‹ Paris, promenades dans les vingt arrondissementsChapitre 39 sur 40 · LE QUAI DE BERCY ET LESTACADE · texte numérisé non relu

LE QUAI DE BERCY ET LESTACADE

Il serait peu intéressant de continuer plus longtemps à suivre le quai; la rue de Dijon s’ouvre devant nous et nous apercevons à son extrémité, au fond de la place de la Nativité, la petite église Notre-Dame de Bercy. Comme toutes celles de l’arrondissement, elle est d’un intérêt médiocre; l’architecte Chatillon l’éleva en 1824; elle fut incendiée en 1871. M. Hénard fut chargé de la reconstruire, mais, obligé de conserver les murs qui étaient restés debout, il ne put transtormer le caractère banal de l'édifice. Deux statues, qui ne sont pas sans valeur, décorent la façade : l’une, saint Paul , est de M. Roubaud, l’autre, saint Pierre , de M. Valette. Parmi les tableaux qui décorent l’intérieur, nous ne voyons guère à citer que les Disciples d’Emmaüs , de Janet-Lange, une Annonciation , de Hallé, qui décorait jadis l’église Saint- Ambroise, et les Saintes Femmes au tombeau , dont la provenance est la même; la valeur de cette dernière toile est mince, mais elle a ce côté original d’avoir été exécutée sur commande de l’État par l’humoristique peintre Biard.

La rue de la Nativité nous ramène à la rue de Charenton, à l’extrémité de laquelle nous trouvons le petit cimetière de Bercy, la porte de Charenton et les bâtiments d’une manufacture de tabacs.

La porte de Charenton nous permet d’approcher du glacis des fortifications; talus verdoyants où les petits ménages des environs viennent mangerdelacharcuterieledimanche; fossés où les tambours s’exercent à la confection régulière des ra et des fia.

Coupée par les portes de Reuilly, de Picpus, la poterne Montempoivre et la porte de Saint-Mandé, la zone militaire vous conduira jusqu’au cours de Vincennes, point extrême de l’arrondissement. Un léger détour par la rue du Rendezvous, vous permettra devoir l’église de l’Immaculée-Conception, construite en 1875, et la chapelle Saint-Henri delà rue Ruty. Près de la place de la Nation, vous trouverez quelques établissements dignes de retenir votre attention : l’Orphelinat des jeunes ouvrières, l’École Arago, l’Hospice d’Enghien.

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L’orphelinat des jeunes ouvrières, dont la construction a été très intelligemment conduite par M. ITittorff, a été inauguré le 26 décembre 1856, sous le nom de maison Eugène- Napoléon.

C’est une fondation due à l’impératrice Eugénie, qui consacra aux premiers frais 600000 francs, que la ville de Paris avait votés pour lui offrir un collier.

La maison accueille des orphelines âgées de huit ans au moins, de dix ans au plus et les entretient jusqu’à leur majorité; elles reçoivent dans l’orphelinat l’instruction primaire, suffisante à la femme qui se destine au rôle de bonne ménagère, elles apprennent un état et, sans s’en apercevoir, amassent une petite dot qui leur permet de s’établir honorablement. — Ceci, chers lecteurs, vous étonnera sans doute, mais à Paris la charité est ingénieuse et ce résultat dont nous parlons s’obtient par un moyen bien simple : le produit des travaux exécutés par les jeunes filles est capitalisé et forme une sorte de tontine dont chaque élève reçoit sa part quand elle se marie.

L’École Arago, autrefois École municipale supérieure, prit en 1880 le nom de l’illustre savant: c’est une institution conçue dans le même esprit que les Écoles Turgot et Colbert dont nous avons eu occasion de parler déjà. Bien que relativement nouvelle, elle a su conquérir une place distinguée parmi les établissements similaires et fournir d’excellents sujets au commerce, àla banque et aux arts industriels.

L’histoire du nom de la rue de Picpus n’est peut-être pas inutile à rappeler: au milieu du seizième siècle, une épidémie s’était répandue, elle couvrait les bras des enfants et ceux des femmes de cloches semblables à celles que produisent les piqûres de puces.

Un religieux du tiers ordre de Saint-François, dont le couvent était alors à Franconville, découvrit une liqueur qui faisait disparaître les marques et les démangeaisons; de là, le nom de Picpus donné à ces moines. Au commencement du dix-septième siècle, la veuve de Réné de Rochechouart, comte de Mortemart, donna à ces religieux des terrains et des bâti-

ments où ils établirent leur communauté. En 1611, Louis XIII posa la première pierre de leur église et, de ce fait, la maison devint institution royale.

Couvents, pensionnats,, hospices, maisons de santé, c’est à peu près tout ce que vous rencontrerez dans ce quartier où jadis s’élevaient, mêlées aux établissements religieux, quelques maisons de plaisance. L’une de celles-ci appartint à Ninon de Lenclos; c’est, depuis 1828, l’hospice d’Enghien, fondé en 1819 par la duchesse de Bourbon.

Une autre, rendez-vous de chasse de Henri IV, est devenue une maison d'aliénés; une troisième, occupée aujourd’hui par une institution, appartenait, en 1787, à Léonard Bonnaud de Tranchecerf, écuyer, comte du Saint-Empire.

Mlle Clairon, le musicien Marais et la comtesse d’Esparda, que Marie-Joseph Chénier a chantée, ont aussi demeuré dans la rue dePicpus. Parmi les couvents, vous y verrez ceux des Dames de l’Adoration perpétuelle, de la Congrégation de la Mère de Dieu ; au fond du premier est l’ancien cimetière de Picpus, où se trouve, entre autres sépultures* de grandes familles, la tombe de La Fayette, toujours ornée d’un drapeau français renouvelé tous les ans, le 4 juillet, par la colonie américaine; enfin, avant de quitter la rue, vous passerez devant la maison de retraite pour les israélites,, fondée en 1852 par le baron James de Rothschild.

La rue Lamblardie nous conduit à la place Daumesnil, dont le centre est occupé par une fontaine monumentale ornée des lions de bronze qui décoraient jadis la fontaine de la place du Château-d’Eau; remontez l’avenue Daumesnil, vous arriverez à une place triangulaire dont le centre est occupé par un square minuscule et le fond par la mairie du douzième arrondissement.

C’est un bâtiment tout moderne, il date de 1867 ; un habile architecte, M. Hénard, en a fourni les plans et dirigé la construction; l’ornementation a été confiée à deux artistes de grand mérite. L’édifice est digne de ce quartier qui va toujours s’embellissant.

La façade., avec ses trumeaux de pierre et brique, sa déco-

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ration d’ordre dorique, ses statues d’ouvriers (1), son campanile, est particulièrement agréable à l’œil; un bas-relief de M. Oudiné : la Ville de Paris , orne la clef de voûte.

