‹ Paris protestant. Ses églises, ses pasteurs, ses corps constitués, ses lieux de culte, ses diaconats, ses écoles, ses institutions de charité, ses sociétés religieuses, ses journaux. Renseignements historiques et statistiques completsChapitre 24 sur 120 · OEUVRES DE BIENFAISANCE · texte numérisé non relu

OEUVRES DE BIENFAISANCE

Bi: trltttfcfiN RÉFORMÉE

$ i**. Pensionnat de jeunes filles de l'Église réformée de Paris

([17, rue cle ReuïLJy].

Fondé en 1819, par Madame André-Rivet, il a été reconnu comme établissement d'utilité publique par un décret en date du 20 août 1852. — Il peut recevoir de cinquante à soixante enfant*.

Comité directeur M pw.wmmit pour l'année 1874.

(Ion André (Alfred), présidents rue de Londres, L27.

Prnz (la baronne de), née de Neuilize, \ ï ce-prés idenUt,

avenue IVrcier, 10.

Russierre (la baronne Edmond de)T vice-présidente,

me de Lille , 84.

Appin, rue du Vieux-Colombier, 8, Chabrier (de), nie Murillo, 9.

M™ Courtois (Frank), rue Franklin, U, Passy-

M»es Bammeville (Joly de), née de Neuflize, rue de Londres, 27.

Bammeville (Arthur Joly de), rue du Faubourg-Saint- Honoré, 71.

Bammeville (Éric de), secrétaire, rue de Téhéran, 13. Billy (de), rue Franklin, 114. Brézenaud (de).

Brolemann (Georges), boulevard fiaussmann, 106% Cottier (Maurice), rue de la Baume, 11. Gallay (Jules), rue de la Pépinière, 19. Jameson, boulevard Malesherbes, 115 (avenue de

Valois, 3).

Massieu de Glerval, rue Saint-Lazare, 76. Mallet (la baronne), rue d'Anjou, 35.

Mallet (Albert), secrétaire, rue Gaumartin, 64. Paradis, rue Taitbout, 87.

Pourtalès (la comtesse Rob. de), rue de Londres, 25. Pourtalès (la comtesse Aug. de), avenue d'Antin, 25. Sestier, rue du Havre, 10.

Seynes (Jules de), rue Saint-Dominique, 11. M. André (Alfred), trésorier, rue de Londres, 27.

' Membreà hônoralreg':

IP» Ludlow. I Mmes Witt (Conrad de).

Rouffio. I Larcher.

M™ Bérard (Éd'ouard).

Directrice» :

Sœur Sophie Wilhem. | M11*5 Labeille, institutrice.

Èxtrait des statuts du Pensionnat de jeunes filles de l'Église réformée de Paris, approuvés par V autorité.

Objet de la fondation.

Art. lep. La fondation du Pensionnat de jeunes filles de l'Église réformée de Paris est due uniquement aux inspirations de la foi et de la charité chrétiennes. - Elle a pour but d' offrit un asile à des jeunes filles pau* vres ou orphelines, et de les élever dans les principes de

la piété, dans la pratique de la vertu et dans l'amour du travail.

ArJ;. 2. Pendant leur séjour au Pensionnat, les jeunes filles reçoivent l'instruction religieuse, l'instruction primaire élémentaire ; elles s'occupent de travaux à l'aiguille et se livrent aux soins domestiques, comme dans une famille bien réglée.

Art. 9. Les ressources du Pensionnat sont :

1° Le produit des pensions payées par les protecteurs des enfants, par leurs parents et diverses associations de charité, et des bourses et demi-bourses fondées par les bienfaiteurs de l'œuvre ;

2° Les souscriptions volontaires annuelles, ordinaires et extraordinaires ;

3° Les dons et legs ;

4° Les subventions de l'État ou de la ville de Paris, et celles du Consistoire de l'Église réformée.

Art. 11. Toutes les sommes, quelles qu'en soient la nature et l'origine, qui ne seraient pas reconnues, par le comité directeur, nécessaires au service du Pensionnat, seront employées en rentes au nom et au profit de l'établissement. \

Toutes les demandes d'admission ou d'inscription doivent être adressées, par écrit* à Madame Gallay, rue de la Pépinière, 19, qui les transmet au comité.

Les enfants que l'on veut faire admettre au Pensionnat doivent avoir sept ans accomplis et avoir été vaccinées.

Les papiers nécessaires sont : un certificat délivré par le médecin du Pensionnat, auquel l'enfant doit être présentée, à sa consultation gratuite, à la Maison des Diaconesses, par la directrice assistée d'un parent ou protecteur, constatant la vaccine et l'état de santé de l'enfant; l'extrait de naissance et l'extrait de baptême.

Le prix de la pension est fixé à vingt francs par mois ; plus cinquante francs d'entrée une fois payés.

Conditions d'admission.

Les frais de maladie et d'entretien sont payés par rétablissement. +.

Le comité directeur engage les personnes qui s'intéressent au Pensionnat à venir le visiter. Il regardera cette démarche comme un témoignage de bienveillance et d'encouragement.

Compte financier des années 1872 et 1873.

Recettes courantes.

Solde en caisse au dernier exercice.

Arrérages t Sans affectations spéciales

et l Pour fondations diverses

intérêts, [ Pour intérêts des fonds en caisse.

Pensions / Prov. des demi-bourses patronnées et l Prov. des prolecteurs particuliers. trousseaux. [ Provenant des parents des enfants.

Souscrip- / Souscript. annuelles, suivant liste.

lions } Dons sans affectation spéciale . . . et dons, [ Du ministre de l'intérieur

Recettes ( Don pT fonder une rente perpétuelle extra- | Dons, suivant liste, pour travaux

ordinaires.

extraordinaires.

Montant des recettes.

Déficit de 1872 reporté à la charge de 1873. . . Déficit de 1873 reporté à la charge de 1874 . . . Savoir :

Mémoires, d'ouvriers à payer. . . . fr. 5,7£0 Moins, argent en caisse au 31 déc. 1,913

Différence égale au déficit . . . fr. 3,808

Jtépense» ordinaires.

béQcH des précédente eîercices (1871 ei 1872).

/ Impositions, assurance, etc

. L Traitements, honoraires, gages . . Frais .... . ° ° . . . 1 Frais de bureau, impressions. . . .

