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LE RETOUR DU BOIS AUX CHAMPS-ELYSÉES

un maître qui semble promener son domestique, espèce d’automate raide assis auprès de lui, jusqu’à la coquette Victoria, dont une fine et aristocratique main mène le fringant attelage; depuis le cab bizarre jusqu’au coupé discret; depuis le vulgaire fiacre au cocher somnolent, au cheval étique, jusqu’au bicycle qui se fraye hardiment un chemin à travers la foule.

Ce coup d’œil amusant, féerique, unique au monde peutêtre, ne doit pas nous empêcher de nous arrêter devant plusieurs curiosités de genres divers qu’offrent les Champs- Elysées.

Dans un petit coin, enfoui dans les feuilles, était jadis le minuscule théâtre où l’opérette, à son déclin aujourd’hui, jeta ses premières notes; plus loin sont encore des cafésconcerts en plein air, l’Horloge et les Ambassadeurs. Sur les planches de l’un d’eux, au milieu des buveurs de bocks reprenant les refrains en chœur, s’est éb auchée l’inexplicable réputation d’une diva dont vous verrez le nom sur trop d’affiches pour qu’il soit besoin de l’écrire ici.

A gauche, dans l’ancien carré Marigny, cher aux joueurs de boule d’autrefois, le Palais de l’Industrie développe sa large façade; il a été construit par M. Yiel pour l’Exposition universelle de 1855; mais, trop exigu, dès lors, on dut lui adjoindre une quantité d’annexes qui enlevèrent à cette solennité le caractère de grandeur et d’unité qu’atteignit l’Exposition de 1878 et que devait encore dépasser celle de l’année 1889.

Le Palais de l’Industrie, dont la nef est remarquable autant par ses belles proportions que par les magnifiques verrières qui ornent ses extrémités, sert aux expositions annuelles des beaux-arts et à quelques autres exhibitions de différentes natures : fleurs, fruits, animaux gras, produits culinaires, etc.

A quelques pas de là est le Diorama, une création de Daguerre, qui remonte à 1822; incendié une première fois, dans le quartier du Château-d’Eau, une seconde fois, boulevard Bonne-Nouvelle, le Diorama a été reconstruit défini-

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tivement par M. Davioud en 1858. Les tableaux militaires du colonel Langlois y attirèrent longtemps la foule; aujourd’hui, vous y verrez, non sans plaisir, un fort saisissant panorama de M. Philippoteaux : le Siège de Paris en 1870 . De l’autre côté de l’avenue est le Cirque d’été, construit en 1840, sur les plans de M. Hittorfï; sa façade est décorée d’une fort belle amazone de Pradier.

En face du Cirque d’été, dans un élégant bâtiment que M. Ch. Garnier a érigé en 1885 et qui occupe remplacement du petit théâtre des Folies-Marigny, un artiste de grande valeur, M. Olivier Pichat, avait exposé une vue panoramique de la ville de Jérusalem au temps d’Hérode. Cette œuvre est maintenant transportée à Montmartre et remplacée ici par une autre de grande valeur encore, signée de M. François Roubaud; elle transporte les spectateurs devant divers exploits des armées russes en Asie.

Puisque nous parlons de panoramas, n’oublions pas de signaler celui de Rezonville établi rue de Berri; c’est une œuvre magistrale signée de deux grands noms : Détaillé et de Neuville. Les artistes y ont ajouté un épisode de la bataille de Champigny.

A partir du rond-point, les Champs-Elysées ne sont plus qu’une large avenue bordée de constructions modernes; là, d’aristocratiques hôtels font bon voisinage avec les longues allées sablées et les manèges des premiers marchands de chevaux de la capitale, aussi bien qu’avec les luxueux magasins de nos carrossiers en renom.

Néanmoins le défilé, dont nous avons essayé de vous donner une idée tout à l’heure, continue jusqu’à la place de l’Étoile, et, l’heure du retour venue, recommence en sens inverse, aussi animé, aussi pittoresque; c’est le moment que M. Merwart a choisi pour mettre sous vos yeux une reproduction de cet inoubliable tableau.

Nous sommes arrivé devant l’Arc de triomphe, un temps d’arrêt s’impose.

L’Arc de triomphe de l’Étoile est incontestablement un des plus remarquables monuments de Paris; il dresse sa

masse imposante dans une situation exceptionnellement heureuse. Véritable porte de Paris à l’ouest, il fait à la capitale sa plus magistrale entrée; impossible, en sa présence, de n’être point saisi d’admiration et de respect pour la nation qui l’a érigé et dont les inscriptions racontent si éloquemment la glorieuse histoire.

C’est en 1806, le 15 août, que Napoléon pr posa la première pierre de l’édifice; l’Empire, alors à son apogée, dédiait l’arc triomphal à la gloire de la grande armée. Le mérite du projet primitif revient à l’architecte Chalgrin, qui dirigea les travaux jusqu’en 1811, époque de sa mort. Ajoutons que le 1er avril 1810, jour de l’entrée de Marie- Louise à Paris, il avait, au moyen d’un bâti en charpentes recouvert de toiles peintes, su donner à la jeune impératrice une idée de ce que serait le monument achevé. A la mort de Chalgrin, la construction ne dépassait pas la hauteur de la corniche du piédestal; Goust, qui reprit les travaux, les conduisit jusqu’à l’imposte du grand arc.

Les événements de 1814 amenèrent un long temps d’arrêt dans la construction; il fut même question de jeter à bas le monument ébauché; les succès obtenus par le duc d’Angoulême, en Espagne, firent renoncer à ce projet, et, le 9 octobre 1823, la reprise des travaux fut prescrite par une ordonnance royale. Goust se remit à l’œuvre; en 1824, le duc d’Angoulême revenant d’Espagne à la tête de ses troupes entra triomphalement dans Paris par l’arc inachevé. En 1828, Huyot faisait terminer le grand entablement et les sculptures de la grande voûte.

En 1832, le roi Louis-Philippe ordonna que la construction, abandonnée encore depuis quelques années, fût reprise et continuée jusqu’à complet achèvement. Ce fut l’architecte Blouet qui eut l’honneur de terminer l’œuvre, et, le 29 juillet 1836, l’Arc de triomphe, désormais dédié à la gloire de toutes les armées françaises depuis 1792, fut solennellement inauguré.

Si les proportions colossales de l’Arc de triomphe en font le plus grand qui soit au monde, ses décorations sculptu-

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raies en font le plus remarquable au point de vue artistique.