A l’intérieur, le grand escalier est décoré d’un fort beau plafond de M. Thirion. M. Aubertin, architecte, dirige Ja décoration de la salle des Fêtes qui sera ornée de peintures.

L’église Saint-Éloi que nous rencontrons rue de Reuilly est une des plus modestes de Paris. Construite en 1856, aux frais de l’abbé Denys qui fut son premier curé, elle menaçait ruine dès l’an 18G0, époque où elle devint propriété de la Ville. En 1880, sa réédification fut résolue. Le monument, avouons-le en toute franchise, est peu digne du quartier fort habité qu’il dessert. La ruine effritée de l’ancien édifice masque, on ne sait pourquoi, la façade du nouveau, et condamne les fidèles à passer par un étroit couloir pour parvenir à ses portes. Quant à l'intérieur, écrasé par un plafond plat, il est décoré de paies copies de grands maîtres et ne contient aucune œuvre digne d’être signalée.

Nous voici revenu sur le boulevard Diderot. Dans un îlot triangulaire qu’il forme avec les rues de Reuilly et de Chaligny, nous rencontrerons deux casernes. L’une, construction monumentale et qui ne manque pas de caractère, est occupée par le corps des sapeurs-pompiers; nulle autre à Paris ne présente un confort égal pour les soldats qui l’habitent; nulle autre non plus n’est aussi intelligemment organisée. En cas d’incendie, il ne faut pas plus de deux minutes pour que les pompiers, éveillés pai la son nerie, aient revêtu leur uniforme, quitté leurs dortoirs, et soient rangés dans la cour prêts à se transporter sur le lieu du sinistre. L’autre caserne, celle de Reuilly, est une des plus vastes de Paris; elle occupe une superficie de 21000 mètres. Nous sommes ici à l’extrémité du quartier; il est peut-être bon de rappeler que Reuilly était un village fort ancien; le roi Dagobert y possédait, dit-on, une villa où fut célébré son mariage avecGomatrude. Propriété de la couronne jusqu’en

(1) Un vigneron, par M. Lequien ; un ébéniste, par M. Plé.

1352, le domaine de Reuilly fut, à cette époque, cédé par le roi Jean à Humbert, dauphin du Viennois.

En 1634, Colbert établit à Reuilly une manufacture de glaces qui rivalisa bientôt avec les célèbres fabriques de Venise. Les glaces étaient fondues à Tourlaville et à Saint- Gobain ; l’étamage et le polissage se faisaient à Reuilly. lien fut ainsi jusqu’en 1846. A cette époque, et pour supprimer les frais de transport, le matériel de l’usine de Reuilly fut transporté à Saint-Gobain, et les bâtiments convertis en caserne.

Près de la caserne est l’école Boulle, institution qui forme, en quatre années de cours, d’excellents ouvriers ébénistes, tapissiers et sculpteurs sur bois.

11 faut maintenant rentrer dans la rue du Faubourg-Saint- Antoine, si nous voulons passer devant deux hôpitaux dont l’arrondissement est fier : les hôpitaux Saint-Antoine et Trousseau. La visite de ces établissements offre peu d’attraits; on nous saura gré, pensons-nous, de nous borner à raconter leur histoire.

L’abbaye que remplace l’hôpital Saint-Antoine a donné au quartier le nom qu’il porte; elle fut créée à la fin du douzième siècle. Voici dans quelles circonstances :

Un pauvre curé de Neuilly-sur-Marne, nommé Foulques, vint à Paris vers 1198 et donna une suite de sermons où il tonnait éloquemment contre les usuriers, et tentait de ramener au bien les femmes de mauvaise conduite. Le succès du prédicateur fut grand auprès de ces dernières; plusieurs se convertirent et renoncèrent au monde. Pour aider à leur relèvement, le prêtre se chargea de l’entretien de celles de ses pénitentes qui consentirent à embrasser la vie monastique, et s’associa Pierre de Roussy, autre prédicateur; de puissants et riches protecteurs vinrent en aide à la pauvreté du monastère naissant. Louis IX fit édifier une grande église ; l’abbaye royale de Saint-Antoine des Champs était fondée. Plusieurs grands personnages furent enterrés dans son église : Louise et Bonne, filles de Charles V, et plus tard Eléonore de Bourbon-Condé, qui, pendant trente-huit ans, avait été l’abbesse de la communauté, et mourut en 1760.

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Malgré l’antique origine de l’abbaye, les bâtiments qu’elle nous a laissés sont relativement modernes; ils ont été construits par Lenoir en 1770. Vingt ans après, une princesse de Beauvau-Craon étant abbesse, le monastère était fermé, ses constructions devenaient propriété nationale, et en 1795 étaient transformées en hôpital.

Les baraquements qu’on voit actuellement en bordure de la rue de Chaligny, et où l’administration reçoit les personnes affectées de maladies contagieuses, vont disparaître prochainement pour faire place à une annexe renfermant une maternité qui contiendra quarante-huit lits. Les plans sont dressés déjà ; la construction sera dirigée par M. Renaud, architecte de la gare d’Orléans.

Passons maintenant à l’hôpital Trousseau. Ses bâtiments, destinés d’abord à servir d’asile aux enfants trouvés,, ont été conslruits en 1670; la première pierre en a été posée par la reine Marie-Thérèse. Les enfants trouvés y restèrent jusqu’en 1795, puis la maison fut spécialement affectée aux orphelins, et reçut des enfants de deux â douze ans. En 1838, ceux-ci ayant été réunis aux Enfants trouvés, l’établissement du faubourg Saint-Antoine resta quelque temps sans emploi. 11 rouvrit le 1er février 1840, sous le nom d'hôpital Sainte-Marguerite . En 1854, et grâce à l’initiative de l’impératrice, la maison fut spécialisée, devint un hôpital d’enfants malades et prit le nom d'hôpital Sainte-Eugénie . Il pouvait recevoir alors quatre-cent-vingt-cinq enfants. Depuis 1870, il a reçu le nom du célèbre praticien mort en 1867.

Pour revenir à notre point de départ, nous n'avons plus maintenant qu’à suivre la rue de Charenton, où nous désirons vous montrer une institution charitable, dont la Ville est hère à juste titre.

Nous voulons parler de l’hospice des Quinze-Vingts.

C’est le roi Louis IX qui eut la pensée de fonder un asile pour les malheureux frappés de cécité. La première maison destinée à les recevoir s’élevait dans un lieu, alors marécageux et couvert d'immondices, qu'on appelait Champ pourri.

Vous serez bien surpris quand nous vous dirons que le Champ pourri était à peu près dans le centre du Paris actuel ; la rue de Rolian est bâtie sur une partie du terrain qu’il occupait.

