‹ Paris, promenades dans les vingt arrondissements (volume 2)Chapitre 53 sur 56 · DES RUES, PASSAGES, PLACES, BOULEVARDS, ETC- DU SIXIÈME ARRONDISSEMENT · texte numérisé non relu

DES RUES, PASSAGES, PLACES, BOULEVARDS, ETC- DU SIXIÈME ARRONDISSEMENT

Abbaye (passage de F).

Cette voie privée a été ouverte en 1841, sur la propriété d'un nommé Mathias; toute voisine alors de la prison de l’Abbaye, elle en prit le nom.

Abbaye (rue de F).

Percée sous le premier Empire sur les terrains de l’abbaye de Suint- Germain des Prés, elle s’appela originairement et pendant peu de temps sans doute, rue de la Paix; en 1809, elle portait le nom de rue Neuve-de-l’Abbaye; en 1815, elle prenait la dénomination qu’elle a conservée jusqu’à nos jours.

Abbé-Grégoire (rue de F).

Ouverte en 1644 par un épicier nommé Le Jai, sur un terrain que l’abbaye de Saint-Germain lui donna à bail, à cens et à rente, elle s’appela d’abord rue Saint-Maur, nom d’un des plus célèbres reliieux de l’ordre de Saint-Benoît ont les moines de Saint-Germain faisaient partie ; mais cette dénomination ne s’appliqua qu’à la partie comprise entre la rue de Sèvres et la rue du Cherche*Midi :

le surplus est indiqué sous le nom de passage du Manège, sur des plans de 1846. Elle prit, plus tard, le nom de rue des Missions dans toute son étendue ; un arrêté préfectoral du 4 novembre 1880 lui donna celui de l’abbé Grégoire, député aux états généraux de 1789, évêque constitutionnel de Blois, mort en 1831, à l’âge de quatrevingt-un ans.

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Aucienne-Comédie (rue de F).

Créée en 1502 et alignée en 1560, elle est située sur l’emplacement de l’enceinte de Philippe-Auguste; elle porta d’abord le nom de rue desFossés-Saint-Germain-des-Prés.

En 1688, les comédiens français achetèrent le jeu de paume de l’Etoile, situé dans cette rue, et y établirent leur théâtre qui y resta jusqu’en 1770; pendant ce temps, elle fut désignée sous le nom de rue de la Comédie, mais ne nous paraît pas l’avoir porté officiellement; en 1834, elle reçut sa dénomination actuelle.

Antoine-Dubois (rue).

Ouverte en 1672, elle s’appela d’abord rue de l’Observance, parce que l’église de l’Etroite-Observance (Cordeliers) y avait son portail. Voisine de la maison où Marat demeurait, elle reçut, le 25 juillet 1793, le nom de place de l’Ami-du- Peuple; en 1796, elle fut appelée place de la Santé, mais ne tarda pas à reprendre son premier nom.

Le 14 juin 1851, un décret signé Louis Bonaparte lui donna sa dénomination actuelle.

Antoine Dubois, célèbre chirurgien, né en 1756, est mort en 1837.

Arts (pont des), appartient pour moitié au premier arrondissement.

Construit en 1802-1803 sous la direction de l’ingénieur Dumoutier, il a reçu le nom que portait alors le palais du Louvre. Sous le pre-

mier Empire, il était garni d’arbres en caisses.

Assas (rue d*).

Précédemment rue d'A9sas entre la rue du Cherche-Midi et la me de VlOgirtrd, et rue de l’Ouest entre c* tte dernière et le carrefour de l'Observatoire.

La première partie, commencée en 17y6, est située sur l'emplacement des couvents des Carmes et du Cherche-Midi; la seconde, ouverte à la même époque, passe sur les terrains de l'endos des Chartreux et s’est d’abord appelée rue du Couchant. En 1H03, elle n'allait encore que jusqu'à la rue Madame ; son percement fut achevé peu après.

Un arrêté préfectoral du 2 avril t sôS a réuni l.-i

dénomination que la première portait.

Le chevalier Nicolas d'Assas, capitaine au régiment d'Auvergne, mourut héroïquement, on le sait,

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lie, le 15 octobre 176U.

Auguste-Comte (rue).

Ouverte en 1866, un arrêté du 10 novembre 1873 lui a donné le nom de rue de l’Abbé-de-l’Kpée.

Un décret du 3 décembre 1885 en a fait la rue Auguste-Comte, en souvenir du philosophe et mtiMknà»

D Dé DO 1701 1 1

Bagoeux (rue île).

Créée vers 1530, elle doit le nom qu'elle porte à Pierre de Bagoeulx, propriétaire des terrains sur lesquels elle est construite.

Barra (rue).

Cette voie a été ouverte eu 1800, sur les terrains do l'enclos des Chartreux, par un certain Lelièvre, apothicaire du roi, qui lui donna le prénom do sa femme et ronpolo alors passage Laurctte .cn 1848, elle rit le nom do Carnot, général et omme d'Etat, crand-pére du président de la République, mort en 1823. L’arrêté du 4 novembre 1880, qui convertissait l'avenue d’Essling en avenue Carnot, fit de la rue Carnot la rue Barra

Ce nom est celui du jeune tambour, Joseph Barra, fusillé par les Yendéeos eu 1793.

Beaux-Arts (rue des).

Voie privée, ouverte eu 1825 par M. Destroyes, propriétaire de l'ancien hôtel de la Rochefoucauld, qui négligeadc demander l’autorisation de la créer et lui donna le nom qu'elle porte en raison de sou débouché en face de l'Ecole des beauxarts. L’administration ne voulut point la recevoir au nombre des voies publiques, et ordonna qu’elle fût fermée par des grilles. Elfe prit le nom de passage des Beaux-Arts quelle a longtemps porté.

Bérite (rue).

Ouverte en 1804, dénommée eu 1867 ; son nom est celui d'une ville de Phénicie, siège d’un évêché i* partions ; elle le doit au voisinage du séminaire des Missions étrangères.

Bernard-Palissy (rue).

Précédemment petite rue Taraone; ainsi aue la rue Taraune, absorbée par le boulevard Saiot- Germain, elle devait son nom, un peu modiQé, & Jean et Christophe de Tarenoes qui, au quinzième

sons. Aboutissant rue du Dragon, vis-à-vis de la maison que Bernard Palissy a habitée, elle a reçu son nom le 24 août 1864.

Le célèbre potier, né en 1510, est mort en 1589.

Bouaparte (rue).

Précédemment rue des Petits- Augustins entre le quai Malaquais et la rue Jacob, rue et place Saint- Germain- des- Prés entre la rue Jacob et la place Sainl-Germaiudes-Prés, rue du Pot-de-Fer entre la rue Saint-Sulpice et la rue de Vaugirard.

Sa première partie a été construite au commencement du dixseptième siècle, sur un terrain compris dans le Petit- Pré-aux- Clercs ; elle longeait le canal qu'on nommait Petite Seine et s'appela d'abord rue de Petite-Seine ; les auguslins réformés ou petits- augustins s'y établirent en 1615 et la voie prit leur nom. L'étymologie de la seconde partie n'a pas besoin d’ètre expliquée. Quant à la troisième. qui existait dès la fin du quinzième siècle, elle s'appelait en

dernier lieu rue du Pot-de-Fer (nom qu’elle devait à une enseigne); mais elle avait antérieurement porté diverses dénominations ; ruelle tendant à la rue du Colombier àVignerei (enclos qui depuis a fait partie du jardin du Luxembourg), ruelle Saint-Sulpice. En 1523, elle portait le nom d’un propriétaire, Henri Duverger ; plus tard, elle devint rue des Jardins-près-Saint- Sulpice, puis rue du Verger-des- Jésuites, ces pères ayant bâti leur maison professe en cette rue vers l’an 1010.

Sous le premier Empire, elle a reçu dans sa première partie le nom de rue Bonaparte, qu’elle a quitté sous la Restauration pour reprendre sa dénomination première. Un arrêté préfectoral du 12 août 1852 lui a donné un nom unique dans toute son étendue.