/ Entrelien du mobilier et de la literie \ Ent. des bâtiments, cours et jardins.

/ Nourriture

j . • f 1 iimicnissngc, *■* i dLLoniuiuutrçç. » ' < Chauffage, — éclairage»

mimm^i # Instruction, — frais d'écolage . . . pwwmfttrt. t jnjjrmerje! médicaments ....

Montant des dépenses ordinaire! . . .

/ Achat de 870 fr. de rente 3 p. 0/0, , .ue penses % coûtant a,idu ir« 4o, en remploi de

liC 75 1,371 15

i>m ts

ordinaires. i Constructions et t If ém. payés . .

\ grosses réparât. { — à payer.

Solde du Compte ci-dessus, on déficit é la efaarfce

§ 1 ÉEuvre des Familles ou dès Dizaines parmi le* membres do l'Église réformée do Paris.

Cette Œuvre a été fondée, en 1850, par AL Laffbn de Ladébat, membre du Consistoire, avec la collaborâtion de M. le pasteur Marûn-Pasokoud.

Les Dizaines sont formées, ainsi que l'indique leur nom, d'un groupe d'environ tiSx personnes

qui s'imposent une cotis&tfcm mensuelle, ordinairement d'fcfc franc, pour s'occuper* en commun d'une famille tombée dans la misère.

Les Dizaines se composent particulièrement de dames; mais les hommes n'en sont pas exclus. Les membres de chaque Dizaine nomment, dans leur sein, une présidente ou un président, et une tfésorière.

La Dizaine se réunit chaque mois en comité. . Dans tes séances se fait la recette des cotisations, se déterminent les dépenses à faire pour la famille adoptée, ainsi que les mesurés à prendre pour la tirer de sa pénible situation. Il est rendu compte des visites qui lui ont été faites et de la manière dont elle répond aux soins dont elle est x l'objet. La régularité de ces réunions est essentielle k maintenir pour entretenir de l'intérêt et de la vie dans les Dizaines.

Toute latitude teur est .d'ailleurs laissée dans leu* action et dans le mode de secours qu'elles jugent, le plus convenable d'adopter. Elles peuybnt chercher à accroître leurs ressources au " moyen de dons particuliers, obtenus de personnes charitables qui ne voudraient ou ne pourraient pas être membres actifs.

Chaque Dizaine doit réserver, par moi&, une cotisation de 2 francs destinés à la cuisse centrale.

Plusieurs fois dans le cours de Tannée, et aux époques que déterminent les circonstances, les présidentes des Dizaines, ou, à leur défaut, des membres délégués, se réunissent en comité présidé par le président de l'Œuvre. Dans ce comité,

on recueille les cotisations des Dizaines, on rend compte de la position des familles secourues. Les Dizaines qui ont le plus de besoins reçoivent des subventions sur la caisse centrale, autant que la situation de cette caisse le permet, et il se fait, parmi les représentants des Dizaines, un échange de communications toujours utiles et précieuses.

Le président de cette Œuvre a été, jusqu'en avril 1867, M. Laffon de Ladébat. Depuis cette époque, le président est M. Charles Fabre, 24, rue des Petits-Hôtels.

Le nombre des Dizaines, qui était de 32 en 1857 (dont 6> fondées par M. le pasteur Rouville), a été porté à 39, en 1861, par suite de l'agrandissement de Paris. Il était de 23 én 1874, et le nombre des familles secourues de 51. Elles ont dépensé 4,870 fr. 10 c, et la caisse centrale 520 fr. ; en tout : 5,390 fr. 10 c. La moyenne des dépenses par famille a été de 79 fr. 85 c.

Quelques Dizaines, notamment celles de Batignolles, Passy et Sainte-Marie, ne se rattachent pas à l'Œuvre générale.

Membres des bureaux des Dizaines :

Dizaines ncs I, et 3. — Mme Fabre (Ch.), présidente, rue des Petits-Hôtels, 24.

Mœe Wickham (G.), trésorière, rue de la Banque, 1G. Dizaines nos 5 et 6. — Mœe Stapfer (Ch.), présidente, rue de la Tour-d'Auvergne, 41.

M. "Waddington (Charles), trésorier, rue de la Tourd'Auvergne, 50.

M,Ie Girod, secrétaire, rue Blanche, 71. Dizaine n° 7. — Mœ« Rouville, présidente, rue de Lâlle, 23.

Dizaine n° 8. — MUe Filleau, présidente, rue Tronchet, 2. M™6 Goffart, trésorière, rue Godotrde-Màuroy, 36.

Dizaine n° 9. — Mm? Laffon de Ladébat, présidente, rue Bergère, 25. * Mm« Thierry (Jean), trésorière, cité Bergère, 1 bis. Dizaine n° 10. — Mmc Paradis, présid., rue Taitbout, 89.

Mm« Dollfus (Frédéric), secrétaire.

Dizaines n°* 12 et 13. — Mme Coquerel (veuve Athanase), présidente, rue de Boulogne, 3.

Mme Coquerel (Pauline), trésorière, rue de Boulogne, 3.

Dizaine n° 15. — Mme Tattet, prés., rue de Grammont, 28. Mme Thierry-Mieg, trésorière, rueLaffitte, 13.

Dizaine n° 16. — Mme Garrisson, présid., rue Baillif, 9, Mm« Puget, trésorière, rue du Havre, 7.

Dizaine n° 18. — Mme Lannebit, • présidente, au fort de Romain ville.

Dizaine n° 19. — Mme Rognon, présidente, rue Saint- Guillaume, 29.

Dizaine n° 20. — Mmc de Ghamplouis (la baronne), prési- .

dente honoraire, boulevard Latour-Maubourg, 8. Mme de Staël (la baronne), présidente honoraire, rue de

Bourgogne, 21. Mmc Paumier, présidente.

Mmc de la Rochefoucauld (la comtesse Hippoly te), trésorière, rue Saint- Dominique, 80.

Dizaine n° 21. — M. le pasteur Bastide, président, rue Brézin, 11.

Mme Blanckley, trésorière, rue Satory, 17, Versailles.

Dizaine n° 22. — Mm« Robin, présidente, rue Piat, villa Ottoz, 21 (Belleville).

Mœ« Norgeu, trésorière.