L’ancien édifice, commencé en 1254 parle célèbre architecte Eudes de Montreuil, fut achevé en 1260. Doté par saint Louis, secouru par la charité particulière, l’établissement prospéra dès son début. Placé d’abord sous la direction des aumôniers royaux, il passa ensuite sous celle des grands aumôniers de France. 11 conserva jusqu’à la Révolution son caractère demi-civil, demi-religieux, et résida jusqu’en 1780 dans les bâtiments du Champ pourri.

A cette époque, les Quinze-Vingts furent transférés rue de Charenton, dans l’hôtel que Louis XV avait fait bâtir pour les mousquetaires noirs.

Les bâtiments, séparés par de vastes cours et de beaux jardins, sont parfaitement appropriés à leur usage; les chambres nombreuses sont claires et commodes.

Pour être admis dans cet hospice, il faut être né Français et justifier d’un état de complète indigence; les gens mariés y sont reçus avec leurs enfants. Les célibataires touchent annuellement, répartie en argent et en aliments, une somme de 474 fr. 50. Pour les ménages, cette pension est portée à 584 francs et s’augmente de 54 francs par enfant. De plus, la maison pensionne au dehors environ un millier d’externes qui reçoivent des sommes variant de 100 à 200 francs.

Les veufs ou veuves des aveugles décédés à l’hospice obtiennent facilement la permission de continuer à l’habiter.

La mendicité est formellement interdite aux pensionnaires de l’institution, mais il leur est permis d’accepter au dehors tous les travaux qu’ils sont capables d’accomplir; beaucoup sont musiciens et font leur partie dans les orchestres de bals publics.

Au fond d’une cour, à côté de l’hospice, vous trouverez sa chapelle dédiée à saint Antoine. Elle sert de paroisse au quartier et, comme toutes les églises de l’arrondissement, ne

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saurait attirer ni retenir les curieux. Pourtant ils y remarqueront une grande composition du peintre Jollivet : la Mise au tombeau , où ils retrouveront toutes les qualités de l’artiste.

Dans la chapelle de la Vierge, une plaque commémorative en marbre blanc a été placée; son inscription, en lettres d’or, rend hommage à la mémoire de M^r Affre, frappé à mort sur une barricade le 25 juin 1848 et rappelle les dernières paroles du prélat : « Que mon sang soit le dernier versé! »

En visitant le onzième arrondissement, nous avons parlé de la place de la Nation qui, pour partie, appartient au douzième; nous ne répéterons pas les détails déjà donnés.

APPENDICE

DÉLIMITATION DES QUARTIERS DE L’ARRONDISSEMENT. NOMENCLATURE HISTORIQUE DES RUES, PASSAGES, PLACES, BOULEVARDS, ETC.

DÉLIMITATION DES QUARTIERS

(Voir le plan.)

Quartier du Bel-Air ( teinte verte).

10 270 habitants.

Une ligne suivant l'axe du cours de Yincennes, à partir de l’avenue du Trône jusqu'à la limite des terrains militaires — le pied du glacis jusqu’à un point situé dans le prolongement de l'axe de la rue de Picpus — l’axe de la rue de Picpus (nf 8 135 à 93) — et du boulevard de Picpus (nos pairs) jusqu’au point de départ.

Quartier de Picpus ( teinte jaune).

42290 habitants.

Une ligne partant de la rue de Clialigny et suivant l’axe de la rue du Faubourg-Saiut-Antoine (nüS 202 à la fin) — de la place de la Nation — et de l’avenue du Trône — celui du boulevard de Picpus (n- s impairs) — et de la rue de Picpus (nüS 94 à la fin) prolongé jusqu’au pied du glacis — et suivant le pied du glacis jusqu’à la porte de Charenton — l axe des rues de Charenton (nos 331 à 155) et de Chaligny (nos pairs) jusqu’au point de départ.

Quartier de Bercy ( teinte rose).

8 890 habitants.

Une ligne partant du milieu de la Seine et suivant l’axe des rues Villiot (nos x,airs) — et de Rambouiliet (nos pairs) — celui de la rue de Charenton (nos 160 bis à la fin) jusqu’à la limite des terrains militaires — le pied du glacis jusqu’à la Seine — et le milieu du fleuve jusqu’au point de départ.

Quartier des Quinze-Vingts ( teinte bleue).

44 866 habitants.

Une ligne partant du milieu de la Seine, en face du débouché de la gare de l’Arsenal, et suivant l’axe de ladite gare — et de la place de la Bastille — celui des rues du Faubourg-Saint- Antoine (nos 2 à 200) — de Chaligny (nos impairs) — de Rambouillet (nos impairs) — et Villiot (nos impairs) — et le milieu de la Seine jusqu’au point de départ.

Population de l’arrondissement ; 106316 habitants.

NOMENCLATURE HISTORIQUE

DES RUES, PASSAGES, PLAGES, BOULEVARDS, ETC-

Abbaye (clos de T).

Situé sur les terrains de l’abbaye de Saint-Antoine.

Abel-Laurent (rue). (Entrepôts de Bercy.)

Abel-Leblanc (passage).

Voie privée; nom de propriétaire.

Aguttes (passage).

Voie privée; nom de propriétaire.

Aligre (place d’).

Cette place, formée en 1778 sur les dépendances de l’abbaye de Saint-Antoine des Champs, s’e9t appelée place du Marché-Beauvau jusqu’en 1867.

Aligre (rue d’).

Un arrêté préfectoral du 2 avril 1868 a réuni les rues d’Aligre et Lenoir.

Lenoir était l’architecte du marché Beauvau.

Etienne-François d’Aligre, né en 1727, mort en 1798, était président du Parlement de Paris lorsque le marché Beauvau fut construit (1777).

Mme de Beauvau-Craon était, à la même époque, abbesse de Saint- Antoine des Champs.

Arts (impasse des).

Voie privée formée en 1868 ; elle doit son nom à la présence de l’atelier de M. Piat, sculpteur.

Austerlitz (passage d’).

Voie privée, autrefois passage d’Orient. (Voir pont d’Austerlitz.)

Austerlitz (pont d’).

Ce pont a été construit en fer, de 1802 à 1807, sous la direction de M. Lamandé et sur les dessins de M. Becquay-Beaupré ; de 1815 à 1830, il s’est appelé pont du Jardin du Roi. Reconstruit en 1855, il a été élargi en 1886-1887. Il appartient pour parties aux cinquième et treizième arrondissements.

11 doit son nom à la victoire d'Austerlitz, remportée le 2 décembre 1805.

Balny (passage),

Voie privée ; nom de propriétaire.

Barrier (impasse).