Bourbon-le-Cliâteau (rue de).

Elle doit le nom qu’elle portait dès 1652 au cardinal de Bourbon, abbé de Saint-Germain des Prés, constructeur du palais abbatial, dont elle est voisine; de 1 793 à 1806, elle s’est appelée rue de la Chaumière, et, de 1806 à 1814, rue de l'Abbaye; en cette dernière année, elle reprit son ancienne dénomination.

Bréa (rue).

Ouverte en 1850, elle a reçu le nom du général de brigade Jean- Baptiste-Fidèle Bréa, né en 1790, fusillé pendant les journées de juin 1848.

Buci (carrefour de).

En 1350, Simon de Buci acheta la porte Saint-Germain, qui se trouvait en ce lieu, et lui donna le nom que le carrefour et la rue voisine ont conservé.

Buci (rue de).

Sa construction, commencée en 1351, ne fut pas activement poursuivie, car on y comptait seulement dix maisons en 1388; on l’appelait alors rue qui tend du Pilori à la porte de Buci; ce pilori, placé au carrefour de Buci, appartenait , à l’abbaye de Saint-Germain des Prés.

On commença à paver cette voie en 1555.

Canettes (rue des).

Cette voie s’appelait, en 1630, rue Saint-Sulpice et rue Neuve-Saint- Sulpiee en 1651. Sa dénomination actuelle lui vient d’une enseigne.

Canivet (rue du).

Existait au milieu du seizième siècle; on suppose que le nom qu’elle porte est une corruption de celui de son premier propriétaire, Jean Caminet; une autre opinion prétend qu’elle le doit à une enseigne représentant un canivet (petit canif).

Cardinale (rue).

Le cardinal de Furstenberg aliéna, en 1699, une partie de terrain dépendant du palais abbatial, et, deux ans après, la rue était ouverte sous son nomactuel; de 1806 à 1814, elle s’est appelée rue de Guntzbourg, en mémoire du combat du 9 octobre 1805 où les Français battirent les Autrichiens.

Casimir-Delavigne (rue).

Percée en 1782 sur une partie de l’emplacement du jardin de l’hôtel de Condé, elle s’est, jusqu’au 24 août 1864, appelée rue Voltaire; à celte époque, à cause de son voisinage du théâtre de l’Odéon où il avait remporté ses premiers succès, elle prit le nom de Casimir Delavigne, auteur dramatique, né en 1792, mort en 1843.

Cassette (rue).

Au milieu du seizième siècle, elle s’appelait rue de Cassel, nom d’un hôtel qui s'y trouvait ; sa dénomination n’a pas changé, mais s’est modifiée avec le temps.

Chartreux (rue des).

Ouverte en 1866 sur remplacement de l’ancien couveDt des chartreux.

Cherche-Midi (rue du), entre le carrefour de la Croix Rouge et le boulevard du Montparnasse ; tout le surplus appartient au quinzième arrondissement.

Une décision ministérielle du 5 juin 1832 a réuni sous cette dénomination unique trois voies qui se

3rt

faisaient suite. La première était la rue du Chercbe-Midi ; elle existait au seizième siècle, allait du carrefour de la Croix-Rouge à la rue du Regard et devait, dit-on, sou nom à un cadran près duquel on avait peint des gens qui cherchaient midi a quatorze lieu -es; la seconde partie, comprise entre les rues du Regard et Saint-Romain, s'appelait rue des Vieilles-Tuileries en raison de son voisinage avec plusieurs tuileries ; la rue du Pelit-Vaugirard, qui venait ensuite, devait son nom à oe ou VI 1« so dirigeait vers le village de Vaugirard.et l'adjectif petit servait a la distinguer de In rue do Vaugirard quelle rejoignait.

Faisons observer que ce nom de Ghareha-lfl idl •'< ut im-

posé, que le prieuré de Notre-Dame de Consolation, établi en 1634 dans la première partie de celte voie, u 'était connu que sous cette dénomination.

Chevreuse (rue üe).

C’était, fort anciennement et en i soe ira, < n s u min qui limitait le fief de Samt-Germain des Prés et se dirigeait vers les villages de Vanves et d lssy ; on peut consi-

com-nt du chemin de Chevreuse, d'où son nom que lui donne déjà le pian de Verniquel en 1796.

Christine (rue .

Elle a été bâtie vers 1606 à l'époque de la naissance do Christine di France, sec.

Henri 1 V et de Marie do Médicis, et a conservé le nom de cetto princesse, qui épousa, en 1619, Victor- Amedée, duc de Savoie, et mourut en 1663.

Cicé (rue de).

Cette voie, qui n'aura que 65 mètres de longueur, n'est pas encoro entièrement exécutée Commencée vers 1864, elle a reçu, eu 1677 et à cause de son voisinage avec l'église Notre-Dame des Champs, le nom de Ciré Jérôme- Marie-Champion de), évêque de Rodez, archevêque de Bordeaux, député aux états généraux de 178°, mort archevêque d'Aix en 1810, à l'Age de soixantequinze an«.

Ciseaux (rue des).

Elle existait au quinzième siècle; d’anciens titres la désignent sous le nom de rue des Fossé- Sàint-Germain ; depuis 1636, sa dénomination n’a pas varié. Elle la doit, selon certains auteurs, à l’hôtel des Ciseaux qui y était construit; selon d’autres, aux Ciseaux d’or, enseigne d’un coutelier ou d’un tailleur.

Une peli'e partie de la rue d’Erfurth, supprimée en 1866, a été ajoutée à l'ancienne rue des Ciseaux.

Clémeut (rue).

Ouverte en 1817, elle porte le nom du bénédictin historien dom François Clément, né eu t"ii, mort en 1793.

Coôtlogon (rue).

Précédemment impasse d'Assas (voir rue d’Assas), elle a reçu, en 1 669, le nom du marquis Alain- Emmanuel de CoètJogon, viceamiral, maréchal de France, né en 1646, mort en 1730.

Commerce - Saint- Audré (cour du).

Voie privée, créée en 1776 sur l’emplacement d’un jeu de paume ; précédemment cour du Commerce comprise dans le passage du Commerce-Saint-André. Dauton y demeurait -j i ind il (ut arrêté le 31 mars 1794.

Commerce-Saiut-Audré (passage du).

Voie privée, ouverte en 1776 en bordure de l'enceinte de Philippe- Auguste; doit son nom aux boutiques dont il était bordé. Son débouché dans la rue Saint-Andrédes-Arts n'a été formé qu'au mois de juin 1823.

Coudé (rue de).

Elle a été ouverte vers l’an 1500 sur le clos Brum-au et en a d'abord porté leoom; en 1510, on l'appelait rue Neuve; un peu plus tard, rue Neuve -de-la-Foire. et enfin rue Neuve - Saint- Lambert. En 1612, Henri de Bourbon, prince de Condé, v acheta un hôtel oruinairement bAti pour Antoine de C'Tbie et qu'avait habité le maréchal de Retz.

La rue prit alors le nom qu’elle porte encore et qu’elle a quitté seulement de 1792 à 1801 pour s’appeler rue de l'Egalité.

Conti (impasse de).

Formée en 1771 lors de la construction de l’hôtel des Monnaies, elle s’est appelée impasse de la Monnaie.

Sa suppression a été décidée par un décret du 28 juillet 186G (voir quai de Conti).

Coati (quai de).

Il a été construit en vertu de décisions du bureau de la ville, en date des 5 novembre 1655 et 10 juillet 1662, et s’est d’abord nommé quai de Nesle en raison de l’hôtel de Nesle qui en occupait autrefois toute la largeur ; il s’appela ensuite quai de Guénégaud (voir cette rue), quai desQuatre-Nations, puis enfin quai de Conti parce que l’on y voyait la principale entrée de l’hôtel de ce nom. En 1792, il prit, pour ne le porter que pendant quelques années, le nom de quai de l’Egalité.