Rude, Etex, Pradier, Cortot, Caillouette, Seurre, Laitié, Lemaire, Feuchère, Chaponnière, Gechter, Marochetti, ont signé les groupes et les bas-reliefs qui ornent les massifs, les frises et les tympans du monument.

La plus célèbre de ces décorations est celle de Rude : le Départ, qui, sur le massif de l’est, regarde Paris. C’est un groupe admirablement composé, animé d’un ardent souffle patriotique: de vaillants guerriers ou citoyens, jeunes gens ou vieillards, répondant à l’appel du Génie de la guerre, s’élancent impétueusement, abrités par les plis du drapeau national, vers la victoire ou vers la mort. A la furie des altitudes, à la mâle résolution dont les physionomies sont empreintes, on sent que ces combattants improvisés, défenseurs du sol natal, seront demain des vainqueurs.

Le groupe de Cortot, représentant le Triomphe , fait pendant au Départ ; il est d’une composition plus froide; l’allégorie se substitue à l’action, la personnalité, à la masse : Napoléon Ier, couronné par la Victoire, est debout au centre, l’Histoire burine ses hauts faits et la Renommée embouche sa trompette pour les publier; villes conquises, prisonniers enchaînés et trophées d’armes complètent l’apothéose du vainqueur.

Les groupes qui regardent l’avenue de la Grande-Armée sont d’Etex; l’un représente la Résistance , l’autre, la Paix . Ici, le jeune soldat résistant aux supplications de son père blessé, aux pleurs de sa femme portant un enfant mort dans ses bras, obéit au Génie de la résistance et s’élance au combat pour tenter de sauver ce qui lui reste de famille et de sol. Là, la Paix a ramené le soldat à la charrue, le guerrier a remis le glaive au fourreau, la mère, entourée de ses enfants, a retrouvé son sourire, et Minerve plane au-dessus du groupe, symbolisant le calme revenu.

Ces quatre magistrales compositions forment un ensemble absolument hors ligne; la suite des idées qu’elles évoquent présente non seulement à l’esprit les péripéties de ce drame sanglant qui s’appelle la Guerre , mais aussi les grandeurs,

les abnégations et enfin la récompense de ce sentiment bien français qui s’appelle le Patriotisme .

Les bas-reliefs qui sont placés entre l’imposte du grand arc et l’entablement nous montrent, du côté de Paris, audessus du Départ, les Funérailles de Marceau; au-dessus du Triomphe, la Bataille d’Aboukir; auteurs : Lemaire et Seurre. Du côté de l’avenue de la Grande-Armée, le Passage du pont d’Arcole ; de Feuchère, surmonte le groupe de la Résistance, et la Prise d’Alexandrie ; de Chaponnière, celui de la Paix; à remarquer, dans ce dernier, une fort belle figure de Kléber blessé.

Sur les faces latérales, Gechter et Marochetti ont représenté les batailles d’Austerlitz et de Jemmapes; le duc de Chartres, depuis Louis-Philippe, est parfaitement reconnaissable dans cette dernière.

Les décorations de la frise : Départ et retour des armées , sont, du côté de Paris, de Laitié et Jacquot, de l’autre côté, de Caillouette et Rude; Pradier a sculpté les Renommées qui décorent les lympans des grands arcs.

Trente boucliers, portant chacun un nom de victoire, décorent le monument à la hauteur de l’attique, et sous les voûtes sont inscrits les noms de quatre-vingt-seize batailles, combats ou sièges, et près de quatre cents noms de maréchaux, généraux et officiers qui ont pris part à nos victoires.

On a souvent manifesté le regret que rien ne couronnât l’Arc de triomphe ; nous avouons sincèrement trouver le monument parfait et complet tel quel; une expérience tentée en ces dernières années semble nous donner raison. On a placé pendant quelque temps, sur la plate-forme, la maquette en plâtre d’un groupe composé par un grand artiste; l’épreuve n’a satisfait personne.

Nous avons parlé, incidemment, de quelques solennités dont l’Arc de triomphe fut le théâtre, mais bien d’autres encore nous reviennent à la mémoire :

D’abord, en 1837, l’entrée à Paris de la princesse Hélène, récemment unie au duc d’Orléans; en 1840, le 15 décembre, la rentrée des cendres de Napoléon Ier, saluées, à leur arri-

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vée sous l’arc triomphal, par le premier rayon de soleil de la journée; en 1842, les funérailles du duc d’Orléans; en 1848, la distribution des drapeaux; plus près de nous, en 1885, nous avons vu l’Arc de triomphe, voilé de crêpe, entouré de torchères, abriter toute une nuit le cercueil de Victor Hugo.

Ajoutons, pour terminer, qu’en 1871, lorsque les dures conditions de l’armistice permirent aux Prussiens de simuler une prise de Paris et de pénétrer dans la capitale, des enfants se groupèrent, sous la grande voûte, immobiles, muets, les bras croisés, résolus à ne pas bouger de ce poste d’honneur; l’armée victorieuse n’osa pas s’élancer sur cette milice en miniature et contourna le monument.

Un mot de plus serait de trop,

APPENDICE

DÉLIMITATION DES QUARTIERS DE L’ARRONDISSEMENT. NOMENCLATURE HISTORIQUE DES RUES, PASSAGES, PLACES, BOULEVARDS, ETC.

DÉLIMITATION LES QUARTIERS

(Voir 1© plan.)

Quartier des Champs-Élysées ( teinte verte),

15 639 habitants.

Une ligne partant du milieu du pont de l’Alma et suivant Taxe dudit pont — ceux de la place de l’Alma (n° B) — des avenues du Trocadéro (nos 2 à 6) — et Marceau (nos pairs) jusqu’au centre de la place de l’Etoile — l’axe de l’avenue des Champs-Élysées (n08 15 à 135) — des avenues de Matignon — et Gabriel — la partie nord de la place de la Concorde — le mur ouest du jardin des Tuileries — et le milieu de la Seine jusqu’au point de départ.

Quartier du Faubourg-du-Roule ( teinte rose).

24823 habitants.

Une ligne partant du centre de la place de l’Étoile (côté nordest) et suivant l’axe de l’avenue de Wagram (nos 2 à 48 bis) — celui du boulevard de Courcelles (nos 91 à 55) — ceux des rues de Courcelles (nos 77 à 1) — de La Boétie (nos 68 à 74) — de la rue du Faubourg-Saint-Honoré (nos 113 à 99) -- des rues Montaigne (nos impairs) — Rabelais (n08 impairs) — de l’avenue de Matignon (nos impairs) — et enfin celui de Favenue des Champs- Elysées (n08 18 à 156) jusqu’au point de départ.