Dizaine n° 24. — Mm« Fisch, présidente, rue de Rivoli, 88.

Mme Wurtz, trésorière, rue Saint-Guillaume, 27.

Dizaine n° 25. — M. le pasteur Recolin, président. Mœiï Recolin, présidente, rue de l'Oratoire-du-Louvre, 4. Mme Hubert (Alfred), trésorière, rue Moncey, 20.

Dizaine n° 28, — MUo Lorimier, présidente, rue des Tourn elles, il,

M™ Rousseau, trésorière, rae du Bois-Doré, 7.

Dizaine n° 30. — Mmo Ollive, présidente, rue de Sully, à Boulogne^sur-rSeine.

Mme Hefty.

M. le docteur Donadieu, 41, rue du Caire, a bien .voulu offrir de donner gratuitement ses soins aux personnes qui lui seraient recommandées par les Dizaines,

M. le docteur Buchlé, médecin homœopatbe, demeurant boulevard Magenta, 5, a mis également ses soins à la dis- . position des familles soutenues par les Dizaines qui se réunissent sous la présidence de M. le pasteur Rouville.

§ 3. Œuvre du patronage des jeunes apprentis.

Fondée en 1853, sous la direction du Conseil presbytéral, par MM. Pierre Thierry et de Triqueti, cette œuvre a pour objet « d'aider les familles dans le choix des maîtres et la surveillance des conditions des contrats d'apprentissage; à concourir, en cas de besoin, aux dépenses d'entretien des apprentis, et dés soins médicaux à leur donner; à surveiller les apprentis sous les rapports religieux et moraux, et pour tout ce qui peut contribuer à, leur bien-être et à leur développement. » (Art. 2 du Règlement.)

Membres du Comité,

Président : M. Gh.-L. Frossard, pasteur,

archiviste du Synode.

Vice-président : M. Loto Sautter.

Secrétaire ; M, N.,.

AtMfsenrs.

MM. J. de Seynes.

M. Vautier.

Soulié (Emile), Barthe.

Bacot.

MM. Dhomhres, pasteur.

Juhlin. t Lee Childe.

H. Paumier, pasteor.

Rayroux. Robin.

Agent ; M. E, Roland, 4, rue de rQratoire-Sa^nfcHpnoré,

Nombre des apprentis surveillés : 254, dont 455 garçons et 99 filles.

Budget.

Bessonreet,

Allocation du Diaconat 3,000 »

Collecte faite à l'issue des séances publiques

en 1874 et 1875 : . 135 50

Boîte de M. de Triqueti 190 75

Vente des Ouvriers selon Dieu ...... 89 »

Produit de la collecte 1,411 »

Total , . . , . . 4,826 %b

Dépenses.

Dana l'exercice finissant au 31 décembre 1874, le comité a dépensé la somme $e 4,925 fr. 25 c, savoir :

Vêtements, chaussures et literie . . , . t &214 3èj>

Achat d'un harmonium \% u Impression d'un recueil de cantiques et de let*

très de convocation . 250 »

Abonnements à Y Ami de la Jeunesse . . . 375 »

Frais de poste, correspondance et divers . . 340 »

Frais de la séance générale 50 50

Indemnité au professeur de musique .... 300 »

Traitement de l'agent . , 1,200 »

Total . 4,925 85

Déficit : 99 fr. 60 c,

Avis divers.

i Les demandes relatives au Patronage doivent être adressées à M. E. Roland, agent du comité, 4, rue de TOratoire- Saint-Honoré.

/ L'agent est visible, à la Maison presbytérale, tous les jours, excepté le vendredi, de midi à une heure.

Les dons en faveur de l'Œuvre du Patronage des apprentis de l'Église réformée peuvent être remis à l'agent, aux membres du comité ou à MM. les pasteurs, et seront consignés dans les rapports.

Le premier dimanche du mois, réunion de chant pour les apprentis, à la Maison presbytérale, 4, rue de l'Oratoire- Saint- Honoré.

Le second dimanche du mois, conférence ou lecture pour * les apprentis, même local.

§ 4. Asile de la Muette pour les vieillards protestants isolés et nécessiteux

(Rue des Boulets, 91).

Cet asile, fondé par le Conseil presbytéral de l'Église réformée de Paris, fut ouvert le 15 juillet 1854, et treize vieillards y furent admis. M. Nattier en fut le premier directeur. Sa veuve continue aujourd'hui son œuvre. — La maison, propriété du Conseil presbytéral, peut recevoir de "soixante à soixante-cinq vieillards (hommes et femmes).

Conditions d'admission.

1° Appartenir à l'Église réformée. — 2° Être domicilié depuis deux ans au moins dans le ressort du Conseil presbytéral de Paris. — 3° Être isolés, c'est-à-dire n'avoir pas de famille dont le' devoir serait de les recueillir. — 4° Être âgés d'au moins soixante et dix ans (on admet par exception

à soixante-cinqf îffls). — 5° N'être atteint d'aucune infirmité exigeant un traitement médical ou des soins personnels. — 6° Justifier d'un mensuel de trente-cinq francs, tant en ressources propres qu'en secours assurés par le Diaconat ou par des bienfaiteurs particuliers. — 7° Chaque vieillard est tenu d'apporter son lit garni» du linge et des vêtements.

Les personnes qui désirent placer un vieillard devront s'adresser au diacre de leur paroisse, qui fera les démarches nécessaires auprès du comité de l'Asile et qui garantira la pension du vieillard.

Comité de V Asile.

Président : M. Girod.

Vice-président : N...

MM. Bacot.

Barthe.

Blech.

Féline.

Fourgassié.

Hagerman.

Éd. Hentsch.

Lee Childe.

Secrétaire : M. Gonin. Trésorier : N...

MM. Letalle.

Dr Moricand.

Puérari.

Raimbauit.

M. Sautter Max Vautier.

Ad. Vernes.

Directrice : Mme veuve Nattier.

Budget. — Exercice 1873-1874. Recettes : 35,748 fr. 80 c. Dépenses : 34,377 fr. 30 c.

Culte. — Tous les dimanches soir, à sept heures, par M. le pasteur de Vernejoul, et le deuxième jeudi du mois, à deux heures, par le pasteur-président du Diaconat, qui préside aussi le comité de l'Asile.