Bonaparte, officier d’artillerie, a demeuré dans la maison qui porte le numéro 5. Une inscription en lettres d’or rappelant le fait avait été placée sur cette façade pendant le dernier Empire; elle a été enlevée en 1870.

Corneille (rue).

Ouverte en vertu de lettres patentes du 10 août 1779, sur l’emplacement de l’hôtel de Condé et alors qu'on construisait le théâtre de l’Odéon destiné à recevoir la Comédie française, elle a pris le nom de notre grand poète tragique.

Pierre Corneille, né à Rouen le G juin 1606, est mort à Paris, rue d’Argenteuil, le 1er octobre 1684.

Crébillon (rue).

Créée en même temps que la rue Corneille, elle a reçu le nom de Crébillon (Prosper Jolyotde), poète dramatique, auteur de Rhadamiste etZénobie, né en 1 674, mort en 1762.

Croix-Rouge (carrefour de la).

C’était, au quinzième siècle, le carrefour de la Maladrerie, en raison de plusieurs granges bâties

au coin de la rue du Four et où on logeait les pauvres atteints de maladies contagieuses ; une croix peinte en rouge lui fit donner plus tard le nom qu’il porte encore et que, sous la Révolution, il échangea pour celui de carrefour du Bonnet- Rouge.

Dames (villa des).

Voie privée.

Danton (rue).

Ouverte en 1888, voisine du lieu qu’habita Danton, elle a reçu son nom en vertu d’un décret du 30 avril 1890.

Le célèbre tribun Georges-Jacques Danton est mort sur l’échafaud en 1794 ; il avait trente-cinq ans.

Dauphine (passage).

Voie privée, ouverte en 1825 (voir rue Dauphine).

Dauphine (rue).

Créée en 1G07 par une compagnie dont Nicolas Carrel était le chef, elle a été ainsi nommée en l’honneur du dauphin, fils de Henri IV (depuis Louis XIII), alors âgé de six ans.

Sous la Révolution, elle a reçu le nom de rue de Thionville en même temps que la rue de Bourbon a pris celui de rue de Lille, pour donner, dit l’arrêté du 27 octobre 1792, «un témoignage éternel de reconnaissance aux villes qui ont été le boulevard de la liberté». Elle reprit son ancien nom en 1814.

La porte Dauphine était située à l’extrémité de cette rue ; elle a subsisté jusqu’en 1673.

Deux-Anges (impasse des).

C’est une partie de la rue du même nom que supprima une ordonnance royale du 5 août 1839.

Elle existait au dix-septième siècle et tient son nom de deux statues d’anges qui en ornaient l’entrée.

Dragon (cour du).

Voie privée, ouverte au milieu du dix-huitième siècle; elle doit son nom au dragon sculpté audessus de sa porte principale.

Dragon (rue du).

Elle portait, au quinzième siècle, le nom de rue du Sépulcre, parce

queleachanoines du Saint-Sépulcre étaient logés dans une de ses maisons; elle prit, en 1808, sa dénomination actuelle et la doit à la cour du Dragon qui y débouche.

Duguay-Trouin (rue).

Ouverte en 1790 sur des terrains que Monsieur, comte de Provence (depu is Louis X VU 1), avait distraits du jardin du Luxembourg et vendus, elle a reçu le nom de René du Gué Trou in, dit Duguay-Trouin, lieutenant général des armées navales, né en 1673, mort en 1736.

Dupiu (rue).

Cette rue existait dès l'an 1625; elle s'est d'abord appelée petite rue du Barc et rue du Petit-Bac ; la première dénomination s'explique peu, la seconde secomprend ; cette voie faisait alors è peu près suite à la rue du Bac; plus tard, en raison d’une enseigne sans doute, on U nomma ma au Baril-Neuf. Bile avait repris son nom original quand uu décret du 24 août 1864 lui donna sa dénomination actuelle.

Dupin, avocat, homme politique, père des trois Dupin, né en 1758, morten 1843, a laissé une mémoire sans tache; néanmoins il parait que c’est celle de son üls, André-Marie- Jean - Jacques . président de la Chambre des députés au 2 décem- 1 * r «• , « ; « : i- .:«• ; ■ ' <1.- 1 " . a \ ..uiu

honorer.

Dupuytreu (rue).

A été ouverte à la fin du dixsepti'-me siècle et s'est d'abord appelée rue de Touraine, en raison de l'hôtel de Tours qui était situé dans la rue du Paon (aujourd'hui rue Larrey), dont la voie qui nous occupe formait la prolongation ; plus tard on ajouta À ce nom la qualification de Saint- Germain, pour la distinguer de la rue de Touraine au Marais. Le plan de Lacaille (1714) lui donne le nom de rue Neuvc-de- Turenne.

Parun decret du 9 avril 1851, elle a reçu sa dénomination nouvelle à cause du voisinage de l’Ecole de médecine, et en mémoire du célèbre chirurgien Dupuytrcn, né en 1777, mort eu 1835.

Échaudé (rue de T).

C'était, en 1388, le chemin sur le fossé de l’Abbaye; en 1541, on la désignait sous le nom de ruelle qui va du guichet de l’Abbaye a la rue de Seine; en 1549, sous celui de ruelle qui descend de l'Abbaye à la rue de Seine; elle prit ensuite le nom de cul-de-sac du Guichet, et enfin celui au'elie porte encore, parce qu'elle bordait un îlot triangulaire, dont la forme rappelait celle d'un échaudé.

La dénomination de la rue de J’Echaudé au Marais, maintenant comprise dans la rue Debelleyme, avait une origine identique.

École-de-Médeciue (place de 1*).

Comprise dans la rue du même nom et située devant l'Ecole de médecine. Elle a été formée au commencement de ce siècle, lors de la démolition d'une partie de l'église du couvent des Cordeliers; elle a'est, en 1793, après la mort de Marat, appelée place de l'Amidu-Peuple.

École-de-Médecine (rue de T).

C’était, en 1300, pour la partie comprise entre la rue de la Harpe et le carrefour de l'Odéon, la rue des Cordèles (Cordeliers) : le couvent de ces religieux étant situé dans cette rue; en 1304 elle portait le nom de rue Saint-Cime et Saint- Damien, en raison de I église placée sous ce vocable, qui s’élevait à son extrémité, au coin de la rue de la Harpe; plus tard, et jusqu'en 1672, on la désigna sous le nom de rue Saint-Germain, parce qu'elle conduisait à la porto Saint-Germniu ; cette porte, qni faisait partie de l'enceinte de Philippe-Auguste, était située uu peu au-dessus de la rue Larrey; eu 1672, elle prit le nom de rue des Cordeliers (à cause du couvent) et le conserva jusqu’en 1790; à cette époque, elle devint rue de l'Ecole-de-.Médecine, mais Marat, qui l'habitait, ayant été assassiné le 13 juillet 1793, elle prit la dénomination de rue de l’Amidu-Peuple, qu’elle Quitta en 1796 pour celui de rue de l’Ecole-de- Saoté. Peu de temps après le nom de rue de TEcole-de-Medecine lui fut rendu.

La partie comprise entre le carrefour de l’Odéon et la rue de Buci, actuellement absorbée par le boulevard Saint-Germain, s’appelait rue des Boucheries, en raison des étaux de bouchers qui, de temps immémorial, y avaient été installés.

Eperon (rue de F).

C’était, en 1260, la rue Gaugain; ce nom était celui d'un particulier, sans doute; il se modiiia plusieurs fois et nous le voyons écrit successivement Cauvain, Gougan, Gougaud, Gorigaud, Chaperon, Chapron et Chapon; en 1636, elle prit, d’une enseigne, sa dénomination actuelle; lors de la création du boulevard Saint-Germain, elle a été prolongée entre la rue du Jardinet et oette voie nouvelle.

Télibien (rue).