Voieprivée; nom de propriétaire.

Barsac (rue de). (Entrepôts de Bercy.)

Barsac est un grand cru de la Gironde.

Bastille (place de la), entre le faubourg Saint-Antoine et le boulevard Bourdon; le surplus appartient aux quatrième et onzième arrondissements.

Créée en vertu d’une loi du 27 juin 1792 sur l’emplacement de l’ancienne forteresse.

Baulant (rue).

C’est l’ancienne ruelle des Jardiniers, indiquée sur un plan de 1728; elle porte maintenant un nom de propriétaire.

xir.

Beaudoin (cour). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’un entrepositaire.

Beaug<*ncy (rue de). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d'un vignoble du Loiret.

Beaulieu (passage).

Voie privée; précédemment passage de la Sablière; nom de propriétaire.

Beccaria (rue).

Percée en 1778 sur les dépendances de l’abbaye de Saint-Antoine des Champs, elle s’est nommée rue Beau vau jusqu’en 1864.

César Bonesana, marquis de Beccaria, né en 1735, mort en 1793, est l’auteur du célèbre Traité des délits et des peines, et l’un des premiers adversaires de la peine de mort.

Bel-Air (avenue du).

Elle existait dès le commencement du dix-huitième siècle et traversait le hameau du Bel-Air.

Bel-Air (cour du).

Voie privée ; doit son nom à l’hôtel du Bel-Air.

Bel-Air (villa du).

Voie privée.

Bercy (boulevard de).

Il a été ouvert en 1789 ; c’est, depuis 1886, la réunion du boulevard de Bercy, de celui de la Hapée et des chemins de ronde de Bercy et de la Râpée.

Bercy (pont de).

Précédemment pont de la Ga^e, il fut construit en 1835; c’était alors un pont suspendu. Il a été réédiûé en 1863.

Bercy (porte de).

Elle est 9ituée à l’extrémité du quai do Bercy.

Bercy (quai de).

Il existait déjà en 1672.

Bercy (rue de).

Précédemment rue de Bercy- Saint-Antoine. Cette voie n’était encore qu’un chemin au dix-septième siècle; quelques plans d’il y a cent cinquante ans la désignent

sous le nom de rue de la Râpée.

En 1851, le numérotage a été complètement changé; l’ancien côté des numéros pairs est devenu celui des numéros impairs, et vice versa.

Besson (rue). (Entrepôts de

Bercy.)

Nom d entrepositaire.

Béziers (rue de). (Entrepôts de Bercy.)

La ville de Béziers, dans le département de l’Hérault, est le centre d’un grand commerce devins.

Bidault (ruelle).

Voie privée; nom de propriétaire.

Bignon (rue).

Cette rue, ouverte en 1859 sur les terrains expropriés pour la création de l’avenue Daumesnil, a reçu, en 1867, le nom du baron Bign -n, homme politique, né en 1771. mort en 1 8 i 1 .

Biscoruet (rue).

Ouverte en 1827, elle s’appela d’abord rue Lebobe, puis plus tard rue de la Planchette ; elle a reçu sa dénomination actuelle en 1864.

Biscornet, serrurier, passe pour èlre l’auteur des ferrures des portes de Notre-Dame.

Blaye (rue de). (Entrepôts de Bercy.)

Blaye est une ville du départementde la Gironde située dans une région de vignobles.

Bordeaux (rue de). (Entrepôts de Bercy.)

Au centre du commerce des vins, elle porte le nom d’un des premiers crus français.

Bossut (rue).

Classée et dénommée en 1873, elle rappelle la mémoire de Charles Bossut, géomètre, né en 1730, mort en 1814. *

Boule-Blanche (passage de la).

Voie privée, doit son nom à une maison dite de la Boule blanche , à travers laquelle elle passe.

Bourguignons (cour des).

Voie privée; anciennement cour des Miracles, cour de Bourgogne

en 1814, a pris ce nom en 1877.

C’était un 1 i- u de rendez-vous pour les Bourguignons arrivant à Paris.

Brèche-aux-Loups (rue de la).

N’était autrefois qu’une ruelle.

Elle doit son nom à une vallée voisine où les loups se montraient pendant les hivers rigoureux.

Brulon (passage).

Voie privée ; nom de propriétaire.

Bruneteaud (impasse).

Voie privée; nom de propriétaire.

Brunoy (passage).

Précédemment passage Hébert; nom de propriétaire.

Buttes (rue des).

Cette voie doit son nom, selon certains auteurs, à l’inégalité originaire de son sol ; selon d’autres, à un nommé Desbuttes, propriétaire des terrains sur lesquels elle fut ouverte au commencement du dix-huitième siècle.

Canard (impasse).

Voie privée ; nom de propriétaire.

Canonge (cour). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’entreposi taire.

Cette (rue de). (Entrepôts de Bercy.)

Cette est une ville du département de l’Hérault où se fait un actif commerce de vins.

Chablis (rue de).

Ainsi nommée en 1870.

Chablis, bourg de l’Yonne, est renommé pour ses vins blancs.

Chabrié (cour). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’entrepositaire.

Chaligny (rue de).

Ouverte en 1856, elle porte, depuis 1864,1e nom d’une famille de fondeurs célèbres au seizième siècle.

Chalon (impasse de).

Voie privée. (Voir rue de Chalon.)

Chalon (rue de). ^

Ouverte par l’État en 1850 et cédée ensuite à la ville de Paris.

Chalon-sur-Saône est une souspréfecture du département de Saône-et-Loire.

Chambertin (rue de).

Ouverte sur l’emplacement de la place Cabanis absorbée en 1864 par le boulevard de Bercy.

Elle porte, depuis 1879, le nom d’un vignoble célèbre du département de la Côte-d’Or.

Chamonard (cour de). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’entrepositaire.

Champagne (cour de). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’un de nos grands vins français.

Chantier (passage du).

Voie privée, doit son nom à un chantier de bois à brûler.

Charbonniers (rue des).

Existait en 1672 et doit son nom au commerce qui s’y exerçait.

Charenton (porte de).

Est située à l’extrémité de la rue de Charenton.

Charenton (rue de).

Entre le boulevard de Reuilly et la porte de Charenton, c’était autrefois la route Nationale n° 5; entre les rues Erard et Montgallet, elle s’est appelée rue de la Planchette. Elle conduit à Charenton.

Charolais (passage du).

Voie privée.

Charolais (rue du).

Ouverte par la Compagnie du Chemin de fer de Lyon, elle a pris, en 1868, le nom d’une ancienne province qu’il dessert.

Château-Laffitte (rue). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’un grand cru du Médoc.

Chaussin (passage).

Voie privée ouverte en 1884; nom de propriétaire.