Quartier de la Madeleine ( teinte jaune).

26 636 habitants

Une ligne partant de l’avenue Gabriel et suivant l’axe de l’avenue de Matignon (nos pairs) — ceux des rues Rabelais (n08 pairs)

— Montaigne (nos pairs) — du Faubourg-Saint-Honoré (n08 126 à 144) — de La Boétie (n08 67 à 1 ) — de la Pépinière (n08 impairs)

— et Saint-Lazare (nos 125 à 111) — ceux des rues du Havre (n08 impairs) — Tronchet (n08 impairs) — etVignon(n0S impairs)

— ceux du boulevard de la Madeleine — des ruesDuphot (n08 23 et 25) — Richepance (noS impairs) — et Saint-Florentin (n08 impairs) — de la partie nord de la place de la Concorde — enfin celui de l’avenue Gabriel (n08 pairs) jusqu’au point de départ.

Quartier de l’Europe ( teinte bleue).

38 163 habitants.

Une ligne suivant l’axe du boulevard de Courcelles (n° 53), à partir de la rue de Courcelles — celui du boulevard des Batignolles (n08 impairs) — ceux de la place de Clichy — des rues d’Amsterdam (nos impairs) — Saint-Lazare (n08 112 à la fin) — de la Pépinière (n08 pairs) — de La Boétie (n05 2 à 66) — et enfin celui delà rue de Courcelles (n08 2 à 94) jusqu’au point de départ.

Population de l’arrondissement: 105 261 habitants.

NOMENCLATURE HISTORIQUE

DES RUES, PASSAGES, PLAGES, BOULEVARDS, ETC

Aguesseau (rue d’).

Ouverte en 1723 sur des terrains appartenant à Joseph - Antoine d’Aguesseau, conseiller honoraire au Parlement, chancelier de France, né en 1668, mort en 1751.

Alma (avenue de T).

Ouverte en 1858.

Alma (place de J’). Ses numéros impairs appartiennent au seizième arrondissement; il n’y a pas de maisons sur le côté pair, qui fait partie du huitième.

Ouverte en 1858; porte le nom de la victoire de l’Alma remportée sur les Russes le 20 septembre 1854.

Alma (pont de T). Appartient pour partie aux septième et seizième arrondissements.

Il fut inauguré le 2 avril 1856, à l’occasion d’une distribution de drapeaux aux troupes revenant de Grimée.

Amsterdam (rue d’), côté impair; le côté pair appartient au neuvième arrondissement.

Ouverte en 1826 sur les terrains Jonas Hagerman et Sylvain Mignon.

Amsterdam est la ville la plus importante de la Hollande.

Andrieux (rue).

Cette voie, ouverte par la ville de Paris, a reçu en 1867 le nom

de l’auteur des Étourdis , poète dramatique, né en 1779, mort en

Anjou (rue d’).

La partie de cette voie comprise entre les rues du Faubourg-Saint- Honoré et de la Ville-l’Evêque portait, dès la fin du seizième siècle, le nom de rue d’Anjou, probablement en l’honneur du duc d’Anjou, depuis Henri III ; plus tard, on la désigna sous le nom de rue des Morfondus. Sa prolongation jusqu’à la rue de la Roche (rue du Rocher) fut décidée en 1778, mais ne fut exécutée que jusqu’àla rue de la Pépinière ; cette nouvelle partie porta pendant quelque temps le nom de rue Quatremère, en l’honneur de Bernard Quatremère de l'Epine, échevin de la ville en 1772; dès 1796, la rue prit dans toute son étendue le nom de rue d’Anjou-Saint-Honoré. Un arrêté préfectoral du 9 mai 1881 lui donna sa dénomination actuelle.

Antin (avenue d’),

Ouverte en 1723 par les ordres du duc d’ Antin, surintendant des bâtiments du roi.

Antin (impasse d’).

Voie privée.

Arcade (rue de T).

C’est une partie de l’ancien chemin d’Argenteuil ; elle doit son nom à une arcade ou voûte qui servait de communication aux jardins du couvent de la Ville-l'Évê-

que, et s’appela aussi rue de la Pologne dans la partie comprise entre la rue des Mathurins et la rue de Rome. Une ordonnance royale du 11 février 1840 supprima la partie en retour qui débouchait rue Pasquier (alors rue de la Madeleine).

Argenson (rue d’).

Ouverte en 1862, elle a reçu, le 2 octobre 18G5, sa dénomination en souvenir de la famille d’Argenson, à laquelle plusieurs hommes politiques et fonctionnaires ont appartenu.

Voyerd’Argenson,ministre(1693- 1737); Voyer d'Argenson, lieutenant général de police (1696-1764).

Astorg (rue d’).

Ouverte en 1776 entre les rues de la Ville-l’Evêque et Roquépine, sur des terrains apppartenant à Louis d’Astorg d’Aubarède, marquis de Roquépine, lieutenant général des armées du roi; en 1778, entre la rue Roquépine et la rue de la Boétie.

Balzac (rue de).

Ouverte en 1825 entre l’avenue des Champs-Elysées et la rue de Chateaubriand, sur les terrains de l’ancienne chartreuse Beaujon, elle a été prolongée en 1842 jusqu’à la rue du Faubourg- Saint- Honoré.

Précédemment rue Fortunée (prénom de M. Hamelin, propriétaire), elle prit, le 28 juin 1851, le nom de Balzac, qui l’habitait lors de sa mort.

Honoré de Balzac, auteur de ta Comédie humaine, naquit à Tours le 16 mai 1799 et mourut le 20 août'

Bassano (rue de), entre les avenues Marceau et des Champs- Elysées; le surplus appartient au seizième arrondissement.

Précédemment ruelle des J ardins et rue du Château-des-Fleurs.

Hugues-Bernard Maret, duc de Bassano, homme d’Etat, dont elle a pris le nom en 1881, né en 1763, est mort en 1839.

Batignolles (boulevard des), côté impair; le côté pair ap-

partient au dix-septième arrondissement.

C’était, avant 1860, le chemin de ronde de la barrière de Clichy.

Bayard (rue).

Ouverte en 1823 sur les terrains de la compagnie Constantin.

Bayard, le chevalier sans peur et sans reproche, dont elle porte le nom, était né en 1476 et fut blessé à mort au passage de la Sésia, en 1524.

Beaucourt (avenue).

Voie privée ouverte en 1825 sur les propriétés de M. Beaucourt, et sous le nom d’impasse.