Ouverte en 1817 sur une partie de l’emplacement de la célébré foire Saint-Germain, elle a reçu le nom du bénédictin Félibien (Michel), historien de la ville de Paris, né à Chartres le 14 septembre 1666, mort à l’abbaye de Saint-Germain des Prés, le 25 septembre 1719.

Pérou (impasse).

Cette impasse, ouverte vers 1540, porta le nom de rue Saint-Pierre, parce qu’elle conduisait à une chapelle placée sous cette invocation ; elle a été bouchée à son extrémité en 1680. Close par une porte charretière, elle dessert le séminaire de Saint-Sulpice. (Voir rue Férou.)

Férou (rue).

Ouverte dans les premières années du seizième siècle, sur un clos dont était propriétaire Etienne Férou, procureur au Parlement.

Fleurus (rue de).

C’était, avant 1790, l’impasse Notre-Dame-dcs-Champs; elle a été créée sur les terrains vendus par le comte de Provence (voir rue Duguay-Trouin); elle a reçu le nom qu’elle porte en exécution d’une décision de l’administration centrale du 12 floréal an VI (31 mai 1798).

La victoire de Fleurus, dont elle rappelle le souvenir, a été rempor-

tée par Jourdan, sur les Autrichiens, le 26 juin 1794.

Four (rue du).

Elle existait au treizième siècle, et doit son nom au four banal de l’abbaye de Saint-Germain, qui s’y trouvait et était placé au coin de la rue Neuve-Guillemin, supprimée en 1866.

Furstenberg (rue de).

Construite en 1699, elle prit ce nom en l'honneur du cardinal de Furstenberg, alors abbé de Saint- Germain des Prés. De 1806 à 1815, elle s’appela rue de Werlingen, en mémoire du combat du 8 octobre 1805, où les Autrichiens furent battus par les Français.

Garancière (rue).

C’était originairement la ruelle Saint-Sulpice; elle doit son nom à un hètel qui y fut construit au quinzième siècle, et qu’on trouve désigné sous le nom de Garance, Garancée et Garancière.

Gerbillon (rue).

Ouverte en 1864 et cédée à la ville de Paris par son créateur, M. Perdriaux, elle porte, depuis le 2 mars 1867, le nom du jésuite Gerbillon (Jean-François), supérieur du collège français fondé à Pékin au dix-septième siècle.

Gerbillon (Jean-François), né à Verdun en 1631, est mort à Pékin en 1707.

Gît-le-Cœur (rue).

Ce nom parait être l’altération de Gilles-le-Queux (cuisinier); néanmoins Sauvai appelle cette, rue Gui-le-Comte, et Sainte-Foix, Gilles-Cœur.

Gozlin (rue).

C’était, en 1292, la rue du Perron; en 1312, la rue Madame-la-Valeuce; on la détruisit vers 1368 pour creuser un fossé qui bordait l’abbaye de Saint-Germain des Prés; le fossé fut comblé en 1635, et la voie publique rétablie sous le nom de rue Sainte-Marguerite. Le 24 août 1864, elle a reçu son nom actuel, en mémoire de l’évêque de Paris, Gozlin, abbé de Saint- Germain des Prés, qui, en 886, défendit vail-

lamment la ville contre les Normands et mourut pendant le siège.

Grande-Chaumière (rue de la).

Elle a été ouverte sans autorisation en 1830, par un sieur Chaînon, sur des terrains dont il était propriétaire, et a, pendant neuf années, porté le nom de son créateur. En 1839, elle prit sa dénomination nouvelle en raison de son voisinage du bal de la Grande- Chaumière. Elle a été classée en exécution d’une ordonnance royale du 14 décembre 1842.

Grands- Augustins (quai des).

C’était, originairement, un terrain planté de saules, et qui servait de promenade. Par lettres du 9 juin 1231, Philippe le Bel ordonna au prévôt des marchands de convertir cette promenade en quai; les travaux furent -ils entrepris aussitôt? il est permis d’en douter, car le quai ne fut achevé qu’en 1389, plus d’un siècle et demi après l’ordre donné. A cette 'époque, on le nomma d’abord rue de Seine par où on va aux Augustins, puis rue du Pont-Neuf (aujourd’hui pont Saint-Michel), parce qu’il se dirigeait vers celui-ci. Nous disons se dirigeait, car il ne l’atteignait pas ; sa continuation, entre la rue Git-le-Cœur et le pont, était une rue, qui s’appelait rue du Hurepoix; le côté droit de cette rue fut démoli en 1806, le quai commença alors au pont.

Quant à son nom, il le doit au couvent des religieux augustins qui s’y étaient établis en 1293.

Grands-Augustins (rue des).

Èn 1269, c’était la rue de l’Abbéde-Saint-Denis, que l’on nomma plus tard rue des Ecoles, puis des Ecoliers-Saint-Denis, parce que le collège de ces religieux y était en partie situé.

Elle prit enfin son nom actuel par la même raison que le quai voisin.

Grégoire-de-Tours (rue).

La partie de cette rue comprise enüv les rues de Buci et de l’Ecolede-Médecine a été ouverte en 1254, en exécution d’un traité passé entre l’abbaye de Saint Germain des

Prés et Thomas de Mauléon; la rue du Cœur-Volant, qui lui a fait suite et lui a été réunie en 1851, n’a été créée qu’à la fin du seizième siècle.

La première partie s'appela d’abord rue de la Folie-Reinier, en raison d’une maison de plaisance qui s’y trouvait, que l’on y vit jusqu’en 1399, et qui avait appartenu à un nommé Reinier. Vers cette époque, les bouchers vinrent habiter cette voie, et elle prit le nom de rue de l’Ecorcherie; ces bouchers et leurs garçons excitèrent des troubles au commencement du quinzième siècle, et le peuple, en son langage imagé, l’appela rue des Mauvais-Garçons, nom qu’elle porta jusqu’en 1846; à cette époque, elle prit le nom de rue Grégoire-de-Tours.

La seconde partie était, avant le seizième siècle, désignée sous le nom de ruelle de la Voirie, de la Boucherie, et finalement de rue de la Tuerie; une enseigne représentant un cœur ailé lui fit donner, plus tard, le nom de rue du Cœur- Volant.

Une décision ministérielle du 9 avril 1851 réunit la rue du Cœur- Volant à la rue Grégoire-de-Tours.

Evêque et historien, Grégoire de Tours, né en 544, est mort en 595.)

Grenelle (rue de), entre le carrefour de la Croix-Rouge et la rue des Saints-Pères; l'autre partie appartient au septième arrondissement.

C'était, au quatorzième siècle, le chemin qui menait à Grenelle.

Guénégaud (rue).

Le duc de Nevers avait fait bâtir un hôtel sur une partie de l’emplacement de celui de Nesle; sa veuve obtint, en 1641, la permission de vendre cet hôtel et les terrains voisins; l’un des acquéreurs, Henri de Guénégaud, ministre et secrétaire d’Etat, fit construire une demeure qui prit son nom et le donna à la rue qui en longeait le jardin.

Guisarde (rue).

Ouverte en 1630 sur une partie

de Remplacement de l’hôtel du Roussillon, on lui donna le nom qu’elle porte pour rappeler l’hôtel du Petit-Bourbon qui, au temps de la Ligue, était habité par la fameuse duchesse de Montpensier, et servait de quartier général aux guisards. De 1793 à 1806, cette rue porta le nom de rue des Sans- Culottes.

Hautefeuille (impasse).

Précédemment rue et impasse Percée ; elle a reçu son nom actuel le 1er février 1877.

Hautefeuille (rue).

Elle existait au milieu du treizième siècle, et, dans sa plus grande partie, portait déjà son nom en raison des arbres hauts et touffus qui la bordaient; les statuts faits pour les Cordeliers interdisait aux religieux de jouer à la paume sous cette haute feuillée. Dès le temps de Philippe-Auguste, il existait en ce lieu une habitation qui portait le nom de château de Hautefeuille.

La partie comprise entre la rue Saint-André-des-Arts et la rue des Poitevins s’est appelée rue du Chevet-Saint-André, parce qu’elle passait derrière l’église qui portait ce nom.

