plan est reproduit sur l’inscription.

* Écoles (rue des), n° 2. Cette maison occupe l’emplacement

où, dans l’enceinte de Philippe -Auguste, se trouvait la porte Saint-Victor.

* Noyers (rue des), n° 33. C’est la maison où est né Alfred de

Musset, le 11 décembre 1810.

PROMENADES DANS PARIS

* Petit-Pont (place du), n°2. A cet endroit s’élevait la tour de

Bois, qui, en 880, lorsque les Normands assiégèrent Paris, lut vaillamment défendue par les douze héros parisiens : Ermanfroi, Hervé, Herland, Ouacre, Hervi, Arnaud, Seuil, Jobert, Hardré, Guy, Aimard et Gossoin.

* Rollin (rue), n° 2. Cette maison s’élève sur remplacement

de celle où mourut, le 19 août 1662, Biaise Pascal, géomètre, philosophe, écrivain, auteur des Pensées , né à Clermont-Ferrand le 19 juin 1623.

* Saint-Jacques (rue). A l’angle de la rue Soufllot, on voit

le plan (h* la porte Saint-Jacques, telle qu’elle lit partie de l’enceinte de Philippe-Auguste.

* Sain t-Jan/ues (rue), n° 2(8. L’inscription rappelle que, dans

cetle maison, Jean de Meung acheva, sur l’ordre de Philippe-Auguste, un des plus anciens monuments de notre littérature, le Roman de la Rose, que Guillaume de Lorris avait commencé. Jean, né à Meung-sur-Loire vers 1280, est mort à Paris vers 1315.

Souf/lot (rue), n° 20. Là fut, au quatorzième siècle, le Parlouer aux bourgeois, transféré en 1357 dans la maison aux Piliers, place de Grève.

LES

ÉTAPES D’UN TOURISTE

EN FRANGE

PARIS

ALEXIS MARTIN

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