Beaujon (cité).

Voie privée.

Beaujon (rue).

Ouverte en 1842 sur les terrains de l’ancienne chartreuse Beaujon.

Beauveau (place).

Doit son nom à l'hôtel Beauveau, aujourd’hui ministère de l’intérieur.

Bel-Respiro (rue du).

Ouverte en 1825 entre l’avenue des Champs-Elysées et la rue de Chateaubriand, elle porta d'abord le nom d’avenue de Chateaubriand ; en 1842 elle a été prolongée jusqu’à la rue Beaujon et a pris le nom d’une villa riveraine.

Berlin (rue de), entre la rue d’Amsterdam et la place de l’Europe; l’autre partie appartient au neuvième arrondissement.

En cet arrondissement elle a été ouverte en 1826.

Berlin est la capitale de l’Empire d’Allemagne.

Berne (rue de).

Ouverte sur des terrains appartenant à M. Mosnier, elle a d’abord porté son nom ; en 1884 elle a pris celui de la capitale de la Confédération germanique.

Bernoulli (rue).

Voisine du collège Chaptal, elle a reçu, en 1867, le nom de la famille Bernoulli, originaire de Bâle, dont ont fait partie plusieurs

mathématiciens; le plus célèbre est Jean Bernoulli, né en 1667, mort en 1748.

Berri (rue de).

Entre la rue du Faubourg-Saint- Honoré et l’avenue des Champs- Elysées, elle a été ouverte en 1778 par le comte d’Artois, depuis Charles X, sur les terrains de la Pépinière, et porta d’abord le nom de rue Neuve-de-Berri ; en 1864, elle a été prolongée jusqu’au boulevard Haussmann.

Le Berri était un des apanages du comte d’Artois.

Berryer (cité).

Voie privée; précédemment, et jusqu’en 1837, passage du Marchéd’ Aguesseau.

Berryer (rue).

Cette voie, ouverte en 1842, faisait partie de la rue des Ecuriesd’Artois; en 1848, elle a porté le nom de rue de la Réforme; sa dénomination actuelle lui a été donnée le 10 novembre 1877.

Berryer (Pierre-Antoine), avocat et homme politique, est mort en 1868, à l’àge de soixante-dix-huit ans.

Bienfaisance (rue de la).

Ainsi nommée, en 1819, en souvenir de M. Goetz, médecin, mort en 1815, qui l’habitait et était réputé pour ses nombreux actes de bienfaisance; elle s’est, lors de son ouverture en 1816, appelée rue de l’Observance et plus tard rue de Rovigo pour la partie actuellement comprise entre le boulevard Malesherbes et l’avenue de Messine.

Boccador (rue).

Ouverte en 1881, dénommée en

Dominico de Cortone, dit le Boccador, fut, au seizième siècle, l’architecte de l’Hôtel de ville de Paris.

Boissy-d’Anglas (rue).

Cette voie, indiquée surles plans du milieu du dix-septième siècle, s’est appelée rue des Champs-Elysées entre la place de la Concorde et la rue du Faubourg-Saint-Honoré; l’autre partie portait le nom de rue de la Madeleine. Un décret du

2 octobre 1865 lui a donné une dénomination unique.

Boissy d’Anglas, conventionnel et pair de France, mort en 1826 à 1 âge de soixante-dix ans, présidait la Convention dans la journée du 1er prairial an III (20 mai 1795).

Bourdin (impasse).

Voie privée ; nom de propriétaire.

Cambacérès (rue).

A la fin du dix-septième siècle, la partie comprise entre les rues des Saussaies et de Penthièvre portait le nom de rue du Chemin-Vert; en 1807, la voie a été prolongée jusqu’à la rue de la Boétie et a fait partie de la rue de la Ville-l’Evêque; sa dénomination actuelle lui a été donnée en 1865.

Cambacérès (Jean-Jacques-Régis), conventionnel, deuxième consul après le 18 brumaire, archichancelier de l’Empire, est mort en 1824, à l’àge de soixante-douze ans.

Castellane (rue de).

Ouverte en 1825 sur les terrains de MM. Gouin et de Castellane, elle reçut le nom de ce dernier, alors colonel des hussards de la garde royale et depuis maréchal de France ; né en 1788, il est mort en 1862.

Cérisoles (rue de).

Porte le nom d’une ville des anciens Etats sardes.

Pourrait aussi rappeler la victoire remportée par les Français sur les Impériaux en 1544.

Chaillot (rue de), entre les avenues des Champs-Elysées et Marceau; l’autre partie appartient au seizième arrondissement.

C’est la principale voie de l’ancien village de Chaillot, qui existait dès le quatorzième siècle.

Chambiges (rue).

Ouverte en 1883.

Elle porte le nom de Pierre Chambiges, maître des œuvres de maçonnerie et pavement de la Ville, l’un des architectes du Louvre, mort en 1544.

Champs-Elysées (avenue des).

Ouverte en 1670, cette voie s’est d’abord appelée allée du Roule.

Le nom qu’elle porte est une allusion au mythologique séjour des bienheureux.

Champs-Elysées (jardin des).

C’est la partie de cette magnifique promenade comprise entre la place de la Concorde, le cours la Reine et les avenues d’Antin, de Matignon et Gabriel; elle a été cédée par l’Etat à la Ville en 1828.

Champs-Elysées (rond-point

des).

Tracé en 1670.

Chateaubriand (rue).

Précédemment avenue Chateaubriand.

Le vicomte François-René de Chateaubriand, écrivain et homme politique, né en 1768, est mort en

Chauveau-Lagarde (rue).

Ouverte en 1824 entre la place de la Madeleine et la rue de l’Arcade, elle a été prolongée jusqu’au boulevard Malesherbes en 1862.

Chauveau-Lagarde, avocat, fut l’un des défenseurs de Marie-Antoinette; il est mort en 1841, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.

Cherbourg (galerie de).

Voie privée créée en 1830; précédemment passage duSoleil-d’Or.

Cherbourg est un port militaire du département de la Manche.

Christophe-Colomb (rue).

Ouverte en 1865.

Christophe Colomb a découvert l’Amérique en 1492; né en 1436 il est mort en 1506.

Cirque (rue du).

Ouverte en 1847 sous le nom de rue de Joinville, elle apris son nom actuel l'année suivante.

Clapeyron (rue).

Classée en 1 867 , elle a reçu le nom de l’ingénieur Clapeyron, "membre de l’Académie des sciences, né en 1797, mort en 1864 ; on lui doit en partie la construction des chemins de fer de Saint-Germain et de Versailles.