Chêne-Vert (passage du).

Voie privée.

D’une ancienne plantation qui existait ici, un chêne a été conservé jusqu’en 1840.

Chevreuil (passage).

Voie privée, ouverte en 1887 ; nom de propriétaire.

Cîteaux (rue de).

Précédemment, pour partie, impasse de l'Abbaye de Saint-Antoine ; elle est devenue une rue en 1861.

Elle a pris, en 1864, le nom de l’abbaye de Cîteaux (Côte-d’Or).

L’abbaye de Saint-Antoine appartenait à l’ordre de Cîteaux.

Claude-Decaen (rue).

En 1730, c’était te chemin des Meuniers; ce fut plus tard le chemin de Reuilly, puis la rue Decaen ; le prénom de Claude a été ajouté en 1877.

Claude-Théodore Decaen, général de division, a été tué au combat de Borny, en 1870.

Cognac (rue de). (Entrepôts de Bercy.)

Cognac est une ville de la Charente célèbre par ses eaux-de-vie.

Colonel Oudot (rue du).

Précédemment chemin pais rue des Coucous.

Le colonel Oudot, né en 1758, a été tué 80U9 les murs de Paris en 1814.

Colonnes-du-Trône (rue des).

Voie privée.

Congo (rue du).

Précédemment rue Geoffroy-Château, a reçu, en 1884, le nom d'un fleuve d’Afrique.

Contrescarpe (boulevard delà).

C’est la rectilication de la rue des Fossés-Saint-Antoiue, qui existait au commencement du dix-septième siècle; 9’est appelé chemin et rue de la Contrescarpe.

Doit son nom au voisinage de la contrescarpe Saint-Antoine.

Corbineau (rue).

Précédemment rue de la Gare.

Le général Corbineau, dont elle a pris le nom en 1864, a été tué à Eylau en 1807 ; il était né en 1772.

Coriolis (rue).

Ouverte en 1889 par la Compagnie du chemin de fer de Lyon.

A reçu le nom de Coriolis, mathématicien ( 1792-1843).

Corton (rue). (Entrepôts de Bercy.)

Précédemment rue d'Orléans.

Corton est un cru réputé de la Côte-d’Or.

Cotte (rue de).

Ouverte en 1778 sur l’emplacement de l’abbaye de Saint-Antoine des Champs, cette rue, en 1840, portait encore deux noms : Trouvée pour une partie, de Cotte pour l’autre.

Jules - François de Cotte était président du grand conseil sous Louis XVI.

Cousté (rue).

Voie privée; nom de propriétaire,

Crépier (rue). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’entrepositaire.

Crozatier (impasse).

Voie privée. Voir rue Crozatier.

Crozatier (rue).

Ouverte en 1861.

A pris, en 1864, le nom d’un fondeur, Ch. Crozatier (1795-1835).

Daumesnil (avenue).

Ouverte en 1859.

Porte le nom du général baron Daumesnil, l'homme à la jambe de bois, gouverneur du château de Vincennes, mort en 1832, à 55 ans.

Daumesnil (place).

En 1862, place de la Barrière de Reuilly. A pris sa dénomination nouvelle en î 864.

Daumesnil (villa).

Voie privée.

Construite par Napoléon III, elle a d’abord porté son nom.

Déroché (passage). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’entrepositaire.

Dessort (rue). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’entrepositaire.

Diderot (boulevard).

Ouvert, en 1814, sous le nom de boulevard Mazas, mais pour une faible partie seulement, a pris sa dénomination actuelle en exécution d’un arrêté préfectoral du 16 août

DenisDiderot, néen 17i3,morten

1784, fut un des principaux rédacteurs de l'Encyclopédie.

Dijon (rue de).

Ouverte en 1877.

Porte, depuis le 1er août 1879, lenomdu chef-lieu du département de la Côte-d’Or.

Dorian (avenue).

Cette avenue, ouverte par la ville de Paris, a pris en 1881 le nom du manufacturier Dorian, ministre des travaux publics en 1870, qui dirigea, pendant le siège, la fabrication des armes de guerre ; né en 1 81 4, Dorian (Pierre-Frédéric) est mort en 1873.

Driancourt (rue).

Voie privée ; nom de propriétaire.

Druinot (impasse).

Voie privée; nom de propriétaire.

Dubrunfaut (rue).

Existait au commencement du dix-huitième siècle; en 1884, elle a échangé son nom de rue des Quatre-Chemins contre celui du chimiste Dubrunfaut, né en 1797, mort en 1881.

Dugommier (rue).

Ouverte en 1866, elle a pris, l’année suivante, le nom de Jean- François Coquille-Dugommier, général de division, né en 1736, tué en 1794 devant Saint->ébastien, à la bataille de Sierra- Negra (Espagne).

Durance (rue de la).

Précédemment ruelle des Trois- Chandelles.

La Durance est une rivière du bassin du Rhône.

Ebelmen (rue).

Ouverte en 1885.

A pris le nom d’un directeur de la manufacture de Sèvres (1814- 1832).

Édouard-Robert (rue).

Voie privée; précédemment rue du Biberon-Robert : nom de propriétaire et d’industriel.

Élisa-Lemonnier (rue).

Faisait précédemment partie de la ruelle des Trois-Chandelles ; a pris, en 1884, le nom de la fondatrice des écoles professionnelles.

Elisa Lemonnier, née Grimailb, est morte en 1865 âgée de soixante ans.

Érard (rue).

Existait au dix-septième siècle; a porté d’abord le nom de rue du Bas-Reuilly, puis celui de Petite- Rue-Neuve-de-Reuilly.

En 1864, elle a reçu le nom d’Erard, facteur de pianos (1752- 1831).

Fabre-d'Églantine (rue).

Dénommée en 1885.

Fabre d’E.lantine, auteur dramatique, membre de la Convention, est mort sur l'échafaud en 1794, à l’âge de trente-neuf ans.

Faubourg- Saint- Antoine (rue du) ; côté pair, le côté impair appartient au onzième arrondissement.

Elle doit son nom à l’abbaye de Saint-Antoine. En 1633, elle s’appelait chaussée Saint-Antoinejusqu’à l’abbaye, et chemin de Vincennes jusqu’à l’endroit où se trouve aujourd’hui la place de la Nation.

Fécamp (rue de).

Précédemment rue de la Croix.

Fonds-Verts (rue des).

Précédemment ruelle ; c’est le nom d’un lien bas et marécageux qui se trouve dans la vallée de Fécamp.

Gabon (rue du).

Précédemment sentier du Chemin de fer.

A pris, en 1877, le nom de notre colonie de l’Afrique occidentale.

Gabriel-Lamé (rue).