Herschel (rue).

Ouverte en 1866, voisine de l’Observatoire, elle a reçu, le 10 novembre 1877, le nom du célèbre astronome William Herschel, né en 1738, mort en 1822.

Hirondelle (rue de 1’).

Créée en 1179 sur le territoire de Laas , les anciens plans la nomment rue de l’Arondale-en- Laas; on suppose qu’elle doit son nom à une enseigne de l’Hirondelle, qu’en vieux langage on nommait arondale.

Honoré-Chevalier (rue).

Ouverte à la fin du seizième siècle sur un terrain appartenant à un horloger nommé Honoré Chevalier; pendant la Révolution elle s’est appelée rue Honoré-Liberté.

Institut (place de 1’).

Ouverte en 1662 devant le palais de l’Institut. Elle a fait partie du quai des Quatre-Nations.

Jacob (rue).

La partie comprise entre la rue de Seine et la rue de l’Abbaye s’appelait, originairement, chemin du Pré-aux-Clercs; ce chemin, bâti vers 1640, pritle nom deruedu Colombier, un colombier appartenant à l’abbaye de Saint-Germain des Prés s’y trouvant. L’autre partie doit son nom au projet que Marguerite de Valois, première femme de Henri IV, avait conçu de réaliser le voeu de Jacob en élevant un temple au Seigneur ; de ce projet résulta la fondation du couvent* des petits-augustins.

Le 14 juillet 1 8 1 6 , à la demande de plusieurs propriétaires, la rue du Colombier a été réunie à la rue Jacob.

Jardinet (rue du).

La suppression de cette rue est résolue depuis 1866, mais il en reste encore un tronçon de 80 mètres entre la rue de l’Eperon et la cour de Rohan. Elle existait au treizième siècle et s’est appelée rue des Petits-Champs dans la partie qui, de la rue de l’Eperon, allait à la rue Hautefeuille ; le surplus a porté les noms de rue de l’Ecureuil, des Ecureux, et enfin du Jardinet, en raison, dit Jaillot, du jardin de l’hôtel et collège de Vendôme, qui était situé entre cette rue et la rue Serpente; elle a porté aussi la dénomination d’impasse de Rohan.

Jean-Bart (rue).

Ouverte vers 1790 sur les terrains dont nous avons parlé à propos des rues Duguay-Trouin et de Fleurus, elle n’avait originairement que neuf mètres de longueur et n’était encore ni pavée ni éclairée en 1801.

Elle porte le nom du célèbre marin Jean-Bart, né en 1650, mort en 1702.

La Barouillère (rue de).

Quelques anciens plans donnent à cette voie, simple chemin alors, le nom de rue des Vieilles-Tuileries; c’est en 1644 seulement que l’abbé de Saint-Germain des Prés vendit les terrains qu’elle occupe à un sieur Nicolas de la Barouil-

1ère, à sa charge, entre autres conditions, d’y faire bâtir des maisons.

Leverrier (rue).

Voie privée ouverte en 1883; elle s’est d’abord appelée impasse Notre-Dame-des-Champs, puis elle a pris le nom de l’astronome français Urbain-Jean-Josepb Leverrier, né en 1811, mort en 1877.

Littré (rue).

Cette rue, créée en 1881, a reçu, dès le 28 août de l’année suivante, le nom du savant auteur du Grand Dictionnaire de la langue française, Littré (Emile-Maximilien), mort en 1881, à Page de quatre-vingts ans.

Lobineau (rue).

Cette rue a été tracée en 1817, sur une partie de l’emplacement autrefois occupé par la foire Saint- Germain.

Guy-Alexis Lobineau, dont elle porte le nom, fut un bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, auteur d’une histoire de Bretagne assez estimée, et de recherches sur Paris qu’a commentées Félibien; né en 1666, il est mort en

Luxembourg (jardin du).

Créé par Jacques de Brosse en

Luxembourg (rue du).

Ouverte en 1866, a d’abord porté le nom de rue Bonaparte, étant le prolongement de cette voie; en 1879, elle a pris son nom actuel, justifié par sa position à l’ouest du jardin du Luxembourg.

Mabillon (rue).

La partie de cette voie située entre les rues du Four et Clément a été ouverte en 1584, sur l’emplàcement du passage du Four; le plan de Verniquetlui donne le nom de rue de la Foire. Le surplus a été bâti, en 1817, sur une partie de l’emplacement de la foire Saint- Germain, et l’ensemble a pris le nom de Mabillon (Jean), bénédictin, auteur d’un ouvrage intitulé la Diplomatique , né en 1632, mort à l’abbaye de Saint-Germain des Prés, en 1707.

Madame (rue).

Entre les rues de Vaugirard et d’Assas, elle a été ouverte en 1790, sur les terrains du jardin du Luxembourg aliénés par le comte de Provence, et prit le nom qu’elle porte en l’honneur de Marie-Joséphine-Louise de Savoie, princesse de Sardaigne, sa femme; de 1793 à 1806, celte dénomination fut remplacée par celle de rue des Citoyennes. Entre la rue de Vaugirard et la rue de Mézières, la rue fut percée, en 1824, sur des terrains provenant des couvents du Précieux-Sang et du noviciat des jésuites.

La partie comprise entre les rues du Vieux-Colombier et de Mézières existait dès le milieu du seizième siècle, et jusqu’au 1er février 1877 porta le nom de rue du Gindre, sans qu’on aitjamais pu savoir à quoi elle devait cette dénomination, qui ne rappelle rien autre qu’un garçon boulanger.

Malaquais (quai).

• Avant que ce quai fût construit, le bord de la Seine, en cet endroit, était désigné sous le nom de port Malaquest; une partie de cet espace a porté le nom de l’Ecorcherie et aussi de la Sablonnière. Dès 1540, l’abbaye de Saint-Germain céda, en ce lieu, des terrains à condition qu’on y élèverait des maisons. Plus tard, le quai prit le nom de quai de la Reine-Marguerite, parce que cette princesse, première femme de Henri IV, y avait son hôtel à l’angle de la rue de Seine. Ce quai reprit ensuite son premier nom, légèrement modifié; il ne fut pavé que sous Louis XIV.

Mayet (rue).

Ouverte en 1840 sur des terrains appartenant à MM Journaultfrères et Mayet, elle a retenu le nom de ce dernier.

Mazarine (rue).

C’était, au quatorzième siècle, un chemin ancien déjà, longeant les fossés de la ville, qu’on nommait chemin des Buttes et qui s’est aussi appelé rue des Fossés-de-Nesle ; ce chemin fut converti en rue vers l’an 1600.

Sa dénomination lui vient de son voisinage du collège des Quatre- Nations (palais de l’Institut) bâti par Mazarin.

Mazet (rue).

C’était, en 1636, la rue de la Basoche; ce fut, plus tard, la rue de la Contrescarpe -Saint -André, nom qu’elle devait à son ancienne situation le long des murs de l’enceinte de Philippe-Auguste. Sa dénomination actuelle lui a été donnée le 27 février 1867.

C’est le nom d’un médecin, André Mazet, mort à viDgt-huit ans, en 1821, de la fièvre jaune qu’il était allé étudier à Barcelone.

Médicis (rue de).

Ouverte en 1860; voisine du palais du Luxembourg, elle a été ainsi nommée en l’honneur de sa fondatrice Marie de Médicis.

Mézières (rue de).

Elle existait dès la fin du seizième siècle et bordait les jardins de l’hôtel de Mézières, remplacé par le noviciat des jésuites.

Michelet (rue).

Percée en 1866, elle a reçu, le 10 novembre 1877, le nom de l’historien Jules Michelet, mort dans le voisinage, rue d’Assas, en 1874, à l’âge de soixante-seize ans.

Mignon (rue).

Ouverte en 1179, sous le nom de rue des Petits -Champs, qu’elle échangea plus tard, et on ne sait pourquoi, contre celui de rue de la Semelle.