§ 5. Orphelinat évangélique de Batignolles pour les jeunes filles

(15, rue Clairaut, Batignolles-Paris).

Fondé en 1854, par M. 4e pasteur Vernes, il n'avait au début que deux ou trois enfants placées

— sa —

chez des personnes auxquelles on "payait leur» pensions. Aujourd'hui, il renferme une cinquantaine d'enfants.

Les jeunes fille* y soot reçues dès l'âge de six ans. Elles sont logées, nourries, habillée», blanchies et instruites avec les soins les plus propres à

Le but de cette institution est, k la fois, de venir en aide à des enfants particulièrement exposées aux conséquences funestes de l'abandon et de la misère, et de former au service des familles, surtout comme femmes de chambre et bonnes d'enfants, les jeunes filles qui lui sont confiées. Toutefois, la vocation de celles qui désirent se vouer à renseignement n'est point contrariée, et quelques-unes ont suivi cette direction.

En 1856> un ouvroir y fut annexé, dont le double but était de fournir de l'ouvrage à de pauvres ouvrières, et de confectionner le linge de ménage et les habits de pauvres pour la vente qui a lieu chaque année en faveur de l'œuvre, Une collecte fut faite pour pourvoir h l'achat des étoffes nécessaires aux travaux de l'ouvroir. Cette collecte, jointe au produit de la vente, est la principale ressource pécuniaire de l'Orphelinat, en dehors des pensions payées par les orphelines.

En 1860, M. le pasteur Vernes, voulaot assurer la stabilité de l'Orphelinat, se porta acquéreur de l'immeuble de la rue Clairaut, et, quelque temps après, d'un autre corps de logis, attenant au premier, dans lequel l'ouvroir fut installé. La maison est dirigée par Madame Picard, et

l'école primaire par Madame Brouillet, institutrice, ancienne élève de l'Orphelinat.

Depuis r&nnéa 1858, trente-cinq élèves sont entrées au service de familles françaises. Vingfttrois ont été placées à l'étranger, principalement ' en Angleterre, où la bonne éducation de ces jeunes filles est très-appréciée. Il en est constamment demandé pour «Mw placées -auprès déjeunes enfanta à qui Ton désire donner l'habitude de la langue française.

Membres du Comité de l 'Orphelinat.

M. le pasteur Louis Vernes, président.

MmM Barthe.

Pelhomme.

Faure (A.), secrétaire.

Frossard (Charles).

Harlé (Auguste).

Harlé (Henri).

Lorriaux.

Marjolin -gcheffer.

W*** Moricand.

Muller,

Picard (Ch.), directrice.

Vernes (Louis).

MM. N..., trésorier.

Hagermann.

Picard (Ch.), économe.

Compte des recettes et des dépenses, du 1er janvier au 31 décembre 1874,

Btcetteft.

Bolde en caisse au 31 décembre 1873. . . . 1,232 95

Pensions . . , 13,941 75

Trousseaux 722 »

Ouvroir :

Reçu en espèces . . 3,297 10 Reçu en vêtements . t, 51 2 55

Dons et souscriptions pour compléter, les pensions , . . . . 1,112

Total des recettes 21,818 35

Dépenses.

Nourriture 11,873 05

Frais divers : éeolage, récompenses, entretien

dte la maison, etc 1,915 30

Chauffage 507 »

Éclairage 175 75

/ Vêtements, etc., fourl nis par Vouvroir . . 1,512 55

Entretien. 1 Blanchissage . ... 842 65 I Chaussures .... 951 50 [ Objets divers .... 192 30

Appointements du personnel 2,510 »

Médicaments et frais de médecin 128 50

Mobilier, achat de literie 520 »

Loyer des maisons 13 et 14, rue Clairaut . . 3,600 »

Total des dépenses 24,728 60

Total des recettes 21,818 35

Excédant des dépenses sur les recettes . 2,910 25

§ 6. Société des Demoiselles (de Batignolles).

Cette œuvre fut fondée en 1862, sous le patronage des catéchumènes de la paroisse des Batignolles. Elle a principalement pour but de pourvoir à l'habillement dés catéchumènes appartenant à des familles peu fortunées.

Membres dû Comité.

M. le pasteur Vernes, président.

Mllc Emma Wenz, secrétaire.

Ml,es Barthe (Armahde). ! Cazalis (Nina). Brouillet (Juliette). Cerf (Anna).

Caradec (Adrienne). , Charbon (Henriette).

M"*» Girardot (Louisa).

Guéri n (Sara).

Guérin (Marthe).

M1,e* Keller CAugustine).

Lameyer (Antonia).

Petit (Jémina).

Mme Picard (Charles).

M»« Spéroni (GlotUde).

Mme Waddington (Francis).

Mues Wuichet (Marie).

Vernes (Emma).

§ 7. Orphelinat de Plaisance ponr les jeunes filles

(Rue Pernetty, 63, Paris-Plaisance).

Cet Orphelinat a été fondé en 1855, par M. le pasteur et Madame Henry Paumier, pour élever des jeunes filles pauvres, orphelines ou abandonnées, appartenant à l'Église réformée.

Il a été installé en 1864, dans sa demeure actuelle, bâtie exprès pour l'œuvre sur un vaste terrain.

Les dépenses de construction, d'achat de terrain et d'installation, ont dépassé cent quinze mille francs, et ont été couvertes par un don spécial des fondateurs et par les dons généreux de dames patronnesses et de nombreux amis qui leur sont venus en aide.

Il a été, en 1870, reconnu comme établissement d'utilité publique, et est administré par un Comité de dames, que continuent à présider les fondateurs. — La maison peut recevoir soixante enfants; mais le Comité a préféré limiter, depuis deux ans, ce chiffre à cinquante-deux, pour rendre la direction plus facile. — Les dépenses annuelles, qui varient de 19 à 21,000 francs, sont couvertes

par les doi*a ou pensions payées par lea parents, les protecteurs, et par les bourses annuelles du Comité.

Unè vente a lieu d'ordinaire tous les trois ans, pour pourvoir aux dépenses exceptionnelles, comme grosses réparations, nouveau mobilier, etc. La dernière a eu lieu au mois d'avril 1875, et, grâce $m dévouement des daipes patronnées, a dépassé quinze mille fraaog.

Extrait des statuts de l'Orphelinat de Plaisance, approuvés par V autorité.