Ouverte en 1877, dénommée en

Gabriel Lamé, géomètre, prit activement part à l’établissement des premiers chemins de fer ; né en 1795, il est mort en 1870.

Gallois (rue). (Entrepôts de Bercy.)

Porte le nom d’un ancien maire de Bercy.

Gare de Reuilly(rue de la).

Voie privée ; précédemment cité de Reuilly.

Garonne (rue de la). (Entrepôts de Bercy.)

Fleuve de France arrosant des pays de vignobles renommés.

Gatbois (passage).

Voie privée; nom de propriétaire.

Génie (passage du).

Voie privée.

Doit son nom à son voisinage de la colonne de la Bastille surmontée du génie de la liberté.

Genty (passage).

Voie privée ouverte en I80G sur les terrains d’un chantier appartenant à M. Genty.

Gilles (cour). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’entrepositaire.

Gironde (rue de la). (Entrepôts

de Bercy.)

Nom d’un fleuve français.

Gondi (rue de).

Hue du Cimetière jusqu’en 1804.

Jean -François- Paul de Gondi, cardinal de Retz, coadjuteur de Paris, joua un grand rôle dans les troubles de la Fronde (1614-1679).

Guillaumot (cité).

Voie privée ; nom de propriétaire.

Faisait autrefois partie de la ruelle Jean-Bouton.

Guillauinot-Lainet (passage).

Voie privée; nom de propriétaire.

Hébrard (ruelle des)

Voieprivée; précédemment ruelle des Jardiniers; nom de propriétaire.

Hennel (passage).

Voieprivée; nom de propriétaire.

Hôpital- Saint- Antoine (place de V).

Occupe une partie de l’emplacement de la chapelle Saint-Pierre qui appartenait a 1 abbaye de Saint- Antoine et fut démolie en 1797.

Hôtel (rue de T).

Voieprivée, longue de 30 mètres ; doit son nom à un hôtel garni.

Jardiniers (rue des).

Ancien chemin des Sureaux au dix-huitième siècle, nous la trou-

vons encore sous le nom de ruelle sur un plan de 1855.

Jaucourt (rue).

Précédemment rue du Chemin vicinal, elle a pris, en 1855, le nom de l’économiste Louis Chevalier de Jaucourt, né en 1704, mort en 1779.

Jean-Boulon (impasse).

Voie privée existant déjà au dixhuitième siècle; nom de propriétaire.

Jean-Godard (rue).

Voie privée ; nom de propriétaire.

Jean-Monot (rue). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’entrepositaire.

Jules-César (rue).

Ainsi nommée parce qu’elle fut onverte sur l’emplacement des Arènes nationales, au moment où paraissait la Vie de César de Napoléon 111.

Labourmène (cour). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d'entrepositaire.

Lacuée (rue).

C’était, au dix-huitième siècle, le chemin des Marais ; elle n’étaitpas encore entièrement bâtie en 18:18; mais, vu la nature de son terrain, elle avait pris le nom de rue des Terres-Fortes.

Eu 1879, on lui donna le nom de Lacuée, colonel du 59e de ligne, tué au combat de Gunzbourg (campagne d’Austerlitz, 1805), à l’àgede trente et un ans.

Lauiblardie (rue).

A la ün du siècle dernier et en raison de son voisinage de quelques moulins, elle s’appelait rue des Deux-Moulins; en 1868, elle a pris le nom de Lamblardie, ingénieur hydrographe, né à Lorient en 1747, mort en 1797.

Lancette (rue de la).

Précédemment rue de la Lancette et rue de la Vallée-de-Fécamp.

Là, s’il faut en croire une tradition locale, avaient fréquemment lieu des rixes entre protestants et catholiques, et les combattants étaient armés d’épées et de lancettes (petites lances).

Laroche (rue). (Entrepôts de Bercy.)

Laroche est un village du département de l’Yonne.

Leby (cour).

Voie privée; précédemment cour Saint-Pierre; nom de propriétaire.

Ledru-Rollin (avenue), entre le quai de la Râpée et la rue du Faubourg-Saint- Antoine; le surplus appartient au onzième arrondissement.

Précédemment rue Lacuée, rue Moreau (voir cette rue), et avenue Lacuée.

Porte, depuis 1879, le nom du membre du gouvernement provisoire de 1848. Né en 1808, Ledru- Rollin est mort en 1874.

Legraverend (rue).

Ouverte en 1840, dénommée en

Voisine de la prison cellulaire, elle a pris le nom de Legraverend, criminaliste, auteur du Traité de législation criminelle en France (1776-1827).

Léopold (rue). (Entrepôts de Bercy.)

Porte le nom d’un fils de M. Gallois, ancien maire de Bercy.

Lepeu (rue).

Voieprivée; nom de propriétaire.

Leroy-Dupré (rue).

Voieprivée; nom de propriétaire.

Libourne (rue de). (Entrepôts de Bercy.)

Libourne est une ville du département de la Gironde.

Lieutenance (sentier de la).

Classé en 1857 ; il est tracé sur un lieudit la Lieutenance.

Loron (passage). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’entrepositaire.

Louis-Braille (rue).

Cette rue faisait précédemment partie de la rue Montempoivre.

Louis Braille, dont elle a pris le nom en 1885, fut professeur à l’Institution des jeunes aveugles à Paris ; né en 1809, il est mort en 1852.

Louis-Proust (cour). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’entrepositaire.

Lyon (rue de).

Ouverte en 1847, elle prit le nom de la seconde ville de France. Elle a, dans son tracé, fait disparaître la rue Treilhard qui, créée en 1840, portait le nom du conventionnel, directeur en 1798 et ministre d’Etat plus tard, mort en 1810, à l’âge de soixante-douze ans.

Mâcon (rue de). (Entrepôts de Bercy.)

Mâcon est un de nos grands crus.

Mâcounais (rue et enclos des).

(Entrepôts de Bercy.)

Madagascar true de).

Voie privée; ouverte en 1882, a pris, deux ans plus tard, le nom de l’île de la mer des Indes placée sous notre protectorat.

Margaux (rue). (Entrepôts de Bercy.)

Margaux est un des grands crus de la Gironde.

Marguettes (impasse des).

Voir rue des Marguettes.

Marguettes (rue des).

Existait dès le commencement de ce siècle; le nom qu’elle porte est une altération du mot Marguerites.

Mazas (place).

Un décret du 14 février 1806, qui ne fut pas exécuté alors, ordonna l’ouverture d’une place qui devait s’appeler place du colonel Mazas, tue à la bataille d’Austerlitz.

Médoc (rue de). (Entrepôts de Bercy.)

Grand cru de la Gironde.

Merisiers (sentier des).

Faisait anciennement partie de la commune de Saint-Mandé; doit son nom à sa situation champêtre.