Clément-Marot (rue).

Ouverte en 1881, dénommée en

Clément Marot, poète français, né en 1495, est mort en 1544.

Clichy (place de), côté impair, pour partie; le surplus appartient aux neuvième, dixseptième et dix-huitième arrondissements.

Précédemment place de la Barrière de Clichy.

Colisée (rue du).

Autrefois, et jusqu’eD 1769, chemin des Gourdes.

Le Colisée, dont cette rue était voisine, et que l’on construisait en 1769, était un lieu de divertissements de tout genre, qui fut supprimé en 1780.

Commandant-Rivière (rue du).

Ouverte en 1883 sur l’emplacement de l’ancienne cour Saint- Philippe-du-Houle ; a reçu en 1884 le nom du commandant Rivière, capitaine de vaisseau, tué au Tonkin en 1883.

Concorde (place de la).

Formée en 1757, elle a été achevée en 1772 et s’est d’abord appelée place Louis XV ; elle devint ensuite îa place de la Révolution, nom qu’elle quitta pour celui de place de la Concorde le 26 octobre 1795; ce nom lui fut enlevé après la chute définitive du premier Empire, et elle reprit son nom original ; le 27 avril 1826, elle devint place Louis XVI ; après 1830 on lui rendit le nom qu’elle n’a pas quitté depuis.

Concorde (pont de la) ; appartient pour moitié au septième arrondissement.

Commencé en 1787, achevé trois ans plus tard, il a, comme la place de la Concorde, subi plusieurs changements de dénomination.

Conférence (quai de la).

Commencé en 1769 et terminé sous le premier Empire, il doit son nom à la porte de la Conférence construite en 1633 à l’ouest de la

terrasse des Tuileries et démolie en 1730.

Constantinople (rue de).

Ouverte en 1826 sur les terrains Hagerman et Mignon, on commença à y bâtir en 1838 seulement.

Elle porte le nom de la capitale de la Turquie.

Copenhague (rue de).

Ouverte par la ville de Paris, elle a reçu, en 1868, le nom de la capitale du Danemark.

Corvetto (rue).

Ouverte par la ville de Paris, en 1864, dénommée en 1867.

Le comte Corvetto (Louis-Emmanuel), financier et homme d’Etat génois, dont elle a pris le nom, était né en 1756; il est mort en 1822.

Courcelles (boulevard de), côté impair; le côté pair appartient au dix-septième arrondissement.

C’est l’ancien chemin de ronde de Courcelles.

Courcelles (rue de), entre la rue de la Boétie et le boulevard de Courcelles; l’autre partie appartient au dix-septième

C’est la voie très ancienne qui conduisait au village de Courcelles.

Damy (impasse).

Voie privée ouverte en 1821; nom de propriétaire.

Daru (rue).

C’était, en 1796, la rue de Milan; en 1815 elle prit le nom de rue de la Croix-du- Roule ; sa dénomination actuelle lui a été donnée 1e 27 février 1867, en souvenir du comte Daru, historien et homme d’Etat, né en 1767, mort en 1829.

Duphot (rue), côté impair, entre la rue Richepancs et le boulevard de la Madeleine; l’autre partie appartient au premier arrondissement.

Ouverte, au commencement de ce siècle, sur les terrains du couvent de la Conception, elle a reçu le nom du général Léonard Duphot,

tué à Rome en 1797, à l’âge de vingt-sept ans.

Duras (rue de).

Elle a été ouverte en 1723 sur l’emplacement de l’hôtel de Duras, pour faciliter l’accès du marché d’Aguesseau.

Écuries-d’Artois (rue des).

Précédemment rue Neuve- de- Poitiers, et rue de la Réforme en

Ouverte, pour partie seulement, en 1778, sur les terrains et derrière les écuries du comte d’Artois; dès 1823, une ordonnance royale lui avait donné le nom qu’elle porte aujourd’hui et qu’elle a repris en

Édimbourg (rue d’).

Classée en 1870, elle a reçu, en 1877, le nom de la capitale de l’Ecosse.

Élysée (rue de l’).

Ouverte en 1860, elle longe le palais de l’Elysée, d’où son nom.

Étoile (place de F), entre les avenues Marceau et de Wagram ; les autres parties appartiennent aux seizième et dix -septième arrondissements.

Créée vers 1670 sur un lieu appelé l’Etoile à cause du croisement de plusieurs avenues.

Euler (rue).

Classée en 1865; dénommée en

Léonard Euler, mathématicien et astronome suisse, né en 1707, est mort en 1783.

Europe (place de F).

Ouverte en 1826 sur les terrains Hagerman et Mignon.

C’est la place centrale du quartier de l’Europe.

Faubourg- Saint- Honoré (rue du).

Précédemment faubourg du Roule; dès 1222, c’était le chemin conduisant de leglise Saint-Honoré au pont du Roule ; en 1635, on l’appelait chaussée du Roule.

C’était la principale rue du fau-

bourg formé en dehors de la porte Saint-Honoré.

Florence (rue de).

Ouverte en 1826; elle a fait originairement partie de la rue de Bruxelles; son nom actuel lui a été donné en 1 864.

Florence, ancienne capitale de la Toscane, fut aussi celle de l’Italie, de 1864 à 1870.

François Ier (place).

Ouverte en 1823.

A pris son nom de la maison dite de François Ier, transportée à cette époque au cours la Reine.

François Ier (rue).

Ouverte en 1861.

François Ier, roi de France, né en 1494, est mort en 1547.

Frédéric-Bastiat (rue).

Classée en 1884.

Frédéric Bastiat, économiste français, né en 1801, est mort en

Friedland (avenue de).

Ouverte en 1854 sous le nom de boulevard Beaujon, elle a pris sa dénomination actuelle le 2 mars 1864, en mémoire de la victoire remportée par les français sur les Russes, le 14 juin 1807.

Gabriel (avenue).

Créée en 1818, elle porte le nom de l’architecte qui a édifié le ministère de la marine et le gardemeuble.

Né en 1698, Gabriel (Jacques- Ange) est mort en 1782.

Galilée (rue), entre les avenues des Champs-Elysées et Marceau; l’autre partie appartient au seizième arrondissement.

Créée en 1864 sur l’ancien chemin de Versailles, elle a reçu le nom de l’illustre astronome italien, né en 1564, mort en 1642.

Général-Foy (rue du).

Précédemment rue Malesherbes, a reçu, en 1879, sa dénomination nouvelle.