Titre - Objet de la fondation.

Art. lep. Cet Orphelinat, fondé en 1855 par M. le pasteur et Madame Henry Paumier, a pour but d'instruire et d'élever des jeunes filles pauvres, orphelines ou abandonnées, appartenant à l'Église réformée.

Art. 2. Pendant leur séjour dans la maison, les jeunes filles reçoivent l'instruction religieuse et une bonne instruction primaire; elies s'occupent de travaux à l'aiguille, et aident, chacune à leur tour, aux travaux domestiques, comme dans une famille bien réglée.

Art. 3. Une division plus avancée pourra comprendre lej jeunes filles qui, complètement isolées ou confiées à 1a maison par leurs protecteurs, resteraient dans l'Orphelinat après leur première communion.

Elles y recevront une bonne éducation professionnelle pour être mises en état de gagner honorablement leur vie ; elles pourront apprendre, sous la direotion de maîtres spéciaux, la comptabilité çviwnerciqlet la lingerie, le dessin appliqué à V industrie et la composition typographique.

Art. 4. A leur sortie de la maison, les jeunes filles sont placées en apprentissage, d'accord avec leurs parents ou leurs protecteurs, et continuent d'être patronnées par les dames du comité.

TltM 1IL — BMMiirefg.

Art. 9. Les ressources de l'Orphelinat se composent ;

1° De l'immeuble actuel situé rue Pernetty, 63, à Plaisance, XIVe arrondissement, et donné à l'œuvre par les fondateurs;

2° Du produit des pensions payées par les parents, les protecteurs, le Diaconat de l'Église réformée de Paris, et d'autres sociétés de bienfaisance;

3° Des souscriptions annuelles et des bourses des fonda* teurs et des damep du comUé ;

4° Des recettes extraordinaires obtenues soit par une yente, spit par un concert ;

5° Des dons et legs dont l'acceptation aura été autorisée ;

6° Des subventions qui pourraient lui être accordées par l'État, la Ville et l'Église réformée de Paris,

Conditions d'admission*.

Les enfants peuvent être admises dès l'âge de six ans. Les papiers nécessaires sont :

1° L'extrait de naissance ; 2° L'extrait de baptême ;

3° Un certificat délivré par le médecin de l'Orphelinat, constatant la vaccine et l'état de santé de l'enfanU (M. le docteur Bourgeois demeure rue de Rennes, 146.)

Le prix de la pension est de vingt-cinq francs par mois, payables d'avance, plus duquante-cinq francs d'entrée, une fois payés, pour la literie et le trousseau. L'entretien des enfants est fait* par la maison moyennant un supplément de cinq francs par mois.

Nulle enfant ne peut être admise sans une décision du comité.

S'adresser pour les demandes à Madame Henry Paumier, 27, rue Saint-Guillaume, ou à Madame la baronne Bdmond de Bussierre, 84, rue de Lille, (Elle reçoit le lundi et le jeudi, de neuf heures à onze heures du matin.)

Nulle enfant ne peut être retirée sans qu'on ait prévenu le comité. >

Dans le cas où l'on serait de deux mois en arrière pour

le payement de la pension dune enfant, celle-ci serait rendue à sa famille.

Visites sorties. Les enfants peuvent être visitées par leurs parents les trois premiers dimanches de chaque mois, après trois heures.

Les" sorties ont lieu quatre fois par an : au jour de l'An, à Pâques, à la Pentecôte et au 1er novembre.

Les élèves doivent être rentrées à l'heure indiquée par la directrice, sous peine d'être privées de la sortie suivante. '

Comité directeur de VOrphelinat de Plaisance.

M. le pasteur Henry Paumier, président, 27, rue Saint- Guillaume;

Mœes Bussierre (baronne Edmond de), trésorière, 84, rue de Lille.

Bonneehose (Émile de), 6, rue Casimir-Périer. Blanckley, 17, rue de Satory, Versailles. Brézenaud (de), née Gouin, 5, rue de Vienne. Démarest, secrétaire, 72, boulevard Saint-Germain. Donon, 42, avenue Gabriel.

Fauquet (Alfred), 131, avenue des Champs-Élysées. Jarnac (de), 127, boulevard Saint-Michel. Johnston-Dassier. 9, avenue de l'Aima.

Lange (Ernest), 107, boulevard de Sébastopol. Lardy (Charles), 61, rue Saint- Lazare.

Martin (William), 68, boui. de la Reine-Hortense. Oberkampf (baronne Louis), 139, boul. Uaussmann. Paumier (Henry), vice-présidente, 27, rue Saint- Guillaume.

Pourtalès (comtesse Auguste de), 3, avenue d'An tin.

Robert (Charles), 116, rue de Rennes.

Seynes (Jules de), 29, rue Saint-Guillaume.

Soulier, 54, rue de Verneuil.

Vernes (Félix); 23, rue Saint-Lazare.

Vernes (Th.), secrétaire adjointe, ,-42, rue de Clichy.

Directrices :

M11* Lafont, sœur diaconesse.

M,le Schreiber, institutrice.

§ 8. Œuvre évangçliqne de Clichy.

Cette œuvre a été entreprise, en 1862, par une femme chrétienne, Madame Paris, qui, à défaut de ressources pécuniaires, s'y est consacrée ellemême avec tout ce qu'elle possédait de temps et de forces. Le premier champ de travail de Madame Paris a été une de ces pauvres cités habitées presque entièrement par des chiffonniers et dénuées, au delà de toute idée, des ressources matérielles, morales et religieuses les plus élémentaires. Elle portait le nom de Cité du Soleil.

Madame Paris commença par s'occuper des enfants, et en réunit peu à peu une • cinquantaine, une fois dans la semaine, pour leur apprendre à lire, et le dimanche, pour une école du dimanche. Bientôt les parents, curieux de savoir ce qu'on enseignait à leurs enfants, les accompagnèrent à l'école du dimanche, et l'insuffisance du local ne permettant pas de les admettre tous ensemble, malgré leur insistance, on dut diviser la réunion et recevoir les parents séparément à une sorte de classe biblique dirigée par M. Paris. Puis, dans la semaine, on essaya de réunir les inères de famille, comme on le fait en Angleterre, pour les faire travailler à dès vêtements dont les étoffes sont payées par elles à prix réduits et par petites cotisations. On leur fait une lecture intéressante, suivie, au moment de la clôture de la réunion, de la lecture de la Bible, d'une simple

exhortation , d'un chant de cantique et d'une prière.