En 1353, les héritiers de Jean Mignon, archidiacre de Blois et maître des comptes à Paris, remplissant ses volontés, fondaient le collège Mignon et l’établissaient dans cette rue.

Monsieur-le-Prince (rue).

Au quatorzième siècle, entre le carrefour de l’Odéon et la rue de Vaugirard, c’était un chemin longeant les fossés, aussi s’appelat-elle d’abord rue des Fossés, puis rue des Fossés-Saint-Germain, et enfin rue des Fossés-Monsieur-le- Prince, parce qu’elle touchait à l’hôtel du prince de Condé; en 1793

et jusqu’en 1806, elle s’appela rue de la Liberté. A cette dernière époque, elle reprit à peu près son ancien nom et fut appelée rue Monsieur-le-Prince.

La deuxième partie, entre la rue de Vaugirard et le boulevard Saint- Michel, ne se distingua d’abord pas de la précédente; au dix-septième siècle, la confrérie aux bourgeois ayant acheté une portion du clos sur laquelle elle fut construite, on l’appela rue des Francs-Bourgeois et plus tard rue des Francs-Bourgeois-Saint-Michel.

Le 9 avril 1851, les deux rues furent réunies sous la dénomination présente.

Montfaucon (rue de).

Cette rue était autrefois l’entrée de la Foire-Saint-Germain et s’appelait passage de Bissy (nom d’un abbé); convertie en rue en 1817, elle a reçu le nom d’un autre bénédictin, auteur de l 'Antiquité expliquée et représentée en figures , des Monuments de la monarchie française, etc., dom Bernard de Montfaucon, né en 1655, mort à l’abbaye de Saint-Germain des Prés, en 1741.

Montparnasse (boulevard du), côté impair; le côté pair appartient aux quatorzième et quinzième arrondisse ments.

Bien que formé en vertu des lettres patentes du 9 août 1 7 60, nous le trouvons indiqué déjà sur le plan de Lacaille en 1714, avec une interruption en face de la butte du mont Parnasse.

Cette butte, qui a donné son nom au boulevard dont nous nous occupons, à la rue dont nous allons parler, à un cimetière, pour ainsi dire à un quartier enfin, était, pour les écoliers, un lieu de réunion où ils se livraient à des lectures poétiques. Cette étymologie connue, le nom devrait, selon nous, s’écrire en deux mots, comme on le faisait encore en 1858, et non en un seul, comme on le fait maintenant.

Montparnasse (rue du), entre la rue Notre-Dame-des- Ghamps et le boulevard; le

surplus fait partie du quatorzième arrondissement.

Sur le territoire du sixième arrondissement, elle fut ouverte en 1776.

Elle a pris le nom de la butte dont elle était voisine.

Nesle (rue de).

Ouverte en 1607 sur Remplacement de l’hôtel de Nesle, elle reçut le nom de rue d’Anjou-Dauphine en l’honneur de Gaston, duc d’Anjou, second fils de Henri IV, né à Fontainebleau, le 16 août de cette année.

Un arrêté préfectoral du 26 février 1877 lui a donné sa dénomination présente.

Neuf (Pont-), appartient pour moitié au premier arrondissement.

Commencé par Henri III en 1578, il ne fut achevé qu’en 1607 et reçut le nom qu’il porte par opposition aux vieux ponts de Paris.

Nevers (impasse de).

Elle existait au treizième siècle et doit son nom à la rue de Nevers dont elle fait le prolongement.

Nevers (rue de).

Ruelle au treizième siècle, elle servait de passage aux eaux et immondices de la maison des frères Sachets et du jardin du collège Saint* Denis; en 1571, on la désigne sous le nom de ruelle par laquelle on entre et sort du quai et jardin de l’hôtel Saint-Denis. Fermée plus tard à ses extrémités, elle prit le nom de rue des Deux-Portes; dès 1636, elle portait son nom actuel et le doit à ce qu’elle longeait l’hôtel de Nevers.

Notre-Dame-des-Champs (rue).

C’était aux quatorzième et quinzième siècles le chemin Herbu ; on l’appela plus tard rue du Barcq ou Barc; puis, comme elle se dirigeait vers le vieux prieuré de Notre- Dame des Champs, elle en prit le nom. Il existait dans le voisinage une rue de Paradis-Saint- Jacques qui porta aussi le nom de Notre- Dame-des-Champs ; aussi, sous le premier Empire, la voie qui nous occupe était- elle désignée sous le

nom de rue Neuve-Notre-Damedes-Champs.

Observatoire (avenue de 1’), entre le boulevard Saint- Michel, la rue d’Assas et les boulevards du Montparnasse et de Port-Royal; le surplus fait partie des cinquième et quatorzième arrondissements.

La partie comprise en cet arrondissement a été prise sur le jardin du Luxembourg en 1866. L’avenue conduit à l’Observatoire, d’où son nom.

Odéon (carrefour de T).

Au dix-huitième siècle, il faisait partie de la rue de Condé; il a pris son nom actuel en 1801.

Odéon (place de T).

Ouverte en 1782 lors de la construction du théâtre de l’Odéon, elle s'est, jusqu’en 1806, appelée place du Théâtre- Français.

Odéon (rue de T).

Ouverte en 1782 sur l’emplacement de l’hôtel de Condé, elle s’appela d’abord rue du Théâtre-Français, la Comédie française étant alors à i’Odéon; en 1806, elle a pris sa dénomination actuelle. Elle conduit à la place de l’Odéon.

Palatine (rue).

Ouverte en 1646 sous le nom de rue Neuve-Saint-Sulpice (on construisait cette église alors), comme elle occupe une partie de l’emplacement d’un ancien cimetière, elle s’appela aussi rue du Cimetière; au dix-huitième siècle, on lui donna sa dénomination actuelle en l’honneur de Charlotte de Bavière, princesse palatine, mère du régent, qui avait fait construire une fontaine rue Garancière.

Pape-Carpentier (rue).

Elle est désignée, en 1636, sous le nom de rue Charpentier, qui s’altéra, se modifia et fut, tour à tour, Charpentière, Apentier, Arpentier, et était devenu Carpentier quand, en 1885, on lui donna le nom de la pédagogiste Pape-Carpentier, directrice de l’Ecole normale maternelle de Paris, née en 1815, morteen 1878.

Petite-Boucherie (passage de la).

Ouvert en 1699 en même temps que la rue Cardinale et sur les mêmes terrains, il porta d’abord le nom de rue Abbatiale, à cause du voisinage du palais abbatial; il prit plus tard son nom actuel en raison d’une boucherie qui s'y était établie.

La suppression de l'ilot de maisons qui sépare ce passage de la rue de l’Echaudé est résolue depuis 1844, mais n’est pas encore effectuée.

Pierre-Sarrazin (rue).

Un bourgeois appelé Pierre Sarrazin y possédait plusieurs maisons au treizième siècle; elle a gardé son nom.

Poitevins (rue des).

Cette rue existait en 1253 et s’appelait rue Gui-le-Queux, sans qu’on sache à qui elle a dû ce nom; elle devint plus tard Gui-le-Gueux des Poitevins, Girard, Gérard et Guiard aux Poitevins, étymologie aussi obscure que la première ; en 1425, c’était déjà la rue des Poitevins.

Pont-de-Lodi (rue du).

Ouverte en 1798 sur les terrains du couvent des grands-augustins, devenu propriété nationale, elle a reçu le nom de la victoire remportée par Bonaparte sur les Autrichiens le 10 mai 1796.

Pont-Neuf (passage du).

Voie privée; ouvert en 1823 et 1824, il doit son nom à sa proximité du Pont-Neuf.

Princesse (rue).

Ouverte en 1630, en même temps que la rue Guisarde, elle est comme elle tracée sur les terrains ayant appartenu à l’hôtel du Roussillon ; comme elle aussi, elle doit sa dénomination à une princesse de la maison de Guise. De 1793 à 1806, elle s’est appelée rue de la Justice.