Le général de division Maximilien-Sébastien Foy, homme politique, né en 1775, est mort en 1825.

Greffulhe (rue).

Ouverte en 1839 sur les terrains de M. Greffulhe.

Hambourg (rue de).

Percée eu 1826 sur les terrains Hagerman et Mignon; a reçu dès l’origine le nom de la ville allemande.

Haussmann (boulevard), entre les rues Troncbet et du Havre et la rue du Faubourg- Saint-Honoré; l’autre partie appartient au neuvième arrondissement.

A reçu le nom du baron Haussmann, préfet de la Seine du 22 juin 1853 au 5 janvier 1870.

Havre (rue du), côté impair; le côté pair appartient au neuvième arrondissement.

Précédemment, et pour partie, rue de la Ferme-des-Mathurins.

Voisine de la gare du Chemin de fer de l’Ouest, elle a reçu le nom de la ville du Havre, qu'il dessert.

Henri-Lepage (cité).

Voie privée; nom de propriétaire.

Précédemment passage Ruffin.

Hoche (avenue).

C’est l’ancien boulevard de Mon ceau transformé en avenue de la Reine-Hortense en 1854 et 1857; un décret du 16 août 1879 lui a donné son nouveau nom.

Lazare Hoche, général français, pacificateur de la Vendée, est mort en 1797, à lage de vingt-neuf ans.

Horloge (cour de F).

Voie privée ; doit son nom à une horloge qui la décore.

Invalides (pont des), appartient pour moitié au septième arrondissement.

Construit en 1828-1829, c’était originairement un pont suspendu ; il a été remplacé par le pont actuel en 1854-1855.

Isly (rue de Y).

Ouverte en 1846; elle a reçu le nom de la bataille gagnée par Bugeaud sur les Marocains, le 14 août 1844.

Jean-Goujon (rue).

Ouverte en 1823.

Porte le nom da célèbre artiste, né en 1515, mort en 1572.

La Baume (rue de).

Ouverte en 1854 sur les terrains de M. La Baume-Pluvinel.

La Boétie (rue de).

Précédemment rue Abbatucci, pour la partie comprise entre le boulevard Malesherbes et la rue du Faubourg-Saint-Honoré, et rue Pierre-Charron pour celle comprise entre la rue du Faubourg-Saint- Honoré et l’avenue des Champs- Elysées.

Je an -Pierre-Charles Abbatucci (1816-1885) fut ministre de la justice sous Napoléon III.

Pierre Charron, moraliste, auteur du Traité de la sagesse, né en 1541, est mort en 1603

En 1879, la rue reçut sa dénomination nouvelle.

Etienne de la Boétie, magistrat et écrivain, ami de Montaigne (dont une rue voisine porte le nom), né en 1530, est mort en 1563.

Laborde (place de).

Ancienne voirie dès Grésillons; a pris son nom actuel en 1837.

Laborde (rue de).

Ouverte en 1768 sous le nom de rue des Grésillons; a, comme la place, et àlamême époque (lOjanvier 1837), reçu le nom qu’elle porte en l'honneur de M. Alexandre de Laborde, préfet de la Seine en 1830. De Laborde est mort en

Lamennais (rue).

Ouverte en 1842 sous le nom de rue du Centre; a reçu, en 1881, sa dénomination actuelle.

L’abbé de Lamennais, auteur des Paroles d'un croyant , est mort en 1854, à l’âge de soixante-douze ans.

Larribe (rue).

Précédemment partie de la rue de Bruxelles, elle a pris, en 1867, un nom de propriétaire.

La Trémoille (rue de).

Ouverte en 1881, dénommée en

Louis de la Trémoille fut gouverneur de Bourgogne ; né en 1460, il est mort en 1525.

Lavoisier (rue).

Ouverte et dénommée en 1840, elle porte le nom de Lavoisier (Antoine-Laurent), créateur de la nomenclature chimique, mort sur l’échafaud en 1794, à l’âge de cinquante et un ans.

Lincoln (rue).

Ouverte en 1861 sous le nom de rue d’Albe; a pris, en 1879, le nom d’ Abraham Lincoln, président des Etats-Unis d’Amérique, né en 1809, mort en 1864.

Lisbonne (rue de).

Ouverte en 1826 sur les terrains Hagerman et Mignon, pour la partie comprise entre la rue du Général-Foy et l’avenue de Messine ; en 1861, prolongée jusqu’à la rue de Courcelles.

Lisbonne est la capitale du Portugal.

Londres (rue de), entre la rue d'Amsterdam et la place de l’Europe ; l’autre partie appartient au neuvième arrondissement.

Ouverte en 1 826 sur les terrains Hagerman et Mignon.

Porte le nom de la capitale de l’Angleterre.

Lord-Byron (rue).

Percée en 1825; porte le nom du poète anglais né en 1788, mort en

Louis XVI (square).

Il est sur l’emplacement du cimetière de la Madeleine, où Louis XVI et Marie-Antoinette avaient été inhumés.

C’était, avant 1862, un jardin sombre et solitaire; une longue allée de beaux arbres conduisait de la rue de l’Arcade au seuil de la chapelle expiatoire; elle a disparu lors du prolongement de la rue Pasquier, et en 1863 le square a été créé.

Madeleine (boulevard de la), côté pair, entre larueVignon et la place de la Madeleine ;

appartient pour ses autres parties aux premier et neuvième arrondissements.

Pendant la Révolution, boulevard Cerutti.

Madeleine (galerie de la).

Voie privée.

Madeleine (passage de la).

Voie privée; ouvert en 1815 sur remplacement du passage de la Ville-l’Evêque.

Madeleine (place de la).

Elle est formée sur une partie de l’emplacement du prieuré de Notre-Dame-de-Grâce, fondé en

Comme les voies précédentes, elle doit son nom au voisinage de l’église de la Madeleine.

Madrid (rue de).

Ouverte en 1826 sur les terrains Hagerman et Mignon, pour la partie comprise entre la rue du Général-Foy et la place de l’Europe; en 1859 entre les rues du Rocher et du Général-Foy.

Porte le nom de la capitale de l’Espagne.

Magellan (rue).

Ouverte en 1865, dénommée en

Fernand de Magellan, navigateur, découvrit en 1520 lé détroit qui porte son nom; né en 1470, il est mort en 1521.

Malesherbes (boulevard), entre la place de la Madeleine et le boulevard de Courcelles; l’autre partie appartient au dix - septième arrondisse ment.

Ouvert en 1854.