Le local où se tenaient ces différentes réunions n'était autre, au début, qu'une salle blanchie à la x chaux composée de deux chambres de chiffonniers dont on n'avait fait qu'une en démolissant la cloison. La porte fermait, à peine et ouvrait sur la petite allée infecte, encombrée de tas de chiffons et de vieux os auprès desquels de misérables enr fants étiraient leurs membres sales eu se révei^ lant de leur sieste après lé travail de la nuit. Pour fenêtre, un trou carré dans la muraille, et souvent une tête d'âne passait par cette ouverture, H fut un auditeur assidu de la réunion, grâce aux croûtes de pain que les femmes lui donnaient.

Dans cê triste local, on gelait l'hiver et on rôtissait l'été. Son insuffisance décida Madame Paris à demander de nouveaux secours à ses amis. Ils obtinrent du propriétaire de la Cité de construire une sorte de salle d'école qui parafait bien grandiose auprès du réduit qu'on venait de quitter, mais qui ne tarda pas, à son tour, à être trop petite pour les. enfants qui s'y pressaient.

On avait bien une institutrice diplômée, mais le local ne remplissait aucune des conditions voulues copame salle d'école ; et après avoir reçu plusieurs avertissements de l'autorité, il fallut songer h se transporter ailleurs, sous peine 4e voir le local se fermer, et l'œuvre parmi lés enfants s'éteindre.

Deux visiteuses bibliques avaient été suçcessi-

yement adjointes à Madame Paris ; et Tune d'elles, Madame Adjutor, qui avait été elle-même chiffonnière, après avoir été ën grande bénédiction pendant sa vie à plusieurs familles, le fut encore pendant sa longue maladie. Alitée pendant plusieurs mois, elle ne cessa, jusqu'à sa jnort, d'évangéliser les pauvres femmes qui Pentouraient et de leur faire part de sa joie et de ses espérances pour l'éternité.

Une école de filles et une salle d'asile pouvant contenir 300 enfants environ fùrent, peu de temps après, élevées par la charité privée dans la rue de la Providence, non loin de la route de la , volte, à Clichy. Madame Paris ne vit que l'érection de la première de ces deux écoles. Elle avait passé tout le temps du siège à Paris et s'était multipliée, selon son habitude, auprès de ses amis de Clichy. Elle avait trouvé uu refuge dans l'intérieur de Paris, avec plusieurs personnes de sa famille et*de ses amis. Clichy n'était plus sûr, et la maison d'école courait tous les risques. I^e siège se passa, bien ; puis vint la Commune, Madame Paris était rentrée chez elle à Batignolles. Elle entrevoyait déjà le moment où elle reprendrait son travail, quand une balle perdue vint la frapper dans sa chambre même, le jour de l'entrée des troupes, et frapper en même temps son frère qui était à ses côtés. Tous deux furent tués.

L'œuVre ne tomba pas avec elle ; une amie qu'elle avait amenée à la connaissance de l'Évangile, continue, avec l'aide d'une autre visiteuse

biblique, à visiter les familles et à s'occuper des enfants. Ces deux visiteuses sont >Mademoi selle Rose Briet et Mademoiselle Louise Gorgerat.

L'école du. dimanche a toujours lieu sous la direction de M. Paris ; et tous les mardis se tient une réuhion d'une trentaine de mères de famille sous la présidence d'une dame. Une réunion de prières se tient aussi alternativement, la semaine, chez Tune ou l'autre des familles qui se sont ouvertes à l'influence de l'Évangile.

L'école des filles a 120 élèves environ. La salle d'asile a le même nombre d'enfants ; il y en a beaucoup plus d'inscrits. Les élèves des deux écoles, les apprentis et les garçons, qui suivent seulement l'école du dimanche, forment un total de 300 enfants.

L'école a deux classes, deux maîtresses et une aide. Les deux maîtresses sont Mesdemoiselles Maroger.

La salle d'asile, dirigée par Madame Barré, a une classe, et deux aides sous -maîtresses. Ni l'une ni l'autre ne sont communalisées.

L'école et le culte du dimanche sont présidés par M. Parig, ainsi que la réunion de prières de la semaine.

§ 9. Société de Bienfaisance des jeunes gens de l'Église réformée de Paris

(Fondée en 1866).

Extrait du Règlement.

Art. 1er. Le but de la Société est de venir en aide aux indigents appartenant à l'Église réformée, en réunissant par un lien fraternel les jeunes gens qui désireront exercer la charité au nom de notre Dieu sauveur Jésus-Christ.

Art. 2. La Société est formée de jeunes gens âgés d'au moins seize- ans accomplis, appartenant à l'Eglise réformée et déclarant être attachés aux dogmes de la religion chrétienne reconnus par cette Église.

Art. 7. La cotisation des membres actifs ou honoraires est fixée à un franc par mois.

Art, 29. Nul indigent ne peut avoir part aux secours s'il ne justifie qu'il appartient à l'Église réformée.

Art. 30. Autant que possible, les secours seront donnés en nature.

Bureau constitué pour 1876.

MM. Systermans, président.

De Seynes,

Gâteau, \ vice-presidents.

Delbruck (Robert), ) ,A . - Labeille, \ ^etatres.

Mirabaud (Albert), trésorier. *

Noiw et adresses des membres de la Société.

Comité do Saint-Esprit.

MM. Bérard, 8 bis, boulevard Maillot;

Bernard, secrétaire, 39, rue des Écuries-d'Artois. Cousin, 10, rue Choron,

Delbruck (Robert), président, 61, rue de Ponthieu. Delbruck (Gaston), 61, rue de Ponthieu.

Fauche (Eugène), 28, rue de Londres.

Galliard, trésorier, 1 bis, cité Bergère.

MM. Labeille, 77, rue Monceau.

Mandrot, 29, boulevard Maîesherbes.

Mirabaud (Paul), 77, rue Monceau,

Mirabaud (Albert), trésorier, 22, av. de Friedland.

Mirabaud (Gustave), 77, rue Monceau.

Morale, 6, rue Burcq.