Quatre- Vents (rue des).

Originairement, elle s’appelait ruelle descendant à la foire. Elle prit, au commencement du quinzième siècle, le nom de Combault, parce que Pierre Combault, chanoine de Romorantin, y demeurait ;

au milieu du dix-septième siècle, elle tira d’une enseigne la dénomination quelle porte encore.

Racine (rue).

En 1779, lors de sa création sur l’emplacement de l’hôtel de Condé, elle n’allait que de la place de l’Odéon à la rue des Fossés-Monsieur-le-Prince ; c’est en 1822 que son prolongement jusqu’à la rue de la Harpe fut décidé.

Elle a reçu le nom de notre grand poêle tragique, Jean Racine, né à la Ferté-Milon, le 21 décembre 1 639, et mort à Paris, rue des Marais- Saint- Germain (aujourd’hui rue Visconti), le 22 avril 1699.

Raspail (boulevard), entre la rue de Sèvres et le boulevard du Montparnasse; les autres parties appartiennent aux septième et quatorzième arrondissements.

Cette voie, qui s’étend sur un parcours de 2370 mètres, a juste 1 kilomètre de longueur dans cet arrondissement.

François-Vincent Raspail, chimiste français et homme politique, est mort en 1878, à l'àge de quatrevingt-quatre ans.

Lors de sa création, cette voie devait s’appeler boulevard d’Enfer ; c’est en 1887 qu’elle a reçu son nom actuel.

Regard (rue du).

Ouverte en 1680 sur une partie de l’enclos du couvent des carmes où elle traçait déjà un chemin herbu au commencement du seizième siècle, elle doit son nom au regard d’une fontaine située dans son voisinage.

Régis (rue).

Ouverte en 1864 en même temps que la rue Gerbillon et comme elle cédée à la ville par M. Perdriaux, elle porte le nom du jésuite Jean- François Régis, né en 1597, mort en 1640 et canonisé en 1737.

Regnard (rue).

Contemporaine des rues Corneille et Racine et comme elles construite sur l’emplacement de l’hôtel de Condé, elle porte le nom

de notre plus grand poète comique après Molière.

Jean-François Regnard, auteur du Joueur , ne le 3 février 1655, est mort le 4 septembre 1709.

Rennes (place de).

Ouverte en 1853, elle a, jusqu’en 1880, fait partie de la rue de Rennes.

Rennes (rue de).

Ouverte en 1853 et conduisant à a gare de l’Ouest, on lui a donné enom de la capitale de l’ancienne province de Bretagne où le chemin de fer voisin conduit.

Robiquet (impasse).

Formée au commencement de ce siècle, elle a, jusqu’en 1875, porté le nom d’impasse du Mont- Parnasse.

A cette époque, elle a reçu une dénomination nouvelle en mémoire de Pierre-Jean Robiquet, chimiste, né en 1776, mort en 1840.

Rohan (cour de).

Voie privée; elle existait au seizième siècle, et voisine de l’hôtel des archevêques de Rouen, elle s’appelait cour de Rouen; son nom s’est modifié avec le temps.

Rotrou (rue).

Ouverte en 1779 dans les mêmes conditions que les rues Corneille, Racine, etc., elle s’est appelée rue Molière jusqu’au 27 février 1867 ; à cette époque, la rue de la Fontaine- Molière (1er arrondissement) ayant pris le nom de notre grand comique, la voie qui nous occupe reçut celui du poète tragique Jean de Rotrou, auteur de Venceslas , né à Dreux le 21 août 1609, mort le 28 juin 1650.

Sabot (rue du).

Existait au quinzième siècle, et doit son nom à une enseigne.

Saint-André (boulevard).

Cette voie, non classée, est une sorte de trait d’union entre la place Saint-Michel et la place Saint- André-des-Arts ; elle n’a que 23 mètres de longueur, et a été formée en 1855.

Saint-André-des-Arts (place).

Elle est située sur ce territoire de Laas, dont nous avons déjà eu l'occasion de parler, et dont le nom

s’est successivement transformé en Ars, Arcs, et ‘enfin en Arts; elle a été créée en 1809, sur l’emplacement de l’ancienné église Saint- André-des-Arts.

Saint-André-des-Arts (rue).

Le territoire de Laas fut aliéné en 1179 par Hugues, abbé de Saint- Germain des Prés, à la charge d’y construire des maisons; la rue qui nous occupe fut immédiatement ouverte; elle s’appela, d’abord, Saint- Andréol-de-Laas (Andréoi était le nom d’une chapelle qui existait au lieu où s’éleva plus tard l’église Saint-André) ; en 1332, elle s'appelait rue Saint-Germaindes-Prés; depuis, elle prit son nom actuel. Au quinzième siècle, entre les rues de la Harpe et Maçon, elle a porté le nom de rue de la Clef, en raison, dit Sauvai, de Perrinetle-Clerc,qui, en 1418, jeta les clefs de la ville par-dessus la porte de Buci, pour faciliter l’entrée des Bourguignons dans Paris.

Saint-Benoît (rue).

Ouverte vers 1637, elle a reçu le nom du fondateur de l’ordre des bénédictins, auquel appartenaient les religieux de l’abbaye de Saint- Germain.

Saint- Germain (boulevard), entre le boulevard Saint- Michel et la rue des Saints- Pères; la partie est de cette voie, longue de plus de trois kilomètres en son ensemble, appartient au cinquième arrondissement; lapartie ouest au septième.

Son ouverture, ici, a été décidée en 1866.

Saint-Michel (boulevard), côté pair; le côté impair appartient au cinquième arrondissement.

La partie comprise entre la place Saint-Michel et la rue de Médicis a été créée en 1855, le surplus en 1859.

Originairement, et jusqu’au 26 février 1867, cette voie a porté le nom de boulevard de Sébastopol (rive gauche) ; à cette époque elle

a pris le nom du pont qui relie le quartier à la Cité.

Saint-Michel (place), côté pair; le côté impair est sur le territoire du cinquième arrondissement.

Jusqu’au 19 août 1864, elle a porté le nom de place du Pont- Saint-Michel.

Saint-Michel (pont) ; appartient non seulement à cet arrondissement, mais pour parties aux premier, quatrième et cinquième.

C’est le Pont-Neuf de l’ancien Paris, plusieurs fois réédifié; l'ouvrage actuel date de 1857.

Saint-Placide (rue).

Ouverte par Le Jai, en même temps et dans les mêmes conditions que la rue Saint-Maur (voir rue de l’Abbé-Grégoire),elle a pris, comme cette dernière, mais l’a conservé, le nom d’un des plu9 célèbres disciples de saint Benoît.

Originairement, elle n’allait que de la rue de Sèvres à la rue du Cherche-Midi ; en 1858, elle a été prolongée jusqu’à la rue de Rennes.

Saint-Romain (rue).

Son origine est la même que celle de la rue Saint- Placide ; son percement fut exécuté en 1645.

Elle doit son nom à Romain Rodayer, en ce temps prieur à Saint- Germain des Prés; une altération en a fait la rue Saint-Romain.

Saint-Séverin (rue), entre le boulevard Saint-Michel et la place Saint-André-des-Arts; le surplus appartient au cinquième arrondissement. La partie comprise en celui-ci a été ouverte en 1855, lors de la création du boulevard Saint- Michel.

Elle doit son nom au voisinage de l’église Saint-Séverin.

Saint-S ulpice (place).

Commencée au mois d’octobre 1757 sur une partie du terrain de l’ancien séminaire de Saint-Sulpice, elle a été plantée d’arbres en

1838, et la fontaine centrale a été érigée en 1844.

Saint-Sulpice (rue).