Charles de Lamoignon de Malesherbes, né en 1721, magistrat et ministre sous Louis XV, fut un des défenseurs de Louis XVI; il est mort sur l’échafaud en 1794.

Maleville (rue).

Dénommée en 1867, classée en

Le marquis Jacques de Malleville (1741-1824), jurisconsulte, fut un des rédacteurs du Code civil.

Marbeuf (rue).

C’est l’ancienne ruelle des Marais, qui bordait le grand égout de ceinture, et ce fut plus tard celle des Gourdes, à cause des gourdes et potirons qu’on récoltait en cet endroit; elle a été créée en 1798, sur une partie des jardins de l’hôtel Marbeuf.

Marceau (avenue), côté pair; le côté impair fait partie du seizième arrondissement.

Ouverte en 1854, elle a porté jusqu’en 1879 le nom d’avenue Joséphine, en souvenir de la première femme de Napoléon Ier.

Le général Marceau, qui contribua puissamment à la victoire de Fleurus, a été tué à Altenkirchen, en 1796; il avait vingt-sept ans.

Marigoan (rue de).

Ouverte en 1858, elle porte le nom de la victoire remportée par François Ier sur les Suisses, les 13 et 14 septembre 1515.

Marigny (avenue de).

Formée en 1767 sur les dépendances de l’hôlel des Ambassadeurs étrangers (palais de l’Elysée).

Elle doit son nom au marquis de Marigny, directeur général des bâtiments et jardins du roi Louis XV, qui fit dessiner les Champs-Elysées (1725-1781).

Matburins (rue des), entre la rue Tronchet et le boulevard Malesherbes; l’autre partie appartient au neuvième arrondissement.

Précédemment, et jusqu’en 1881, rue Neuve-des-Mathurins.

C’était un chemin au dix-septième siècle: il fut plus tard transformé en rue; ses terrains dépendaient de la ferme des Mathurins.

Matignon (avenue).

Ouverte en 1770; a, jusqu’en 1837, porté le nom d’allée des Veuves.

Charles-Auguste de Goyon, comte de Matignon, maréchal de France, né en 1640, est mort en 1729.

Matignon (rue).

La construction de cette rue fut

commencée en 1774 par un certain Jacques Millet, maître menuisier, et prit son nom en vertu d’une ordonnance royale du 8 septembre 1787; plus tard, elle a porté le nom de Petite Rue Verte.

Messine (avenue de).

Ouverte en 1 826 sur les terrains Hagerman et Mignon, sous le nom de rue de Messine, elle n’allait alors que de la rue de Téhéran à la rue de Lisbonne; elle a été prolongée en 1862 jusqu’au boulevard Haussmann.

Messine est une ville de Sicile.

Messine (square de).

Voie privée; a fait disparaître l’impasse Emery.

Miromesnil (rue de).

Ouverte entre la rue du Faubourg-Saint-Honoré et la rue de Penthièvre en 1776, entre les rues de Penthièvre et de Laborde en 1778, entre les rues de Laborde et delà Bienfaisance en 1813, entre les rues de la Bienfaisance et de Monceau en 1826, sur les terrains Hagerman et Mignon, enfin, entre la rue de Monceau et le boulevard de Courcelles en 1882, sur ceux de MM. Anspach et Dreyfus.

Lors des premiers travaux, François Hue de Miromesnil (1723- Î796) était garde des sceaux.

Mollien (rue).

Dénommée en 1867, classée en

Mollien(François-Nicolas), financier, fut ministre du Trésor, de 1806 à 1814 et pendant les Cent- Jours; il est mort à quatre- vingt-

■ treize ans, en 1850.

Monceau (parc de).

Il a été cédé par l'Etat à la ville de Paris par un acte du 17 août

Monceau (rue de).

Ancien chemin conduisant au village de Monceau; entre les rues de Courcelles et du Rocher, cette voie a porté longtemps le nom de rue de Valois-du-Roule.

Montaigne (avenue).

C’est l’ancienne allée des Veuves plantée en 1770; vingt ans après, on

n’y voyait encore aucune construction.

Michel de Montaigne, auteur des Essais , né en 1533, est mort en

Montaigne (rue).

Ouverte en 1795 sur un terrain qui faisait partie de l’ancien Colisée et avait appartenu au comte d’Artois (depuis Charles X).

Montalivet (rue).

Ouverte en 1723, s’est, jusqu’en 1877, appelée rue du Marché-d’Aguesseau.

Jean-Pierre Bachasson, comte de Montalivet, ministre de l'intérieur de 1809 à 1814; né en 1766, est mort en 1823.

Montesquiou (impasse).

Voie privée ; nom donné par les propriétaires.

Moscou (rue de).

Ouverte en 1847, sur des terrains appartenant aux héritiers Mignon et à MM. Mallet frères.

Moscou est l’ancienne capitale de la Russie.

Murillo (rue).

Ouverte en 1867, dénommée en 1868: le nom qu'elle porte est celui d’un grand peintre espagnol.

Bartholomé-Esteban Murillo, né en 1618, est mort en 1682.

Naples (rue de).

Précédemment et pour partie rue de Hambourg, elle a été ouverte en 1826, sur les terrains Hagerman et Mignon.

Naples, ville d’Italie, fut la capitale d’un royaume qui portait son nom.

Néva (rue de la).

Ouverte en 1880, elle a reçu le nom d’un fleuve de la Russie".

Odiot (cité).

Voie privée; ouverte en 1847 sur des terrains appartenant à M. Odiot, orfèvre.

Pasquier (passage).

Voie privée, ouvert en 1839 ; précédemment passage Puteaux.

Pasquier (rue).

Précédemment rue de la Made-

Jeine, entre les rues du Faubourg- Saint-Honoré et Neuve-des-Mathurins ; prolongée jusqu’à la rue du Rocher en 1862, elle a pris son nom actuel en vertu d’un décret du 2 octobre 1 865.

Le duc Etienne-Denis Pasquier, président de la Chambre des pairs sous Louis-Philippe et chancelier de France, est mort en 1 862, à Page de quatre-vingt-quinze ans.

Paul-Baudry (rue).

Précédemment rue Fortin, a reçu, en 1888, le nom de l’artiste auquel on doit le9 plafonds de l’Opéra; né en 1828, il est mort en 1886.

Pelouze (rue).

Classée en 1873 et voisine du collège Chaptal, elle a pris en 1875 le nom du célèbre chimiste Théophile-Jules Pelouze (1807-1867).

Penthièvre (rue de).