Meuniers (rue des).

Sous le nom de ruelle des Meuniers, on trouve cette voie indiquée sur les plans du dix-huitième siècle ; elle conduisait alors à un moulin.

Meursault (rue de). (Entrepôts de Bercy.)

Meursault est une commune du département de la Côte-d’Or.

Michel-Bizot (rue).

Entre la rue Montempoivre et l’avenue de Saint-Mandé, elle s’est appelée rue d»* la Voùte-du-Cours ; elle prit, en 1877, le nom de Michel Bizot, général du genie, tué en 1855 au siège de Sébastopol dont il dirigea les travaux. 11 était né en

Millaud (avenue).

Voie privée; ouverte en 1865 par M. Millaud.

Montempoivre (poterne).

Elle est située a l'extrémité de la rue Montempoivre.

Montempoivre rue).

Ainsi nommée déjà, cette voie figure sur le plan de Roussel (1730) ; en 1885, une de s**s parties a été réunie à la rue Louis- Braille; elle sera ultérieurement prolongée jusqu'au houlevard de Picpus.

Montempoivre (sentier).

Long de 260 mètres, large do 2, ce seuiier a été classé en 1857.

Montera (rue).

Précédemment rue des Quatre- Born»*s, l’impasse Montera lui a été réunie en 1889; nom de propriétaire.

Moutgallet (passage).

Voie privée ; nom de propriétaire

Montgallet (rue).

Déjà tracée en 1672, elle a porté longtemps le nom de rue du Bas- Reutlly. Son nom actuel est celui d'un propriétaire riverain.

Moreau (rue).

S’est appelée nielle des Filles- Anglaises; quelques-unes de ses maisons 9ont con-truit* 9 sur l’emplacement du couvent qui portait ce nom.

Quant à sa dénomination, on suppose qu'elle la doit à un propriétaire.

Moriaud (pont).

Appartient pour moitié au quatrième arrondissement.

Morland, commandant des chasseurs de la gardera été tué à Austerlitz.

Moulin (passage).

Voie privée; nom de propriétaire.

Mousquetaires (passage des).

Précédemment passage de la Grande-Cour; il est voisin de l’hôpital des Quinze-Vingt9, ancien hôtel des Mousquetaires.

Moynet (cité).

Voie privée; nom de propriétaire.

Narbonne (rue de). (Entrepôts de Bercy.)

Narbonne est un chef-lieu d’arrondissement du département de l’Aude.

Nation (place de la), côté pair; le côté impair appartient au onzième arrondissement.

Louis XIV et Marie-Thérèse s’assirent, le 20 août 1660, sur un trône éleve aux frais de la ville de Paris au ceutre de cette place pour recevoir le serment de fidélité de leurs sujets. A partir de ce moment, elle s’appela place du Trône; (tendant la Révolution, elle devint place du Trône-Renveri*é ; sa dénomination nouvelle lui a été donnée en 1880 à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet.

National (pont).

Ancien pont Napoléon III ; appartient pour moitié au treizième arrondissement.

Il a été construit en 1858.

Nativité (place de la).

Anciennement et sous le nom de place de l’Eglise, elle appartenait à la commune de Bercy; un arrêté préfectoral du 26 février 1867 lui a donné sou nom actuel.

Nicolaî (nie).

Précédemment rue de la Grangeaux-Merciers, rue des Chemins- Verts et route départementale n#47.

La famille de Nicolaî, dont plusieurs membres furent magistrats, a été propriétaire du château de Bercy.

Niger (rue du).

Précédemment chemin des Charbonniers, puis rue Mongenot, a

reçu, en 1884, le nom du fleuve africain.

Nuits (rue de). (Entrepôts de Bercy.)

Ville de la Côte-d’Or.

Omnibus (passage des). (Entrepôts de Bercy.)

Pajot ^cour). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’entrepositaire.

Paul-Lenormant (rue).

Voie privée : nom de propriétaire.

Pensionnat (rue du).

Précédemment cité du Trône; elle est voisine d’un pensionnat.

Petit-Château (avenue du). (Entrepôts de Bercy.)

M. de Gesvres avait près de là un petit château dont M. Gallois, maire de Bercy, devint propriétaire en 1815.

Picpus (boulevard de).

Précédemment boulevard de Picpus, entre la rue de Picpus et l’avenue de Saint-Mandé; boulevard de Saint-Mandé, entre l’avenue de Saint-Mandé et le cours de Vincennes; chemin de ronde de Picpus, entre les avenues de Saint-Mandé et du Trône ; et pour une partie, place de la Barrière-de-Picpus.

Porte un nom unique en vertu d’un arrêté du 30 décembre 1864.

Ce nom un peu transformé est celui du territoire de Pique-Puce.

Picpus (porte de).

Située près de la rue de Picpus, au bout de l’avenue Daumesnil. En 1793, elle s’est appelée barrière de la Liberté.

Picpus (rue de).

Précédemment chemin de la Croix-Rouge, entre les boulevards de Reuilly et Poniatowski.

Elle est tracée sur un plan de 1672.

Planchette (ruelle de la).

La rue de Charentou portait autrefois en cet endroit le nom de rue dé la Planchette. La suppression de cette ruelle est projetée.

Pleyel (rue).

Précédemment rue du Trou-à-

Sable, un décret du 30 avril 1890 lui a donné son nom actuel.

Pleyel, compositeur de musique et facteur de pianos, né en 1788, est mort en 1855.

Pomard (rue de).

Ouverte en 1877, a pris, deux ans plus tard, le nom d’un vignoble célèbre.

Poniatowski (boulevard).

Faisait autrefois partie de la rue Militaire; un décretdu 2 mars 1864 lui a donné le nom du prince maréchal de France mort en 1813, à cinquante et un ans.

Port-de-Bercy (rue du). (Entrepôts de Bercy.)

Doit son nom à sa situation.

Proudhon (rue).

S’est appelée rue du Commerce, puis rue de la Nativité; a pris, en 1867, le nom de l’économiste, né en 1809, mort en 1 805.

Quinze-Vingts (passage des).

Il est voisin de l’hospice des Quinze-Vingts.

Rabot (impasse du).

C’est, avec la rue Biscornet,tout ce qui reste de l’ancienne rue de laPlanchette ouverte en 1650. Cette impasse, occupée par des menuisier , porte son nom depuis le 1er février 1877.

Raguinot (passage).

Ouvert en 1862 ; nom de propriétaire.

Rambouillet (rue de).

Nicolas de Rambouillet, financier, fitconstruire en cetendroit, en 1676, une maison magnifique, une folie comme on disait alore.

Rambouillet (ruelle de).

Voir rue de Rambouillet.