La partie comprise entre les rues de Condé et de Tournon est la plus ancienne; elle existait dès l’an 1500, et se nommait ruelle descendant de la rue Neuve-de-la- Foire, et ruelle allant à la Foire; au commencement du dix-septième siècle, elle prit le nom de rue du Petit-Lion, et le dut à une enseigne. Entre la rue de Tournon et la rue Garancière, la voie se continuait, d’abord, sous le nom de ruelle Saint-Sulpice, et au seizième siècle sous celui de rue du Petit- Bourbon, en raison de Louis de Bourbon, duc de Montpensier, qui avait là son hôtel; entre la rue Garancière et la place Saint-Sulpice, la rue changeait encore de nom; en 1636, c’était la rue de l’Aveugle; en 1642, la rue des Prêtres; en 1664, la rue du cimetière Saint-Sulpice (un cimetière bénit le 16 juin 1664 en était voisin); en 1697, elle devenait la rue des Aveugles. En 1816, la rue des Aveugles fut réunie à celle du Petit-Bourbon; en 1851, toute la voie prit le nom qu’elle porte.

Sainte-Beuve (rue).

Ouverte en 1884, elle a reçu le nom de Sainte-Beuve, poète et critique français, auteur des Causeries du lundi , né en 1804, mort en 1869.

Saints-Pères (rue des) , côté impair; le côté pair appartient au septième arrondissement.

Doit son nom à l’ancienne chapelle Saint-Pierre devenue, par corruption, Saint-Père.

La partie comprise entre la rue de Grenelle et la rue de Sèvres a été créée en 1866.

Savoie (rue de).

Elle a été percée en 1672 sur l’emplacement de l’hôtel de Savoie.

Séguier (rue).

C’était la rue Pavée, dès le treizième siècle; en 1864, elle a reçu son nom actuel en souvenir de Pierre Séguier, chancelier de France, né en 1588, mort en 1672.

Seine (rue de).

Entre le quai Malaquais et la rue de Buci, c’était anciennement un chemin nommé chemin du Préaux-Clercs; vers 1510, cette voie prit le nom de rue de Seine et fut pavée en 1545. Louis de Bourgogne, dauphin d'Auvergne, y ayant fait construire un hôtel, la rue porta, pendant quelque temps, le nom de rue Dauphine. Le projet de la prolongation de la voie jusqu’à la rue de Tournon était conçu dès l’an 1662; il en fut encore question en 1769 ; mais c’est sous le Consulat seulement que le percement fut commencé , et vers 1811 qu’il fut achevé depuis la rue de Tournon jusqu’à la rue de l’Ecole-de-Médecine (alors rue des Boucheries) ; l’année suivante il se compléta et atteignit la rue de Buci.

En 1867, cette voie avait pris le nom de rue du Sénat.

Serpente (rue).

La partie comprise entre les rues de la Harpe et Hautefeuille a été ouverte en 1179 et prit le nom qu’elle porte encore à cause des sinuosités qu’elle décrivait.

La seconde partie, entre les rues Hautefeuille et de l’Eperon, s’appelait rue Plàtrière au commencement du quatorzième siècle. Beaucoup plus tard, en 1523, elle est désignée sous le nom de Haute- Rue dite du Battouer, et aussi sous celui de rue de la Vieille- Plàtrière. La dénomination de Battoir a subsisté; la voie le devait à une enseigne. Un décret du 9 avril 1851 a réuni les deux tronçons sous un nom unique.

Servandoni (rue).

La partie comprise entre la rue Palatine et la rue du Canivet s’appelait, au dix-septième siècle, rue du Pied-de-Biche; le surplus portait le nom de rue du Fer-à-Cheval , appellations probablement dues à des enseignes. Vers 1710, la rue entière ne portait plus qu’un seul nom, celui de rue du Fossoyeur, parce que le fossoyeur de la paroisse Saint-Sulpice y demeurait.

En 1806, elle prit le nom d’un

architecte du portail de l’église voisine, Jean-Jérôme Servandoni, né en 1695, mort en 1766.

Sèvres (rue de), côté impair, entre le carrefour de la Croix- Rouge et le boulevard du Montparnasse; les autres parties appartiennent aux septième et quinzième arrondissements.

C’était, au treizième siècle, la rue de la Maladrerie, nom qu’elle devait à un hôpital qui s’y trouvait; en 1641, on l’appelait, pour une semblable cause, rue de rHôpital-des-Petites- Maisons.

C’est le chemin direct pour aller au village de Sèvres, d’où son nom.

Stanislas (passage).

Voie privée.

Stanislas (rue).

Ouverte en 1826, elle a porté d’abord le nom de rue du Terray, l’hôtel du Terray, où s’installa d’abord le collège Stanislas, y étant situé. Ce collège portait, on le voit, l’un des prénoms de Louis XVIII; une décision ministérielle du 24 décembre 1834 donna la même dénomination à la rue.

Suger (rue).

Ouverte en 1179 sur le territoire de Laas, elle s’appela d’abord rue des Sachettes, à cause de certaines religieuses vêtues de robes en forme de sacs, qui avaient leur couvent en cet endroit; cette congrégation fut supprimée en 1350; la rue prit alors le nom de rue des Deux-Portes, mais le garda peu d’années. En 1356, on établit là le cimetière de l’église Saint-André, et la voie devint rue du Cimetière- Saint-André-des-Arts, dénomination qu’elle n’a quittée qu’en 1844.

L’abbé Suger, dont une ordonnance royale lui a alors donné le nom, fut abbé de Saint-Denis et ministre bien connu des rois Louis VI et Louis VII. Né en 1082, il mourut en 1152.

Tournon (rue de).

Anciennement ruelle Saint-Sulpice, puis ruelle du Champ-de-la- Foire, elle fut convertie en rue

vers l’an 1541, et reçut ensuite le nom qu’elle porte encore, et qu’elle doit à François de Tournon, né en 1489, conseiller de François Ier, archevêque d* Embrun, d’Auch, de Bourges et de Lyon, cardinal, ambassadeur en Italie, en Espagne et en Angleterre, mort en 1562.

Toustain (rue).

Ouverte en. 1817 sur l’emplacement de l’ancienne foire Saint- Germain-des-Prés, elle a reçu le nom du savant bénédictin, né en 1700, mort en 1754.

Vaugirard (rue de), entre la rue Mousieur-le-Prince et le boulevard du Montparnasse; le surplus appartient au quinzième arrondissement.

Cette rue doit son nom au village de Vaugirard où elle conduisait. Ses premières maisons ont été construites au seizième siècle ; au dix-septième siècle, elle s’est, pendant quelque temps, appelée Grande-Rue-du-Luxembourg.

Yavin (avenue).

Voie privée.

Vavin (rue).

La première partie de cette voie, comprise entre la rue d’Assas et la rue Notre-Dame-des-Champs, était, avant 1831,1e passage de l’Ouest, et appartenait à M. Vavin; il fut, à cette époque, autorisé à le convertir en une rue, qui prit son nom.

La seconde partie, entre la rue Notre-Dame-des-Champs et le boulevard du Montparnasse, a été ouverte en 1850 sur l’emplacement de l’ancien collège Stanislas.

Vieilles-Tuileries (cour des).

Voie privée; débouche dans la rue du Cherche-Midi, à l’endroit où furent jadis des tuileries.

Vieux-Colombier (rue du).

Elle existait au treizième siècle; elle doit son nom à un colombier que les religieux de Saint-Germain des Prés firent bâtir au quinzième siècle; on l’appela aussi rue de Cassel dite du Colombier, parce qu’elle conduisait à l’hôtel de Cassel ; la qualification de Vieux lui a été donnée au dix-septième siècle, lors de la création d’une autre rue du Colombier (voir rue Jacob).

Visconti (rue).

Ouverte en 1540 sur le Petit-Préaux-Clercs, elle s’est appelée rue des Marais-Saint-Germain jusqu’au 24 août 1864.

A cette époque, elle prit le nom de Visconti ( Louis -Tullius -Joachim), architecte, auteur des plans de raccordement du palais du Louvre à celui des Tuileries, du tombeau de Napoléon aux Invalides, et, dans l’arrondissement, de la fontaine Saint-Sulpice, né en 1791, mort en 1853.

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