Pagès, 52, boulevard Maîesherbes.

Sautter (Édouard), 16, rue Jean-Goujon.

Velay (André), 406, boulevard Haussmann.

Vinard, 8. avenue Velasquez.

Viollier (Edouard), 63, rue Taitbout.

Watte ville (de), 64, rue Blanche.

Comité 4e Pentemont.

MM. JSberli, secrétaire, 4, rue Maurice-M&yer, . Demmler, 52» rue Madame, Doumergue, 1 , rue de Fleuras»

Galibert, secrétaire adjoint, 54, chaussée du Maine. Hausermann, 25> rue Dauphine.

Schlœsing, 3, rue Bonaparte, Seynes (de), président, 11, rue Saint-Dominique. Systermans, 64, rue Madame* Vandeventer, trésorier, 16, rue de l'Abbaye.

Comité ét Sainte-Marie.

MM; Archinard, 99, rue de Charonne.

Bernoud, 54, rue Amelofc.

Besson, secret. -trésor., 7, rue des Liotts-Saint-Paul.

Beunke, 19, nie Sévigné.

Gabrol, 30, rue Vieille-du-Temple.

Gasthslaz (Charles), M, rue Sainte-Croix-tié^la-Bret.

Gasthelaz (Maurice), 19, me Sainte-Groix-de-la-Bret.

Coulon,74, rue de Reuilly.

Gâteau, président, 24, rue Bel-Air-du-Trône.

Gèvril, 10, boulevard Morland»

Lesur , 74, rue de Reuilly.

Comité *t ««nevttle.

MM. Bourdelat, 78, rue Julien-Lacroix.

Glot (J.), vice-président, 17, sçuare National.

MM. Choquet, 20, rue Jouy-Rouve.

Donzé (Georges), secrétaire-trésorier, $1, r. Lesage.

Grebaux, 115, rue Oberkampf.

Letalle (Samuel), président, 36, rue des Panoyaux.

membres honoraires.

MM. Bernouilli, en Suisse.

Dufour, en Suisse.

Friedel, 60, boulevard Saint-Michel.

Guerre, % rue Gastigliene, Ringer (James), 20, rue Louis-te-Grand»

Rossignol, 3, rue d'Amsterdam.

Gallay (Marcel), 19, rue de la Pépinière. Mallet (Edouard), 35, rue d'Anjou-Saint-Honoré. Puerari, 3, rue Tronchet.

Pourtalès (Albert), 61, boulevard Maleshôrbes. Vernies <Th.-M.), 12, rue de Cliçhy.

BillyXCfa. de), 14> rue Franklin, Passy. Wiit (Gornélis de), 83, boulevard Haussmann.

Recettes et dépenses.

Recettes.

Collecte de 1875 > . . . 2,450 »

Cotisations . 443 »

Don de Madame Alfred Labouchère * * » , 200 »

Intérêts. 9 90

Solde débiteur . 409 30

Total 3,512 20

Dépenses.

Somme allouée à chacun des comités :

Solde débiteur 1874 4 256 35

Comité du Saint-Esprit . , 850 »

de Peatemont 925 »

— de Sainte-Marie 775 »

— dsBeileville 775 »

Raclures, imprimés, frais divers . . ; > . 117 35 Frais de collecte. . » > 113 50

Total 3,512 20

Avis. — Les personnes qui véulent recommander des familles à la Société sont priées de vouloir bien s'adresser à l'un des secrétaires de comité, dont les noms et adresses sont mentionnés ci-dessus.

Les dons en argent sont reçus chez MM. Mirabaud, Paccard et O, 29, rue Taitbout.

§10. Maison de convalescence pour les femmes protestantes sortant des hôpitaux de Paris

(Rue Franklin, 10, à Passy).

Elle est ouverte gratuitement, pour le temps de sa convalescence, à toute femme protestante qui, à la sortie de l'hôpital, se trouve sans asile, sans forces et sans ressources. Les femmes dont la maladie a été soignée à domicile sont, de même, reçues gratuitement. La durée du séjour est de trois semaines; mais elle peut être prolongée, si cela est nécessaire.

Elle fut fondée en 1867, à Levallois-Perret, et transférée, en 1873, à Passy. Elle a donné asile, depuis sa fondation, à 1,612 femmes ou enfants. En 1874, elle en a reçu 227.

Comité.

M™es la baronne de Staël, 21, rue de Bourgogne.

Hottinguer; née Delessert, 24, boul. Malesherbes.

Ph. Hottinguer, 14, rue Laffitte.

Arthur Mallet, 35, rue d'Anjou- Saint-Honoré.

la baronne Fr. Bartholdi, 27, rue Raynouard, Passy.

J. de Seynes, U, rue Saint-Dominique.

B. Boissonnas, 38, rue de Berlin.

Mmes Fernand Duval, 45, rue François Ier.

G. Girod, 136, boulevard de l'Empereur, Passy. M11*» S. Monod, 17, rue Bleue. /

Trésorier de V œuvre : M. Arthur Mallet, 35, rue d'Anjou- Saint-Honoré.

Directrice : Mme Rouget.

Recettes et dépenses en 1874.

fteeeues.

Dous et souscriptions 22,341 »

Solde en débit 3,319 »

Total 25,660 »

Dépenses.

Ménage, vin) chauffage, blanchissage, etc., etc. 14,840. »

Honoraires, gages . . . « 3,430 »

Entretien du vestiaire 412 »

Loyer, concierge, impositions et autres charges. 6,978 »

Total 25,660 »

Pour ce qui concerne l'entrée des femmes dans la Maison de convalescence, s'adresser «oit à l'une des dames qui visitent les hôpitaux (voir la liste, chap. Ier, § 12), soit à Tune des dames du comité.

§ 11. Mission intérieure de Belleville

(Fondée en 1872).

Le but du Comité de Belleville est de s'occuper de l'évangélisation de ce quartier par des écoles et le culte.

Le Comité a entretenu pendant Tannée 1875 :

Trois écoles :

^° Une école de garçons à Charonne, rue Fonta-

rabie, 4 ï 00 élèves,

, 2° Ùne école de filles , même adresse. 120 — 3° Une école de filles à Bëlleville, rue

Julien-Lacroix, 89 . 130 —

Total 350 élèves.