Raoul (rue)

Nom de propriétaire.

Classée en 1863.

Râpée (quai de la).

Doit son nom à la maison de plaisance ^ eM.de la Râpée, commissaire généra] des troupes, y avait fait construire au dix-huitième siècle.

Le premier acte officiel qui concerne l'alignement de ce quai est daté du 18 messidor an IX (7 juillet 1801).

Le numérotage n’a été régularisé qu’en 1850.

Rendez-vous (cité du).

Voie privée.

Rendez-vous (rue du).

C’est unancienchemin conduisant au bois de Vincennes. Il y eut là jadis un rendez-vous de chasse.

Reuilly (boulevard de).

Anciennement boulevards de Reuilly et de Charenton, place des barrières de Charenton <ie Picpus.

Le château de RôSfy ( Romi liaci/m) était un des rois

mérovingiens.

Reuilly porte de).

•Elle est située à l'extrémité do la rue Claude-Decaen, en prolongement de la rue do Reuilly.

Reuilly (rue de).

Il ne reste rien du château mérovingien; on suppose que lacaserne en oocupe à peu près l’emplacemént.

Romanée (rue de). (Entrepôts de Bercy.) *

Grand cru de la Côte-d’Or.

Rondelet (rue).

Précédemment impasse de Reuilly; elle longeait le château.

Elle a pris, en 1868, le nom de Rondelet, architecte, né en 1742; il a été l’élève de Soufûot et a terminé le Panthéon; il est mort en

Rottembourg (rue).

Précédemment ruelle de l’Église, elle faisait partie de la commune de Saint-Mandé.

Henri de Rottembourg, général de division, dont elle a pris le nom en 1884, est mort en 1857; il était né efi 1769.

Roussillon (rue du). (Entrepôts de Bercy.)

Aucienne province de France aux vignobles renommés.

Ruty (rue).

Ouverte en 1866.

Le comte Ruty, lieutenant général, né en 1774, est mort en 1828.

Sahel (rue du).

Primitivement rue Latérale au nord du chemin de fer de Vincennes: a pris, en 1877, le nom d’une région montagneuse du littoral algérien.

Saint-Antoine (cour).

Voie privée.

Saint-Charles (impasse).

Voie privée.

Saint-Éloi (cour).

Précédemment oour du Château ; voie privée.

Saint-Émilion (cour). (Entrepôts de Bercy.)

Nom d’une ville du département de la Gironde célèbre par ses vignobles.

Saiut-Estèphe (rue). (Entrepôts de Bercy.)

Grand cru du Médoc.

Saiut-François'(cour).

Voie privée; doit son nom à une enseigne.

Saint-Julien (cour). (Entrepôts de Bercy.)

Cru du M^>c.

Saint-Maudé (avenue de).

Précédemment avenue du Bel- Air entre les boulevards de Picpus et Soult.

Saint-Mandé (porte de). %

Située à l’extrémité de l’avenue de Saint-Mandé. #

Saint-Nicolas (rue).

Voie privée.

Sainte-Claire Deville (rue).

Ouverte en 1885, cette voie finit en impasse.

Le nom qu’elle porte est celui du chimiste français, ué en 1818, mort en 1881.

Saulnier-Duckestte (couloir).

(Entrepôts de Bercy.)

Sauterne (rue de). (Entrepôts de Bercy).

Centre renommé pour la production dis vins blancs.

Sibuet (passage).

Dénommé en 1877; précédem-

ment rue Latérale au sud du chemin de fer de Vincennes.

Sibuet (rue).

Précédemment sentier Saint-Antoine; ainsi dénommée en 1868.

Sibuet (baron Benoît-Prosper), général de division, né en 1773, est mort en 1813.

Soulages (rue). (Entrepôts de Bercy.)

Porte le nom d’un ancien adjoint au maire de Bercy.

Soult (boulevard).

Remise à la ville par le génie, cette voie faisait partie de la rue Militaire. Elleaété élargie en 1861, et le 2 mars 1 864, elle apris le nom de Nicolas-Jean-de-Dieu Soult, duc de Dalmatie, maréchal de France, ministre de la guerre sous Louis- Philippe, né en 1769, mort en 1831 .

Station (passage de la).

Précédemment chemin Latéral au nord du chemin de fer de Vincennes. Il conduit à la station de Bel- Air.

'Stinville (passage).

♦ Voie privée ; nom de propriétaire.

Taïti (rue de). -

Porte, depuis 1884, 'le nom d’une île de la Polynésie appartenant à la France.

Thorins (rue de). (Entrepôt de Bercy. )

Ville du département de Saôneet-Loire célèbre par ses vignobles.

To^anier (passage).

yoie privée, précédemment passage Mazas; nom de propriétaire.

Tolbiac (pont de).

Appartient pour moitié au treizième arrondissement.

Porte le nom de la victoire remportée par Clovis en 496.

Tou Aïeux (rue)^

Précédemment ruelle des Tourneux ; nom de propriétaire.

Traversière (passage).

Voie privée.

Traversière (rue). ..

La partie comprise entre le quai et la rue de "Bercy s’est, jusqu’en 1806, appelée rue des Chantiers.

Trône (avenue du), côté pair; le côté impair appartient au onzième arrondissement.

Voir place de la Nation.

Valentin (cour). (Entrepôts de Bercy )

Nom d’entrepositaire.

Vallée-de-Fécamp (impasse de la).

A fait autrefois partie de la rue du même nom.

Vassou (impasse).

Véga (rue d-e la).

Précédemment rue de la Voûtedu-Cours, apris, en 1880, le nom du navire que commandait M. Nordenskiold lors de son expédition vers les mers polaires (1878-1879;.

Villiot (rue).

On la trouve à l’état de sentier sur un plan de 1728 ; elle a pris, en 1806, le nom d’un propriétaire qui y possédait un immeuble au dix-huitième siècle.

Vincennes (cours de), côté pair; le côté impair appartient au vingtième arrondissement.

Anciennement route nationale n° 34.

Vincennes (porte de).

Située boulevard Davout et Soult, sur la limite des douzième et vingtième arrondissements.

Voûte (rue de la).

Précédemment rue de la Voûtedu-Cours.

Vouvray (rue de). (Entrepôts de Bercy.)

Vignoble dans l’Indre-et-Loire.

Wattignies (rue de).

Ouverte en 1862, a porté d’abord le nom de rue Marceau; a pris son nom actuel en 1879.

La victoire de Wattignies a été remportée sur les Autrichiens par l’armée française commandée par Jourdan, le i6 octobre 1793.

Yonne (rue de 1’). (Entrepôts de Bercy.)

Rivière quise jette dans la Seine.

DOUZIÈME AKaONDlSSKMEJNT.

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