Indiquée sur les plans de la fin du dix-septième siècle, sous le nom de chemin des Marais; on n’y voyait point encore de constructions en 1734; en 1750, on la nommait rue du Chemin-Vert. Un acte daté de 1767 la désigne sous le nom de rue Bergère; en 1775, elle devint rue Verte, puis plus tard Grande-Rue- Verte, dénomination qu’une ordonnance royale du 4 novembre 1846 lui enleva pour lui donner celle qu’elle porte en l’honneur du duc de Penthièvre, fils du prince de Joinville, né l’année précédente.

Pépinière (rue de la).

Elle a été tracée vers 1782 sur les terrains faisant partie de la pépinière du roi. Une fraction comprise entre les rues du Faubourg- Saint-Honoré et de Courcelles, qui n’existe plus maintenant, s’est appelée rue Neuve-Saint-Charles.

Percier (avenue).

Ouverte en 1810, lors de la construction de l’abattoir du Roule, elle n’a été classée qu'en 1873. Dès le 5 août 1844, elle avait reçu le nom de l’architecte Percier, niembre de l’Institut, collaborateur de Fontaine, né en 1764, mort en 1 838.

Pierre-Charron (rue), entre les avenues Marceau et des Champs-Elysées; l’autre par-

tie appartient au seizième

Ouverte en 1864, s’est d’abord appelée rue de Morny; en 1879, elle a reçu son nom actuel. (Voir rue de la Boétie).

Pierre-le-Grand (rue).

Ouverte en 1880, a reçu le nom du czar Pierre 1er dit le Grand, né en 1672, mort en 1725.

Ponthieu (rue de).

Ouverte en 1778, sur les terrains de la pépinière du roi, devenue fief d’Artois ; elle a reçu le nom d’une province faisant partie de l’apanage du frère de Louis XVI.

Portalis (avenue).

Ouverte en 1859.

Portalis (rue).

Ouverte en 1 859; comme l’avenue, elle porte le nom de Jean-Etienne- Marie Portalis, homme politique, jurisconsulte, un des rédacteurs du Code civil, né en 1 745, mort en 1807,

Presbourg (rue de), entre les avenues des Champs-Elysées et Marceau; l’autre partie appartient au seizième arrondissement.

Faisait précédemment partie de la rue Circulaire, parallèle à la place de l’Etoile.

Son nom actuel lui a été donné en 1864 ; il rappelle le souvenir du traité signé le 26 décembre 1805, entre la France et l’Autriche.

Provence (rue de), entre les rues du Havre et de Rome ; l’autre partie appartient au neuvième arrondissement.

Porte le nom du comte de Provence (depuis Louis XVIII).

Rabelais (rue).

Tracée en 1769, cette voie porta d’abord le nom de ruelle Rousselet; elle 9’étendait alors jusqu’au chemin qui est devenu la rue du Colisée ; en 1817, elle fut fermée pour permettre la formation des écuries du duc d’Angoulème. Rouverte vingt ans plus tard, elle a reçu en 185u le nom de l’auteur de Pantagruel.

François Rabelais naquitenl483 ou 1487, et mourut en 1553.

Reine (cours la).

Cette promenade fut créée en 1616 par Marie de Médicis alors reine de France; d’où son nom.

Rembrandt (rue).

Ouverte en 1867, dénommée l’année suivante.

Rembrandt van Ryn, célèbre peintre hollandais, auteur de la Ronde de Nuit , né en 1608, est mort en 1669.

Renaissance (villa de la).

Voie privée, ouverte en 1889.

Nom donné par les propriétaires.

Retiro (cité du).

Voie privée, porte ce nom depuis 1807 ; on en ignore l'origine.

Richepance (rue), côté impair; le côté pair appartient au premier arrondissement.

Percée en 1807, sur une partie de l’emplacement du couvent des religieuses de la Conception, elle a reçu le nom du général Antoine Richepance (1770-1802), qui décida, en 1800, le gain de la bataille de Hohenlinden.

Rigny (rue de).

Ouverte en 1788, elle prit, d’une enseigne, le nom de rue Saint- Michel, qu’elle porta jusqu'en 1864.

Le vice-amiral Henri Gautier, comte de Rigny, dont elle rappelle le souvenir, fut, sous Louis-Philippe, ministre de la marine ; il est mort en 1835, à cinquante-trois ans.

Robert-Estienne (rue).

Voie privée formant impasse, ouverte en 1889.

Robert Estienne, savant et imprimeur, naquit en 1503 et mourut en 1559.

Rocher (rue du).

Dès 1734, cette voie est désignée sous son nom actuel pour la partie comprise entre les rues Saint- Lazare et de la Bienfaisance ; le surplus porte le nom de rue d’Errancis (des Estropiés), sans qu’on puisse dire d’où ces dénominations lui sont venues.

Rome (rue de), entre les bou-

levards Haussmann et des Batignolles ; l’autre partie appartient au dix-septième arrondissement.

Elle fut ouverte en 1859, entre la rue Saint-Lazare et le boulevard des Batignolles; en 1868, entre le boulevard Haussmann et la rue Saint-Lazare.

Dès cette dernière époque, elle porta le nom de la capitale de lTtalie.

Roquépine (rue).

Ouverte en 1774, entre les rues d’Astorget Cambacérès ; en 1862, entre la rue d’Astorg et le boulevard Malesherbes.

Les premiers terrains employés pour sa création appartenaient à Louis d’Astorg d’Aubarède, marquis de Roquépine, lieutenant général.

Roule (square du).

Roy (rue).

Ouverte en 1788, elle prit, d'une enseigne, le nom de rue de Saint- Jean-Baptiste, qu’elle porta jusqu’en 1867. Elle n’allait originairement que de la rue de la Boétie à la rue de Rigny; elle a été prolongée jusqu’à la rue de Laborde en 1862.

Le comte Antoine Roy, dont elle porte ie nom, fut ministre des finances de 1819 à 1822; il est mort en 1847, à l’âge de quatre-vingt-trois ans.

Royale (rue).

Des lettres patentes du 21 juin 1757 ont autorisé son ouverture pour faciliter l’accès de la place Louis XV et le nom qu’elle porte lui fut donné en l’honneur du roi.

En 1792, on l’appela rue de la Révolution; puis en 1795, rue de la Concorde. Un arrêté préfectoral du 27 avril 1814 lui rendit sa première dénomination.

Ruysdaël (avenue).

Ouverte en 1861, elle a reçu, en 1869, le nom du peintre hollandais Jacques Ruysdaël, né en 1630, mort en 1681.

Saint-Florentin (rue), côté im*

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