Un lieu de culte, rue de Flandre, 105, Villette; Deux écoles du dimanche :

1° A Charonne, rue Fontarabie, 4, local de l'école ; '2° A la Villette, rue de Flandre, 105, salle de l'école pyesbytérale de filles.

Les recettes du Comité ont été> savoir :

i° En- caisse au 1er janvier 58 70

2° Collectes . 4,804 55

3» Bourses du Conseil presbytéral 3,200 »

4° Écolages 4,210 »

5° Dons extraordinaires 2,012 45

6° Intérêt chez le banquier . 37 45

Les dépenses :

1° Traitements d'un pasteur-évangéliste, d'un instituteur, de trois institutrices et de deux

concierges ; . . . . 9,299 80

2° Loyers » . . 2,646 85

3° Dépenses diverses :

Fournitures, entretien du matériel) etc*,etc* 757 »

Soupes ...«»•'«•*... 144 75

Livres. . 4 . : . . . 4 . . . . 604 30

4° Frais d'installation . * ...... , 799 45

5° En caisse chez le banquier ,. 72 »

Membres du Comité :

Mm la baronne C. Hottlnguer, présidente.

' Chatoney.

Laboocbère.

Mandrot.

M»6» la baronne Oberkampf.

Robin.

la. eomte*«> du Vivier.

M. Robin, secrétaire.

§ 12. Ouvroir de Sainte-Marie.

En 1862, avec l'aide des sœurs diaconesses attachées h la paroisse de Sainte-Marie, Madame De* coppet a fondé, dans une salle appartenant à l'Eglise, une sorte d'Ouvroir dont le but est de réunir les femmes pauvres de la paroisse, moins pour les faire travailler (le travail n'est pas rétribué), que pour exercer sur elles une influence affectueuse et chrétienne, par de bonnes lectures et par un petit culte. Les réunions ont lieu tous les samedis, de deux heures à quatre heures. — L'Ouvroir pour les jeunes filles se tient tous les jeudis. On fournît l'étoffe, et les jeunes filles con«* fectionnent des vêtements pour elles-mêmes,

§ 13. Orphelinat agricole dn Plessis-Mornay

(Par Saint-Arnoult, Seine-et-Oise).

Cet établissement, entièrement gratuit, fondé par feu M, le comte Robert de Pourtalès, ne reçoit que des enfants âgés de dix à douze ans et -

/ ioo —

orpHelins de père ou de mère. Cependant, on y admettra, exceptionnellement et pour des cas dont la Direction se réserve seule l'application, des jeûnes gens qui ne remplissent pas cette double condition. Les quatre pièces suivantes doivent être fournies par le candidat :

1° Son extrait de naissance;

2° Son extrait de baptême;

3° Un certificat de médecin constatant qu'il a été vacciné et qu'il n'est atteint d'aucune infirmité incompatible avec les travaux des champs;

4° L'engagement ci-dessous pris par les parents ou les protecteurs de ne pas retirer l'enfant de la maison avant dix-huit ans révolus.

Ce n'est qu'après la réception et l'examen de ces quatre pièces que l'admission définitive sera prononcée, s'il y a lieu. Avis en sera donné au candidat qui devra, immédiatement, se rendre à l'Orphelinat agricole, aux frais de sa famille, de ses protecteurs ou de son Église.

L'établissement ne reçoit que des enfants dont la conduite et les antécédents sont bons, et qui appartiennent à l'Église réformée de France.

Les demandes d'admission devront être adressées à M. Derbecq, sous-directeur de l'Orphelinat agricole, au Plessis, par Saint-Arnoult (Seine-et- Oise).

Modèle de rengagement (sur papier timbré).

Entre les soussignés, Monsieur Joseph -Benjamin DekbecQ, sous-directeur de l'Orphelinat agricole du Plessis - Mornay, demeurant au

Plessis-Mornay, commune de Longvilliers (Seine-et-Oise), agissant tant en sa qualité de sous-directeur qu'au nom et comme mandataire verbal de Madame la comtesse de Pourtalès, propriétaire, demeurant en son château à Bandeville, commune de Saint -Cyr- sous -Dourdan, et comme ayant charge et pouvoir à l'effet des présentes, ainsi qu'il le déclare,

D'une part;

Et (nom, prénoms et profession), demeurant à commune de , canton de , département

de , stipulant au nom de son fils (nomt prénoms),

né à , commune de , canton de ,

département de , le mil huit cent ,

D'autre part;

A été dit ce qui suit :

Article 2«r. — Madame la comtesse de Pourtalès, sur la sollicitation de (nom et prénoms), admet le mineur (nom et prénoms) ci-dessus désigné, à l'Orphelinat agricole du Plessis-Mornay, commune de Longvilliers; et, comme conséquence de cette admission, Monsieur Derbecq, en sa qualité sus-énoncée, oblige Madame la comtesse de Pourtalès : 1° à fournir au mineur la nourriture et le logement d'une manière saine et convenable; 2° à le vêtir et entretenir selon les usages de la maison, dont il a été donné connaissance au père (ou au protecteur) ; 3° et à lui donner l'instruction élémentaire qui est enseignée dans l'établissement.

Article II. Monsieur (nom) prend de son côté l'engagement formel que son fils restera dans cet Orphelinat jusqu'à l'âge de dix-huit ans, sous peine par lui de payer à Madame la comtesse de Pourtalès, ou à tout autre directeur ou gérant de l'Orphelinat dont il est question, une somme de cent francs par chaque année que son enfant aura passée dans cet Orphelinat à partir du jour de son entrée (le mil huit cent ) jusqu'à celui de

la sortie avant l'âge ci-dessus énoncé, à moins de force majeure, promettant et s' obligeant, comme ci-dessus, ù payer tout ce qui sera dû.

Article m. — » Monsieur Derbecq fait la réserve expresse, pour Madame la comtesse de Pourtalès, de renvoyer dans sa famille le mineur (nom), dans le cas où ce dernier se conduirait mal ou n'aurait pas les aptitudes nécessaires à la vie agricole, et Gela sans que les parents puissent en aucune manière s'y opposer. Dans ce cas, Madame la comtesse de Pourtalès n'aurait pas le droit de réclamer l'indemnité stipulée ci-dessus à son profit.

Fait double entre nous (le mil huit cent ).

Approuvé l'écriture.

(Signature.)

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